Cette semaine MaLou était avec Pilou. Celle-ci lui montrait son cahier d’inventions multiples. Très affairée, elle expliquait à sa grand-mère :
— Là, tu vois, tu traces le chemin pour que la souris attrape le fromage.
MaLou est en admiration devant l’imagination de la gamine, mais elle ne comprend pas tous les codes, alors quand elle désigne la route empruntée par l’animal, Pilou se met à rire.
— Mais non, c’est pas ça !
Explications à l’appui, Pilou lui montre ce qu’il faut faire. MaLou reste perplexe et remarque que ce n’est pas clair. Pilou tourne la page et passe à autre chose. MaLou ne peut s’empêcher de dire qu’il y a des fautes et que Pilou est quand même assez grande pour écrire correctement.
— Oui, mais là j’avais rétréci !
Stupéfaite, MaLou éclate de rire.
— Comment ça rétréci ?
— Ben oui, je n’avais pas grandi, j’étais plus petite.
Effectivement, sur certaines pages, MaLou remarque la différence de formulation des phrases. Elle rit encore de la réaction de Pilou et celle-ci se joint à elle.
— C’est bien quand on rigole toutes les deux, hein, MaLou.
— Tu sais, moi aussi, j’avais des cahiers où j’inventais des mots croisés.
— Tu me feras voir ? J’aime bien ça. D’ailleurs, celui que tu m’as acheté pour mon anniversaire, je l’ai terminé, celui avec les poissons où je fais travailler Ciel, il est bien rempli aussi.
Pilou a en effet décidé de faire travailler son poisson. C’est lui le dénommé Ciel. Elle note ses progrès, ce qu’il a à faire et s’il y parvient.
MaLou n’est pas certaine que le poisson rouge est capable de faire tout ce que Pilou lui demande, mais elle ne dit rien.
C’est chouette les vacances pour MaLou alors quand elle entend Pilou dire à sa sœur de 4 ans sa cadette :
— Je mets mes baskets neufs pour sortir.
Et que Lou répond :
— Moi je mets les huit.
MaLou éclate de rire à nouveau. Décidément, ces enfants ont de ces réflexions.
Je rangeais mon arme dans le tiroir de mon bureau. Kawas, comme un pantin surgi de sa boite, déboula et m’apostropha aussitôt, l’œil rieur, ce qui eut le don de m’agacer au plus haut point.
— Tu as fait connaissance avec le directeur ?
— Et ?
Mon collègue se renfrogna.
— Je rigole.
— Je ne vois pas pourquoi. Ce mec m’a mis de mauvais poil illico. Il s’attendait à découvrir un homme commandant.
J’entendis Théo siffler et son sourire me fit démarrer au quart de tour.
— Crache le morceau, qu’est-ce que tu connais sur lui ?
— Il est beau gosse.
— Je n’ai pas trouvé.
— Pas à moi commandant. Toutes les femmes qui le rencontrent flashent sur lui, tu n’as pas pu y échapper. Avoue qu’il est craquant.
— Arrête Théo, je l’ai interrogé et je n’ai rien compris. J’ai la fâcheuse impression qu’il s’est foutu de moi. Le vol ne l’inquiète pas outre mesure et il est persuadé que c’est une affaire qui va se régler en moins de deux.
— Tu pourras raconter ça au maire, il est dans l’entrée.
Je me levais et regardais par la vitre qui donnait sur le hall. En effet, Antoine Carlin se présentait face à mon collègue à l’accueil. Je décidais d’aller à sa rencontre.
Antoine, je le connaissais bien et il venait certainement pour l’effraction sur son coffre à la banque. J’allais en apprendre davantage. Immédiatement, il me sourit et me tendit la main.
— Bonjour commandant.
— Monsieur le maire.
Je l’invitais à me suivre. Théo s’effaça pour le laisser entrer.
— Qu’est-ce qui vous amène ?
— J’ai reçu ça ce matin !
Il me donna un papier que je déchiffrais avec surprise.
