Jeudi Poésie

Bonjour toi 😉

Le thème de ce jour de l’Inktober est Dodu. J’ai glissé ce mot dans la poésie composée que je te partage.

La petite sorcière

Ce n’est pas d’hier
Que je suis devenue sorcière.

Pour le rester
Je dois m’habituer
Des potions à mélanger
Sans me tromper.

C’est sur mon grimoire
Que je consulte le soir
Que je trouve notées
Mes recettes testées. 

Non, ce n’est pas d’hier 
Que je suis devenue sorcière. 

Déjà petite, je n’étais pas celle
Que mes parents auraient souhaité
C’est d’elle,
Ma grand-mère adorée
Que j’avais hérité.

Au grand dam de mon père
Qui craignait les sorcières
Je devenais celle à bannir
Il valait mieux en rire. 

Lui qui rêvait d’une petite fille
Sage, belle et tranquille,
Il avait hérité d’une sorcière
Qui, s’il l’avait pu
L’aurait bannie dans une tanière
Et l’aurait à jamais perdue.

Pourtant, une petite fille dodue
J’étais au fil des ans devenue
Et faisait le bonheur de ma mère
Qui depuis des millénaires
Connaissait les sorcières.

Le don lui avait échappé
Elle ne m’en tenait pas rigueur
Au fil des années et des heures
Avec patience elle m’instruisait.

C’est pour ça que la nuit
Seule avec ma chauve-souris
Je fabrique mes recettes
Avant que ça ne parte en sucette. 


Ce n’est pas d’hier
Que je suis devenue sorcière. 

© Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2023).
À très vite…

Souvenirs d’enfance -Suite

Bonjour toi 😉

Tu te souviens de ça ? 👇

La semaine dernière, je m’étais arrêtée au 11 octobre. Je continue donc mes souvenirs du 12 au 18 octobre 😉.

12 — Ma tenue préférée ? Le pantalon à pattes d’éléphant 😂

13 — L’endroit où j’étais bien, il y en a deux. Mon grand jardin et le lieu de mes vacances avec la grange, les vaches, les champs de tabac et de tomates, j’y ai mes plus beaux souvenirs d’enfance.

14 — Ma chambre, je m’y sentais en sécurité.

15 — Ah mes vacances ! pour moi, retrouver mon amie que je ne voyais qu’un mois par an, la campagne, les champs, rentrer les vaches, donner à manger aux lapins, ramasser les œufs, ramasser le tabac, les tomates, aller à la fête et faire des tours d’auto tamponneuse à n’en plus finir, ça ne coûtait pas aussi cher qu’aujourd’hui 😂.

16 — Un mensonge ? Franchement, je ne m’en souviens pas 😂 et c’est vrai en plus !

17 — Goûter préféré quand je rentrais de l’école, Passer à la boulangerie et acheter un pain au chocolat brioché. J’avais la chance d’avoir deux boulangeries tout près de la maison, une en face, une à côté. Les viennoiseries n’étaient pas les mêmes, alors un coup l’un un coup l’autre, j’avais le choix. Tout mon argent de poche passait dans ce petit plaisir.

18 — Je crois que c’est quand ma marraine était allée chez mon disquaire préféré et avait laissé une certaine somme d’argent, ça équivaut aujourd’hui à une carte cadeau, elle avait lancé la mode 😂. J’ai pu me faire une collection de 45 tours et 33 tours, je ne te raconte pas ! J’aimais déjà beaucoup la musique 😍.

Et toi tes souvenirs d’enfance ? Raconte-moi 😍.

À très vite…

Elsbeth Isobel et Héloïse

Bonjour toi 😉

Je n’en revenais pas, Charlie la mère d’Héloïse était en vérité la sœur de la mienne.

— Mais comment est-ce possible ? Une mortelle  dans le monde des humains ?

Isaulya me fit taire d’un geste. Straurius nous rejoignit. Je me doutais bien que le cri d’Isaulya, lui, il l’avait entendu. Il n’y avait qu’à voir son regard et ses sourcils froncés pour comprendre qu’il allait l’interroger. Toute prêtresse qu’elle était, elle n’avait pas le droit d’invoquer notre Dieu.

Je ne bronchais pas. Isaulya sourit.

— C’est idiot, j’ai eu peur, ce mot m’a échappé.

Je faillis éclater de rire. Nulle, sa réponse, elle aurait pu trouver mieux. C’était quand même au grand sorcier Straurius qu’elle s’adressait. Il la sonda en un quart de seconde et il ne m’en fallut guère plus pour me recroqueviller sous ma couette. Arthus m’y rejoignit en feulant.

— Vous m’expliquez ?

Hou ! Ils se vouvoyaient, l’heure était grave. Je n’osais même plus respirer et c’est alors qu’en croisant les doigts, je me dis que je devais retrouver Héloïse, elle aurait peut-être la réponse. Arthus s’agrippa à moi, comme s’il voulait me prévenir de quelque chose, mais il était trop tard, je fus projetée dans l’autre monde sous un ciel noir où les arbres se tordaient sous la fureur du vent.

