J’aime un voyou au grand cœur

Bonjour toi 😉

Prête pour le chapitre 13 ?

Chapitre 13

— Monsieur Destrée est en réunion. Je peux prendre un message ?

— Dites-lui que c’est la police !

Mon capitaine n’était pas de bon poil et je dus le retenir par le bras alors qu’il allait entrer de force dans le bureau de François.

La jeune femme à l’accueil n’en menait pas large, mais elle n’y était pour rien. Je la rassurai d’un sourire et lui demandai de prévenir son directeur que nous devions l’interroger rapidement.

Elle n’eut pas à le faire, la porte s’ouvrit face à deux hommes, l’un d’eux était Diego Destrio. Il me fit un signe de tête et passa devant nous sans rien dire, suivi de son acolyte.

Nous entrâmes dans le bureau. Paco ne nous laissa pas parler.

— Bonjour Commandant, Capitaine, si vous venez pour la mort de Philippe Peton, comme vous avez pu le constater, mon père sort d’ici. Nous n’y sommes pour rien ni l’un ni l’autre.

Il se planta devant sa fenêtre et se tut. Il nous tournait le dos, je ne pouvais donc pas voir son visage. Mon collègue qui n’était pas d’une nature patiente lui demanda de nous regarder, il voulait lui poser quelques questions. François s’assit et nous invita à prendre place face à lui.

Théo l’interrogea :

— Les nouvelles se propagent à vitesse grand V ici ! Connaissiez-vous cet homme ?

Paco soupira et plantant ses yeux dans les miens, répondit :

— Je vais nous faire gagner du temps. Oui, c’est même lui qui m’avait cambriolé et tabassé, je l’avais reconnu à son tatouage. J’avais promis à ses parents d’accueil de ne rien dire. Laissez tranquilles ces braves gens, ils n’ont rien à voir dans toute cette histoire. Je vous le répète, je n’y suis pour rien.

— Pouvez-vous me donner votre emploi du temps depuis hier soir, monsieur Destrée ?

— Seul, mon chien pourra vous confirmer que j’étais chez moi jusqu’à 20 heures. Ensuite, mon collaborateur Jordan Calamine m’a téléphoné, mais j’imagine que vous allez dire qu’avec mon portable, je peux répondre de n’importe où, n’est-ce pas ? Vous n’aurez pas cette joie, parce que Jordan préfère toujours m’appeler sur mon fixe. Je suis allé le rejoindre à la salle de sports. Je suis allé m’entrainer jusqu’à 23 heures, Jordan était avec moi. Nous sommes repartis ensemble, mais il est rentré chez lui et moi chez moi. Si vous voulez vérifier mon alarme, elle pourra vous indiquer l’heure exacte à laquelle je l’ai désactivée. J’ai pris une douche et me suis couché. Je suis arrivé ici vers 8 heures 30, ma secrétaire pourra vous le confirmer, elle était déjà là. Je vous signale aussi que la banque est ouverte le samedi matin, une fois tous les quinze jours, vous avez eu de la chance de me trouver.

— Vous récitez votre emploi du temps comme si vous saviez que vous alliez être interrogé, nota mon capitaine.

Je souris intérieurement et les souvenirs affluèrent :

— Tu m’étonneras toujours toi avec ta mémoire, comment tu peux te rappeler les voitures qui sont passées devant chez toi ?

 — Pas difficile, il n’en passe pas non plus des masses, mais depuis tout petit, j’aime bien me répéter comme dans un film, tout ce que j’ai fait ou vu dans la journée.

— Tu te souviens de ce que tu as fait, il y a une semaine ? J’y crois pas.

Paco m’avait tout raconté comme aujourd’hui, avec une voix de robot, sans bafouiller et sans se tromper. Je me souviens pourtant lui avait fait remarquer qu’il pouvait me dire n’importe quoi, je ne pourrai pas vérifier. Alors, pour me prouver qu’il n’avait pas menti, il sortit un cahier, je vois encore sa couverture, c’était un paysage africain avec un éléphant qui levait sa trompe. Une bulle au-dessus de lui disait : je te mets au défi d’avoir une meilleure mémoire que moi. Tout y était noté. Je serais curieuse aujourd’hui de savoir si François avait toujours cette manie.

Je rencontrai son regard. Il ouvrit un tiroir et prit un ordinateur portable. 

— Vous aurez mon emploi du temps depuis des mois là-dessus.

Le cahier avec le pachyderme avec disparu pour faire place à la nouvelle technologie. François n’avait donc pas changé. Il avait gardé cette manie de tout noter.

Sans mot dire, Théo le saisit.

— Vous le récupérez rapidement, monsieur Destrée. Merci pour votre collaboration.

Nous nous levâmes de concert et François reprit sa place devant sa fenêtre. Au moment où j’enfourchai ma moto, je remarquai que Diego Destrio était garé non loin de là et qu’il me regardait. Il me fit un signe et son chauffeur démarra, il passa près de moi au ralenti puis accéléra.

