Je suis allée à la pêche pour trouver des mots d’enfants rigolos. Avouons qu’ils sont terribles ces gamins.
Une rôtissoire sur le marché devient un manège à poulets 🤣. C’est bien trouvé !
Certains sont les rois des expressions à leur sauce évidemment : Je suis crevée comme un pneu 😂, détendue comme du linge 😉, avoir une peur plus que bleue 😉, j’y vais à pas de biche 💖, j’ai des coccinelles dans les pieds 😉.
Leur logique est imparable : À la question Tu veux mon doigt ? (tu as compris pourquoi, il se cure le nez évidemment), la réponse fuse non merci, pour l’instant ça va, peut-être après 😂. Devant une place de parking libre Tu ne peux pas te garer là, c’est la place du Général de Gaulle 😜. En attente du mot magique (merci) … Abracadabra 😂. La nuit quand elle tombe, elle fait badaboum ?
Leur imagination est débordante : À 5 ans, elle a du mal à enfiler ses gants tes doigts ont trouvé leur maison ? demande maman Non, ils s’invitent. À la vue de son premier cordon bleu dans son assiette mais ça pas bleu ça ! (effectivement).
Ils savent aussi très bien montrer leur amour : Je t’aime plus que les poubelles 😂, maman tu es ma douceur. Et sachant que sa maman l’a longtemps attendue, elle répond si tu as attendu si longtemps avant de m’avoir c’est parce que j’attendais la meilleure maman avant de venir.
L’histoire de Marie-Sophie continue pour mon plus grand bonheur à moi 😉
Je ne pensais pas que mon déménagement se passerait si bien et aussi vite. Chaque objet a trouvé sa place et j’ai l’impression que cette maison m’attendait et était faite pour moi.
Mélusine et Enzo semblent être du même avis. Ils se sont adaptés à cette nouvelle vie sans problème. Mon amie s’est rapidement créé un réseau sa boutique en ligne. Je suis scotchée par son humeur joyeuse et sa capacité à envisager toujours la vie du bon côté.
Au village, il n’y a pas de crèche, il faut parcourir une dizaine de kilomètres. Elle aimerait qu’Enzo connaisse d’autres enfants, alors elle s’est renseignée à la mairie pour savoir si des mamans étaient dans le même cas. Elle a eu la chance de trouver trois familles, dont un papa célibataire et veuf. Lorsque j’ai souri à cette nouvelle, elle a aussitôt levé la main :
— Stop MarieSophe ! Pas de plan sur la comète. Je suis très bien toute seule.
J’ai tiré un trait sur mes lèvres. Morgan est arrivé à ce moment-là et Mélusine lui a demandé s’il connaissait ces familles.
— Tout le monde se côtoie ici, tu sais.
Mélusine me regarde.
— Tu as bien une formation pour t’occuper des enfants, MarieSophe ?
— Oui, mais si tu penses à créer une petite structure d’accueil, il va te falloir d’autres agréments et…
— On pourrait juste se rencontrer une fois par semaine pour démarrer.
— Pourquoi ne pas faire une association alors ? Suggère Morgan.
— Avec les statuts et tout le tintouin ? Commençons d’abord par voir comment ça se passe. J’ai le nom des familles et leurs coordonnées.
— Tu les trouveras facilement, ils travaillent chez eux. Ici, Madeleine a un métier à tisser, son mari est potier. François tient une table d’hôtes et c’est lui qui cuisine. Je crois qu’il a engagé une assistante maternelle pour son gamin. Julia et Gérard gavent des canards. Je pense qu’Enzo est le plus jeune de tous ces enfants. Je peux te conduire chez eux si tu veux quand tu l’auras décidé.
Mélusine se tourne à nouveau vers moi.
— Tu leur proposeras des petites activités ?
Je hausse les épaules.
— Mais oui je trouverais bien de quoi les amuser. Les enfants, ça a toujours été mon truc.
— Alors je m’occupe de tout ça. Dès que j’ai besoin de toi, je t’appelle.
Elle disparait.
— Tu veux un café ?
Le tutoiement entre Morgan et moi est venu naturellement. Nous nous voyons tous les jours, c’est lui qui passe chez nous. Je n’ai pas encore osé faire la même chose alors que Mélusine et Enzo ne se gênent pas.
Il accepte.
— J’ai peut-être un truc pour Archibald !
Surprise, je l’interroge du regard.
— Le boulanger du village voisin va prendre sa retraite. C’est lui qui nous livre ici.