Joe avait attrapé Stefano par la main et l’entrainait aussi vite qu’il le pouvait vers la maison. Elle lui semblait bien loin, il choisit de s’abriter dans la grange. Il referma aussitôt la porte et s’adossa contre elle. Stefano n’en menait pas large. C’est alors qu’ils la virent.

— Qu’est-ce que tu fais là ? Remarque tu as eu raison d’entre ici, tu ne risques rien.

Joe s’approchait d’Elsbeth Isobel.

— D’où viens-tu ?

Stefano aperçut alors Arthus qui passait la tête de dessous la veste d’Elsbeth Isobel.

— Oh ! regarde papa, le chat ! Il est trop beau.

Arthus sortit tout à fait de sa cachette et se frotta contre ses jambes. Aussitôt, Stefano le prit dans ses bras et serra sa joue contre lui, ce qui déclencha chez Arthus un ronronnement des plus sonores.

Elsbeth Isobel ne savait pas quoi dire. Le vent s’était calmé.

Héloïse, le nez contre la vitre regardait le ciel. Les nuages se dispersaient et un peu de bleu apparaissait. Elle fronça les sourcils et remarqua dans le jardin, un couple. Elle n’eut pas le temps de les montrer à Charlie que celle-ci était déjà près d’elle, un doigt sur les lèvres.

— Pas un mot sur le livre.

Elle le fit disparaitre prestement.

— Mais… on dirait les parents de…

— Tais-toi Héloïse, je t’en supplie.

Devant l’air implorant de sa mère, elle comprit qu’en effet, l’heure était grave. Toutes deux virent la porte de la grange s’ouvrir.

Joe en sortit le premier, suivi de Stefano. Le gamin fila vers la maison alors que Joe apercevait les inconnus dans son jardin.

Tout sourire et la main tendue, il s’avança vers eux :

— Je parie que vous êtes venu chercher votre fille ? Vous aussi, vous avez été surpris par cette tempête ?

Joe ne reconnaissait pas l’homme et la femme, mais peu importait, sa porte leur était grande ouverte. Il remarqua la prestance du couple. Lui, un grand manteau, ses cheveux retenus par un catogan. Elle, une longue veste, les cheveux relevés en chignon.

Arthus qui avait rejoint Elsbeth Isobel, lui glissa :

— Straurius et Isaulya sont là, ça va barder. Il vaut mieux que tu te montres.

— Ils ne feront rien dans le monde des humains, tu le sais aussi bien que moi.

— Ah oui ? La tempête ce n’était rien peut-être ?

Joe venait la chercher.

— Sors donc de ta cachette, tes parents te cherchent. Tu n’as plus rien à craindre.

Straurius sourit à Joe.

— Je vous remercie, notre gamine est en effet, un feu-follet. Elle est partie à toute allure et nous n’avons pas pu la suivre. Heureusement, elle n’a rien.

Joe les invita alors à entrer chez lui.

À suivre …

© Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2023).

À très vite…

Raconte moi ta semaine

Bonjour toi 😉

Dis-moi Lundi, je te raconte ma semaine passée ?

(●’◡’●) Humeur : La question est comment garder le moral avec tout ce qui se passe dans le monde et dans notre pays ? Je l’ai déjà dit, je ne vais pas en rajouter encore sur toutes ces horreurs, je le sais, tu le sais, je l’entends, tu l’entends. Donc, beaucoup plus léger… Comment se fait-il que nous ayons perdu au rugby contre l’Afrique du Sud ? 😉. Les champions du monde en titre étaient meilleurs que nous ? L’arbitre n’était peut-être pas à la hauteur de l’évènement comme j’ai pu le lire ? Des fautes n’ont pas été sifflées ? Bref, nous avons perdu, inclinons-nous.

Cette coupe du monde m’aura au moins permis de comprendre un peu mieux les règles de ce sport.

(●ˇ∀ˇ●) Sport : 3 km en moyenne de marche tous les matins (sur la semaine, 13,57 km exactement 😁) oscillant entre 5,5 km/h et 5,8 km/h, ça dépend des arrêts d’Oxybulle 😁😜.

22kms et 32 km en vélo et 30 min de vélo elliptique en salle. Oui, nous y retournons et j’aime bien cette activité (j’allais écrire attraction 😂). Je maintiens le cap et ça fait du bien.

(✿◡‿◡) Météo : Il faut le dire, il fait beaucoup plus frais. Je marche encore en tee-shirt à 8 h du matin (Oxybulle toujours à poils 😁), j’attends que le jour se lève 😏 (gare au changement d’heure), mais ça commence à être juste. J’ai remis les manches longues pendant que j’écris ce billet. Les fenêtres ouvertes dans la maison se referment plus vite même si j’aime beaucoup aérer. Je ne vais pas tarder à ranger les vêtements d’été. Je ne sais pas toi, mais j’ai souvent du mal à m’habiller l’inter-saison. Tu vas me dire que c’est plus facile d’enfiler un pull à l’automne que se découvrir au printemps.

