Samedi Chansons

Bonjour toi 😉

Je retrouve mon jukebox 🙂

Je me doutais bien qu’il allait me faire des blagues ce jukebox pour se venger de l’avoir mis aux oubliettes pendant deux semaines.

Voilà ce qu’il me sort 😂

2ème essai 😂 décidément …

Ce jukebox a décidé de nous faire danser 😂. Tenterais-je un nouvel essai ?

Ok j’éteins 😂😂 ce n’est pas sérieux tout ça ! 😂

Bon samedi 😉

À très vite…

Journal de Marie-Sophie

Bonjour toi 😉

Il est temps de retrouver Marie-Sophie 🙂 et si tu es un peu perdu n’hésite pas à aller rechercher ses pérégrinations ici

— Comment ça tu as déjeuné avec lui ?

Mélusine m’attendait de pied ferme et dès que je passai la porte de la cuisine, elle ne me ménagea pas.

Une fois mon repas avalé avec Gabriel, j’étais repartie à la boulangerie reprendre ma place derrière le comptoir. Archibald ne m’avait posé aucune question et l’après-midi s’était terminée sans que je l’aperçoive. Il avait dû quitter son laboratoire, c’était très calme dans l’arrière-boutique.

J’étais revenue à pied comme d’habitude et j’avais pu constater que Morgan était rentré, sa camionnette étant garée devant chez lui. Il y avait de la lumière chez Charles mais la porte était fermée.

— Raconte et ne me cache rien. Pourquoi n’as-tu pas répondu à mes messages ?

Mon amie était furibonde et je ne comprenais pas vraiment pourquoi.

— Il n’y a pas grand-chose à dire et si tu dois être en énervée après quelqu’un, va donc voir Charles, c’est lui qui a donné notre adresse.

Surprise, elle se calma aussitôt. Je l’interrogeai :

— Tu n’as quand même pas cru que c’était moi qui l’avais appelé ?

— J’ai eu un doute.

Ce fut à mon tour d’être stupéfaite et la colère gronda en moi.

— Vous me prenez tous pour qui ? Où est le problème sincèrement ? Gabriel est un ami qui voulait prendre de mes nouvelles, c’est tout. Il avait des jours de congés, il en a profité pour venir ici.

Je m’approchai de l’évier pour me laver les mains. J’entendais Enzo qui chantonnait, il devait être dans sa chambre en pyjama. Je rentrais tard les jours où je tenais la boulangerie. Mélusine nous avait préparé un gratin dauphinois, je reconnaissais son parfum.

— Archibald est là ?

— Non.

— Tu as vu Morgan ?

— Non.

Je soupirai. Comment avouer que Gabriel allait travailler à une quinzaine de kilomètres de chez nous ? Je levai les yeux et j’aperçus Morgan qui traversait le jardin. Il caressa au passage le chat qui se pavanait devant lui alors que son chien le précédait. Il entra dans la cuisine, m’attrapa par le cou et m’embrassa. Il sentait bon, je me serrai contre lui.

— Comment va Gabriel ? me murmura-t-il dans le creux de l’oreille.

Il se détacha et me regarda en souriant. Avec Morgan, tout était simple.

— Il est en vacances ici ?

Il piqua un grain de raisin dans la corbeille de fruits et s’appuya contre la paillasse. Je répondis aussitôt sans rien lui cacher, les mots venaient tout seul.

— Figure-toi qu’il va bosser à l’hôpital.

Morgan saisit la dernière grappe et mit doucement une graine dans ma bouche.

— C’est Saverio qui m’a prévenu qu’un homme était avec toi et qu’il te dévorait des yeux.

Je rougis instantanément. Tout se savait ici et très vite.

— J’aime quand tu deviens toute rouge.

Il termina les fruits et reprit :

— Normal qu’un homme te trouve jolie, tu l’es.

— Comment as-tu compris que c’était Gabriel ? Saverio ne le connait pas.

Morgan se mit à rire.

— Il me l’a décrit, il a bien dû le regarder pour m’en faire un tel portrait, ça n’a pas été difficile de le reconnaitre.

Mélusine qui avait disparu dès l’arrivée de Morgan réapparut comme par enchantement. Je la soupçonnai même d’avoir écouté dans le couloir.

Elle ne fit aucun commentaire et commença à préparer le dîner en remuant bruyamment les casseroles. Morgan posa sa main sur son épaule.

— Tout va bien Mélusine. Marie-Sophie a tout à fait le droit de rencontrer un copain. J’en ai dit autant à Archibald qui était furieux contre Charles.

Mon amie bougonna tout en préparant la salade. Enzo déboula et installa les assiettes sur la table. Il savait qu’il pourrait ainsi regarder un petit peu la télé avant d’aller se coucher.

Archibald arriva peu après. Il rapportait un gâteau basque.

— C’est de la part de Cybèle.

Il s’approcha de moi et m’embrassa sur la joue.

