Jo entra dans la salle de classe. Le cours de math, c’était celui qu’il redoutait le plus. Ce n’était pas son truc les chiffres et les équations lui passaient au-dessus de la tête. Lui, il ne rêvait que de poésie. Qu’est-ce qu’il en avait à faire de savoir quand le train de 9 h 17 croiserait celui de 10 h 29 ? Et puis, il y avait cette abscisse A et l’ordonnée B qui lui faisaient des misères. Comment trouver la C ? Il parait que ça s’appelle les coordonnées. La veille, le prof lui avait demandé de les nommer. Lui, il avait donné son adresse. Il avait reçu deux heures de colle sans comprendre pourquoi. Pas indulgent pour deux sous, ce prof. Il aimerait bien le voir écrire des alexandrins, peut-être qu’il ferait moins le malin.
Voilà le 4è mot pour le mois de l’écriture sur Kobo : Rouille
Sophie en avait ras le bol de son vélo. Toutes ses copines se pavanaient avec des bicyclettes rouges, blanches, noires, toutes aussi brillantes les unes que les autres comme si elles sortaient tout droit du magasin. Le sien, couvert de rouille, la remplissait de honte à chaque fois qu’elle le sortait. Il parait que c’était de sa faute ; elle n’en prenait pas soin, c’était ce que répétaient ses parents, mais comment faire alors qu’il pleuvait tout le temps et qu’elle ne pouvait pas le rentrer ?
Il ne s’agit pas de m’emberlificoter dans mes textes 😂, voici le 3ème mot imposé avec Kobo : emberlificoter.
Jeanne se demandait encore pourquoi elle ne s’était rendu compte de rien. Lorsqu’elle l’avait rencontré au speed dating, elle avait immédiatement accroché à son sourire et ses yeux verts. Il avait su l’écouter et la faire rire et c’était tout ce dont elle avait besoin. Elle en avait assez d’être seule le soir dès qu’elle poussait la porte de son appartement. Il lui avait dit qu’il recherchait la même chose, elle n’avait pas hésité une seconde et elle avait accepté qu’il emménage chez elle.
Comment avait-elle pu se laisser emberlificoter par ses belles phrases ? Aujourd’hui, il lui faisait peur.
Deuxième mot imposé pour ce mois de l’écriture : Cavalcade.
Je te rappelle qu’il s’agit d’écrire un petit texte de 250 à 750 signes avec Kobo.
Rose vivait seule. Le silence de sa maison la rendait nostalgique. Elle se rappelait le bon temps où elle accueillait ses enfants. Ce temps-là était révolu. Alors, chaque matin, elle allait s’assoir sur le banc face à la grande bâtisse en pierres. Elle écoutait et s’imaginait ce qui se passait à l’intérieur. Elle savait qu’il y avait un bel escalier muni d’une rampe lustrée tous les jours par les bons soins de Géraldine.
Elle ne devait pas rater l’heure. Huit heures pétantes, les volets s’ouvraient à la volée, les cris et les rires retentissaient. Rose attendait avec impatience, ce bruit caractéristique de la cavalcade des enfants dans l’escalier. Il lui rappelait tellement de souvenirs.
Me revoilou parmi vous avec ce mois de novembre qui commence🙂 et avec lui démarre le mois de l’écriture organisé par Kobo. Je rappelle qu’il faut écrire un petit texte de 250 à 750 signes avec un mot imposé. Le premier est tombé ce matin et c’est Bretagne.
Voici donc ma participation que tu retrouveras également sur Instagram.
Elle regardait par la fenêtre. Comment se séparer de ces côtes roses, des falaises, des vagues en contrebas qui la narguaient tous les jours ?
Elle savait qu’ils n’étaient plus tout jeunes. 80 ans ! elle ne comptait plus le nombre des années qu’ils étaient ensemble et qu’ils se promenaient main dans la main en bord de cette eau qui selon les endroits où ils allaient étaient mer ou océan. Leur fille revendiquait qu’ils habitaient trop loin d’elle. Le Sud-Ouest, sa chaleur et ses moustiques ne la faisaient pas rêver.
Il s’approcha d’elle et entoura ses épaules. Peut-être qu’il était temps, en effet, de prendre la bonne décision et de quitter leur Bretagne bien-aimée. Après tout, l’océan atlantique était là-bas aussi !