— Archibald ne quittera jamais sa boutique. Il a tout créé de ses mains. Il a formé son personnel. Il connait tout le monde, il ne va pas tout recommencer.
Morgan sourit et ne répond pas.
— Quoi ? Tu sais quelque chose ?
Vous complotez tous les deux derrière mon dos ?
Morgan éclate de rire, pose sa tasse.
— Merci pour le café. Je vais au village. Tu n’as besoin de rien ?
Je fais non de la tête.
Il s’en va.
— Quand vas-tu te décider à lui dire que tu en pinces pour lui MarieSophe ?
Mélusine, Enzo dans les bras, me regarde malicieusement.
J’élude la question et lui réponds par une autre :
Je viens te parler aujourd’hui de ma dernière lecture terminée.
Ronde de la vérité et des apparences en terre corrézienne.
À la mort de sa mère adoptive, Clarence Desprez revient s’installer en ce début des années 1960 dans la maison de son enfance, à Saint-Geniez-ô-Merle, cité perchée de Corrèze. Jeune ornithologue, il trouve là un endroit idéal pour se livrer à l’observation du milan royal, une espèce qu’il veut faire protéger. Clarence attribue d’abord la sourde inimitié que lui vouent les gens du pays à son hostilité déclarée envers la chasse mais découvre que, avant de l’abandonner et de disparaître, sa mère naturelle avait laissé dans la région un parfum de scandale. Il parvient néanmoins à vaincre la méfiance de la fille d’une personnalité locale, Philippa Beaulieu, cavalière émérite qui s’entraîne au haras de Pompadour pour devenir jockey. L’irruption d’une séduisante inconnue passionnée de courses hippiques, qui révèle à Clarence avoir été proche de sa mère, sème le trouble. Ensorcelé, le jeune homme ne voit pas qu’on lui tend un piège machiavélique…
De rêves en désillusions, de mensonges en révélations, Corinne Javelaud tisse, dans l’écrin de la nature limousine, les fils d’une palpitante intrigue autour d’un homme épris d’idéal, qui apprendra à travers bien des épreuves à être à l’écoute de son propre cœur.
Je remercie en premier lieu les Éditions Calmann-Lévy territoires pour ce service de presse.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins, c’est un livre que j’ai beaucoup beaucoup aimé. Je pourrais même dire qu’il est mon préféré écrit par Corinne Javelaud.
Il faut que tu saches que Corinne Javelaud va au bout de ses recherches et rien n’est laissé au hasard. Si elle te parle ornithologie, elle t’explique le métier et le comportement des oiseaux avec une plume (sans jeu de mots) agréable . Si elle aborde le sujet des chevaux et le travail de Jockey, idem.
En toile de fond, tu as la Corrèze et les années 60, voilà pour le décor. Lorsque, dans ce village, les habitants adeptes de la chasse voient débarquer ce jeune Clarence Desprez qui veut instaurer une sorte de respect du milan royal, ils se moquent de lui et lui font savoir qu’il ne va rien changer du tout. Il est malheureusement le fils d’une femme qui a laissé des traces de scandale dans ce même village, son insertion est très difficile. Elle se fera malgré tout parce que Clarence tient bon et qu’il est passionné par son métier. Nous y découvrons le début du baguage de ces milans et parcourons avec lui les paysages de la Corrèze.
Si lui est subjugué par les oiseaux, Philippa Beaulieu est quant à elle férue de courses hippiques et souhaite devenir Jockey. Une femme dans ce milieu n’est pas courant. Elle devra y faire sa place et s’imposer au prix d’énormes efforts qui lui coûteront cher. Elle est dirigée par Marek, un entraîneur de renom au haras de Pompadour. Un homme séduisant qui connaît parfaitement les ficelles de ce métier exigeant.
Et puis, il y a les personnages qui à priori semblent secondaires et qui peu à peu prennent leur place. Sur fond de bal musette avec Jeantou Beaulieu et son accordéon, je découvre ses fils, pas fins pour deux sous, et Emma, la belle inconnue qui ne laisse personne indifférent. Voilà pour l’intrigue.
Corinne Javelaud nous embarque alors dans le monde difficile des courses hippiques où la jalousie et l’appât du gain avec les chevaux engendrent de monstrueuses machinations.
