Je dis poésie

Bonjour toi 😉

C’était l’anniversaire de ma maman, un 2 juin.

C’était un 2 juin
Ton anniversaire
Que je fêtais avec entrain
C’était hier…

C’était le 2 juin
Que tu soufflais tes bougies
Tous, tapaient dans les mains
La mine réjouie. 

Fleurs, cadeaux,
Tout était beau
Pour toi, si fière
De fêter ton anniversaire.

Rires et surprises
Étaient de mise 
Pour fêter l'évènement
de ma maman.


C’était le 2 juin 
C’était presque l’été
Mais un matin, le 24 juin
L’été pour moi s’est envolé. 

Aujourd’hui, je me souviens
De tous ces 2 juin
Même si tu n’es plus là
Pour me serrer dans tes bras. 

Maman, je pense à toi
Comme si c’était hier
Pour te souhaiter un bel anniversaire
Même si tu n’es plus là 
Pour me serrer dans tes bras. 

© Isabelle-Marie d’Angèle - Juin 2022


À très vite…

Bonne fête maman

Bonjour toi 😉

Je souhaite à toutes les mamans une heureuse fête 💖, j’espère de tout mon cœur que vous êtes entourées autant que je le suis moi-même. Si ce n’est pas le cas, sachez que j’ai une pensée particulière pour vous 💖.

Ce n’est pas une grande citation et pourtant…





Le cœur d’une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon.

Honoré de Balzac

Je terminerai par ces mots d’Henri Salvador,

Une chanson douce que me chantait ma maman, en suçant mon pouce, j’écoutais en m’endormant. Cette chanson douce, je veux la chanter aussi, pour toi ô ma douce, jusqu’à la fin de ma vie.

Bonne fête maman 💖

Je dis Poésie

Bonjour toi 😉

Dimanche, c’est la fête des mamans. J’aurais la chance d’avoir mes trois chéris réunis autour de moi. La mienne s’en est allée et je me souviens que je lui écrivais des poèmes.

Aujourd’hui, je publie À ma mère de Max Elskamp (1862-1931)

À ma mère

Ô Claire, Suzanne, Adolphine,
Ma Mère, qui m’étiez divine,
 
Comme les Maries, et qu’enfant,
J’adorais dès le matin blanc
 
Qui se levait là, près de l’eau,
Dans l’embrun gris monté des flots,
 
Du fleuve qui chantait matines
À voix de cloches dans la bruine ;
 
Ô ma Mère, avec vos yeux bleus,
Que je regardais comme cieux,
 
Penchés sur moi tout de tendresse
Et vos mains elles, de caresses,
 
Lorsqu’en vos bras vous me portiez
Et si douce me souriiez,
 
Pour me donner comme allégresse
Du jour venu qui se levait,
 
Et puis après qui me baigniez
Nu, mais alors un peu revêche,
 
Dans un bassin blanc et d’eau fraîche,
Aux aubes d’hiver ou d’été.
 
Ô ma Mère qui m’étiez douce
Comme votre robe de soie,
 
Et qui me semblait telle mousse
Lorsque je la touchait des doigts,
 
Ma Mère, avec aux mains vos bagues
Que je croyais des cerceaux d’or,
 
Lors en mes rêves d’enfant, vagues,
Mais dont il me souvient encor;
 
Ô ma Mère aussi qui chantiez,
Parfois lorsqu’à tort j’avais peine,
Des complaintes qui les faisaient
De mes chagrins choses sereines,
 
Et qui d’amour me les donniez
Alors que pour rien, je pleurais.
 
Ô ma Mère, dans mon enfance,
J’étais en vous, et vous en moi,
 
Et vous étiez dans ma croyance,
Comme les Saintes que l’on voit,
 
Peintes dans les livres de foi
Que je feuilletais sans science,
 
M’arrêtant aux anges en ailes
À l’Agneau de Verbe couché,
 
Et à des paradis vermeils
Où les âmes montaient dorées,
 
Et vous m’étiez la Sainte-Claire,
Et dont on m’avait lu le nom,
 
Qui portait comme de lumière
Un nimbe peint autour du front.
 
Mais temps qui va et jours qui passent,
Alors, ma Mère, j’ai grandi,
 
Et vous m’avez été l’amie
À l’heure où j’avais l’âme lasse,
 
Ainsi que parfois dans la vie
Il en est d ‘avoir trop rêvé
 
Et sur la voie qu’on a suivie
De s’être ainsi souvent trompé,
 
Et vous m’avez lors consolé
Des mauvais jours dont j’étais l’hôte,
 
Et m’avez aussi pardonné
Parfois encore aussi mes fautes,
 
Ma Mère, qui lisez en moi,
Ce que je pensais sans le dire,
 
Et saviez ma peine ou ma joie
Et ma l’avériez d’un sourire.
 
Ô Claire, Suzanne, Adolphine,
Ô ma Mère, des Écaussines,
 
À présent si loin qui dormez,
Vous souvient-il des jours d’été,
 
Là-bas en Août, quant nous allions,
Pour les visiter nos parents,
 
Dans leur château de Belle-Tête,
Bâti en pierres de chez vous,
 
Et qui alors nous faisaient fête
À vous, leur fille, ainsi qu’à nous,
 
En cette douce Wallonie
D’étés clairs là-bas, en Hainaut,
 
Où nous entendions d’harmonie,
Comme une voix venue d’en-haut,
 
Le bruit des ciseaux sur les pierres
Et qui chantaient sous les marteaux,
 
Comme cloches sonnant dans l’air
Ou mer au loin montant ses eaux,
 
Tandis que comme des éclairs
Passaient les trains sous les ormeaux.
 
Ô ma Mère des Écaussinnes,
C’est votre sang qui parle en moi,
 
Et mon âme qui se confine
En Vous, et d’amour, et de foi,
 
Car vous m’étiez comme Marie,
Bien que je ne sois pas Jésus,
 
Et lorsque vous êtes partie,
J’ai su que j’avais tout perdu.



À très vite…