Regarde le chemin que tu as parcouru et sois fier-ère de toi. Pas besoin d’accomplir de grandes choses pour se sentir bien dans sa vie comme il n’est pas nécessaire non plus d’être immensément riche ou célèbre pour avoir le sentiment de s’accomplir (Agenda de Parole de sorcière).
Voici mon Bujo de la semaine 👇
Comme tu peux le constater, je reste zen. C’est pourquoi…
Ma décision est prise, je vais mettre pendant quelque temps ce blog en pause, tout au moins pendant ces vacances, parce que je ne vais pas être trop disponible.
D’autre part, je me suis rendu compte que l’histoire d’Elsbeth — Isobel prenait un chemin beaucoup plus obscur de ce que j’avais imaginé… ah ! ces personnages qui n’en font qu’à leur tête !
Et puis, Muguette… j’en parle, j’en reparle et je pense que c’est le moment pour écrire vraiment la suite et la fin. Pour cela, je sais qu’il y a beaucoup de travail et je ne pourrai suivre le blog et Muguette 😉.
Écrire est un plaisir tout comme la lecture et je souhaite que ça le reste…
Je te retrouve donc dans quelque temps… Tu sais que j’avais aussi prévu de participer au mois de l’écriture organisé par Kobowriting. Un mot par jour pendant tout le mois de novembre. Tu as tout le descriptif sur leur site ici, quand je te dis que j’ai un peu trop d’imagination😁
Quand je te dis que j’aime les cahiers, je ne te raconte pas d’histoire alors que si, dans mes cahiers, il y a mes histoires. Celui-ci c’est celui d’Elsbeth-Isobel 👇. C’est ici que sont inscrits les noms de sorciers que j’ai inventés et qui me plaisent parce qu’ils sonnent bien à mon oreille et que je les imagine porter ce nom. Il y a plein de couleurs à l’intérieur, des flèches, des arbres généalogiques et mes idées.
Celui d’Héloïse et Stefano👇est toujours avec celui d’Elsbeth-Isobel puisque les histoires sont un peu liées, même si elles ne l’étaient pas eu début. D’ailleurs, quand je relis le commencement, ça n’avait rien à voir avec aujourd’hui. Là aussi, il y a la recherche du nom de sorcière de Charlie et toute l’histoire écrite à la main de la grenouille Gertrude alias la fée des eaux Nymphaïa. Ce nom a été choisi en 3e. J’avais fait des essais avec Nénupharia, puis Nymphaea pour devenir Nymphaïa. Je peux passer du temps pour trouver mes prénoms et je ne te parle pas des noms de famille quand il y en a 😁.
Celui-ci 👇 n’est pas un cahier d’histoires mais celui de mes priorités et guidances du jour piochées dans le guide de mon âme d’Isabelle Cerf.
Et celui-ci… est celui de Muguette 👇. Il y a plein de feuilles rajoutées à l’intérieur, les adresses des personnes à qui j’ai envoyé le premier volet, le travail de correction, de mise en page sur KDP, le résumé, la page de présentation… et l’histoire avec ses personnages et il y en a des rebondissements. Il y a les dates, parce que dans Muguette, il y a des flash-back, je traque les incohérences. Je compte les années pour voir si ça colle avec ce que je raconte… les arbres généalogiques, toutes mes recherches pour les noms de famille, ceux des rues, comment sont les maisons. Aucune ne se ressemble, elles sont à leur image. J’ai aussi le travail des jeux de mots parce que Muguette n’est pas quelqu’un d’ordinaire. J’ai des couleurs différentes pour m’y retrouver. Il y a les ratures, les idées prises au vol que je retranscris ensuite sur l’ordi.
Je ne pouvais pas ne pas parler de Marie-Sophie 😁 👇. Celui-là aussi est raturé. Le nom des amis de mon héroïne m’a donné du fil à retordre.
Il y en a d’autres encore, j’adore les cahiers. Je me rappelle : petite, j’en avais plein, des tout simples. Ado, j’allais me les acheter. Adulte, c’est au travail que j’en avais, surtout un, qui me suivait partout quand je changeais de service, je devais à chaque fois me réadapter. J’essayais de le choisir beau, mais il était le symbole de toutes mes galères.
Chacun de mes cahiers a une histoire au moment où je commence à écrire à l’intérieur. Il peut ne jamais se terminer comme au contraire l’être rapidement. Mes cahiers et moi, c’est une histoire d’amour qui dure depuis toujours.
Tout a commencé par mon journal, sur un vulgaire cahier d’écolier…