Comme je le disais plus haut, je sens à chaque ligne le travail de recherches de Corinne Javelaud et même si parfois je peux craindre quelques longueurs dans les descriptions et les explications, je ne m’ennuie pas une seconde. J’avoue ne pas être toujours fan des éclaircissements apportés au lecteur, mais ici, la plume fluide et agréable de l’auteur ne m’a pas perturbée, bien au contraire, j’étais ravie d’en apprendre davantage sur l’ornithologie et sur les chevaux.
Une fois de plus, Corinne Javelaud nous emmène dans une région qu’elle nous décrit parfaitement et le roman de terroir y prend toute sa place. En conclusion, j’ai passé un très bon moment de lecture et je recommande vivement ce livre édité chez Calmann-Lévy.
C’est le dimanche citation et à quoi penses-tu en regardant cette illustration ?
L’homme du Midi ne ment pas, il se trompe.
Alphonse Daudet.
Pourquoi en choisissant cette Citation, j’ai pensé aussitôt à la partie de cartes de Pagnol ? J’entends l’accent méditerranéen Peu chère , d’ailleurs je le glisse souvent dans mes histoires. L’homme du midi ne ment pas, il me fait rire surtout quand il raconte des histoires, toujours enjolivées, et tu ne sais jamais si ce qu’il raconte il l’a vécu ou pas 😄.
J’adore les gens du midi 💖 d’ailleurs Monsieur est un homme du midi. Il se plait à raconter qu’il est venu me chercher dans le Nord. C’est vrai. Il parle avec les mains, il a l’accent qui chante même s’il dit qu’il n’a pas d’accent, il ne ment pas, il a toujours raison 🤣. Si c’est vrai mon chéri et quand tu vas lire ce billet, je t’entends déjà me dire C’est normal je suis né avant toi 😄.
Du côté de chez Ma ici il nous est proposé de ralentir. En fouillant dans mes photos, j’en ai trouvé deux qui, à mon avis, représentent bien le thème.
Elle avance doucement, mais elle avance. Je me souviens d’un livre de la Comtesse de Ségur, où une princesse avait dû grimper sur le dos d’une tortue et se taire pendant tout le temps du voyage. Je ne sais plus trop pourquoi, mais même si elle était impatiente d’arriver, elle est arrivée. D’ailleurs, Jean de La Fontaine le disait bien dans le Lièvre et la tortue, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Cette photo a été prise dans un zoo. Regarde comme elle fière de prendre la pause 😉.
Ah un classique aujourd’hui ! Le jukebox s’est régalé et une fois n’est pas coutume, ce n’est pas une chanson française. Mais quelle chanson ! J’aime sa voix accompagnée du piano, j’avoue, je craque pour les crooners. Je parle évidemment de Ray Charles.
Ray Charles : Georgia on my mind
Georgia, Georgia
The whole day through (the whole day through)
Just an old sweet song
Keeps Georgia on my mind (Georgia on my mind)
I said Georgia
Georgia
A song of you (a song of you)
Comes as sweet and clear
As moonlight through the pines
Other arms reach out to me
Other eyes smile tenderly
Still in peaceful dreams I see
The road leads back to you
I said Georgia
Oh Georgia, no peace I find (no peace I find)
Just an old sweet song
Keeps Georgia on my mind (Georgia on my mind)
Other arms reach out to me
Other eyes smile tenderly
Still in peaceful dreams I see
The road leads back to you
Whoa-whoa, Georgia
Georgia
No peace, no peace I find
Just an old, sweet song
Keeps Georgia on my mind (Georgia on my mind)
I said just an old sweet song
Keeps Georgia on my mind
Un crooner de nos jours que j’aime bien aussi, voici sa version :
Aujourd’hui, je viens bavarder avec toi d’un truc qui m’agace. S’il n’y en avait qu’un ce serait chouette pas vrai ? Ce n’est pas le cas, mais je vais te parler seulement de cet autocollant que je lis régulièrement sur les voitures. Et j’ai eu le temps d’en remarquer pendant mon périple de la semaine dernière. D’accord, je n’étais pas d’humeur joyeuse et un rien me faisait sortir de mes gonds. C’est fou comme mon imagination ne me laisse pas de répit quand je n’ai pas mon ordi ou un stylo à la main. D’ailleurs, comme je n’ai pas noté tout ce qui me passait par la tête, je suis en galère parce que je ne retrouve pas tout ce à quoi j’avais pensé. Mais celui-là je l’ai bien et je t’en parle illico.
Peux-tu m’expliquer pourquoi il faut faire plus attention aux voitures qui ont des enfants à bord ? Imagine un peu que je suive une voiture qui a cet autocollant, je roule doucement et j’ai la frousse de la cogner. Attention, il y a un bébé à bord. Pire, s’il en y a deux ! Je prends mon vélo, c’est plus sûr !
