Bonjour toi 😉

Tu trouveras toute l’histoire ici. N’hésite pas à aller tout découvrir 💗.

Samy se posta devant Stefano, les mains sur les hanches.

— Tu veux ma photo ? l’apostropha-t-elle.

Puis elle éclata de rire devant les yeux écarquillés de Stefano.

— Ne me demande pas pourquoi je suis là, je n’en sais rien. Je ne sais même pas où je suis en fait.

— Tu es dans le bouquin d’Héloïse, je n’y comprends rien, murmura Stefano, et puis j’en ai marre de toutes ces histoires, je veux que tout redevienne comme avant.

Il se laissa tomber sur l’herbe et fixa l’horizon sans plus s’occuper de Samy. Elle le rejoignit et le silence s’installa.

Un cri haut dans le ciel les fit lever les yeux en même temps. Un aigle royal tournoyait au-dessus d’eux. Stefano soupira alors que Samy disait :

— Voilà Senu.

— Évidemment, tu le connais, j’aurais dû m’en douter.

— Arrête de râler. Si on m’a envoyé ici, il y a certainement une raison et il faut trouver laquelle. Je peux peut-être t’aider.

Alors Stefano raconta tout et Samy fit de même.

— Tu vois, nous ne sommes pas du même monde qu’eux, mais nous faisons partie de l’histoire.

— Pourquoi mon père n’est plus comme avant ?

— Peut-être que la grenouille lui a jeté un sort ?

— Moi, je crois plutôt qu’il est tombé sous son charme. Elle était trop belle quand elle s’est transformée. La fée Nymphaïa, tu connais ?

Ils ne virent pas que l’aigle s’était bien rapproché. Il n’était plus qu’à quelques mètres d’eux.

— Non, je ne l’ai jamais vue. Elle n’était pas dans mon histoire.

— C’est une sorcière des rivières ou des eaux, je ne sais plus.

L’aigle se posa près d’eux et les fit sursauter. Samy se leva et prit Stefano par la main. Hypnotisé, il grimpa sur le dos de l’oiseau derrière la rouquine et enlaça sa taille. Senu s’envola. Stefano ferma les yeux.

La cascade coulait à flots et les fées virevoltaient autour d’elle. Nymphaïa était magnifique entourée de papillons.

Assise sur un rocher, elle profitait des gouttelettes pour se rafraichir. Une fée s’approcha d’elle et l’arrosa gentiment. Elles éclatèrent de rire et les sons cristallins se mêlèrent à la musique de l’eau.

— Comment était-ce dans l’autre monde ?

La curiosité de la fée fit sourire Nymphaïa. Elle savait que parmi ses comparses, certaines dont celle-ci, seraient ravies d’aller faire un tour de l’autre côté, mais elles craignaient la colère de Straurius et surtout la peur de ne plus pouvoir revenir, parce que même si elles mouraient d’envie d’aller voir ailleurs, elles savaient que l’autre monde ne serait jamais comme le leur, et elle ne le quitterait pour rien au monde.

— On raconte que tu as vu un bel homme et que tu aurais bien aimé le ramener. C’est vrai ? Qu’a-t-il de plus que nos lutins ou sorciers ?

Nymphaïa ne répondit pas immédiatement. Elle se souvenait de Joe. Qu’avait-il de plus ? Son sourire ? Sa voix ? Sa gentillesse ? Ici aussi, il y avait tout ça alors ? Peut-être et surtout le goût de l’interdit. Il était inaccessible, elle le savait bien. Il était l’homme de la grande sorcière Shearah. Pas touche ! Oui, mais, si elle repartait sous une autre apparence ?

— C’est une mauvaise idée, susurra sa comparse. Peut-être pourrais-je t’accompagner, ajouta-t-elle en minaudant ?

— Je dois réfléchir. En tout cas, ce sera amusant.

— Tu sais que tu ne pourras pas le ramener ici ?

Nymphaïa ferma les yeux et un sourire se dessina sur ses lèvres.

— Si, moi, je restais là-bas ? Shearah l’a bien fait, elle !

La petite fée battit des ailes, affolée.

— Tu ne peux pas faire ça. Qui s’occupera des rivières ? Tu en es la sorcière, Straurius t’a déjà punie parce que tu étais étourdie, alors imagine ce qu’il pourrait faire si tu disparaissais. De toute façon, il ne lui faudra pas longtemps pour se rendre compte de ce que tu mijotes.

— Oui, mais, si à ma place, Shearah revenait ? Sa sœur et lui seraient heureux, tu n’es pas d’accord ? Ne serait-ce pas une bonne idée ?

La petite fée s’envola en faisant non de la tête, en répétant qu’elle ne voulait plus rien savoir ni être mêlée à cette histoire.

Stefano sursauta. Il était complètement éveillé, Samy était allongée près de lui sur l’herbe. Elle se frotta les yeux à son tour.

— Tu as vu ? Elle va revenir et emmener mon papa. Il faut empêcher ça ! Tu vas m’aider ?

Elle lui tapa dans la main. Stefano n’était plus seul.

© Isabelle-Marie d’Angèle (juin 2024).

À très vite…

Une réflexion sur “Héloïse et Stefano

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