Les feuilles des arbres changent de couleur, le jardin se transforme.

(❁´◡`❁) Lectures : J’ai terminé La vie rêvée d’Ava de Sophie Kinsella. Je commence La charmante librairie des amours lointaines de Jenny Colgan.

Si tu veux passer un moment de lecture sympa sans te prendre la tête et sourire voire rire de certains chapitres, je te conseille celui de Sophie Kinsella. C’est facile à lire et parfois l’auteure nous laisse des messages. C’est une comédie légère comme dit Télé Loisirs, qu’on déguste aussi vite qu’un cornet de glace. J’ai bien aimé. En voici le résumé :

C’est décidé, Ava arrête le dating en ligne. Après beaucoup trop de rencards désastreux, elle ne se fiera plus qu’au seul algorithme qui vaille : son instinct.

Et que lui dit son instinct dans cet atelier d’écriture auquel elle s’est inscrite sur un coup de tête ? Que ce bel inconnu assis non loin d’elle pourrait bien être l’homme de sa vie. D’ailleurs ils n’ont que des points communs, et entre eux tout est parfait.

Ou presque. Car Matt vit avec des colocs geeks dans un appartement à la déco étrange ; il est constamment accaparé par sa famille ; il est affublé d’une ex-encombrante ; pire, il ne supporte pas l’autre mâle de la vie d’Ava, Harold, son chien.

Aïe. Peut-on aimer quelqu’un, mais détester son mode de vie ? Faut-il faire des concessions ? Jusqu’à quel point ? À trop rêver sa vie, Ava ne risque-t-elle pas de se perdre en route ?

(⓿_⓿Blog et écriture : Je me suis défiée moi-même 😛. Faire revenir ma petite sorcière de l’année dernière dans l’histoire d’Héloïse et Marie-Sophie. Lorsque je me suis penchée sur Elsbeth Isobel en la relisant, le lien pour la rattacher à Héloïse m’est venu spontanément. Du coup, j’ai repris mes trois cahiers, et j’ai commencé à faire mes arbres généalogiques 😁 avec mes couleurs. J’espère que je ne vais pas me mélanger les pinceaux et que ça va tenir la route.

Comme tu peux le constater, je suis occupée et je ne vois pas passer les journées et pourtant, les vacances de Toussaint se profilent et MaLou va reprendre du service.

Avec cette fête qui pour moi n’en est pas forcément une, je vais aussi aller fleurir les tombes de ceux qui veillent sur moi de là-haut.

Et toi, raconte-moi ta semaine.

À très vite…

Dimanche Musique

Bonjour toi 😉

Et si on s’offrait un p’tit café ou un thé ou un chocolat pour bien commencer ce dimanche 😊.

Sur un fond de Phil Collins, ferme les yeux, laisse toi emporter et pendant quelques instants, oublie…

Bon dimanche 🎶💖

À très vite…

Elsbeth Isobel et Héloïse

Bonjour toi 😉

Tu trouveras toute l’histoire d’Elsbeth Isobel ici. Quand je l’ai relue, je me suis dit que j’avais une sacrée imagination quand même ! 😂 ! Et la suite m’est apparue aussitôt. Accroche-toi et bienvenue au pays des sorcières.

Je te rappelle qu’Héloïse ici aimerait changer l’histoire chez Marie-Sophie et qu’ Enzo croit qu’Héloïse est un ange gardien ici.

Il y avait longtemps que je n’avais pas fait de rêve aussi étrange…

Une petite fille m’appelait. Ce n’était pas Samy, elle était plus jeune. Dans tous les cas, c’était une mortelle. Mais comment pouvait-elle connaître mon nom ?

Je me souvenais de mon escapade dans leur monde. Je m’en étais sortie indemne grâce à ma mère, la grande prêtresse Isaulya, mais depuis j’hésitais à y retourner. Et puis, j’étais bien trop amoureuse pour m’en aller trop longtemps.

À nouveau, j’entendis la petite voix.

Héloïse avait retrouvé le livre que lui racontait Charlie. L’histoire de la sorcière Elsbeth Isobel qui avait décidé de venir faire un tour dans le monde des mortels. Héloïse pensait que Samy avait bien de la chance de l’avoir rencontrée. Si elle avait tout compris, Samy avait un don, c’était sûrement pour ça qu’avec la Elsbeth, elles étaient devenues amies.

De là à imaginer qu’elle était comme Samy, il n’y avait qu’un pas. Héloïse avait grimpé en haut de sa cabane dans le jardin, Stefano étant avec Joe, elle était tranquille.

Elle appela plus fort et en même temps, elle se demanda ce qu’elle ferait si la sorcière lui apparaissait.

J’hésitai. J’allais devoir changer physiquement et pire, devenir plus jeune que la dernière fois. Avant de prendre une décision, je me concentrai en posant mes deux index sur mes tempes et fermai les yeux.

