Bonjour toi 😉
C’est mercredi, jour des enfants et pourquoi pas faire des jeux de mots ? J’ai trouvé ça 😂

Connais tu tous les pluriels des mots ?










Bonjour toi 😉
C’est mercredi, jour des enfants et pourquoi pas faire des jeux de mots ? J’ai trouvé ça 😂

Connais tu tous les pluriels des mots ?










Bonjour toi 😉

Non mais comment est-ce possible d’avoir oublié la Sainte Cécile, patronne des musiciens, fêtée le 22 novembre ? 🙄😏
Comment est-ce possible moi la fan de musique ? Celle qui en écoute tous les jours, qui écrit avec elle, qui se tient à l’affût des nouveautés, qui se laisse bercer par elle ?
Pour me faire pardonner cet oubli, pourquoi ne ferais-je pas un petit À la…






Bonjour toi 😉
S’il y a bien quelque chose que Marie-Sophie déteste, c’est bien la trahison et le mensonge 🙄.

Je ne voulais pas ouvrir les yeux. J’étais bien dans mon cocon. Je savais que dès que je bougerais, les questions fuseraient de toute part et je n’avais ni l’envie ni la force d’y répondre. Tout allait recommencer, la boule au ventre, la peur de sortir et de parler à mes amis. Je n’avais plus le courage. Pourquoi Saverio était-il passé par là ?
Parce que ce n’était pas ton heure ! Tu as encore tellement de choses à vivre.
Je ne pouvais plus retenir mes larmes. C’était la voix de maman que j’entendais. Je serrai les yeux, peut-être allais-je l’apercevoir ? Je la cherchais désespérément, mais la voix s’était tue et je ne vis personne. Mes paupières se relevèrent lentement. J’étais dans ma chambre. Tournée vers la fenêtre, je reconnus aussitôt l’érable pourpre dont les feuilles balayaient la vitre. Je compris aussi que j’étais seule, mais j’entendais des chuchotements en bas. Soudain, un léger bruit me fit tourner la tête vers la porte. Enzo me regardait. Il n’osait pas entrer. Il me fit un petit signe de la main, je lui fis aussitôt chut en mettant mon doigt sur mes lèvres puis l’invitais à me rejoindre. Il n’hésita pas et s’assit sur mon lit.
— Tu m’as fait peur marraine, tu sais bien que l’eau est froide en ce moment, tu allais tomber malade.
Il chuchotait. Mélusine avait certainement édulcoré la situation. Pour lui, j’avais juste eu envie de prendre un bain.
— Tu as raison, je suis un peu bête parfois.
Je parlais doucement. Il se blottit contre moi.
— Dis… heureusement que le chien de Saverio t’a vue, j’aurais été trop triste si…
Bravache, il essuya en douce une larme.
— Tu sais, Morgan depuis trois jours, il ne mange plus et ne dort plus.
Surprise, je l’interrogeai :
— Trois jours ? Ça fait si longtemps que je dors comme une marmotte ?
— Oui même que parrain et lui se relayaient à côté de toi pour te surveiller. Le médecin est passé, mais il a dit qu’il fallait te laisser te reposer. Ils n’ont pas voulu que tu ailles à l’hôpital. Gabriel était très inquiet et pas d’accord, mais ils disaient que c’était de sa faute tout ça. Morgan l’a même fichu à la porte et s’est mis en colère contre maman. C’est parrain qui a réussi à le calmer. Il est bien mon parrain, je suis allé dormir avec lui dans sa chambre quand il ne te surveillait pas. Maman était trop triste, je ne l’ai jamais vue comme ça. Quand t’es pas là marraine, rien n’est pareil. C’est ce que parrain n’arrêtait pas de répéter à Mélusine. Il s’est fâché aussi contre elle. J’ai voulu prendre sa défense, mais il m’a pris dans ses bras et m’a dit que c’était des histoires de grande personne. Du coup, Morgan m’a emmené et c’est François qui m’a gardé avec Héloïse.
Il se tut, Morgan venait d’entrer dans ma chambre. Lorsqu’il réalisa que j’étais réveillée, un sourire éclaira aussitôt son visage, mais il n’atteignit pas ses yeux. Il avait mauvaise mine, je ne l’avais jamais vu ainsi.
Je lui tendis les bras, il s’y blottit. Enzo toujours contre moi ne bougeait pas. Du coup, je les entourai tous les deux et les serrai contre moi.
— Je te demande pardon ! murmura Morgan à mon oreille.
Pourquoi s’excusait-il ? Ce serait plutôt à moi de le faire, mais je le sentis sangloter contre moi. Puis il se releva et saisit son portable.
