Bonjour toi 😉

Albert Einstein ajoutait : Le savoir est limité alors que l’imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution.
Bon samedi 💖

Bonjour toi 😉

Albert Einstein ajoutait : Le savoir est limité alors que l’imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution.
Bon samedi 💖

Bonjour toi 😉

Pourquoi mon blog ?
Il parait que c’est parce qu’on a quelque chose à dire. Sauf que je n’ai rien à dire 😏.
Et pourtant, je suis bavarde. J’écris des histoires, mais je ne suis pas écrivain 😂.
Oui je suis bavarde et c’est ainsi qu’une flopée de personnages est née sortie tout droit de mon imagination.
Parlons-en de mon imagination !
Figure-toi que ce matin en faisant ma sortie en vélo (38 kilomètres), il arrive un truc !

C’est vrai qu’avec Monsieur Chéri, on pédale vite, mais j’ai quand même le temps d’enregistrer certaines informations par exemple, une dame assise par terre.
Bizarre !
J’interroge Monsieur pour savoir si lui aussi a vu. Nous nous demandons alors si elle n’était pas tombée. Demi-tour de Monsieur qui me dit de continuer, il me rejoindra. Curieuse, j’aurais bien voulu le suivre mais bon et c’est là que mon imagination se met en branle.

*La dame est tombée et personne ne s’arrête pour la relever,
* C’est quand même un comble, surtout que ça se passait près d’une pharmacie,
* Pourvu qu’il puisse l’aider à se relever,
* Et si elle a quelque chose de casser, il faudrait appeler les pompiers,
* C’est bon, il a son portable, il pourra le faire,
* Dommage pour sa jupe blanche (j’avais eu le temps de capter ça), c’est sûr elle est fichue, surtout s’il y a du sang.
* J’aurais dû y aller, peut-être que je lui aurai fait un massage cardiaque (tu es sûre que tu sais le faire ? OK tu as appris, mais ça fait un bail quand même, il faudrait peut-être que je fasse une piqure de rappel, bof !)
* Mais non, elle n’était pas évanouie,
* N’empêche, j’aurais bien aimé être là, je n’ai pas eu le temps de voir si elle était jeune et jolie 😜😁, Monsieur va jouer à Monsieur Sauve tout le monde 😁.
* Ah le voilà, ben quand même, il en a mis du temps non ?
En 3 mots, Monsieur ruine mes élucubrations : elle lisait un livre.
Moi stupéfaite (toujours en pédalant, si si on peut être stupéfaite en pédalant 😏) tu es sûr ?
Réponse de Monsieur : Je l’ai vu tourner ses pages, je ne me suis pas arrêté.
Moi qui insiste : Et sa jupe blanche, elle va la salir assise par terre, et pourquoi là d’abord ?
Monsieur : elle est l’ombre. Peut-être qu’elle attend quelqu’un. Et puis, elle n’était pas en jupe, mais en bermuda.
Moi : Ah bon, tu l’as bien regardée alors ! 😂😂
Inutile d’ajouter qu’il a accéléré en haussant les épaules.
Non, mais quelle idée de s’assoir par terre à côté d’une pharmacie sur le trottoir pour lire un livre. Elle ne peut pas se mettre comme tout le monde sur un banc ? Comme ça, ceux qui passent en vélo ne s’imagineraient pas des histoires nulles.
Oui, mais… si elle n’avait pas été là, ce billet ne serait pas là non plus !
😂😂 😂