— Réfléchis bien, tu vas encore te placer dans des situations pas possibles.

Je sursautai. Arthus, assis devant moi, me mettait en garde. Ses yeux verts me sondaient, ses oreilles bien dressées m’indiquaient qu’il n’était pas d’accord.

— Tu ne sais même pas ce que je veux faire, affirmais-je.

— Ah bon ? alors je vais te le dire. Héloïse souhaiterait que tu l’aides à devenir une sorte d’ange gardien.

Ébahie, je faillis éclater de rire.

— N’importe quoi !

— Son rêve est d’aller dans une autre histoire. Un petit garçon croit que c’est possible. Merci la télé.

— Ben voyons !

— Je te laisse tranquille avec elle, tu vas vite comprendre ce qu’elle souhaite.

— Elle n’est pas sorcière cette gamine, je ne vois pas…

Ma mère apparut devant moi.

— Que se passe-t-il ici ? Je ressens des sondes étranges comme…

Elle s’interrompit et porta ses mains à son front en s’exclamant :

— Mon Dieu !

Elle devait être sacrément chamboulée pour citer son nom. Nous n’avions le droit de le dire qu’en cas d’extrême urgence. Il ne se déplaçait pas facilement. C’était toujours Straurius qui réglait les problèmes.

Elle n’avait pas dû crier assez fort parce qu’il n’apparut point ou c’est qu’il avait autre chose à faire, fort heureusement pour nous.

Je n’avais jamais vu ma mère dans cet état de détresse, si je peux appeler ça comme ça.

— Avec qui parles-tu ?

Héloïse sursauta, Charlie passait la tête en haut de l’échelle de la cabane. Jamais, elle ne venait jusqu’ici, elle l’interpellait toujours d’en bas.

Charlie reconnut le livre. Lestement, elle franchit l’espace qui la séparait de sa fille et s’empara du bouquin.

— J’espère que ce n’est pas ce que je crois, Héloïse. Je t’ai dit que tu n’avais pas l’âge de faire ce genre de choses.

— Mais, le petit garçon avait l’air si malheureux, tu étais là, tu l’as bien vu.

— Donne-moi ce livre immédiatement.

Héloïse ne reconnut pas la voix de Charlie. Elle ne lui avait jamais parlé sur ce ton. Soudain, elle eut froid et sans qu’elle comprenne pourquoi le vent s’était levé.

Charlie saisit la main de sa fille et l’entraina rapidement avec elle. Héloïse n’avait jamais descendu aussi vite l’échelle. Elle eut peur. Le ciel s’était obscurci. Elle entendit au loin Joe qui criait, elle aperçut Texas, le terre-neuve, il revenait vers elles ventre à terre.

Est-ce parce qu’elle avait appelé Elsbeth Isobel ? Héloïse se promit que plus jamais elle ne désobéirait à sa maman. C’est sûr, un cataclysme allait se produire à cause d’elle. Elle venait d’apprendre ce mot à l’école et d’emblée elle avait pensé qu’elle ne l’aimait pas du tout.

À suivre…

© Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2023)

À suivre…

Journal de Marie-Sophie et Archibald

Bonjour toi 😉

Te souviens – tu ? Héloïse était apparue dans cette histoire ici. La Plume s’interrogeait.

Voilà Voilà, tu retrouveras Héloïse chez Marie-Sophie, grâce à la petite sorcière Elsbeth Isobel ici. La Plume va donc faire un mix avec les trois histoires, ceci pendant le mois d’octobre, parce que c’est le mois des sorcières 😂.

Voilà donc le journal de Marie-Sophie et d’Archibald.

Marie-Sophie

— Tu y crois toi aux anges gardiens ?

Lorsqu’Enzo m’avait posé cette question, j’allais partir à la boulangerie. J’étais déjà en retard, Archibald était venu me retrouver dans ma chambre et après je m’étais rendormie. C’était Mélusine qui avait frappé à ma porte en me demandant si tout allait bien. Quand elle était entrée, elle n’avait pu cacher son sourire narquois. Je lui avais balancé mon oreiller à la tête, elle l’avait esquivé en se sauvant dans le couloir.

Mon filleul tenait un bout de baguette tartiné de confiture dans sa main. Il en était barbouillé et sa mine me fit rire. Il était craquant ce petit bonhomme et parfois je regrettais le bébé que j’avais perdu.

— Tu sais comme Mimi Mathy dans Joséphine.

Enzo adorait cette série. Mélusine et lui la regardaient en replay.

— Tu crois que Héloïse, la petite fille qui vient d’une autre histoire en est un ?

Stupéfaite, je restai muette. Je n’aimais pas le laisser sans réponse à ses questions, mais j’étais vraiment en retard. Archibald allait s’inquiéter et surtout la boutique n’allait pas s’ouvrir toute seule.

— Écoute mon chéri, je n’ai malheureusement pas le temps de…

— Je pars avec toi, comme ça je verrai Parrain.

— Et comment reviendras-tu ? Où est maman ?