Mais, les voitures qui ont des enfants à bord et qui n’ont pas l’autocollant sur leur véhicule tu te rends compte ? ils sont très en danger, personne ne va faire attention et chacun va jouer aux autos tamponneuses avec eux. Non mais je rêve !
Franchement ! T’en pense quoi ? Je sais bien que ça fait joli, c’est sympa et les parents sont fiers d’annoncer qu’ils ont un bébé. J’entends bien ! Finalement laissez-le, c’est plus sûr !
Un jour, on mettra
Avoue que ça ne fait pas rêver et celui-là encore moins 😏 !
Au moins, on est prévenu 😂 si le conducteur oublie de mettre son clignotant, te double par la droite parce qu’il est pressé, ne s’arrête pas au STOP, te refuse la priorité, comment ça ce n’est pas les seniors qui font ça ? 😂 C’est qui alors ?
Je t’avais prévenu je suis d’humeur belliqueuse 😜 et je suis brune 😂.
Ici chez Marie nouvelle proposition d’écriture. Je dois commencer mon texte par J’étais pigiste dans un journal raté qui nourrissait la cervelle de…
Voici donc ma participation 👇
J’étais pigiste dans un journal raté qui nourrissait la cervelle de..
Je mâchonnais mon crayon. Tu parles d’un sujet ! D’abord je n’ai pas envie d’être pigiste dans un journal raté. Si par hasard, je le devenais, ce ne serait certainement pas pour un journal raté. Et voilà ! Tu fais encore ta bêcheuse ! J’entends déjà les ricanements de ma meilleure amie.
N’empêche qu’elle me fait rire cette phrase. Je regarde les copines qui sont à fond sur leur copie et je pense que si le journal est raté, la cervelle de ceux qui le lisent ne doit pas valoir tripette.
J’avais lu un truc qui racontait l’invasion d’insectes qui se nourrissaient de papier. Voilà, j’ai trouvé le début : j’étais pigiste dans un journal raté qui nourrissait la cervelle des poux des livres.
Je les imaginais bien se régaler de toutes ces mauvaises nouvelles. Exit les virus, avalée la guerre, digérée la hausse du gasoil, disparu le chômage. Malheureusement, ils ne verront pas la différence avec les articles vantant la générosité des restaus du cœur, de la croix rouge. Ils ne participeront pas à la fête des voisins, de la musique et n’y comprendront rien à la hausse du SMIC.
C’est bien beau tout ça, mais je ne vais jamais remplir une copie double avec mes grignoteurs de bouquins.
Plus sérieusement… Et si je rajoutais un mot comme : lorsque j’étais…
— Vous risquez le hors sujet mademoiselle !
Je sursautais. Le prof me regardait au-dessus de ses lunettes.
— Ça ne se verra même pas.
— Que lisez-vous ici ?
Il me montrait la phrase qui me narguait depuis un bon quart d’heure.
— J’ai compris.
Il continua son chemin, les mains croisées dans le dos.
Je repris mon stylo et la mort dans l’âme écrivis :
J’étais pigiste dans un journal raté qui nourrissait la cervelle de mon grand-père. Il le savait bien qu’il ne valait rien ce journal mais comme j’y travaillais, il faisait semblant de trouver les articles formidables. Il attendait chaque semaine que je lui raconte en avant-première ce que j’allais proposer au rédacteur en chef et vérifiais ensuite sur le papier si tous les mots avaient bien été transcrits.
Théophile Gautier sait trouver les mots pour saluer le printemps. Je te laisse en sa compagnie, il en parle bien mieux que moi.
Premier sourire de Printemps
Tandis qu’à leurs œuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.
Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
II repasse des collerettes
Et cisèle des boutons-d’or.
Dans le verger et dans la vigne,
II s’en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l’amandier.
La nature au lit se repose ;
Lui, descend au jardin désert
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.
Tout en composant des solfèges
Qu’aux merles il siffle à mi-voix,
II sème aux prés les perce-neige
Et les violettes au bois.
Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l’oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d’argent du muguet.
Sous l’herbe, pour que tu la cueilles,
II met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.
Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d’avril tournant la tête,
II dit : « Printemps, tu peux venir ! »
J’aime le printemps, c’est le renouveau. La nature s’éveille et tout recommence. Et toi, quelle est ta saison préférée ?