Tu oublies ton idée de couper les arbres pour implanter ton supermarché et tu récupères ton argent. Il y a d’autres endroits pour le construire ton magasin, les arbres n’y sont pour rien, si tu as envie de grandeur.
Théo lut par-dessus mon épaule et murmura.
— C’est déjà arrivé dans une commune, ça ne vous rappelle rien commandant ?
Mon collègue reprenait le vouvoiement dès que nous n’étions plus seuls.
Effectivement, je me souvenais d’un cas similaire il y a quelques années. Mais le maire n’avait pas répondu aux exigences du corbeau. L’argent avait donc été distribué aux plus démunis de la ville.
— Le retour de Robin des Bois moderne, ajouta Kawas.
Je sentis immédiatement qu’il enviait ce héros et qu’il n’était pas contre cette initiative.
— Vous me retrouvez tous les papiers concernant cette affaire et…
— Pas la peine, commandant, je vais faire ce qu’il demande.
Stupéfaite, je contemplais Antoine.
— Mais enfin, si vous le laissez faire, il renchérira sur n’importe quoi la prochaine fois.
Il reprit.
— Il a raison. Pourquoi détruire tous ces tilleuls ? La commune compte de nombreuses personnes qui aiment aller s’y reposer. Je vais me débrouiller avec le conseil municipal.
— Pourquoi êtes-vous venu alors ? demandais-je perplexe.
— Pour que vous abandonniez cette affaire de vol.
Kawas me regarda et haussa les sourcils. Je compris immédiatement son petit jeu.
— Antoine, c’est parce que les prochaines élections approchent que vous vous comportez ainsi ?
— Laissez tomber.
Il me tendit la main et s’en alla.
— Mais qu’est-ce qu’il vient de se passer ? Tu peux m’expliquer ?
Je m’installais sur le coin de mon bureau.
— C’est très étrange, François Destrée me parlait justement des tilleuls lors de notre entretien. Il était tellement sûr de lui que je suis presque certaine que c’est lui qui a fait le coup.
Kawas se pencha vers moi et glissa.
— Tu devrais aller faire un tour à la salle de sports. Tu ne devrais pas être déçue.
Il me fit un clin d’œil et quitta mon bureau.
François Destrée avait un corps d’athlète irréprochable grâce aux heures d’entraînement auxquelles il s’adonnait.
Tôt le matin, il se rendait au mur d’escalade où il était certain de rencontrer peu d’adhérents. Agile comme un singe, il grimpait sans aucune difficulté. Jordan Calamine l’accompagnait pour le surveiller et tenir la corde de sécurité.
François avait 37 ans, mais il n’affichait pas son âge. Habillé d’un collant noir et torse nu, il montait de plus en plus haut. Il posait ses pieds sans aucune hésitation sur les prises, ses mains s’accrochaient sans trembler et Jordan regardait ce corps se déployer avec plaisir. François était beau, musclé, et le tatouage dessiné au bas du dos s’élargissait à chaque mouvement. Arrivé au plafond de la salle, il redescendit à la manière de l’homme-araignée. Jordan craignait toujours qu’il s’écroule et se blesse, mais François se déplaçait avec une dextérité infaillible.
Il détacha son harnais et sourit à son collaborateur et ami. Celui-ci soupira et avoua :
— Ces histoires finiront mal, un jour tu te feras gauler.
Destrée haussa les épaules. Jordan reprit :
— Je connais le commandant Merlin. Elle ne te lâchera pas comme ça.
Il éclata de rire.
— Je m’attendais à avoir un homme en face de moi et je découvre une jolie femme. Elle ne me fait pas peur.
— Quand vas-tu arrêter tes bêtises ?
François s’essuya les mains couvertes de magnésie et gronda :
— Tu appelles ça des bêtises, détruire des tilleuls âgés de plus d’un siècle pour y bâtir un hypermarché ? Il a un grand champ isolé et désert, qu’il y aille !
— Tu l’as dit toi-même, c’est isolé !
— Il construira des parkings.
François passa un tee-shirt sur son torse et aida son ami à ranger le matériel. Puis il saisit son sac de sport.