Arrivée au commissariat, j’avais déjà le premier rapport de Luc Grégoras. Je reconnaissais que c’était un bon légiste, rapide et efficace. Il confirmait l’heure de la mort de Philippe Peton, tôt dans la matinée, ainsi qu’une bagarre. L’homme s’était défendu, à en croire les coups sur les mains. Il était possible qu’il ait trébuché et qu’il soit mal tombé.

Théo avait cherché dans les comptes-rendus du cambriolage de François s’il y avait d’autres empreintes connues et moi, je me plongeai dans les photos. Je me souvenais parfaitement du visage du copain de Peton. Il n’était malheureusement dans nos fichiers, je décidai de repartir chez la famille qui accueillait la victime. Simone avait peut-être son nom.

Cette fois-ci, je n’y allais pas en moto. Je ne voulais pas que les voisins soient au courant de ma visite. J’empruntai donc une voiture banalisée.

Simone m’ouvrit la porte et j’entrai. Elle avait les yeux rouges, signe qu’elle avait dû pleurer.

Elle m’invita à m’asseoir autour de la table du salon et prit place en face de moi. Son compagnon nous rejoignit aussitôt. Je ne tergiversai pas longtemps pour poser la question qui me brulait les lèvres et je ne souhaitais pas qu’il se tracassent inutilement.

— Vous m’avez parlé ce matin d’un copain qui accompagnait Philippe, connaissez-vous son nom ?

— Il l’appelait Joseph, répondit son mari.

— T’es sûr Henri ? C’était peut-être l’autre et pas celui qui était venu ici.

Elle ajouta en se tournant vers moi.

— Philippe avait deux amis avec qui il avait sympathisé en foyer. Philippe était le seul à avoir été placé en famille d’accueil, pas eux, ça se passait toujours mal. Vous pourriez peut-être connaitre leur nom avec le directeur qui s’occupait d’eux. Je vous donne l’adresse.

Je comprenais bien que le couple voulait vraiment m’aider et ne pas avoir maille avec la police. Je pris donc le papier où elle avait noté les coordonnées.

Son mari, Henri, n’en démordait pas, c’était Joseph qui était venu chez eux.

— Vous connaissez son nom de famille ?

— Non, mais le réparateur de motos oui. C’était un fou de ces engins, mais il n’avait pas les moyens de s’en offrir, s’il avait pu en voler une, il ne se serait pas gêné. Il était tout le temps fourré chez le mécanicien, dans l’espoir qu’il lui trouve une bécane pour presque rien.

C’était certainement lui que j’avais vu tourner auprès de la mienne au commissariat. Je les remerciai pour leur aide et quittai leur maison.

Je me garai devant le hangar où différentes motos s’alignaient. Au moment, où j’ouvrai la portière, un homme sortait en courant et le patron de l’entreprise l’invectivait furieusement :

— Ne remets plus jamais les pieds ici Gardon, sinon je te signale à la police.

Il m’aperçut et me prit à partie.

— Désolé, mais il ne cesse de tourner autour de mon matériel. Vous désiriez quelque chose ?

— Vous avez de la chance, je suis Angèle Merlin, commandante de police. Un problème ?

— Je ne veux pas lui faire de tort, mais ce Joseph Gardon vient tous les jours me demander si je n’ai pas une moto à lui donner, comme si je pouvais me permettre de donner ! Et puis, j’ai entendu ce matin que Philippe Peton était mort. Ils étaient tout le temps ensemble. Je ne veux pas être mêlé à leurs histoires. Imaginez qu’il prenne une bécane pour s’échapper d’ici ?

À suivre …

© Isabelle -Marie d’Angèle

À très vite…

Héloïse change l’histoire

Bonjour toi 😉

— Dis maman, tu te souviens la dame qui était venue et qui sortait d’une autre histoire ?

Héloïse était dans la pièce préférée de Charlie. Celle où elle peignait, dessinait, et parfois recevait des personnes pour les soigner, mais ça fallait pas le dire. Joe ne serait pas content.

Aujourd’hui, Charlie cousait. Oui, elle avait des doigts de fée, Charlie ! D’un bout de tissu qui ne ressemblait à rien, elle en sortait une magnifique robe.

— Elle s’appelait Marie-Sophie. Tu crois que je pourrais aller la retrouver ? Peut-être que son ami boulanger fabrique des croissants meilleurs qu’ici ?

— Ne dis pas ça à Joe, il ne jure que par Toine. Paraît-il qu’il est le seul à des kilomètres à la ronde à faire du bon pain.

Héloïse repoussa la corbeille de fils et tissus multicolore et s’assit sans vergogne sur la table, face à sa mère.

— Allez maman, tu ne veux pas qu’on se projette dans son village ? On peut se faire passer pour des vacanciers ? J’aimerais bien voir Archibald, c’est comme ça qu’elle l’a appelé ?

— Ce n’est pas une bonne idée d’aller dans une autre histoire. Nous serions des intruses.

— N’empêche, ce serait chouette de pouvoir en changer le cours, ce serait même rigolo. Imagine dans le conte du Petit Poucet, la famille ne serait pas pauvre ?