Bonjour toi 😉
Jour des enfants 💖

Alex venait d’emménager. Le camion était reparti et il regardait tous les cartons qui envahissaient le nouvel espace qu’il ne connaissait pas encore. Ses parents, pas trop disponibles, lui avaient fait comprendre gentiment qu’il devait les laisser tranquilles, alors il errait seul au hasard. Elles étaient vides et froides. Seuls les meubles bien connus déjà installés le rassuraient : ici, le bahut de la cuisine, là, la banquette du salon où il se nichait dans les bras de maman d’habitude.
Il grimpa l’escalier pour découvrir sa chambre. Son lit était arrivé et ses jouets aussi. Ses parents avaient recréé en premier son coin à lui pour qu’il ne se sente pas trop dépaysé, mais Alex avait le cœur gros, il était tout seul. Enfin, pas tout à fait, Zébra son doudou lui faisait de l’œil depuis la couette. Il le serra contre lui.
Soudain, une musique extérieure vint lui taquiner les oreilles. Il s’approcha de la fenêtre et s’y s’accouda. Il remarqua une énorme bâtisse style château comme dans ses livres de chevalier de l’autre côté de la haie. Elle l’appelait cette maison ! Curieux, il quitta sa chambre abandonnant Zébra, à cinq ans il était grand. Ils’aventura dans le jardin.
La haie était haute, aucun moyen de regarder au-dessus. Alors il se baissa. Ce n’était pas mieux.
Il avança à quatre pattes pour chercher un trou qui lui permettrait de voir ce qu’il se passait derrière. Il réussit à y enfourner la tête et se trouva nez à nez avec une truffe humide. Un coup de langue bleue lui balaya la figure. Alex se recula, surpris. Il aperçut alors deux pattes qui grattaient à toute vitesse. Un chemin se dessina. Le petit garçon le suivit et passa sous la haie. Il découvrit son nouvel ami qui remuait la queue de plaisir. Un superbe Chow-chow le regardait avec des yeux remplis d’amour. Alex enfouit ses mains dans la tête de lion toute douce. Il n’avait jamais vu un tel animal. Quand celui-ci se coucha à ses pieds, il n’hésita pas, il grimpa sur son dos. Comme s’il n’attendait que ça, le chien se leva calmement et tous deux, ils partirent à la découverte du jardin.
Fleurs à profusion multicolores, allées parsemées de jolis cailloux rosés, Alex se croyait le chef de ce royaume. Il regrettait son costume de chevalier, c’est sûr qu’avec son épée et son bouclier, il aurait été magnifique.
— Charlot ? Charlot ?
Une petite voix inquiète appelait. Le chien dressa les oreilles et démarra brutalement. Alex se cramponna à la crinière pour ne pas tomber. Il faillit éclater de rire parce que ça devenait très excitant cette histoire, mais en même temps il avait la trouille.
S’ensuivit alors une course effrénée à travers les pelouses qui stoppa net aux pieds d’une brunette en larmes devant le perron de la grande bâtisse. Alex passa par-dessus la tête de l’animal et s’écrasa à plat ventre. Vexé et un peu étourdi par la chute il resta au sol.
— Tu t’es fait mal ?
Le chien, du museau, bousculait le gamin pour qu’il se relève. Alex se mit debout, regarda ses genoux écorchés et ravala ses larmes. Il n’allait pas pleurer devant une fille quand même !
— T’as mal ? La fillette désignait ses genoux.
— Non.
— Comment tu t’appelles ? Moi c’est Rose.
— Alex.
— Bonjour Alex.
Elle l’embrassa sur la joue.
— T’as plus mal ? Maman me fait toujours ça, elle dit que c’est un bisou magique.
Ils avaient les mêmes mamans, lui aussi y avait droit quand il avait du chagrin. Il regarda mieux la fillette : deux couettes avec des élastiques roses, des yeux bleus…
— J’ai quatre ans, et toi ?
Elle n’attendit pas la réponse et se blottit contre son chien.
— Tu as fait connaissance avec Charlot ? Il est beau hein ? Il n’est rien que pour moi, mais je veux bien le partager avec toi. T’habites où ? Moi, ça ne fait pas longtemps que je suis arrivée ici. Mon papa, il voyage beaucoup et ma maman est triste quand il n’est pas là, alors il lui a acheté une grande maison avec des fleurs pour qu’elle le soit moins.
Alex commençait à ressentir des picotements aux genoux. Il baissa la tête et vit le sang couler. Il eut du mal à retenir ses larmes.
— Pourquoi tu pleures ?
Rose de sa petite main les essuya.
— Viens, maman va te soigner.
Pris de panique à l’idée qu’on lui pschit un truc qui pique, Alex refusa.
— Non ça va, je vais repartir.
Aussitôt, Charlot qui avait compris la demande du gamin, s’allongea pour qu’Alex puisse grimper sur son dos, Rose fit de même et passa ses mains autour de la taille de son nouveau compagnon. Le Chow-chow se mit en route, au pas. Arrivé devant la haie, Charlot s’allongea à nouveau et les enfants purent descendre. Alex fit une dernière caresse à l’animal et regarda Rose :
— Je vais passer dessous, ma maison est de l’autre côté, je viens d’emménager.
— Je peux venir avec toi ?
— Et ton chien, tu vas le laisser tout seul ?
— Non, il me suit partout.
Alex hésita, ses parents ne voulaient pas d’animal chez eux, mais peut-être qu’ils seraient trop occupés pour s’en rendre compte.
— D’accord, tu me suis.
Il passa le premier et se retrouva dans son jardin qui lui parut bien petit. Rien n’avait changé à part papa qui lui faisait de grands signes et accourait vers lui la mine sévère.
— Où étais-tu passé Alex ? Combien de fois faudra-t-il te dire de nous avertir quand tu pars dans tes excursions bizarres.
— J’étais juste de l’autre côté. Je te présente Rose et son chien, Charlot.
Les bras croisés et le regard fixé sur lui, son père l’interrogea :
— Tu recommences Alex ?
Le petit garçon se retourna et ne vit personne. Il se baissa pour montrer le trou dans la haie, Charlot n’avait peut-être pas pu passer. Rien. Il contempla ses genoux et soupira.
— Pardon, papa, je ne le ferai plus.
La tête basse, il repartit vers la maison, grimpa l’escalier et s’enferma dans sa chambre. Zébra l’attendait sagement sur son lit. Il regarda par la fenêtre. Rose lui faisait signe et Charlot aboyait joyeusement en sautant autour d’elle. Il entendit son père crier :
— J’espère que ce chien ne va pas faire ce bruit toute la journée !
Charlot se tut aussitôt et Rose envoya un baiser du bout des doigts à Alex.
Mais ça, c’était de l’autre côté.
© Isabelle-Marie d’Angèle (septembre 2022)

