J’aime un voyou au grand coeur

Bonjour toi 😉

Tu trouveras les épisodes précédents ici . J’ai trouvé ma suite… enfin je pense 😁. Ce polar me donne du fil à retordre 😄.

Chapitre 17

Lorsque je repris le travail qui finalement m’avait manqué, je dus abandonner mes deux animaux. Ils s’étaient bien habitués l’un à l’autre et Cassis était devenue rapidement propre.

Je stoppai ma moto devant le commissariat et aussitôt le collègue de garde vint à ma rencontre.

— Je suis bien content que vous reveniez commandante, le capitaine était de très mauvaise humeur.

Je n’eus pas le temps de réagir que Théo Kawas nous rejoignait.

— Angèle, enfin ! À croire qu’ils attendaient ton retour.

Tout en attachant mes cheveux, je le suivis. Effectivement, l’équipe semblait ravie de retrouver, à en voir les saluts et les bonjours lancés de droite et de gauche.

Je poussai la porte de mon bureau. Aussitôt, Théo alla me chercher un café. Je m’installai et allumai mon ordinateur. Sans surprise, une tonne de mails m’attendait, mais surtout, ce qui attira mon attention c’est le gros titre qui s’affichait sur le journal que me tendait mon capitaine. Il déposa la boisson chaude et patienta.

Je levai les yeux vers lui. Il m’informa.

— C’est arrivé cette nuit.

L’exposition de tableaux la ville voisine faisait la une. Évidemment, ce n’était pas des toiles de maître, mais elles valaient un bon paquet d’argent. Elles avaient été dérobées toutes sans exception chez leur propriétaire, un riche homme d’affaires qui achetait des entreprises en difficulté sans aucun état d’âme pour les salariés et les revendait ensuite à un prix beaucoup plus élevé que ce qu’elles lui avaient coûté. Il possédait une bâtisse appelée pompeusement le château.

Les battements de mon cœur s’accélérèrent. Je ne voulais pas croire que Paco y était pour quelque chose et pourtant ça ressemblait étrangement à sa signature.

— Nous ne sommes pas concernés, ce n’est pas chez nous.

Je n’avais pas terminé ma phrase que le téléphone sonnait. Je reconnus immédiatement le numéro du procureur. Quand je pris l’appel, je savais déjà ce qu’il allait me dire.

— D’accord monsieur, j’en informe mon équipe.

Théo haussa les sourcils.

— Nous allons travailler avec la gendarmerie.

Il rit.

— Gendarmes et flic, ça promet !

— Pas de réflexion, Théo ! Go, tu prends la voiture. Pas question de commencer à déclencher les hostilités avec ma moto. Je connais Patou, le capitaine, il n’aime pas les femmes qui commandent.

Je lui fis un clin d’œil.

— Je compte sur toi pour arrondir les angles.

Nous stoppâmes devant le château. C’est vrai qu’il était beau et ses jardins étaient magnifiquement entretenus. J’aperçus Jean Patou, il vint à ma rencontre et me tendit la main.

— Bonjour Commandante Merlin. Vous avez délaissé votre moto ?

Il salua Kawas. J’éludai sa réflexion et l’interrogeai :

— Qu’est-ce qu’on a ?

— Aucune effraction, pas de traces ni d’empreintes, rien !

— J’imagine que vous avez fait le tour à l’extérieur ?

Je montrai les graviers rouges.

— Un véhicule devait bien attendre ici, vous n’êtes pas d’accord ?

Il remua la tête.

— Nous avons inspecté les pelouses de l’autre côté, nous n’avons rien relevé. Je ne sais pas comment c’est possible.

— Le propriétaire était présent ?

Le gendarme soupira.

— Hélas non ! Il avait pourtant branché l’alarme. Elle ne s’est pas déclenchée.

Alexandre Martel descendait les marches du perron et nous rejoignit. Je me présentais ainsi que Kawas et l’informai que nous allions travailler avec la gendarmerie.