— Il n’y aurait pas d’histoire Héloïse. C’est justement parce que les bûcherons sont pauvres et qu’ils ne peuvent pas nourrir leurs sept enfants qu’ils décident de les abandonner dans les bois.

— Je sais… il faut que j’aille dans une histoire pas terminée, comme ça, c’est moi qui fais la fin.

Charlie éclate de rire.

— Et comment vas-tu en trouver une ?

— Je suis sûre que chez Marie-Sophie, c’est comme ça. Elle a dit qu’elle était dans un cahier, elle n’est pas dans un livre. Si ça se trouve, elle raconte sa vie, alors si j’arrive dans sa ville, elle va parler de moi, obligée !

— Tu ne doutes de rien toi ! dit Charlie en lui ébouriffant les cheveux.

— On y va toutes les deux ?

— Et que va-t-on y faire ?

— On verra bien maman, je te fais confiance.

— Et si nous tombons mal, un moment de l’histoire triste par exemple ?

— Et ben, on change tout.

Je buvais mon café, assise sur la chaise de mon salon de jardin quand je les aperçus. Une femme et une gamine.

— Bonjour ? Vous cherchez Morgan ?

En effet, elles arrivaient de chez lui, j’avais pensé qu’elles étaient de sa famille. Célestine était toujours hospitalisée, peut-être qu’elles venaient prendre de ses nouvelles. Pourtant, la fillette me rappelait quelqu’un.

À leur air surpris, je compris rapidement que je faisais fausse route.

— Tu me reconnais pas ? Je suis venue dans ton histoire. C’est drôlement bien chez toi. C’est ça le Pays basque ?

Incroyable, elle arrivait la bouche en cœur, très à l’aise.

Enzo qui avait entendu du bruit et qui avait le sommeil léger apparut à la porte. Les cheveux tout ébouriffés, il contemplait la gamine avec surprise.

— T’es qui ?

— Héloïse. C’est drôle, tu ressembles un peu à Stefano mais en plus petit.

— C’est normal, murmura sa maman, la Plume qui nous a créés nous donne un air de ressemblance. Nous faisons partie de la même famille, celle de son imagination.

— Il est où Archibald ? J’aimerais bien goûter son pain.

Enzo tout sourire quand on parlait de son parrain répondit :

— Je suis son filleul. Viens, il a justement apporté des croissants tout chauds. Il se lève tôt pour les cuire, mais après, il nous en donne avant que la boulangerie ouvre. C’est ma marraine qui est derrière le comptoir.

Il montra Marie-Sophie.

— Je ne crois pas que nous ayons grand-chose à faire ici, dit Charlie à sa fille. Tu vois bien que tout roule comme sur des roulettes.

Je posais ma tasse et m’approchais.

— Que voulez-vous dire ? Vous pourriez changer l’histoire ?

— Ce serait trop bien, m’interrompit Enzo. Tu pourrais faire que Célestine ne soit plus malade ? Pépé Charles est trop malheureux et Morgan, c’est sa maman quand même !

Je vis Charlie (je me rappelais maintenant le jour où j’avais disparu de mon cahier et atterris dans leur jardin) serrer l’épaule de sa fille et lui dire d’une voix ferme :

— N’y pense pas, c’est trop compliqué. On ne peut pas changer le cours de l’histoire.

— Oui, mais s’il n’est pas encore écrit ?

La Plume, s’interroge. Va-t-elle donner raison à Héloïse ? Pour le savoir, il va falloir patienter… 😁

À très vite…

Humour du jour

Bonjour toi 😉

Il arrive que je sèche 😂. je suis rentrée au bercail, le temps de tout ranger, de faire le repas, bref… l’inspiration n’est pas forcément au rendez-vous. On rigole ensemble ?

Il n’y a que moi qui rigole ? 😂😂

À très vite…

Raconte moi ta semaine

Bonjour toi 😉

Il parait que tu en as des choses à raconter me souffle à l’oreille Monsieur Lundi. Ecoute…

(●’◡’●) Humeur : Bonne. Le week-end s’est terminé en apothéose, je t’en parle ci-dessous. Il fait toujours beau chez nous, du coup, le soleil étant présent, l’humeur s’en ressent. Je ne sais pas toi, mais les jours gris rendent l’humeur morose, voire franchement triste.

(❁´◡`❁) Sport : 32 kms en vélo et une variante pour la marche. Monsieur Chéri part seul. Avec ses grandes jambes, il marche beaucoup plus vite que moi et comme lui a un esprit de compétition (même s’il s’en défend et répète que je me fais des idées 😁😏) il accroche les 7,2kms/heure. Tu penses bien que moi avec mes 5,2 kms/h, je suis presque à la course à côté de lui 🤣 (je te vois rire, tu imagines la scène 😉😊). Du coup, j’ai proposé que je le rejoigne et je fais le tour en sens inverse (ben oui, sinon je ne le rattraperais jamais et il serait en train de m’attendre pour prendre le petit déjeuner, oui, nous faisons la marche avant de manger 😁, il parait que le corps puise ainsi dans les réserves 🤪 enfin il parait ! 😏). Et scoop, j’emmène Oxybulle. Je te garantis qu’elle trotte, pas question qu’elle me retarde 😂. Avec elle, j’accroche les 5kms/h, ce qui n’est pas si mal parce qu’elle en fait des pauses et elle renifle partout 😂. Un chien quoi ! 😂. (j’ai une excuse comme ça, si je suis vraiment à la bourre 😉, mais chut ! 🤫) Bref, dans la semaine 4,79kms de marche.