— Je reviens, j’ai promis d’appeler Archibald dès que tu serais réveillée, Mélusine tient la boulangerie, il la préviendra et j’imagine qu’il va rappliquer aussitôt.
Il se tourna vers Enzo et lui demanda de rester avec moi.
— Tu veux boire quelque chose ? Manger un gâteau ?
Il avait dû recevoir des consignes et il prenait son rôle très au sérieux. Je repoussai la couette et découvris que j’étais en pyjama. Je ne me souvenais pas l’avoir enfilé.
Je posais délicatement les pieds par terre lorsque Morgan réapparut.
— Je vais t’aider.
Il attrapa ma main et je me levai. Un léger vertige me saisit, mais il ne dura pas. Je me blottis dans ses bras.
— J’ai prévenu aussi le médecin, enfin… Gabriel.
Il avait hésité sur le prénom, mais il me regarda dans les yeux.
— À moins que tu ne veuilles pas qu’il s’occupe de toi.
Je secouai la tête, rien n’avait d’importance. J’entendis une cavalcade dans l’escalier et Archibald déboula dans la chambre. Lui aussi avait mauvaise mine. Morgan se détacha de moi pour lui laisser la place.
— Tu m’as fait tellement peur MarieSophe !
Lui aussi essuya furtivement une larme.
— Pleure pas parrain, elle va bien marraine. Elle a fait un sacré gros dodo. Tu viens avec nous ?
Morgan me passa un pull par-dessus la tête pour que je ne prenne pas froid et tenue par lui d’un côté et par Archibald de l’autre, je descendis l’escalier.
Charles avait dû aussi être prévenu, il arrivait accompagné de Célestine. Aucun ne me posa de questions, mais je sentis que Pépé Charles avait eu du chagrin, ses yeux étaient rougis. Morgan mit en route la cafetière, Archibald avait amené du pain frais et une brioche. La vie semblait reprendre son cours.
Et Gabriel entra à son tour, il me regarda et je compris en un éclair. Ces yeux-là, je venais de les croiser il y a quelques minutes, c’était ceux d’Enzo. Comment mon amie avait-elle pu me cacher ça ? Je n’arrivais pas à réfléchir et calculer quand elle avait couché avec Gabriel, alors qu’elle savait que j’en pinçais pour lui. Enzo était-il au courant ? Et Archi ? C’est ce qui expliquerait peut-être sa colère contre Mélusine.
Perdue dans mes pensées, je n’avais pas dû entendre la question que me posait Gabriel, car il se pencha vers moi et déjà il me prenait mon pouls.
— Comment te sens-tu ? Te souviens-tu quelle année nous sommes ? Comment t’appelles-tu ?
Ah si j’avais pu tout oublier…
— Je m’appelle Marie-Sophie et toi tu t’appelles Gabriel.
Je me tournai vers Morgan.
— Lui c’est mon amour et lui, je désignai Archibald, mon meilleur ami, et puis, là c’est Charles et Célestine.
Rassuré Gabriel me lâcha. Qu’est-ce que j’avais mal ! Y avait-il un remède pour calmer ce sentiment de trahison que je ressentais ? Les questions tournaient en boucle et les souvenirs affluèrent. C’est quand j’étais revenue du Pays basque que j’avais découvert qu’elle était enceinte. Elle avait donc profité de mon absence. Je me rappelais aussi que lors de mon déménagement, les lèvres de Gabriel s’étaient égarées sur les miennes. Je n’avais alors pas fait encore mon choix à ce moment-là. Apparemment, pour lui et Mélusine c’était consommé. Et puis les paroles de Mélusine s’imprimèrent dans mon esprit, elle ne voulait pas d’homme. Elle répétait qu’elle avait fait son bébé toute seule.
Morgan s’approcha de moi.
— Cesse de te poser des questions, tu auras les réponses rapidement. Mélusine a promis.
Comme toujours, il avait compris, mais moi je me demandais s’il était au courant et depuis combien de temps. Même à lui, je ne pouvais pas faire confiance ? J’avais horreur d’être tenue à l’écart sous le prétexte qu’il faille me protéger. Et qu’avait-elle promis Mélusine ? Me dire la vérité ou encore m’édulcorer l’histoire ? Tout ça tourne dans ma tête et l’envie de repartir me coucher, m’endormir et ne plus me réveiller revint me titiller.
— Viens avec moi !
Archibald m’attira vers lui et sans demander l’avis de qui que ce soit, il m’entraîna à l’extérieur. Il me fit grimper dans son Foodtruck et démarra. Je savais que lui ne me trahirait pas, jamais.
© Isabelle-Marie d’Angèle (22 novembre 2022).