Mélusine s’encadra dans la porte. Elle avait dû entendre notre conversation.

— Je passerai le reprendre en allant porter mes livraisons. J’ai aussi tout le matériel d’Halloween pour décorer la boulangerie. Archibald est d’accord.

Je n’étais pas fan de cette fête païenne, mais nous avions fait un sondage dans le village et les gamins avaient tous répondu présents.

Du coup, Mélusine avait tout confectionné elle-même. Archibald avait imaginé un pain en forme de citrouille et lui avait mis deux yeux avec des noisettes. Nous avions été les premières à le goûter, c’était délicieux comme tout ce qu’il faisait. C’était une surprise, personne à part nous étions au courant.

Je partis donc avec Enzo qui gambadait autour de moi.

— Alors tu y crois ?

Il ne lâchait rien.

— Nous avons effectivement chacun un ange gardien.

— Moi aussi ! Vrai de vrai ? Comment il s’appelle ?

Je ne le savais pas, mais Enzo trouva vite la solution.

— C’est Héloïse. Pas grave si c’est une fille ?

Je lui suggérai de lui demander si elle était d’accord. Que n’avais-je pas dit là !

— Ah oui et comment je fais, moi, pour lui parler ? Je te rappelle qu’elle n’est pas dans notre histoire.

— C’est bientôt Halloween, peut-être que si elle est un peu sorcière tu…

— Une sorcière ne peut pas être un ange gardien, marraine, c’est pas possible.

— Les gentilles sorcières peut-être !

Je lui fis un clin d’œil. Il saisit ma main et levant sa tête vers moi, il dit :

— D’accord, on va faire comme si !

Intriguée, je lui demandais :

— Pourquoi voulais-tu qu’elle soit un ange gardien ?

— Pour que Célestine aille mieux et qu’elle se rappelle de pépé Charles. Tu ne vois pas comme il est malheureux depuis qu’elle ne veut plus habiter avec lui parce qu’elle dit qu’elle ne le connait pas ?

Je savais bien que l’histoire de Célestine perturbait Enzo. Depuis son malaise, la compagne de pépé Charles ne se rappelait plus de lui. Décidément, dans cette famille, les souvenirs disparaissaient souvent. Morgan accueillait donc sa maman chez lui depuis qu’elle était sortie de l’hôpital. Elle semblait aller bien, mais seul son fils avait grâce à ses yeux.

Pépé Charles, malheureux, avait vieilli d’un coup. Il marchait voûté, avait perdu son sourire et sa joie de vivre.

Archibald

Ah la voilà, ma petite chérie, accompagnée de notre filleul. Sacré bonhomme. Ces jours-ci, il ne cessait de me parler de cette Héloïse sortie de je ne sais quelle histoire. Il s’était mis dans la tête qu’elle pourrait être un ange gardien et n’en démordait pas. J’étais certain qu’il était encore sur ça avec Marie-Sophie.

Je n’y croyais pas du tout à cette gamine venue d’on ne se sait où.

Marie-Sophie vint m’embrasser, s’excusa pour le retard et s’empressa de se changer pour ouvrir la boutique.

J’emportais les corbeilles de pain tout chaud et commençais à les installer sur les étagères. Je ne me lassais pas de ce parfum. Enzo m’aidait en babillant. J’adorais ce gosse et je ne pouvais m’empêcher de penser qu’un jour peut-être, nous aurions Marie-Sophie et moi, un enfant à nous.

Marie-Sophie nous rejoignit et je lui fis remarquer qu’elle était belle. Elle rougit alors qu’Enzo éclatait de rire.

 — C’est vrai et Marraine que t’es belle et tu sens bon.

— Stop les garçons ! Allez, on ouvre et c’est parti pour une nouvelle journée.

Je les abandonnai et rejoignis mon laboratoire et surveillai la cuisson de mes baguettes. Et c’est alors que je la vis…

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…

Haïku du jour

Bonjour toi 😉

Le thème du challenge Inktober était promenade, sauf que c’était le 11 😁.

Comme il m’inspirait, je te propose mon haïku du jour, le 12 😉.

Promenade à deux
Main dans la main on est bien
Beau ciel étoilé

© Isabelle Marie d’Angèle

J’ai aussi fait le dessin … Je n’ose pas le proposer😂.

A très vite…

Souvenirs d’enfance

Bonjour toi 😉

J’ai trouvé ça ! C’est une idée de l’illustratrice Cécile Dormeau . Bien sûr, je ne dessine pas mais pourquoi pas me souvenir ?

J’ai donc repris mes souvenirs d’enfance du 1 octobre au 11 (aujourdhui).

1 – Les pains au chocolat (pas de chocolatines, j’habitais dans le nord 😁) les briochés !

2 – Ma chienne Blackie, une épagneule noire et feu, elle a vécu 14 ans. C’était mon toutou d’amour 💖, je lui faisais l’école, je la mettais dans mon landau. Elle se laissait faire sans broncher. Je lui mettais des foulards… un amour !