{{{(>_<)}}} Retraite : Tu penses bien que les services de la retraite ont bien compris qu’il fallait qu’ils m’embêtent avec cette histoire de retraite anticipée de la fonction publique. J’ai un nouveau dossier médical à compléter. Je vais donc devoir retourner chez le médecin et il va devoir remplir ce dossier. Je sens qu’il va adorer ça ! ce n’est pas son truc la paperasserie, mais qu’est-ce que j’y peux moi, tu imagines bien que me replonger des années en arrière pour revivre ce Burn out, je n’en pas du tout envie ! Un dossier médical déjà rempli ne leur suffit pas, ce n’est pas le même service ! j’ai pourtant été évaluée par un médecin-conseil 🤨, j’ai été déclarée inapte en commission de réforme, non ! il en faut un autre ! on ne sait jamais, des fois que ce ne serait pas vrai. Vive la France et ses papiers ! C’est surtout que s’ils refusent mon dossier d’inaptitude, j’aurai une sacrée décote pour la retraite. Eh oui, il me manque 4 trimestres. La carrière longue puisque j’ai commencé à travailler à 17 ans ne sera pas pris en compte !

(❁´◡`❁) Confitures : Monsieur confiture a encore frappé. Dans la famille, tout le monde sait qu’il est toujours en quête de fruits… Je pense que sera la dernière. 15 pots de figues sont… sous le lit 😂.

♪(^∇^*) Famille : Ce samedi était placé sous le signe de la fête. Nous sommes arrivés chez mes beaux-parents, jeudi. Retour à la campagne. Oxybulle s’est précipitée au grillage pour retrouver ses copines les vaches… qui n’étaient pas là. Elles ont dû prendre leur quartier d’hiver. Plusieurs fois par jour, elle va inspecter, mais revient régulièrement bredouille. Ses amies sont absentes.

C’est toujours un plaisir de revoir les parents de Monsieur Chéri. Ils vieillissent bien sûr, elle fêtera le mois prochain ses 86 ans et lui ses 90 en janvier.

Quand j’arrive ici, nous allons aussi faire un coucou à la marraine de Monsieur Chéri. Celle qui me connait depuis l’âge de mes 8 mois. À chaque fois qu’elle nous voit, elle affiche un grand sourire et me dit que je suis sa 4e fille (elle en a 3, les cousines germaines de Monsieur Chéri). Elle est en maison de retraite depuis qu’elle a perdu son mari, parrain de Monsieur Chéri (voir https://leshistoiresdisabelleminibulle.blogspot.com/search?q=giovanni). Elle n’est pas loin, elle non plus des 90 ans. Je la trouve en pleine forme et nous papotons comme si nous ne nous étions jamais quittées. Quand je la retrouve, c’est comme lorsque j’arrivais en vacances et qu’elle me disait  Ah ! te voilà (nous ne voyions qu’un mois par an). Elle me raconte ses enfants, ses petits-enfants et arrière-petits-enfants, me montre les photos et les albums. Elle manie sa tablette comme une reine, écrit des messages pour annoncer que je suis là, prend un selfie avec son filleul et moi. La photo est vite partagée. La communication est rapide et aussitôt les réponses affluent. Je suis scotchée ! Elle ne viendra pas à l’anniversaire, trop de monde et de bruit.

Nous y voilà à l’anniversaire de la tante de Monsieur Chéri ainsi que de son cousin germain 80 ans et 55 ans ! Une sacrée fête où nous avons retrouvé sa famille proche et où je constate que la photo prise la veille, chacun en parle. Je suis toujours surprise par la facilité qu’a la famille de mon mari pour parler. On dirait que nous ne nous sommes jamais quittés. Nous ne voyions pourtant pas tous les 4 matins, mais c’est tout comme. Et à nouveau, on raconte, les enfants, les petits enfants, les vacances, les camping-cars (un peu le rêve de Monsieur Chéri), les confitures et c’est là que je réalise que sa famille suit le blog 😉😊 et ils me disent leurs articles préférés : le journal d’Oxybulle, Monsieur Confiture, le jardin, raconte-moi ta semaine… L’une me dit qu’elle n’a pas le temps de tout lire, mais qu’on lui raconte. Je regarde Monsieur Chéri, heureux de retrouver ses cousins, il est fils unique, c’est sa famille. Il demande pour faire une photo souvenir avec eux et c’est fait dans la seconde. Jamais de problème avec eux, la vie est toute simple.