Bonjour toi 😉
L’angoisse monte …

Le lendemain matin, alors que Coralie préparait le café, Daniel demanda sans la regarder.
— Elle est vraiment bien la pièce en haut du 2e étage !
Coralie versa le breuvage noir dans les tasses et répondit :
— Tu as éteint le radiateur ? Nous ne connaissons pas la facture d’électricité qui va nous tomber dessus. Cette maison est certainement un gouffre à chauffer.
Il accusa le coup, mais n’en montra rien. Il y avait bien un homme qui lui ressemblait, qui parlait avec sa femme se faisant passer pour lui, qui habitait avec eux et était à l’affût de leurs moindres gestes. Il avala son café rapidement prétextant des rendez-vous urgents et l’embrassa.
— Attends-moi, je pars en même temps que toi.
Elle mit les mugs dans l’évier, saisit son sac, ses clés de voiture et suivit son mari. Ils se firent un signe de la main au bout du chemin et filèrent chacun de leur côté.
— C’est une histoire de fous, Daniel !
Hugo Cortilla avait écouté avec attention le récit de son commandant.
— Nous avons donc deux affaires sur les bras. Le meurtre de la femme de Marteau et celui qui se fait passer pour moi.
— À ce propos, je vais recevoir sa sœur aujourd’hui, Cécilia Joly. La compagne du chirurgien s’appelait Martine Joly.
— Tu me tiens au courant Hugo. Esteban, nous allons repartir chez moi et nous allons trouver cette pièce. Coralie sait certainement comment y entrer, mais je ne me voyais pas décemment lui demander. Je pourrais ainsi démasquer plus facilement l’imposteur.
— C’est un jeu dangereux commandant. Imaginez qu’elle vous prenne vous, pour le méchant ! Elle n’a pas fait la différence hier soir. Il a donc votre voix, votre physique, il est habillé comme vous. Vous avez affaire à un solide adversaire. Pourquoi, vous ne voulez pas en parler au procureur ?
— Pour qu’il pense que je suis détraqué ?
— Peut-être que ça finira par arriver. Vous ne pourrez plus rien faire, une fois que vous serez derrière les barreaux. Il a quand même fait sortir un cadavre sous votre nom et toute votre équipe n’a rien remarqué. C’est juste votre signature qu’il ne maîtrise pas.
— Allons chez moi, ouvrons l’œil et arrête de me vouvoyer.
Coralie se stationna à sa place habituelle. Avant de descendre, elle saisit son portable et composa un numéro.
— Docteur Marteau j’écoute !
— Frédéric ? C’est Coralie.
— Quelle bonne surprise ! Vous avez trouvé l’assassin de ma femme et c’est toi qui vas me l’annoncer ?
— Ce n’est pas pour ça que je t’appelle. Il faut que je te parle. Tu es libre pour déjeuner ?
— Aujourd’hui ?
Elle l’entendit remuer des papiers. Il devait certainement consulter son agenda.
— Je ne vais pas pouvoir, mais j’ai un peu de temps avant mes premiers rendez-vous de la matinée. Rejoins-moi au bar en face de l’hôpital.
— C’est d’accord, je te remercie.
Elle repéra son copain de fac rapidement. Il avait commandé un café et tenait sa tasse à la main quand elle parvint jusqu’à lui. Il se leva aussitôt pour la saluer. Ils s’embrassèrent comme au bon vieux temps.
— Comme toujours, un café à la main, tu n’as pas changé.
— Comme tu vois. Alors, raconte-moi ce qui te tracasse, je n’ai pas beaucoup de temps.
— Tu vas toujours à l’essentiel toi !
Elle leva le bras pour appeler le garçon.
— Un chocolat me fera du bien.
Le serveur prit sa commande.
— Fred, il y a un type qui se fait passer pour mon mari. Tu crois que c’est possible de faire un truc pareil ?
Il en lâcha sa tasse et le café se répandit sur la table. Aussitôt, le garçon vint nettoyer et en proposa un autre que Fred accepta.
— Qu’est-ce que tu sous-entends ?
— Je suis certaine que quelqu’un veut se faire passer pour lui. Il a son visage et souhaite lui ressembler. Je me souviens que tu avais la phobie de ça quand nous faisions nos études, que quelqu’un puisse voler l’identité d’une personne en prenant sa tête. Tu riais parce que tu pensais que personne ne t’aurait envié ton physique, mais tu soutenais que l’idée de cloner des humains de cette façon…
— Attends je t’arrête tout de suite. Le clonage, ce n’est pas la même chose. Tu parles juste de l’apparence si j’ai bien compris. Tu en as discuté avec ton flic ?
— Bien sûr que non, je ne veux pas l’inquiéter.
— Tu devrais, c’est grave.
— S’il sait que je suis venue te voir alors qu’il y a une enquête sur toi, il ne va pas apprécier. Je compte sur ta discrétion.
— D’ailleurs, où en est-on ?
— Je ne suis pas dans les confidences. Par contre… pourquoi as-tu fait croire que Martine était ta femme ?
— C’était plus facile que de dire ma compagne. De plus, personne ne m’a rien demandé.
— Fred, arrête tes sarcasmes. Tu as une enquête criminelle sur le dos, il va bien falloir qu’on trouve qui a tué ton amie.
— Justement… il paraît qu’un homme qui ressemble à ton mari est venu chez moi le soir du meurtre, murmura-t-il mi-figue mi-raisin.
Coralie, surprise ne répondit pas. Il ajouta :
— C’est la voisine qui me l’a dit.
— Tu comprends bien que Daniel est visé. Tu pourrais te renseigner parmi tes collègues ? Un inconnu aurait pu demander des choses bizarres comme refaire son visage et…
— J’en vois tous les jours des gens comme ça Coralie. En général, ils viennent avec une photo. Mais promis, je vais voir ça pour toi.
— Tiens-toi à carreau concernant l’enquête. Je sais bien que tu ne serais pas capable de faire de mal à une mouche, moi ! Peut-être as-tu des ennemis et que c’est à toi qu’on en voulait après tout ?
Stupéfait, il la contempla.
— Je n’avais même pas pensé à cette idée. Ton commandant serait d’accord avec cette hypothèse ?
— Nous ne parlons jamais boulot à la maison.
Elle se leva.
— Je m’en vais, tu as du travail et moi aussi. Merci de m’avoir écoutée. Je paie en sortant.
— Laisse, c’est pour moi.
Daniel Faventiny et Esteban Blaviso étaient désappointés. Ils avaient tout essayé pour trouver un éventuel bouton qui délivrerait un passage. Ils avaient fait chou blanc. Le commandant était furieux.
— Incroyable ! Où est donc planquée cette fichue fenêtre ?
— Je ne vois qu’une solution, demander à votre femme. Vous avez tort de vous taire. Cette histoire va tourner mal.
— Pour le choper ce tordu, je n’ai que cette solution.
— Désolé, je ne suis pas d’accord.
— Cherchons encore.
Son portable bipa.
— Oui Hugo !
Le silence s’installa au fur et à mesure que Faventiny écoutait son collègue. Esteban semblait lire sur le visage de Faventiny sa stupéfaction. Quand il rangea son téléphone, il donna un coup de poing sur le mur.
— Commandant ?
— Cécilia Joly est la jumelle de Martine, et c’est elle la véritable compagne de Marteau. Elles s’étaient échangées parce que Cécilia avait peur du toubib. Le problème c’est qu’elle ne veut pas parler et on n’a rien pour l’obliger à le faire, surtout si elle est en danger. Il ne faut surtout pas que le médecin l’apprenne.
— Il y a donc bien un souci avec lui.
— Pas que… Hugo en passant devant l’hôpital ce matin a aperçu Marteau qui sortait du bar d’en face. Ma femme était avec lui.
© Isabelle-Marie d’Angèle
À suivre…