— Je rentre chez moi prendre une douche. Je te retrouve à la banque.
Alors qu’il montait dans sa voiture, celle de la police se garait à côté. Il reconnut le commandant.
— Bonjour monsieur Destrée. Vous êtes matinal ?
Je fixais le directeur. Moulé dans un collant noir, je ne pouvais détacher mes yeux de ses jambes fuselées. Quel bel athlète.
— Satisfaite ?
Je levais la tête et rencontrais le visage rieur de mon vis-à-vis. Debout, les bras croisés à côté de sa portière, il me regardait. Agacée, je rétorquais.
— Plutôt surprise, je n’imaginais pas un directeur de banque comme ça.
— Vous me voyiez, les lunettes accrochées sur le nez, cheveux grisonnants ? Quel cliché !
Je lâchais un sourire.
— C’est un peu comme vous qui pensiez découvrir un homme commandant.
Il rit. Dieu qu’il était beau. Je chassais cette idée aussitôt.
— Pourquoi êtes-vous ici de si bon matin ? Un vol ?
Il s’était approché de moi et je sentais le parfum de son déo. La pub de Axe me vint subitement à l’esprit. Je n’allais pas me laisser aller à ce genre d’âneries et tomber en pâmoison devant cet homme.
— Quel sport pratiquez-vous ?
Je compris que la question le surprenait. Il recula et monta dans sa voiture.
— Désolé, je suis pressé. Prenez un rendez-vous si vous souhaitez en savoir davantage sur ma personne.
Stupéfaite, je le regardais faire demi-tour et disparaitre au coin de la rue.
Ici il était demandé ceci votre personnage se promène, croise une boite à livres, en choisit un et en l’ouvrant lit la phrase suivante « Je n’attendais que vous, rendez-vous demain même heure, même endroit ». A vous d’imaginer la suite…
Voici ma participation 👇
Comme tous les jours, Timothée sortait accompagné de son chien et de sa canne. Le premier tirait pour le faire avancer plus vite et la seconde l’aidait justement à marcher plus vite.
Comme tous les jours, il passait devant la cabine téléphonique rouge qui, parait-il, renfermait des livres. Il ne comprenait pas pourquoi, elle s’appelait pompeusement boîte à livres, alors qu’elle n’était qu’une cabine téléphonique point barre.
Et puis d’abord, à quoi ça servait ces livres ? D’accord, il était assez grognon ce matin Timothée. La faute à sa cafetière tombée en rade qui n’avait pas pu lui servir son café. Il était sorti de chez lui sans rien dans le ventre. Il avait décidé d’aller le prendre au bar. Tiens, justement à côté de cette satanée boite à livres. Ah, mais non, son chien avait choisi de s’y arrêter devant. Non, il ne levait pas la patte, il était trop bien éduqué, mais il poussait la porte de son museau, curieux. Timothée se trouva face à une rangée de livres. Ce n’était pas son truc la lecture, mais il était maniaque et un livre tombé au sol, ouvert, l’agaça. Il le ramassa et machinalement lut les premières phrases Je n’attendais que vous, rendez-vous demain, même heure, même endroit.
Sans s’en rendre compte, il consulta sa montre : 9 heures. Puis, il haussa les épaules, pensa à Patrick Bruel et à sa place des grands hommes et rangea le bouquin.
Son animal le tirait vers l’extérieur, il partit prendre son café.
Le lendemain matin, Timothée, regarda la pendule : 8 heures 45. Toujours la machine en panne. Il chercha la laisse de son chien, sa canne et sortit, se traitant de vieux sot.
8 heures 50. Il n’avançait pas vite le bonhomme. 8 heures 55. Il voyait la cabine rouge qui le narguait, son cœur s’accéléra.
Il ne vit pas la trottinette électrique qui arrivait face à lui, occupé à surveiller la cabine. L’animal prit peur et se mit à courir, Timothée, déséquilibré lâcha la laisse, sa canne le fit trébucher, il s’étala de tout son long sur le trottoir.
