Déjà l’automne ?

Bonjour toi 😉

Mon agenda ouvert, j’y jette un œil histoire histoire de voir s’il y a une citation. Celle que je te partage est amusante :

« Tu as remarqué que lorsqu’ on se lève tôt pendant plusieurs jours, on commence à s’y habituer ?

Moi non plus  » .

Figure-toi que je ne me lève pas plus tôt que d’habitude, pas de rentrée pour moi, c’est toujours les vacances 😁(pas à 11h quand même comme sur l’illustration 😏).

Bref, je suis allée quand même faire avec Monsieur Chéri, ma promenade en vélo (pardon, ma sortie vélo, c’est du sport !), 22 kilomètres.

J’étais toujours en tee-shirt, mais exit les bretelles, il ne faisait pas chaud. Nous sommes partis, le compteur de Monsieur affichait 19° et il baissait pour se stopper finalement à 17°. Au contraire de cet été, où je n’aimais pas trop m’arrêter parce qu’avec la chaleur qui remontait du bitume, c’était un peu suffocant, là c’était mieux, je me réchauffais. À croire que je pédale trop vite 😉.

N’empêche, nous sommes passés de l’été à l’automne vitesse grand V. Ce n’est pas comme l’année dernière où nous avions eu une belle arrière-saison très ensoleillée, ce matin, même les parfums avaient changé. Les tournesols baissaient la tête, alors que les champs de luzerne, grâce à la pluie tombée ces derniers jours étaient bien verts.

Quelle surprise aussi de voir se promener un couple habillé avec chaussure d’hiver, blouson et manches longues. J’aime bien l’automne, mais là, ça va trop vite !

À ce propos, c’est amusant de regarder les gens dans les boutiques : certains sont encore en mode été avec short et claquettes alors que d’autres ont remis les pantalons et les bottines. Ici, dès que le soleil pointe son nez en début de printemps, les lunettes, les casquettes et les tee-shirts sont de sortie, mais dès qu’il se cache, bonjour les pulls. Cet après-midi, il fait soleil comme on dit chez nous 😂, d’ailleurs Monsieur Chéri est reparti faire du vélo, sans doute que ce matin, je n’allais pas assez vite pour lui, ou alors comme je n’ai pas voulu grimper les côtes et faire que du plat 😂, il fait chauffer ses mollets !

Nous avons croisé pas mal de joggeurs alors que cet été, ils devaient rester au frais. Une jeune femme courait avec son chien, un colley, la laisse attachée à sa ceinture. J’admire ! Oxybulle ne ferait jamais ça 😂, elle est bien trop petite et surtout, elle n’en ferait qu’à sa tête ! Remarque que lorsque nous sommes passés près d’elle, le toutou a sauté pour venir nous saluer. Heureusement qu’il était attaché, sinon, c’était la chute assurée pour l’éviter.

Tout ça pour dire que c’est presque l’automne ? Ben dis donc 😂

À très vite…

BlaBlaBla

Bonjour toi 😉

Pourquoi mon blog ?

Il parait que c’est parce qu’on a quelque chose à dire. Sauf que je n’ai rien à dire 😏.

Et pourtant, je suis bavarde. J’écris des histoires, mais je ne suis pas écrivain 😂.

Oui je suis bavarde et c’est ainsi qu’une flopée de personnages est née sortie tout droit de mon imagination.

Parlons-en de mon imagination !

Figure-toi que ce matin en faisant ma sortie en vélo (38 kilomètres), il arrive un truc !

C’est vrai qu’avec Monsieur Chéri, on pédale vite, mais j’ai quand même le temps d’enregistrer certaines informations par exemple, une dame assise par terre.

Bizarre !

J’interroge Monsieur pour savoir si lui aussi a vu. Nous nous demandons alors si elle n’était pas tombée. Demi-tour de Monsieur qui me dit de continuer, il me rejoindra. Curieuse, j’aurais bien voulu le suivre mais bon et c’est là que mon imagination se met en branle.