Bonjour toi 😉


Bonjour toi 😉
Sacré coup de Nostalgie 😉 avec le choix de mon jukebox

Non ce n’est rien qu’une chanson qui revient quelquefois
Rien qu’un sourire, en souvenir d’un garçon d’autrefois
Quand mes jours sont gris
Qu’il neige sur ma vie, il revient dans ma mémoire
Au lycée Français, un soir il m’attendait
Il souriait Nicolas
Nicolas (Nicolas), Nicolas (Nicolas), ma première larme ne fût que pour toi
On était (On était) des enfants (des enfants), notre peine valait bien celle des grands (Ouhou, ouhou)
Nicolas, Nicolas (Nicolas), c’était de l’amour, on ne le savait pas
C’est la vie (C’est la vie), qui nous prend (qui nous prend)
Qui nous emmène où elle veut et où elle va
Un homme enfant, aux yeux trop grands, sur un quai, qui pleurait
Il a neigé, beaucoup depuis, sur là bas, sur Paris
Et il ne sait rien, de moi et de ma vie
Ce que je fais, qui je suis
Il ne connaît pas, l’autre Maritza, il garde la vraie là-bas
Nicolas (Nicolas), Nicolas (Nicolas) mon premier chagrin s’appelle comme toi
Je savais (Je savais), que jamais (que jamais), je ne reviendrai ici auprès de toi (Ouhou, ouhou)
Nicolas, Nicolas (Nicolas), c’était de l’amour, on ne le savait pas
C’est le temps (C’est le temps), qui s’en va (qui s’en va)
Qui invente toutes nos peines et nos joies
Nicolas (Nicolas), Nicolas (Nicolas), ma première larme ne fût que pour toi
On était (On était) des enfants (des enfants), notre peine valait bien celle des grands (Ouhou, ouhou)
Nicolas, Nicolas (Nicolas), c’était de l’amour, on ne le savait pas
C’est la vie (C’est la vie) qui nous prend (qui nous prend)
Qui nous emmène où elle veut et où elle va
Nicolas (Nicolas), Nicolas (Nicolas)
Je ne peux pas ignorer celle-ci …vintage à souhait 😉
Je te propose ici une reprise par la nouvelle génération, Camélia Jordana. C’est l’occasion de voir Sylvie Vartan aujourd’hui.
Bon samedi en chansons

Bonjour toi 😉
J’ ai cru comprendre que tu étais impatiente de connaître la suite de mon thriller 😉 alors là voilà 😊.