— Monsieur ? Répondez-moi, serrez ma main si vous m’entendez.
Timothée ouvrit les yeux.
— C’est vous mon rendez-vous ? demanda-t-il d’une voix chevrotante.
La dame au chignon gris saisit son portable et composa le 15. Il n’allait pas bien ce pauvre homme. Elle le voyait tous les jours passer devant la cabine rouge. Hier, elle avait perdu son livre. Elle venait de le retrouver. Il était 9 heures.
Je partage avec toi ce retour de lecture. J’aime beaucoup Raphaëlle Giordano. Je l’ai découverte avec Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une. J’ai continué avec Le jour où les lions mangeront de la salade verte puis Cupidon a des ailes en carton. Aujourd’hui, je te parle de son dernier 👇.
« Je m’appelle Basile. J’ai commencé ma vie en montrant ma lune. Est-ce pour cela que j’ai toujours eu l’impression de venir d’une autre planète ? Je n’ai pourtant pas compris tout de suite de quel bois j’étais fait. Peut-être plus un bois de Gepetto que de meuble Ikea.»
Basile, inventeur, agitateur de neurones au génie décalé, nous embarque dans un univers poético-artistique qui chatouille l’esprit et le sort des chemins étriqués du conformisme. De retour à Mont-Venus, il décide d’ouvrir un commerce du troisième type : une boutique d’objets provocateurs. D’émotions, de sensations, de réflexion. Une boutique « comportementaliste », des créations qui titillent l’imagination, la créativité, et poussent l’esprit à s’éveiller à un mode de pensée plus audacieux ! Le nom de ce lieu pas comme les autres ? Le Bazar du zèbre à pois.
Giulia, talentueux « nez », n’en est pas moins désabusée de cantonner son talent à la conception de produits d’hygiène. Elle rêve de sortir le parfum de ses ornières de simple « sent-bon » et de retrouver un supplément d’âme à son métier.
Arthur, son fils, ado rebelle, fâché avec le système, a, lui, pour seul exutoire, ses créations à ciel ouvert. Il a le street art pour faire entendre sa voix, en se demandant bien quelle pourra être sa voie dans ce monde qui n’a pas l’air de vouloir lui faire une place.
Trois atypiques, trois électrons libres dans l’âme. Quand leurs trajectoires vont se croiser, l’ordre des choses en sera à jamais bousculé. C’est à ça que l’on reconnaît les « rencontres-silex ». Elles font des étincelles…Le champ des possibles s’ouvre et les horizons s’élargissent. Comme dans un système de cocréation, ils vont « s’émulsionner les uns les autres » pour s’inventer un chemin, plus libre, plus ouvert, plus heureux…
Louise Morteuil, elle, est rédactrice en chef du Journal de la Ville et directrice de l’association Civilissime. Elle se fait une haute idée du rôle qu’elle doit jouer pour porter les valeurs auxquelles elle croit : Cadre, Culture, Civisme… Choc des univers. Forte de ses convictions en faveur du bien commun, elle se fait un devoir de mettre des bâtons dans les roues du Bazar du zèbre à pois…
Une galerie de personnages passionnés, sensibles et truculents, des embûches et surprises, des objets aussi magiques que poétiques, de l’adversité et de l’amour, l’art de se détacher des entraves par l’audace, de se libérer de la peur en osant…Ce nouveau roman de Raphaëlle Giordano donne l’envie de mettre plus de vie dans sa vie et de s’approprier la philosophie phare et novatrice du zèbre : « l’audacité ».
« Qu’est-ce que ça pouvait bien être la normalité ? Sûrement un truc qui rassure… ».
Basile est un inventeur génial. J’aimerais bien qu’une boutique comme la sienne existe vraiment.
Exemple : Une boîte de conserve pour ouvrir l’esprit qui porte ce message « Les rêves ne poussent pas dans les boîtes à sardines ». Dans la boîte, 4 sardines alignées avec des antonymes « Généreux ou étriqué ? Constructif ou critique ? Audacieux ou frileux ? Volontaire ou passif ? Tu penses que ces boîtes ne servent à rien ? Est-ce que ça t’a fait réfléchir ou sourire ? Donc, elles servent bien à quelque chose 😉.