*La dame est tombée et personne ne s’arrête pour la relever,

* C’est quand même un comble, surtout que ça se passait près d’une pharmacie,

* Pourvu qu’il puisse l’aider à se relever,

* Et si elle a quelque chose de casser, il faudrait appeler les pompiers,

* C’est bon, il a son portable, il pourra le faire,

* Dommage pour sa jupe blanche (j’avais eu le temps de capter ça), c’est sûr elle est fichue, surtout s’il y a du sang.

* J’aurais dû y aller, peut-être que je lui aurai fait un massage cardiaque (tu es sûre que tu sais le faire ? OK tu as appris, mais ça fait un bail quand même, il faudrait peut-être que je fasse une piqure de rappel, bof !)

* Mais non, elle n’était pas évanouie,

* N’empêche, j’aurais bien aimé être là, je n’ai pas eu le temps de voir si elle était jeune et jolie 😜😁, Monsieur va jouer à Monsieur Sauve tout le monde 😁.

* Ah le voilà, ben quand même, il en a mis du temps non ?

En 3 mots, Monsieur ruine mes élucubrations : elle lisait un livre.

Moi stupéfaite (toujours en pédalant, si si on peut être stupéfaite en pédalant 😏) tu es sûr ?

Réponse de Monsieur : Je l’ai vu tourner ses pages, je ne me suis pas arrêté.

Moi qui insiste : Et sa jupe blanche, elle va la salir assise par terre, et pourquoi là d’abord ?

Monsieur : elle est l’ombre. Peut-être qu’elle attend quelqu’un. Et puis, elle n’était pas en jupe, mais en bermuda.

Moi : Ah bon, tu l’as bien regardée alors ! 😂😂

Inutile d’ajouter qu’il a accéléré en haussant les épaules.

Non, mais quelle idée de s’assoir par terre à côté d’une pharmacie sur le trottoir pour lire un livre. Elle ne peut pas se mettre comme tout le monde sur un banc ? Comme ça, ceux qui passent en vélo ne s’imagineraient pas des histoires nulles.

Oui, mais… si elle n’avait pas été là, ce billet ne serait pas là non plus !

😂😂 😂

A très vite…

Bavardages à tout va

Bonjour toi 😉

Me voilà revenue au bercail 😊, merci pour tous vos commentaires, j’y reviendrai.

Je sais bien que c’est le jour des enfants, mais je n’ai pas eu le temps de mettre en forme ce que j’avais dans la tête. Absente une semaine, sans ordi, sans cahier, c’est la folie en rentrant, surtout quand Monsieur Chéri décide de m’emmener faire du vélo parce que ça fait longtemps qu’on n’en a pas fait tous les deux.

Je vais donc te raconter comme ça, tout ce qui m’est passé par la tête en pédalant. Du coup, quand je trainais un peu, Monsieur Chéri demandait :

— Mais qu’est-ce que tu fais ?

— J’écris dans ma tête.

Voilà tout ce qui m’est passé dans la tête, tu vas voir que pendant quelques jours sans écrire, ton imagination quand tu la laisses faire, ça donne ça :

Que ça fait du bien de pouvoir sortir sans pull, juste en débardeur et short. Tu te sens beaucoup plus légère et plus libre.

Les parfums de mai ont bien changé et le paysage également. Le nez au vent, je respire le feu de bois, les champs de blé, le jasmin, les haies fleuries, les roses. Tout ça se mélange, car je pédale vite 😂.

C’est une année à foin et comme dit Lou Papy Année à foin année de rien😂. Ce sera donc une année de rien parce que des rouleaux de foin et des champs coupés qui attendent d’être ramassés, il y en a énormément. Je constate qu’il y a eu du vent, c’est beau un champ roulé, mais certainement pas du goût du propriétaire qui verra sa récolte réduite.