Coralie, je sais que tu n’y verras que du feu. J’ai bien potassé mon rôle et cette fois je suis sûr de moi.
L’ambiance était tendue chez les Faventiny. Coralie regardait son mari à la dérobée. Il semblait être normal. Il avait déposé son arme comme d’habitude, l’avait embrassée. Ils parlaient peu du travail quand ils étaient ensemble.
— Ton enquête avance ?
— Les voisins n’ont pas aperçu grand-chose. Ah si…
Daniel hésita et finalement ajouta.
— La plus proche de la maison du toubib a vu un homme le soir de l’agression. Il me ressemblait. Elle a même pensé que c’était moi lorsqu’Esteban l’interrogeait et que je l’attendais à la voiture. Mais quand elle fut face à moi, elle s’est rendu compte que j’étais plus grand.
— Et comment a-t-elle su ça ?
— Je ne me suis pas baissée en passant sous le panier de basket.
Daniel rit.
— Rudement observatrice la voisine. Elle ferait un bon flic.
Coralie ne répondit pas. Elle pensa aussitôt qu’elle n’avait pas fait attention à la taille de l’homme venu chez eux. Elle frissonna.
— Tu as froid ?
Il s’approcha d’elle pour la serrer dans ses bras. Elle se raidit aussitôt.
— Désolée, je ne me sens pas en forme ce soir. Je vais aller me coucher. Demain, je dois me lever tôt. Bonne nuit Daniel.
S’il fut surpris, il n’en montra rien et la laissa monter. Il s’installa dans la pièce qui faisait office de bureau et consulta ses mails.
Coralie avait enfilé un pyjama et se démaquillait dans la salle de bains quand Daniel apparut derrière elle dans le miroir.
— Finalement, tu viens aussi te coucher ? lui demanda-t-elle.
— Tu m’as inquiété, tu n’es pas malade ?
— Mais non, je suis fatiguée. Tu ne voulais pas travailler ?
Il s’approcha d’elle et entortilla une mèche de ses cheveux autour de son doigt.
— Il faut que je te montre quelque chose. Tu sais, la pièce où la porte fait toujours du bruit parce qu’elle claque ? Il y a une autre qu’on ne voit pas, comme un passage secret.
— Qu’est-ce que tu dis ? Tu penses que quelqu’un peut entrer par cet endroit ?
Coralie n’était pas rassurée. Il l’a prit par la main et l’entraina dans l’escalier.
— Viens, tu t’en rendras compte par toi-même !
Elle le suivit sans hésitation.
En effet, au deuxième étage, il y avait effectivement une bibliothèque, vide de livres.
— Regarde !
Il appuya sur un mécanisme qu’il lui montra. Le meuble s’écarta et une pièce agréable et cosy se dévoila.
Coralie stupéfaite n’y entra pas.
— Comment as-tu trouvé ça ?
— C’est Esteban et Hugo qui m’ont mis la puce à l’oreille en me parlant de cette porte qui claquait toujours. Ne crains rien, elle est sympa cette pièce.
— On dirait qu’elle est habitée.
— Mais non, elle est juste en très bon état. Peut-être que les anciens propriétaires aimaient avoir un coin bien à eux. Depuis la fenêtre, on voit bien ce qu’il se passe à l’extérieur. Regarde !
Coralie entra et se dirigea vers elle. La nuit s’était installée, mais grâce à un beau clair de lune, elle put apercevoir le chemin qui menait à la route et plus loin la mare qui scintillait.
— Il y fait bon dis-donc !
— Oui, il y a un radiateur.
— Nous allons avoir une sacrée facture d’électricité. Si nous ne venons pas ici, il faudra l’éteindre, ça ne sert à rien de chauffer.
— Tu as raison, je n’y avais pas réfléchi.
— Je vais me coucher. Tu me rejoins ?
— Je te suis.
Elle quitta la pièce la première. Arrivée à sa chambre, elle remarqua que la lumière était restée dans le salon. Elle pensa que son mari allait certainement redescendre travailler.
Daniel éteignit son ordinateur et aperçut une lampe dans le parc. Il alla chercher son arme dans l’entrée et sortit sans faire de bruit.
— Esteban ?
— Ah commandant ! Comment m’avez-vous vu ?
— Tu as allumé ton plafonnier !
— Je ne suis vraiment pas doué pour les planques.
— Qu’est-ce que tu fous ici ?
— Je suis inquiet. Avec Hugo, on s’est dit qu’on pourrait venir surveiller chacun à son tour.
— Vous n’allez pas dormir ? C’est idiot Esteban, je ne risque rien.
— J’ai vu de la lumière là-haut, à la petite fenêtre au dernier étage.
— C’est la pièce que nous avons découverte avec la porte qui claque. Coralie y est peut-être ! Elle est montée.
— Vous y étiez aussi ?
— Pas du tout, j’étais dans mon bureau.
— Je suis certain d’avoir aperçu deux silhouettes.
— Tu as dû rêver !
— Non ! C’est pour ça que j’ai allumé le plafonnier justement, je cherchais mon portable pour vous appeler. Vous devriez aller voir si votre femme est couchée !
— Je ne veux pas l’effrayer.
— Commandant, ça ne vous ressemble pas. Vous êtes un bon flic et normalement vous sentez les embrouilles avant tout le monde. C’est le mariage qui vous a retourné le cerveau ?
S’il ne se comprenait pas l’inquiétude de son collègue, Faventiny aurait éclaté de rire. Il préféra prendre au sérieux sa demande.
— D’accord, je vais voir où est Coralie et je vais faire un tour là-haut. Je te ferais signe de la fenêtre. Tu me répondras par des appels de phares. Tu es rassuré ?
— Ne vous moquez pas de moi.
Faventiny haussa les épaules et repartit en sens inverse.
Il grimpa les marches à vive allure et passa la tête dans leur chambre. Coralie lisait un bouquin, veilleuse allumée.
— Tu ne dors pas ?
— Je t’attendais.
— J’arrive dans quelques minutes.
— Tu as terminé ce que tu devais faire ?
— Oui. Je vérifie un truc et je te rejoins.
Parvenu au deuxième étage, il poussa la porte du bureau. Il jeta un coup d’œil sur la bibliothèque et pensa que les propriétaires précédents devaient aimer lire, vu le nombre d’espaces vides. Il actionna la lumière et s’approcha de la fenêtre. Il fit signe à son collègue dont il apercevait le véhicule.
Au lieu des appels de phare prévus, c’est son portable qui vibra. Il décrocha, surpris.
— Je ne parlais pas de celle-là Commandant !
Faventiny vit Esteban allumer ses codes, puis sortir de la voiture.
— Tu déconnes ?
— Quand je vous disais qu’il y avait un truc bizarre !
— Ne bouge pas, je redescends. Tu m’indiqueras où elle se trouve.
En passant devant leur chambre, il entendit Coralie qui l’appelait.
— Un problème ?
— Je reviens. J’ai oublié d’éteindre en bas.
Il rejoignit son collègue rapidement. Celui-ci tendit le bras et montra du doigt la petite fenêtre pratiquement invisible quand il n’y avait pas de lumière.
Faventiny la découvrit avec surprise.
— Mais d’où vient-elle celle-là ?
— Où vous m’avez fait signe, de là.
Esteban lui désigna.
— L’autre est dans le prolongement. Il y a donc une pièce supplémentaire qui donne dans celle où vous étiez.
— Mais non.
— Je vous assure que si.
— Je deviens fou. Il n’y a qu’une ouverture dans le bureau.
— Je viens avec vous si vous le souhaitez.
— Pas ce soir. Coralie est couchée.
— Commandant, y a truc louche ! laissez-moi y aller.
— Demain, quand ma femme sera partie. Bonne nuit Esteban.
© Isabelle-Marie d’Angèle
À suivre…