— Désolé pour tout à l’heure. On oublie ?

Mon portable sonna à ce moment-là, le visage de Gabriel apparut. Archibald soupira mais ne fit aucun commentaire, Morgan me regarda, Mélusine croisa les bras et Enzo cria :

— Pourquoi tu réponds pas marraine ?

© Isabelle-Marie d’Angèle (novembre 2022).

Lou et PaLou

Bonjour toi 😉

— Dis PaLou, tu veux bien jouer avec moi à attrape-queue ? demande Lou du haut de ses 4 ans.

Surprise de PaLou qui ne connait pas ce jeu. MaLou a dû lui en parler, c’est certain. Devant le manque de réaction de son grand-père, Lou insiste :

— Mais si tu sais bien, c’est quand les poules attrapent les queues des autres poules.

Ouf ! PaLou se souvient et sourit à sa petite-fille.

— Tu veux dire attrape-queue ? Va le chercher, tu connais sa place.

Lou grimpe l’escalier et s’arrête à mi-palier, regarde l’étagère où s’empilent les jeux de société et ne le trouve pas. PaLou qui l’a suivie remarque qu’elle l’a devant les yeux.

Lou montre les trois dernières marches et évidemment, la boite n’est plus à son niveau. PaLou rit et la lui désigne.

— Pique-plume tu voulais dire.

— Oui c’est ça, alors tu vas jouer avec moi.

— D’accord, mais tu l’installes toi-même.

PaLou ne veut pas qu’elle s’aperçoive qu’il ne se rappelle plus trop les règles. Il a gardé pourtant une vague idée du jeu et laisse Lou poser les cartes identiques les unes à côté des autres, face contre la table.

PaLou éclate de rire, car il se souvient maintenant. C’est un memory et le but est de retourner une carte et de retrouver sa jumelle. Si Lou les pose deux par deux, ce n’est pas du jeu ! Il se fait avoir comme un bleu. On n’apprend pas à un singe à faire des grimaces !

— Hey, tu as cru m’avoir pitchounette, mais je pense que les cartes doivent être mélangées.

Clin d’œil de Lou et la partie commence. PaLou se fait battre à plate couture par la gamine de 4 ans. Même pas vexé le PaLou ! Il n’a jamais été fort à ça mais pour rien au monde il ne l’avouerait.

— Pas grave PaLou, c’est parce que t’as pas l’habitude.

Elle s’empresse aussitôt d’aller clamer haut et fort à sa sœur qu’elle a gagné et que dorénavant, elle pourra jouer toute seule et non plus en équipe.

Elle revient rapidement vers PaLou et lui propose alors une partie de trappe-trappe, mais elle impose ses conditions.

— Tu me laisses prendre un peu d’avance parce qu’avec tes grands bras tu vas vite m’attraper.

De sa petite main, elle touche PaLou et détale aussitôt en criant :

— Touché !

 © Isabelle-Marie d’Angèle (novembre 2022)

À très vite…

Bonjour Novembre

Bonjour toi 😉

Nouveau mois ! Il démarre avec la fête de la Toussaint et continue avec celle de nos disparus.

Que va-t-il nous apporter ? Du courage ou de la flemme ? 😂

N’oublions pas le 11 Novembre ❤

La préparation de Noël ? La remise des chaussettes (il fait encore chaud chez nous 😉), le bon chocolat chaud ? Des décorations à gogo ?

Des promenades en forêt ? Même si je n’ai pas attendu ce mois pour me promener. Les couleurs varient encore et les feuilles sont encore là, profitons-en avant qu’elles ne soient toutes tombées, remarque que marcher dedans ça fait un bien fou !

Des lanternes ? Même si la fête des lumières se déroule en décembre on peut toujours commencer plus tôt et puis ça fera des économies d’électricité 😉.

Des nuits de pleine lune ?

Le cocooning me plait bien ! 😉

Et toi comment vois-tu ce nouveau mois ?

À très vite…

Happy Halloween

Bonjour toi 😉 🎃

Je ne suis pas très fan d’Halloween aussi j’ai ce petit texte à vous proposer …

Voilà ça recommence ! 
Cette fois pas pour une romance !

C’est moi Patouille la citrouille
Ronde, à la peau douce et orange
Avec une bonne bouille
Et belle comme un ange
À ce qu’il paraît !
Ange ? Aujourd’hui, ce n’est pas d’actualité !

Déjà, il y a longtemps
Jusqu’à minuit j’étais devenue
Carrosse, pour un prince charmant. 
J’ai fini écrasée à demi nue !

Aujourd’hui, c’est en lanterne
Vidée, creusée et décorée
Avec des bougies allumées
Et un sourire en berne
Que je vais être exposée !

Pour la nuit de l’horreur
Moi Patouille, je dois faire peur
Alors que défilent les heures
Rien qu’à me voir, j’ai peur !