Les personnages de ce nouvel opus sont très attachants.
Basile, évidemment, mais aussi Arthur, l’ado, mal dans sa peau au lycée, un artiste de street art non reconnu. Giulia, la mère d’Arthur, un nez talentueux qui s’étiole dans son boulot. Ces trois-là vont se rencontrer dans la boutique du Zèbre à pois. Voilà comment Raphaëlle Giordano appelle les rencontres-silex. Au contraire de celles qui s’éteignent mutuellement, celles-ci explosent en un véritable feu d’artifice.
Je suis en admiration devant l’imagination de l’auteure qui à partir de situations banales transforme le tout en un savant mélange de découvertes. Il faut oser.
Voilà pourquoi j’aime les romans de Raphaëlle Giordano. J’ai toujours l’impression que tout est possible, qu’il suffit d’un peu d’audacité comme elle l’appelle. Mot inventé qui est une posture mentale positive. Transformer le “oui mais” en “oui et” et ça change complètement la donne. Le oui mais est négatif, le oui et appelle une suite. Avoue, moi la première, combien n’as-tu pas dit à tes enfants oui mais… (ça va te couter cher, ça va être compliqué…).
J’ai relevé dans cet opus des citations comme celle de Lao Tseu : poursuivez l’argent et la sécurité, et votre cœur ne se desserrera jamais. Éternel insatisfait, ose ! Le mental du vrai gagnant Le pire ce n’est pas d’échouer, c’est de ne pas avoir essayé. Franklin D. Roosevelt disait Les gagnants trouvent des moyens, les perdants des excuses.
Évidemment, il y a une histoire. Évidemment, il y a des mécontents. Évidemment, ça ne va pas tout seul dans cette ville où cette boutique dérange parce qu’elle fait peur. Tout ce qui est nouveau et qui sort de l’ordinaire effraie. D’où le retour de notre amie La Peur qui nous accompagne tous, dès lors que tu décides de changer quelque chose à ta vie. Comme dit l’auteure, n’attends pas d’être prêt pour oser, on ne l’est jamais. La Peur s’apprivoise et peut devenir une amie. Pas facile d’avancer avec elle, je le reconnais. Voilà pourquoi cette boutique fait peur et a failli disparaitre. Avec la peur de l’inconnu, tu fantasmes et souvent ce que tu t’es imaginé est bien moins terrible.
Ce que j’ai préféré c’est l’invention du détonateur sensoriel. Imagine que tu sentes un parfum qui te ramène à de jolis souvenirs ? Quand tu vas mal, tu le respires et au lieu d’avoir des pensées négatives, tu obliges ton cerveau à penser positif.
Le savais-tu que nous pouvions devenir des ambidextres du cerveau ? Celui-ci est un muscle, avec un entraînement régulier combinons les deux au lieu d’être plutôt gaucher ou droitier du cerveau. Le gauche, tu sais bien, c’est le rationnel et la logique. Le droit, lui, c’est l’émotion, l’intuitif.
Ce livre est une mine d’idées positives. Il fait du bien. Quand tu le lis, tu imagines que tout est possible. Je me suis reconnue avec mes Exta-projets (exta comme euphorisant, extatique). Je suis certaine que toi aussi tu en as mais que tu ne le sais même pas. Trouve-les… rappelle-toi ceux où tu es dans ta bulle, que rien ne te dérange, que tu es complètement déconnecté parce que tu es en plein dans ton projet. Souviens-toi de celui où tu n’as senti ni la faim, ni la fatigue et que tu as oublié tes problèmes.
Embarque avec Basile et va donc visiter le Bazar du zèbre à pois. Au fait, sais-tu ce qu’est un drôle de zèbre ? Ne serait-ce pas celui qui pense ou perçoit autrement ?
Bonne lecture. La semaine prochaine, je te parle de Dis, t’en souviendras-tu de Janine Boissard.