3 – La collection des Alice dans la bibliothèque verte après celle de la Comtesse de Ségur dans la bibliothèque rose.

4 – Ce n’était pas une peluche, c’était un vieux coco. Un poupon qui ne ressemblait à rien 😂. Ses cheveux étaient en brosse, son pantalon était à rayures rouge, c’est ce dont je me rappelle. Un tee-shirt blanc peut-être ?

5 – Grande fan de Sheila dont je copiais les coiffures. Je recopiais ses chorégraphies. Spacer avec son bâton, je n’ai jamais réussi 😂par contre, chanter et danser avec un micro, j’étais la reine. Joe Dassin, lui est indétrônable. C’était le groupe ABBA qui avait aussi ma préférence.

6 – Je n’en sais rien. Ah si peut-être que je dansais bien, ça compte ?

7 – Mon béguin pour les célébrités ? C’était le Bobby Ewing de Dallas 😁 et va savoir pourquoi, je crois me rappeler que j’aimais bien aussi le Gérard Rinaldi des Charlots. Ah oui, il y avait aussi, Mehdi dans le Jeune Fabre 😁😂. Purée, je me souviens, il était très beau avec Véronique Jannot.

8 – Je demandais souvent Est-ce que tu m’aimes ? Cette question tourne souvent dans ma tête encore aujourd’hui.

9 – Jalouse ? Je n’aime pas ce sentiment. Je ne sais pas si j’étais jalouse, je ne le crois pas. Me sentir différente et envier ceux qui étaient Normaux pour moi, est-ce de la jalousie ?

10 – Le beurre. Je ne l’aime toujours pas et je le sens à des kilomètres à la ronde 😂. J’ai fait mon voyage de noces en Normandie 😂. Je n’ai rien pu avaler.

11 – Mon premier jour d’école, où personne n’est venu me chercher. Maman n’avait pas pu et va savoir pourquoi, je suis restée toute seule en attendant qu’on vienne. Il n’y avait pas à l’époque, le CLAE et les agents de service. La cloche sonnait et tout le monde partait et personne ne se souciait si un enfant restait seul. C’est fou comme ça a changé ! Est-ce pour ça que je déteste rester seule ?

Et toi ? raconte-moi !

À très vite…

À tous coeurs

Bonjour toi 😉

J’ai retrouvé ce texte que j’ai remis en forme et qui avait participé sur Short édition. J’étais allée en finale quand même ! 💖

Ma plume a peut-être progressé depuis, mais l’esprit romantique y est toujours. Il date de 2017.

Quand la jeune femme entra dans le bar, le courant d’air surprit l’homme attablé devant un café croissant.

— Vous êtes blessée ?

— Pas du tout, je me suis cognée au lampadaire.

— Quel lampadaire ?

— En face !

— Je suis médecin, laissez-moi voir votre blessure.

— Vous ? Médecin ?

Elle éclata de rire.

— Vous n’en avez ni la tête ni l’allure !

— Ah bon ?

Nicolas vexé lui tourna le dos. Il allait retrouver son café quand faisant volte-face, il demanda hargneux :

— Quelle tête devrais-je avoir selon vous ?

L’inconnue le détailla, tandis que le barman, amusé, tendait une serviette pour qu’elle essuie de son front le sang qui coulait.

— Cheveux en bataille, jeans et chemise de travers, mal rasé, hum ! je vous verrais bien… en jardinier !

Elle pouffa en s’essuyant le front.

— C’est sympa pour les jardiniers ! je suis médecin en vacances, ça vous va ?

— Un chocolat et un croissant, demanda-t-elle au serveur en s’installant au comptoir.

— Quelle gamine !

— Merci, flattée vraiment !

Elle picorait le croissant en attendant sa boisson. Lui, ne la quittait pas des yeux : brune, cheveux longs dénoués, écharpe enroulée autour du cou, jupe courte, bottines, blouson. Elle était classe. Il n’aimait pas sentir son cœur s’emballer en la regardant.

— Je vous plais ?

— Pas mon genre !

Il l’abandonna, retournant à son petit déjeuner.

Son chocolat servi, elle remercia d’un signe de tête, saisit sa tasse et le reste de son croissant, puis s’installa sans vergogne devant le médecin.

— Ne vous gênez pas surtout ! ronchonna Nicolas.

— Mélusine !

Elle tendit la main.

— Trente ans et organisatrice de mariages.

Devant le silence de son interlocuteur, elle insista :

— Et vous ? Prénom, âge ?

Dérangé par son audace, il avala son fond de café froid, se leva en bousculant sa chaise. Elle persista :

— La quarantaine ? Jules ? Gaston ? Léon ?

Elle s’amusait franchement et lui, il hésitait sur la conduite à tenir, elle l’agaçait prodigieusement.

— Nicolas… Un peu plus effectivement.

Il jeta un billet sur le comptoir et sortit. Mélusine termina tranquillement son chocolat en souriant.

— Alors, raconte !