Je prends place à côté de mon amie d’enfance, celle qui est toujours là, celle qui d’amie est devenue ma cousine (c’est chez elle que j’ai rencontré Monsieur Chéri, j’avais 9 ans). Nous prenons un selfie de nous 2 que nous partageons aussitôt sur nos réseaux famille. Nous sommes nées le même jour avec 2 ans d’écart. Elle me dit que je suis vieille par rapport à elle 😂 et nous rions. Nous retrouvons tout de suite notre complicité d’avant. Elle me fait chaud au cœur et quand j’écris ces lignes, les larmes ne sont pas loin. Moi, je l’admire. La vie ne l’a pas épargnée, mais comme je lui en fais la remarque, elle me répond qu’elle n’a pas le choix de toute façon. Mais exit les choses tristes, nous dansons toutes les deux, nous retrouvons nos rives d’avant. Elle est en robe, elle n’est pas à l’aise. Elle file se changer parce qu’elle avait prévu un jeans dans sa voiture. C’est tout elle !

Et que dire de l’émotion quand la tatie de 80 ans prend la parole. Tout à fait à l’aise avec le micro, elle remercie tout le monde d’être venu, nous souhaite une bonne soirée, remercie son plus jeune fils grâce à qui nous sommes tous réunis (90 quand même, famille et amis) et avec un beaucoup d’humour, elle nous donne rendez-vous dans 10 ans. Vient ensuite, le cousin, qui avoue que sans son frère, il n’y aurait pas eu de fête, ce n’est pas son truc, mais qu’il est heureux que tout le monde ait répondu présent.

Et puis, les gâteaux, les bougies, la musique, les bravos, les rires, une sacrée soirée comme dirait un certain présentateur. Dodo vers les 2 h du mat’ après de nombreuses danses avec Monsieur Chéri qui ont ravi ma belle-maman.

Et voilà, comment s’est passée ma semaine… et toi ? Raconte-moi !

À très vite…

Samedi Musique

Bonjour toi 😉

Saluons l’automne comme il se doit. Comment ne pas choisir la chanson d’Yves Montand, les feuilles mortes. Chanson qui traverse le temps et qui se moque des modes.

Cette version musicale interprétée par Miles Davis est superbe. Qu’en penses-tu ?

Bon samedi en musique 🎶

À très vite…

Journal de Marie-Sophie et Archibald

Bonjour toi 😉

Marie-Sophie

Célestine est hospitalisée. Pépé Charles avait frappé à la fenêtre de la cuisine, complètement affolé. Elle avait fait un malaise alors qu’ils prenaient leur petit-déjeuner. J’étais en train de boire mon café. Aussitôt, j’avais appelé le Samu. Charles n’avait pas pensé à prévenir Morgan, c’est moi qui ai couru chez lui. Il était torse nu quand il était sorti dans le jardin dès qu’il m’avait aperçue. Je notais ça alors que ce n’était pas du tout le moment. Parfois, le cerveau est bizarre.

Charles est monté dans l’ambulance des pompiers. J’ai suivi avec ma voiture en compagnie de Morgan. Mélusine a prévenu Archibald.

Célestine était gardée en observation. Je regardais pépé Charles qui avait vieilli d’un coup. La peur de perdre sa compagne l’avait saisi.

Morgan restait avec sa maman tandis que je ramenai Charles. Gabriel qui était de garde lui avait conseillé de rentrer. C’était inutile d’attendre, il devait prendre soin de lui. Ils n’étaient plus tout jeunes et à leur âge, il valait mieux éviter les émotions fortes.

Sur le retour, il posa sa main sur ma jambe :

— Tu dois profiter de ton nouveau bonheur Marie-Sophie, d’un coup, il peut t’être enlevé.

Je ne comprenais pas ce qu’il voulait dire.

— Ne fais pas l’idiote, tu crois que je n’ai pas vu que tu es en couple avec Archibald ? Je me lève tôt tu sais, et ta chambre donne sur le jardin. Tu n’accroches pas tes volets, il te rejoint avant de partir. Es-tu heureuse ?

— Oui, répondis-je d’une petite voix.

— Alors tout va bien et profites-en avant qu’il ne se sauve, le bonheur c’est fragile, il faut en prendre soin.

Il se tut et ferma les yeux. J’ai cru qu’il s’était endormi, mais il dit :

— Il y a quelques jours qu’elle ne sentait pas bien, elle se disait fatiguée. Je n’aurais pas dû l’écouter et appeler Gabriel. Elle n’avait pas voulu. Elle est têtue comme une bourrique !

Mélusine m’attendait sur le pas de la porte. Enzo était avec elle. Je lui racontai ce que je savais. Pépé Charles est rentré chez lui, il paraissait exténué. J’ai tenté de l’accompagner, il a refusé.

— Petite, je dois m’habituer à rester seul. J’en aurai profité quelque temps.

— Mais qu’est-ce que tu me chantes là, Célestine va revenir, Gabriel ne semblait pas inquiet.

Il haussa les épaules et me renvoya chez moi.

J’interrogeai Mélusine.

— Si j’appelais Gabriel, il en sait peut-être davantage ?

Je n’eus pas besoin de le faire, mon portable vibra. C’était Morgan. Célestine, très confuse ne le reconnaissait pas. Elle allait devoir subir toute une batterie d’examens.