Nuit d’Halloween
C’est quoi cette histoire ?
J’ai la trouille dans le noir
Pas vrai que je pleure, il bruine !

Moi, c’est Patouille la petite citrouille
Laissez-moi ma bonne bouille
Et laissez-moi tranquille
Avec vos jeux débiles.


Moi je veux être un ange,
Vos idées d’horreur me dérangent !

© Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022




À très vite…

Samedi musique

Bonjour toi 😉

J’abandonne encore mon jukebox (il va sûrement se venger 😂) pour partager encore une musique de film. Fan de westerns et d’Ennio Morricone, fais comme moi ferme les yeux et profite !

Quels artistes ! l’harmonica , j’adore !

Bon samedi 🙂

À très vite…

Elsbeth Isobel, la petite sorcière

Bonjour toi 😉

Voici la fin de l’histoire de ma petite sorcière. J’ai rempli mon challenge pour le mois d’octobre 😉.

Samy se réveilla dans son lit et la bonne odeur de pain grillé la titilla aussitôt. Maman devait lui préparer son petit-déjeuner.

Elle se leva, enfila ses claquettes et passa sa main dans ses cheveux emmêlés. Elle ouvrit la fenêtre et entendit un cri bizarre. Un aigle volait au-dessus du jardin, il était haut dans le ciel, mais elle reconnut le bruit, elle en avait déjà vu lors de promenades en montagne avec ses parents.

— Samy, tu descends ?

À regret, elle referma la vitre et rejoignit sa maman. Papa était parti, il travaillait tôt et à plusieurs kilomètres de leur domicile.

— Bien dormi ? demanda Maman en lui versant son chocolat chaud.

Samy ne répondit pas et laissa son esprit vagabonder. Quel joli rêve ! Elle parcourait un paysage féérique en compagnie d’un vautour.

Elle avala ses tartines beurrées en silence puis quitta la table pour aller se préparer.

Devant la glace de la salle de bains, elle coiffa ses boucles. Elle se sentait étrange. Elle saisit son sac d’école, embrassa sa maman et prit le chemin du collège.

Elle leva les yeux et aperçut encore l’aigle qui tournait au-dessus d’elle. Elle s’arrêta pour mieux le contempler.

— Salut Samy ! Qu’est-ce que tu regardes ?

Des copains et copines de sa classe la rejoignaient. Elle leur sourit et leur montra du doigt le bel oiseau.

— Heu… oui il y a des nuages qui font la course, et alors ?

Dans le ciel de Samy, il n’y en avait pas, les nuages s’étaient fait la malle ;

— Viens, on va être en retard.

Samy les suivit non sans jeter un dernier regard sur l’animal.

— Je peux m’asseoir à côté de toi ?

Samy haussa les sourcils, tout était bizarre ce matin.

— Mais oui pourquoi ?

— D’habitude, tu es toute seule.

De plus en plus étrange. Le prof de mathématiques entra dans la classe et Samy sentit la boule au ventre la gagner. Finalement, rien n’avait changé.

La journée se déroula normalement, mais quand elle reprit le chemin de sa maison, l’aigle était toujours dans le ciel.

Au lieu de tourner à droite, elle prit à gauche. C’était bizarre, d’habitude il lui semblait qu’il y avait une bâtisse là, au bout de l’impasse.

Samy s’assit sur le trottoir et ferma les yeux.

 Elsbeth Isobel sans sa chambre, ses parents Straurius et Isaulya et son chat Arthus défilèrent devant elle. Elle revit le voyage qu’elle avait fait dans l’autre monde, elle entendit les bruits des cascades et les rires des elfes, des fées, elle découvrit que son amie lui faisait signe et lui soufflait qu’elles se reverraient, elle lui murmurait également qu’elle ne devait pas être triste parce qu’elle veillerait sur elle à jamais.

Un battement d’ailes lui fit ouvrir les yeux. L’aigle aperçu depuis le matin dans le ciel s’était posé à quelques mètres d’elle et la fixait.

Stupéfaite, elle n’osa pas faire un geste de peur qu’il ne s’envole. Il s’approcha plus près. Il était immense. Elle caressa son plumage. Il se frotta contre elle, l’invitant à s’asseoir sur son dos. Elle n’en crut pas ses yeux quand il prit son envol avec elle accrochée à son cou.

— Samy ? Qu’est-ce que tu fais là toute seule ?

Sa maman ouvrit la portière de la voiture.

— Il me semblait bien t’avoir aperçue en passant devant la rue. Il y a eu un problème au collège ?

Samy grimpa dans le véhicule le sourire aux lèvres. Elle avait compris qu’elle pourrait retourner là-bas virtuellement, Elsbeth Isobel lui enverrait Senu, elle s’en souvenait maintenant.

Elle passa la tête par la vitre et dit au revoir à l’oiseau dans le ciel qui fila en flèche très haut jusqu’à disparaitre.

FIN

© Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022).