Il y a beaucoup de champs de blé ou d’orge. La différence est que l’orge a de la barbe 😁. Mais comme dit Lou Papy Il y a aussi du blé à barbe, regarde bien l’épi, s’il courbe la tête c’est de l’orge, le blé se tient bien droit. Il ne m’en faut pas plus pour penser à mon petit personnage d’Héloïse qui demanderait si c’est de la vraie barbe comme papa Joe quand il ne se rase pas et pourquoi pas ajouter Tu crois qu’il se rase l’orge ? Il fait comment ? Avec un rasoir ? Monsieur Chéri me rappelle à l’ordre, j’ai dû ralentir fortement 😉.

Par contre, peu de champs de tournesols, c’était le contraire l’année dernière. Je te parle évidemment de ma région du Sud-Ouest, peut-être qu’ailleurs ce n’est pas la même chose. Pourtant, nous manquions d’huile non ? Je le dis tout haut et Monsieur Chéri répond je ne crois plus rien de tout ce qu’ils racontent (c’est qui Ils à ton avis ? 😁).

Et puis mon esprit s’évade sur l’escapade dans la cabane au bord de l’étang (c’est Oxybulle qui te racontera tout ça sur un prochain billet 😁). Soudain, l’odeur d’un feu de bois me happe et je me souviens de vacances avec des barbecues géants avec toute la famille, mais ça ne dure jamais longtemps quand tu pédales vite 😂, c’est un champ de blé (là, j’en suis certaine parce qu’il est en avance, c’est bien du blé) avec son parfum particulier (que j’adore lorsqu’il a fait très chaud dans la journée et que le soleil commence à se coucher, si tu as la chance d’en avoir, respire, tu verras 😊) qui me projette ailleurs.

En fait, quand tu pars en vélo et que tu regardes la campagne (il faut que je fasse quelques kilomètres pour m’éloigner de la ville) c’est fou les choses à repérer. Par exemple, le Français semble discipliné : qu’est-ce qu’il y a comme récupérateur d’eau installé, Monsieur Chéri et moi les avons reconnus, nous avons les mêmes 😁, idem pour le composteur qui s’invite dans les jardins, nous aussi avons le même 😉.

Nous croisons d’autres cyclistes qui, selon leur humeur, nous saluent ou pas. Tu as celui qui t’ignore superbement en tournant la tête (peut-être qu’il cherche si c’est de l’orge ou du blé) au contraire de celui qui traverserait presque la route pour venir te dire bonjour. Moi, ça me fait rire alors que ça agace Monsieur Chéri. Il y a des règles en vélo, on doit dire bonjour, non mais ! Je l’entends rouméguer dans sa moustache 😂.

Il y aussi les joggeurs solitaires et ceux qui courent avec leur chien attaché à la ceinture. Je n’imagine même pas Oxybulle faire ça 😁. N’empêche c’est beau à voir, d’ailleurs j’en parle dans mon policier J’aime un voyou au grand cœur, et me voilà repartie sur la suite de l’histoire. Pourquoi pas un casse qui tourne mal ou alors mon commandant qui laisse faire.

Du coup, je bascule sur une autre histoire qui m’était venue pendant les vacances. Je n’ai rien noté, je vais aller à la pêche aux souvenirs. Si je le pouvais, je lèverais les yeux au ciel pour réfléchir, un doigt sur la tempe, mais il faut que je tienne le guidon pardi !

En repassant devant un champ de blé alors que Monsieur Chéri pense que c’est de l’orge, il me dit et si on demandait au paysan. Boudiou Malheureux qu’as-tu dit ? Paysan est une insulte. Monsieur Chéri rigole j’ai toujours dit ça et je ne vois pas ce qu’il y a d’insultant à travailler la terre.

— Regarde les vaches ! m’écriais-je.

Un beau troupeau paît dans l’herbe. J’adore les vaches et quand j’en aperçois, je ne peux pas m’empêcher de le dire et de les montrer. De plus, leur odeur me plait, ça sent la grange et ce parfum-là, ouais je sais, j’aime !

Le compteur affiche 38 kms, je ne suis pas fatiguée quand je pose le pied à terre devant le portail.

— C’est que tu n’as pas forcé ! normal, tu écrivais dans ta tête ! murmure Monsieur Chéri.

© Isabelle-Marie d’Angèle (mai 2023)

À très vite…