— Comment vais-je annoncer ça à Charles ?

Mélusine entoura mes épaules, Enzo se blottit contre moi et lâcha :

— Ne sois pas triste, marraine. Je suis sûr que ce n’est pas grave. Je n’aime pas quand tu n’as pas le sourire. C’est pour ça que parrain vient dans ta chambre le matin, pour te faire rire ?

Tu parles d’un secret bien gardé ! Mélusine pouffa.

— Ben quoi qu’est-ce que j’ai dit ? demanda Enzo.

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

Jeudi Poésie

Bonjour toi 😉

C’est en allant relever le courrier que j’ai eu l’idée d’écrire ce texte. As-tu déjà imaginé ce que peuvent se raconter les papiers dans cet endroit clos, sombre et pas très large ?

La boîte aux lettres

Dans la boîte aux lettres, le facteur est passé
Deux factures, un journal, de la publicité.
Arrête de nous encombrer, s’écrièrent-ils
Toute cette publicité est inutile.

Valez-vous mieux, vous qui piquez tout leur argent ?
Se rebiffa la feuille qui montra les dents. 
Allons, calmez-vous tous, s’écria le journal
Lisez les nouvelles bonnes pour le moral.

Tu parais tous les jours, tu as de la chance
Tu es bien coloré avec toutes les photos
Nous les factures, tu imagines l’ambiance
Papier gris et cris à la lecture des totaux.

Elle ramasse le courrier, Lui, lit le journal
Soupirs en voyant les factures ça fait mal
Elle s’assoit pour regarder la publicité
À lui les factures qu’il faudra payer.

© Isabelle-Marie d’Angèle (septembre 2023)


À très vite…

Héloïse n’aime pas l’école

Bonjour toi 😉

Les enfants différents, ça existe. Ici, c’est une histoire magique que j’ai voulu écrire. Héloïse a des dons particuliers comme sa maman Charlie. Il est évident que dans notre monde, c’est un peu compliqué…

Je prépare ainsi la venue du mois d’octobre avec mes petites sorcières.

— Je ne veux pas retourner à l’école. Les autres se moquent de moi, même la maitresse ne comprend rien.

Le mois de septembre était à peine commencé qu’Héloïse ne cessait de dire qu’elle n’aimait pas l’école. Les années précédentes, tout s’était relativement bien passé même si les maitresses signalaient régulièrement son inattention, son étourderie, sa tendance à rêvasser. Stefano entrait en CE1, Héloïse était en grande section de maternelle, elle s’y ennuyait. Elle déchiffrait les livres, elle soufflait quand il lui était demandé d’écrire son prénom, on croyait toujours qu’elle n’y arriverait pas, elle savait très bien le former en lettre attachée alors que les autres élèves peinaient à réussir la consigne.

Les deux établissements étant voisins, les deux enfants rentraient ensemble à pied. Les jours où il pleuvait, Joe ou Charlie venaient les récupérer.

Stefano avait donc l’habitude d’entendre sa sœur d’adoption se plaindre de tout. Lui, qui finalement avait retrouvé ses copains avec plaisir et oublié son vœu de ne plus retourner à l’école, ne la comprenait pas.

— Tu veux que je te raconte ? Aujourd’hui, j’ai dessiné un papillon. Il était vraiment joli et comme je ne voulais pas qu’il reste prisonnier sur ma feuille, je me suis levée et suis allée ouvrit la fenêtre. La maitresse m’a disputée parce qu’on ne doit pas faire ça dans la classe sans demander la permission, je lui ai expliqué. Elle s’est fâchée et m’a dit que je racontais n’importe quoi. Regarde, il est encore dans mon cahier, on le libère maintenant ?

Stefano n’osa pas la contredire, il arrivait souvent que la petite fille l’embrouille avec ses fantaisies. Parfois, il se faisait du souci pour elle, il pensait que peut-être elle était malade. Ce n’était pas normal d’avoir des idées comme ça.

Ils n’étaient pas loin de la maison, aussi le gamin proposa qu’elle fasse ça dans la cuisine avec Charlie.

Héloïse courut en criant :

— Maman, viens voir ! Tu vas comprendre pourquoi je ne veux pas retourner à l’école.

Charlie, occupée à dessiner pour une commande d’illustrés pour enfants, leva pourtant la tête et abandonna ses crayons.

Héloïse sortit son cahier et chercha le papillon.

— Tu sais bien que je ne peux pas le laisser prisonnier ?

Joe qui venait de les rejoindre regarda Stefano qui haussait les épaules.

— Tu ne dis rien Maman ?

Charlie éluda la question.

— Si tu veux bien ma chérie, nous ferons ça tout à l’heure, j’ai un travail à terminer. Vous n’avez pas envie de goûter ?

La jeune femme se leva et prépara en un tour de main, pain et confitures. Les enfants s’attablèrent, elle reprit son dessin et Joe après lui avoir piqué un baiser, s’en retourna dans le jardin.

C’est bien plus tard, au moment du câlin du soir, que Charlie serra sa petite fille dans les bras et murmura à son oreille :

— Tu veux bien que je regarde ton papillon ?