Bonjour toi 😉
Elle méritait bien ça 💖

Rose d’automne La dernière du jardin Mon plus beau cadeau © Isabelle-Marie d’Angèle

Bonjour toi 😉

Petit Paul comme tous les soirs demanda une histoire avant de s’endormir. C’est papa qui dut s’y coller aujourd’hui. Il saisit un illustré dans l’étagère.
— Non pas une histoire dans un livre. Invente.
Papa soupira. Il n’avait pas beaucoup d’imagination et surtout pas trop envie de se creuser la tête. De plus, une émission à la télévision l’intéressait et elle allait commencer. Il demanda plein d’espoir :
— Tu veux que j’appelle maman ?
Il était déjà debout, mais Petit Paul le rattrapa par la main.
— Non, toi !
Résigné, papa se lança. Quand Petit Paul avait une idée derrière la tête, inutile de tenter de le faire penser à autre chose.
— Il était une fois…
— Pourquoi une fois ? Tu ne peux pas changer, c’est toujours pareil que ça commence.
Le garçon bien assis dans son lit regarda plein d’espoir son père. Il avait tellement confiance en lui que celui-ci regretta d’avoir pu préférer le grand écran à son bonhomme de cinq ans. Il allait vraiment devoir faire un effort, car ce soir l’imagination lui faisait cruellement défaut.
— Alors ? insista le gamin.
— Il était… deux fois ?
— C’est nul papa. Commence par il était des fois que j’aimerais… avoir un chien. Tu vois, je t’aide.
— Ah d’accord, c’était donc ça ! Il était des fois un petit garçon qui n’arrêtait pas de répéter qu’il voulait un chien.