Fred tarabustait son ami. En effet, Nicolas ne cessait de bougonner.

— Cette fille, je n’arrive pas à le croire, elle a un toupet ! je ne te parle même pas de son prénom, Mélusine ! un prénom pareil, ce n’est pas possible.

Il se tapait le front.

— Elle t’a ensorcelé ma parole ! riait Fred

— Même pas ! Elle est… elle m’a…

Nicolas arpentait son salon, furieux. Jamais il ne s’était laissé insulter de la sorte. Médecin, il était médecin ! Décidément, les vacances ne lui réussissaient pas.

Fred revenait à la charge.

— Comment est-elle ? Jolie ? Grande ? Blonde, brune ?

— Banale ! On ne peut plus banale ! Laisse-moi maintenant profiter de ma dernière soirée de congés. On sort ! je t’emmène chez Marco.

Mélusine terminait de se préparer, Viviane n’allait pas tarder à venir la chercher. Elle lissait ses longs cheveux noirs, quand son amie sonna à la porte.

— Prête ?

Une pétillante rouquine lui tendait sa joue.

— Et toi ? Prête à sauter le pas dans deux jours ?

— Oui, oui et oui, mais ce soir, que toutes les deux hein ? On enterre ma vie de jeune fille. Où m’emmènes – tu ?

— Surprise !

Nicolas s’était changé, rasé et entrainait Fred dans le petit restaurant adopté depuis bien longtemps. Il expliquait à son ami :

— Marco m’a demandé de lui rendre un service. Nous allons nous amuser, tu vas voir ! C’est moi qui vais porter les plats, il n’y aura pas grand monde, juste un enterrement de vie de jeune fille, si j’ai bien compris.

— Toi ? Jouer au garçon de café ?

— Tu te souviens pour payer mes études de médecine… Ah, je reviens à mes premières amours ! ajouta-t-il nostalgique.

— Bien sûr que je me rappelle, tu te débrouillais d’ailleurs très bien.

— Ce soir j’enfile smoking noir, nœud pap et chemise blanche.

— Ah oui quand même, le grand jeu ! Et je dîne où, en cuisine ? demanda malicieusement Fed, moi qui pensais passer un bon moment tranquille avec mon meilleur ami…

En disant cela, ils poussaient la porte du restaurant :

— Ah enfin ! Marco serra dans ses bras Nicolas, tu me sauves la vie, va te changer, vite !

— Tu te souviens de Fred ?

L’accolade des deux hommes montrait qu’ils se connaissaient bien.

— Nico, je t’explique le déroulement, moi je reste derrière, toi tu fais comme on en a longuement discuté, le grand jeu ! Regarde la salle, n’est-elle pas belle ? Les deux amis jetèrent un œil.

— Elle n’a jamais été aussi bien décorée, répondit Nicolas

— Ce n’est pas moi tu sais, file te changer.

Marco traitait Nicolas comme son fils et oubliait souvent qu’il n’avait plus vingt ans, il l’avait vu pourtant réussir ses examens les uns après les autres, année après année.

— Fred, je t’installe sur la table du fond, essaie de te faire discret pour ne pas déranger les… Ah, justement les voilà.

Marco l’abandonna pour accueillir ses deux clientes. Fred croisa les yeux de la rouquine.

— On va s’amuser, je la sens bien cette soirée ! pensa-t-il en se frottant les mains.

— Prenez place ici, cela vous convient-il ?

Marco avançait les chaises et débarrassait de leurs manteaux ces jolies donzelles. Viviane et Mélusine s’installèrent en souriant.

— Vous avez fait un travail remarquable, reprenait le restaurateur, ma petite salle n’a jamais été aussi belle. Cette ambiance cosy, avec bougies, fleurs et rideaux, j’avoue, je suis surpris !

— Merci, répondit Mélusine, je suis heureuse que cela vous plaise, mais votre pièce s’y prêtait tellement bien. Avez-vous trouvé la personne qui va s’occuper de nous ?

— Bien sûr, par contre… Marco hésita, un client inattendu s’est invité et je n’ai pas pu refuser de le servir, voyez-vous un inconvénient à ce qu’il soit installé, là-bas au fond de la salle ?

Mélusine fronça les sourcils, mais Viviane intervint :

— Pas de problème, ce monsieur ne nous dérangera pas.

Elle adressa un clin d’œil à son amie et Mélusine s’inclina.

— Alors, je vous laisse.

Nicolas changé, consultait le menu.

— Elles sont arrivées, dit Fred.

Marco revenait vers eux.

— Fred, tu pourras t’installer au fond.

Il hocha la tête et se sourit dans le miroir qui lui faisait face en pensant que la soirée allait être vraiment pleine de surprises. Il entra dans la salle, passa à côté des jeunes femmes et les salua poliment.

— Je vous souhaite un excellent appétit.

Il s’avançait vers sa table quand Viviane l’interpella :

— Pourquoi ne pas vous asseoir plus près de nous ?

Mélusine stupéfaite donna un coup de pied discrètement à son amie.