Bonjour toi 😉
Ici chez Marie, à partir de l’image ci-dessous, la consigne était simple, écrire sur ce qu’elle nous inspirait. Dans ce genre d’exercice, je suis toujours surprise par l’imagination de chaque participant, aucun texte ne se ressemble et c’est ce que j’aime dans l’atelier d’écriture. Voici donc ma participation 👇.

Toutou a besoin d’exercice et il n’a pas attendu Arthur. De toute façon, il sait bien qu’ils se retrouveront. Il galope la truffe en l’air, au sol, il dresse l’oreille, il écoute. La vie de chien quoi !
Soudain, au détour d’un grand champ, il stoppe son vagabondage. Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Quelle drôle de maison ! Elle ressemble étrangement à l’appareil qu’Arthur porte autour du cou perpétuellement. Il se met à aboyer. Cete chose lui fait peur.
Toutou se tait et prend la pause. Il se rappelle que son maître adore le photographier Peut-être que c’est pareil ici ?
Rien ne se passe. Il se tourne, inquiet. Arthur n’est toujours pas là. Toutou s’approche plus près. Est-ce que ce gros rond qui ressemble à une fenêtre en est une ? Il colle son museau et tente de regarder à l’intérieur. Il fait trop sombre, il ne voit pas grand-chose. Il se met debout. Il a dû appuyer sur quelque chose, ça bouge et ça rentre. Il manque de tomber et se rappelle que ce truc fait ça aussi avec Arthur. Il a même entendu dire que c’était pour zoomer.
Il recule et se rend compte que cette drôle de maison a une cheminée qui fume. Incroyable ! Il surveille toujours si Arthur n’arrive pas. Il aimerait bien lui montrer sa découverte.
Le voilà ! Toutou part à sa rencontre en aboyant et tente avec de multiples mimiques de lui expliquer qu’il a trouvé une chose formidable.
— Oh un appareil photo géant !
Toutou comprend que son maître est ravi. Arthur est curieux, il cherche la porte et n’en trouve pas, mais il aperçoit un balcon. Il crie :
— Ohé, il y a quelqu’un ?
L’objectif s’avance. Toutou se couche aux pieds de son maître, mort de trouille. Arthur s’approche et voit avec surprise le boitier s’ouvrir.
— Bienvenue dans mon monde d’images.