Papa sourit pensant que finalement le sujet de l’histoire était trouvé.
— Des fois que son papa changerait d’avis, continua Petit Paul plein d’espoir.
— Des fois que le petit garçon commençait sérieusement à énerver son papa.
— Des fois que le papa n’aurait pas bien entendu.
— Des fois que le petit garçon n’aurait pas compris que ce n’était pas possible.
— Des fois que le papa voudrait que le petit garçon ne soit pas malheureux, insista Petit Paul les larmes aux yeux.
— Des fois que le petit garçon jouerait bien la comédie avec ses yeux tout tristes.
— Mais je pleure vraiment…
— Des fois qu’il faudrait peut-être s’endormir.
— Des fois que tu ne m’aimes plus.
— Des fois que tu dis n’importe quoi.
— Non c’est pas vrai, sinon tu me l’achèterais le chien.
La patience de Papa avait quand même des limites.
— Petit Paul, ça suffit, tu te couches des fois que je me fâcherais pour de bon et que tu n’aurais jamais de toutou.
Le gamin releva la tête :
— T’as dit quoi ?
— Tu dors maintenant.
Papa l’embrassa et éteignit la lumière.
— Tu changeras peut-être d’avis hein papa, murmura Petit Paul, des fois que je serais vraiment sage et que je n’en parlerais plus jamais ? Et puis, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, même que c’est toi qui le dis.
© Isabelle-Marie d’Angèle (novembre 2022)

Bonjour toi 😉
Quand je relis mes chapitres, je me demande bien comment ça va finir cette histoire, pas toi ? 🧐