Aussitôt Héloïse sortit son cahier puis alla ouvrir la fenêtre.

Charlie s’approcha avec Héloïse et le tendit vers le ciel… L’insecte prit son envol d’un coup d’aile. Héloïse applaudit et se blottit contre sa maman.

— J’avais raison tu vois, la maitresse ne comprend rien.

Charlie posa la main sur la tête de sa fille et soupira. Ces pouvoirs venaient de la grand-mère de la jeune femme. Charlie ne pensait pas qu’Héloïse en aurait hérité aussi tôt…

© Isabelle-Marie d’Angèle (septembre 2023)

À très vite…

J’aime un voyou au grand coeur

Bonjour toi 😉

Que dirais-tu si je te partageai le chapitre 12 ?

Chapitre 12

Deux semaines s’étaient passées. Je continuais à courir avec Tuck, c’était un vrai plaisir. J’en profitais pour discuter avec Paco autour d’un verre quand je ramenais son chien. Un jour, j’eus la surprise qu’il m’accompagne. Il avait récupéré toute son agilité et je réussis à caler mes foulées sur les siennes. Le chien nous suivait et respectait alors les consignes de son maître à la lettre. En riant, j’avais bien essayé de lui parler, mais l’animal me snoba complètement.

Luc Grégoras, notre médecin légiste, avait compris qu’il devait faire profil bas et me laisser tranquille. Lors d’une intervention, il avait bien tenté une discussion, mais je l’avais arrêté d’un geste. Je n’étais pas fière d’être devenue la commandante qui lui donnait l’ordre de me foutre la paix.

Je me rendais compte au fil des jours que la solitude me convenait tout à fait. Je n’étais pas faite pour la vie de couple. Pistole était le seul qui trouvait grâce à mes yeux. Enfin, presque… J’avouais que j’appréciais de plus en plus la compagnie de mon ami d’enfance, mais il ne tentait plus rien. J’étais bien un peu frustrée, mais finalement c’était mieux ainsi. Nos relations restaient celles de l’amitié.

J’étais d’astreinte ce samedi-là, je n’étais pas allée courir avec Paco et j’enfourchai ma moto quand mon portable bipa. C’était Théo, mon capitaine, qui me prévenait qu’un corps venait d’être découvert dans un champ. C’était un chasseur qui avait donné l’alerte.

Je notai l’adresse et je filai le retrouver.

Le médecin légiste était arrivé et il auscultait la victime. Je saluai mes deux collègues et me penchai sur le corps. Je reculai aussitôt d’un pas. Je reconnus l’un des hommes qui m’avait accosté devant le commissariat, celui-là même que j’avais croisé lors de la première promenade avec Paco dans les bois.

— Tu le connais ? demanda le capitaine qui avait noté mon mouvement.

— Oui, je n’ai pas son nom, mais c’est celui qui en voulait à ma moto. Tu te souviens ?

Je ne souhaitais pas lui cacher quoi que ce soit aussi j’ajoutai que je l’avais déjà vu dans la forêt en compagnie de Paco.

Le légiste me fit un rapide rapport sans me regarder. La mort remontait à quelques heures. La victime était tombée sur une pierre et le coup avait été fatal. Restait à prouver si l’homme était tombé seul ou s’il y avait eu bagarre. Des examens plus approfondis m’en apprendraient davantage rapidement.

Je me baissai sur le corps et palpai ses poches à la recherche de papiers qui révéleraient son identité. Je ne trouvai rien.

— Tu as interrogé le chasseur ?

— Oui, rien de spécial. Si tu veux lui parler, il est là-bas, avec son chien.

L’homme me fit signe. Nous nous connaissions bien, il n’habitait pas loin de chez moi et c’est dans sa poubelle que j’avais ramassé Pistole.

— Comment allez-vous Joseph ?

Il me sourit. Il était gentil avec sa barbe blanche et ses cheveux en bataille. Il avait ôté sa casquette pour me saluer.

— Bah, pas terrible. C’est jamais arrivé par chez nous un truc pareil. Pauvre homme ! qui c’est qui pouvait bien lui en vouloir. Je l’avais déjà vu trainer dans le coin avec un autre bonhomme, mais il n’avait pas l’air méchant. Il est mort comment ?

— Joseph, je ne peux rien vous dire, vous le savez bien. Vous apprendrez tout ça dans les journaux comme d’habitude.

— C’est mon chien qui l’a reniflé. Il s’est assis à côté et m’a attendu. Brave bête va ! 

— Je vous recontacterais si nous avions d’autres questions, ne vous inquiétez pas, vous pouvez continuer votre promenade.

— Bah, j’ai plus envie maintenant, ça m’a retourné cette découverte. Quand ma femme va savoir ça !

Il me salua et s’en alla accompagné de son chien gambadant autour de lui. Je ne me faisais aucune illusion, dans peu de temps, tout le village serait au courant.

— J’ai l’identité de notre victime, Angèle. Il s’agit de Philippe Peton. Il est connu dans nos services pour ses vols à l’arraché. J’ai également son adresse.