— Pourquoi pas en effet ?

Fred revint sur ses pas et s’installa à la table voisine. C’est à ce moment que Nicolas fit son entrée avec le plateau de cocktails, suivi de Marco, qui apercevant Fred, fronça les sourcils, mécontent, mais Viviane intervint :

— Finalement, ce monsieur ne va pas dîner seul. Accepteriez-vous de vous joindre à nous ? Et elle lui adressa un clin d’œil.

La situation échappait complètement à Mélusine ; son amie, à deux jours de son mariage, draguait ouvertement un inconnu, et… lui, là, qui se disait médecin, serveur, il était serveur ! Le smoking lui allait bien, elle devait bien l’admettre.

Fred s’installa alors face aux deux jeunes femmes. Marco se tourna vers Nicolas statufié :

— Vos cocktails. Voulez-vous aller en chercher un autre pour ce monsieur ?

Nicolas fit demi-tour, trop heureux d’échapper au regard goguenard de la femme rencontrée le matin.

Fred s’amusait franchement. La rouquine semblait avoir complètement craqué sur lui :

— Vous êtes marié ?

Mélusine ne reconnaissait pas son amie. L’enterrement de vie de jeune fille virait au cauchemar, rien ne se déroulait comme prévu.

— Non.

Fred la dévorait littéralement des yeux. Le coup de foudre existe alors, se demandait Mélusine.

Nicolas revenait avec les trois cocktails. Vraiment un bel homme, se dit-elle. Celui-ci, impassible posait les verres sur la table. Fred lui jeta un clin d’œil amusé et le remercia.

— Vous n’êtes donc pas médecin ?

Fred surpris, l’interrogea du regard. C’était la fille du café, quelle coïncidence !

— Si, mais ce serait trop long à vous expliquer.

— J’ai tout mon temps apparemment, Viviane est occupée.

Elle désignait la rouquine qui semblait subjuguée par Fred.

— Viviane ?

Nicolas contempla son ami et grâce à leurs années de complicité, il comprit aussitôt le jeu de Fred. Ses yeux se posèrent alors sur Mélusine.

— Un enterrement de vie de jeune fille qui ne se passe pas comme vous le souhaitiez peut-être ?

Mélusine soupira et balaya la salle de la main :

— J’ai tout installé, j’ai tout prévu, je voulais que cette fête soit une réussite.

— Qui te dit qu’elle ne le sera pas ? demanda Viviane en riant, mais, vous vous connaissez ? Tu es plus amusante d’habitude, c’est ma soirée non ? À mon mariage !

Elle leva son verre.

Quand les deux hommes repartirent, bien après les deux jeunes femmes, Nicolas entoura les épaules de son ami et murmura :

— Sacré farceur, va !

C’était le grand jour et précédemment, Mélusine n’avait cessé de courir à droite et à gauche, elle voulait un mariage parfait pour Viviane. Elle la contemplait dans la psyché, elles avaient choisi la robe ensemble, un satin de soie couleur champagne. Elle ajustait la tenue, quand elle glissa à l’oreille de son amie :

— Pas de regret, tu es certaine ?

— Toi, tu penses encore à cette soirée…

— Hum !

— Tout va bien, je t’assure, et puis c’était un enterrement de vie de jeune fille pas vrai ? sourit malicieusement Viviane. Prête ? Toi aussi tu es magnifique, merci, merci du fond du cœur pour tout ce que tu as fait.

Mélusine haussa les épaules, attrapa la traine de la robe, embrassa son amie et la poussa vers la porte.

Viviane, Orpheline très tôt, sa famille se résumait à Mélusine. Elles montèrent toutes deux dans la voiture décorée et se dirigèrent vers la mairie.

— Mes parents seront là, glissa Mélusine, et du côté de ton chéri ? Tu n’as pas voulu me dire…

— Papa, maman, frère et sœur, cousins cousines et son témoin, ami d’enfance.

Elles arrivèrent devant le bâtiment. Un petit groupe attendait qui applaudit à l’arrivée de la voiture. Mélusine descendit pour ouvrir la portière.

— Et maintenant, lui glissa à l’oreille Mélusine, je ne gère plus rien, c’était ce que tu souhaitais.

Viviane sourit et sortit du véhicule sous les bravos et les cris. Mélusine chercha des yeux l’heureux élu qui aurait dû être là pour l’accueillir.

Nicolas s’approcha alors et saisit la main de la future mariée.

— C’est à moi que revient l’honneur de t’emmener. Viviane lui sourit. Mélusine sans mot dire, arrangea la robe de son amie devant la famille réunie. Un homme attendait en haut des marches. Mélusine vacilla. C’était Fred.

Quand la jeune femme entra dans le bar, le courant d’air surprit l’homme attablé devant son café.

— Je m’appelle Mélusine et je suis organisatrice de mariage.

— Nicolas, je suis médecin.

Ils éclatèrent de rire.

© Isabelle-Marie d’Angèle

À très vite…