Coralie était chez elle, seule. Le commandant l’avait prévenue qu’il rentrerait plus tôt que prévu, voire une heure ou deux. Quand elle entendit la voiture, elle fut agréablement surprise. Il avait fait vite.
Occupée dans le bureau, elle termina son rapport et se leva pour l’accueillir. Il était déjà dans la cuisine. Il tendit sa joue. Elle éclata de rire.
— Tu ne m’embrasses pas ?
— Où ai-je l’a tête ! Désolé, je n’ai pas encore déconnecté du travail.
— Je pensais que tu allais revenir plus tard, ce n’est pas ce que tu m’avais dit ?
Il ne répondit pas immédiatement. Il enleva son manteau et alla l’accrocher dans l’entrée.
— Tu ne le mets pas dans le placard ?
— C’est pareil non ?
— Tu as rangé ton arme ? Je ne sais pas, d’habitude, tu as tout un rituel pour la cacher . D’ailleurs, tu n’as jamais voulu que j’apprenne où elle est exactement.
— Je dois vraiment être fatigué, je l’ai oubliée. Je retourne la chercher.
— Tu vas bien mon cœur ?
Il ne répondit pas, reprit son manteau, claqua la porte, laissant sa femme stupéfaite. Son portable vibra à ce moment-là.
Le visage de Daniel s’afficha à l’écran. Elle décrocha.
— Chérie, tu étais au courant que ton pote le toubib n’était pas marié avec le cadavre que tu es en train d’examiner.
Coralie ne sut quoi dire. Elle regardait la voiture de son homme qui disparaissait au coin du chemin.
— Daniel ? C’est toi ?
— Qui veux-tu que ce soit ? Tu es encore au boulot ou tu es déjà rentrée ?
****
Mais quel con ! J’ai failli être démasqué. Je ne sais pas comment je vais rattraper le coup. Il y a vraiment un bug dans la matrice !
Me retrouver face à toi m’a fait perdre tous mes moyens. J’avais l’occasion d’en profiter et j’ai foiré. Je suis trop impatient !
Dans les locaux de la police, Daniel restait perplexe.
— Alors ? Elle savait ?
Hugo et Esteban le regardaient interrogatifs.
— Apparemment non ! Finalement, je ne suis pas certain qu’elle ait eu des nouvelles de cet homme. Vous avez fait des recherches sur le type qui me ressemble et qui est venu chez les Marteau ?
— Oui et on n’a rien trouvé.
— Comment ça ?
— À part la voisine qui en parle, personne d’autre ne l’a vu. Remarque que les maisons ne sont pas orientées de la même façon.
— Pas de caméra de surveillance ?
— Non, rien.
— Sur la défunte ?
— Elle a une sœur. Je l’ai convoquée pour demain. J’ai aussi enquêté à la salle de sports où elle se rendait.
— Et ?
— Fille sans problèmes. Effectivement, la voisine venait souvent avec elle. Par contre, elle restait toujours en manches longues.
— Pour cacher des traces de coup ?
— Le coach qui la suivait lui avait déjà demandé de se mettre à l’aise parce qu’elle se plaignait d’avoir chaud, mais elle affirmait qu’elle préférait se couvrir pour perdre plus de calories.
— Interrogez la voisine. Elle a peut-être remarqué quelque chose. Vu qu’elle est curieuse comme une fouine…
Coralie était montée dans sa voiture et filait au centre médico-légal. Il fallait qu’elle parle à ses amis et collègues. Sophia et Vincenzo surpris la virent débouler dans les locaux à toute allure et passablement perturbée.
— Un problème ?
Vincenzo la regardait tandis que Sophia se rapprochait d’elle. Coralie les interrogea tour à tour.
— Lorsque vous êtes venus à la crémaillère, j’ai entendu avant de rentrer dans la maison que tu faisais remarquer à Daniel qu’heureusement qu’il était parti quand vous étiez arrivés. Je n’ai pas fait attention sur le moment. Tu pensais à quoi ?
Sophia et Vincenzo se regardèrent. Il hésita avant de répondre. Il ne voulait pas trahir le Commandant, mais Sophia réagit aussitôt.
— Nous l’avons croisé sur le chemin.
Vincenzo biaisa.
— Enfin, nous avons cru le croiser. En fait, ce n’était pas lui.
Sophia surprise se tut et le laissa continuer.
— Comment ça, ce n’était pas lui ?
— Nous étions distraits et regardions la mare. Avec le soleil de face, nous avons pensé que c’était le Commandant, mais quand nous lui avons demandé, il nous a répondu que c’était sans doute une erreur. Il parait qu’il arrive souvent que des livreurs se trompent d’adresse.
— Vous ne me cachez rien ? Vous êtes certains ?
— Pourquoi cette question ?
Sophia mal à l’aise se tordait les mains. Elle n’aimait pas mentir, mais Coralie reprenait.
— Il s’est passé un truc bizarre ce matin. Daniel est rentré à la maison. Je ne le trouvais pas comme d’habitude. La preuve en est qu’il ne m’a pas embrassée et avait oublié son arme au travail. Il est donc reparti aussitôt la chercher.
— Ne t’inquiète pas, ça peut arriver.
— Jamais, il ne ferait ça. Bref, ça, c’est une chose. Sauf qu’alors que la voiture filait au bout de l’allée, il m’a appelée des locaux de la police pour me parler boulot. Il ne savait pas si j’étais rentrée, ou encore ici.
Daniel ferma la porte de son bureau et demanda la discrétion absolue à ses deux collègues.
— Je trouve bizarre qu’une voisine pense que j’étais sur les lieux du crime. Une personne qui me ressemble veut me faire porter le chapeau. N’oubliez pas le corps qui avait disparu et qui était chez moi. L’équipe n’a pas remarqué que ce n’était pas moi qui étais venu le chercher. Heureusement que ma signature est très difficile à imiter, sinon j’étais bon pour finir derrière les barreaux et prendre une enquête de la police des polices sur le dos. Nous avons affaire à un malade qui veut se faire passer pour moi. Nous devons le trouver rapidement et je compte sur vous.
D’autre part, Vincenzo Zacchetti, le collègue de Coralie m’a inquiété sérieusement. Je n’en ai pas parlé à ma femme. Elle leur avait donné les clés pour qu’ils viennent voir la déco pour choisir notre cadeau. Ils m’ont croisé sur le chemin et ont été surpris que je ne m’arrête pas pour les saluer. Ce n’était pas moi. Il a ensuite fait allusion à de la musique qui s’est tue quand ils sont entrés. Du jazz.
— C’est grave ce que tu racontes. Tu devrais mettre une équipe de surveillance autour de chez toi.
— Je ne veux pas inquiéter Coralie.
— Quand même ! Imagine qu’il se fasse passer pour toi et qu’elle ne se rende compte de rien ?
Daniel haussa les épaules.
— Il ne prendrait pas ce genre de risques !
— Tu sais des malades, nous en voyons tous les jours, ce n’est pas à toi qu’il faut apprendre ça !
— Je préfère ne rien dire pour l’instant. Ouvrez l’œil, et tenez-moi au courant.
— Tu as tort Daniel ! glissa Hugo. Fais attention ! S’il peut rentrer chez toi comme ça…
— Mais non, c’était sans doute un truc connecté.
— Tu ne disais pas qu’une porte claquait souvent ?
— On sait pourquoi ! on l’a trouvée, c’est celle d’en haut.
— Tu es certain ?
— Mais oui Hugo ! Arrête ta paranoïa.
À suivre
© Isabelle-Marie d’Angèle