— Il est marié ? Des enfants ?

— Apparemment, il vit encore chez ses parents.

— On y va.

Je donnai mes ordres pour qu’on rapatrie le corps à l’institut médico-légal dès que toutes les recherches d’empreintes auraient été faites.

Je partis en moto alors que Théo me suivait en voiture.

La maison où habitait la victime était dans un cul-de-sac. Un véhicule était garé devant le portail. J’attendis mon collègue pour sonner. Aussitôt une femme d’un certain âge nous ouvrit, le sourire aux lèvres, mais dès qu’elle aperçut nos insignes, elle se signa.

— C’est Philippe, il a encore fait des siennes. Mon mari va être en colère. Nous sommes famille d’accueil et ce gamin, enfin même si ça en est plus un, ne nous apporte que des ennuis.

C’est le capitaine qui lui annonça la nouvelle. Elle se signa à nouveau.

— Pauvre gosse ! il fallait bien que ça arrive, avec toutes les mauvaises fréquentations qu’il avait. Vous savez, dans le quartier, à cause de lui, nous étions mal vus. D’ailleurs, regardez en face le rideau qui bouge. La voisine a bien repéré que vous étiez de la police. Entrez donc ! je vous offre un café ?

La brave femme me faisait de la peine. Pourtant, je déclinai.

— Peut-on visiter sa chambre ? demandais-je en souriant.

— Bien sûr, même s’il ne dormait plus ici depuis quelque temps.

— Quand l’avez vu pour la dernière fois ? l’interrogea le capitaine Kawas.

Elle réfléchit puis elle nous répondit que ça devait bien faire une bonne quinzaine de jours. Il avait débarqué chez eux avec un copain, très énervé, il avait pris quelques affaires, depuis elle n’avait plus de nouvelles.

— Vous a-t-il dit quelque chose ? Pourquoi était-il de mauvaise humeur ? demanda encore Théo.

Je voyais bien qu’elle hésitait à parler, elle ne voulait pas accabler son protégé. Je la rassurai.

— Racontez-nous la vérité madame, tous les détails comptent pour…

Un homme, son mari sans doute, déboula devant nous, affolé.

— C’est le Philippe, il a été assassiné. Je parie que c’est à cause de la baston de la dernière fois.

C’est alors qu’il nous identifia.

— Ah ben, vous n’avez pas trainé pour débarquer chez nous. On n’y est pour rien nous ! Je t’avais prévenu Simone, cet homme il fallait qu’il déguerpisse de la maison depuis longtemps. Il avait passé l’âge d’être en famille d’accueil.

Théo et moi, nous nous présentâmes. Il nous serra la main et nous affirma que lui et son épouse feraient tout pour nous aider. Ils ne voulaient pas d’ennuis.

— Vous parliez d’une baston tout à l’heure, vous pourriez nous en dire plus ?

— C’était, il y a quinze jours, je m’en souviens, il y avait un article dans le journal. J’espère que ce n’était pas lui qui avait tabassé le pauvre directeur de banque. En tous les cas, les dates correspondent, hein, Simone ?

Elle hocha la tête, complètement perdue, puis elle avoua.

— Je l’aime bien François Destrée, il nous a toujours bien conseillé pour notre argent. Alors quand j’ai su qu’il avait été cambriolé et hospitalisé, je suis allée prendre de ses nouvelles et je lui ai demandé s’il avait reconnu ses agresseurs.

Son mari l’apostropha :

— Je n’étais pas au courant. Tu m’en fais des cachotteries, dis-donc ! C’est vrai que lorsqu’il s’agit de Philippe, tu perds la tête. Alors, il t’a répondu quoi le directeur ?

— Ils étaient masqués, murmura-t-elle, mais…

Le cœur en déroute, j’attendais la suite. Je ne voulais pas croire que c’était François l’auteur de ce crime, mais son père si, il était tout à fait capable d’avoir commandité la sale besogne.

Elle reprit en se tordant les mains :

— Il a promis qu’il ne le dénoncerait pas. Il avait reconnu Philippe à son tatouage sur son bras.

Kawas me fixa du regard alors que je lui affirmai que j’allai rencontrer monsieur Destrée afin d’avoir plus d’explications.

— Vous ne pensez quand même pas que c’est lui qui l’a tué ? demanda la brave femme. Il est gentil cet homme.

— Ouais, bougonna son mari, c’est vrai qu’il nous a bien aidés, mais on ne connait jamais les gens, Simone. C’est malin, maintenant, on pourrait croire qu’on est complices.

Elle ouvrit de grands yeux et se mit à pleurer. Je les rassurai, nous reviendrons vers eux au fur et à mesure de l’enquête.

Alors que je mettais mon casque, Théo s’approcha de moi et dit :

— Si ce n’est pas ton pote, c’est son père, ça ne fait aucun doute, mais il va falloir le prouver et ça, ce n’est pas gagné.

— Allons interroger François Destrée et tu m’accompagnes, ainsi tu verras que je ne lui passe aucune faveur. Il va devoir s’expliquer. J’espère que la Banque n’est pas fermée le samedi.

À suivre…

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…