— Je ne comprends pas. Venez voir. Je ne me suis douté de rien avant ce matin. Quand nous sommes rentrés vers minuit avec mon épouse, nous sommes allés nous coucher. Je ne suis pas allé dans la salle où étaient exposés mes tableaux, j’avais un mal de tête horrible et je n’avais qu’une envie aller me reposer. Nous n’avons rien vu d’anormal.

Théo et moi le suivîmes. Effectivement, personne n’aurait pu dire qu’il y avait eu un vol. Seuls les emplacements où étaient présentées les œuvres étaient vides, mais le reste n’avait pas été cambriolé. Il ne manquait rien dans les armoires alors qu’il y avait de l’argenterie, des verres et des carafes en cristal.

Le sol était propre.

— Je ne vois qu’une solution, lui dis-je, les voleurs avaient une clé et connaissaient le code de l’alarme. À moins que ce ne soit des personnes de votre entourage qui …

Il m’interrompit aussitôt.

— Ceux qui se disent mes amis ne feraient jamais une chose pareille. D’ailleurs, ils m’ont tous appelé ce matin dès qu’ils ont appris la nouvelle. Ils étaient chez moi pas plus tard que la semaine dernière. Nous les avions reçus pour leur présenter en avant-première la collection. Certains avaient même mis une option d’achat.

— Pourriez-vous me donner la liste de vos invités ?

Il regarda le capitaine de gendarmerie.

— Votre collègue l’a déjà.

Patou affichait un sourire ironique quand je me tournai vers lui. Qu’il m’agaçait ce type ! Je sentis que le travail d’équipe n’allait pas être facile.

— Nous faisons bien notre boulot nous aussi !

— Je n’en doute pas une seconde, pourrais-je la consulter ?

Il me la tendit à contrecœur. Théo se pencha sur le papier. Nous ne fîmes aucune réflexion et je le remerciai.

— J’imagine que vous avez leurs coordonnées et que vous ne verrez aucun inconvénient à ce que nous les interrogions, avec votre aide bien sûr.

Les derniers mots étaient dédiés au capitaine de gendarmerie qui hocha la tête.

— Vous prendrez le début de la liste, nous nous occuperons de l’autre et vous tiendrons au courant.

Je fis une capture d’écran et rendis le papier à Patou. Alex Martel nous invita à le suivre dans son bureau. Il nous donna rapidement les numéros de téléphone de ses amis.

Dans la voiture, Théo et moi, nous regardâmes.

— Tu penses la même chose que moi ?

— Oui, Diego Destrio était présent.

© Isabelle-Marie d’Angèle (mars 2024).

À très vite…

Raconte moi ta semaine

Bonjour toi 😉

Une légende magique dans le nord de l’Europe conte qu’à l’endroit précis où tombèrent les clefs du paradis des mains de Saint Pierre, naquit la primevère ; ses fleurs, ainsi, ont le pouvoir d’ouvrir la porte du ciel. (Mon agenda de sorcière — Marie d’Hennezel).

Il y a des pluies de printemps délicieuses où le ciel a l’air de pleurer de joie (Paul-Jean Toulet).

Si tu te sens acculé(e) de toutes parts, alors reste le dos au mur pour assurer tes arrières et fais face. Parfois, nous avons l’impression que rien ne va, que notre vie part en cacahuète à tous les niveaux. Il n’en est rien, c’est seulement la possibilité que le vous vous donne pour revoir vos valeurs ; si elles sont toujours d’actualité, il faudra les défendre, mais si elles vous paraissent obsolètes, laissez le changement s’opérer (Agenda Parole de sorcière).

La semaine passée fut une normale… Enfin, si je m’en réfère à l’actualité, pas trop ! Pas facile de rester sereine quand tu entends parler de guerre. Je ne l’ai pas vécue, je la vois à la télé, dans les films, je la lis dans les livres, et certains sont nés avec et vivent toujours avec.

Quand j’entends toute cette violence avec ce jeune qui agresse au lycée avec un couteau parce qu’il a été exclu, ou quand, tu as le malheur de faire une réflexion sur un parking de supermarché et que tu te fais dézinguer devant ta femme et ton gosse, mais où va-t-on ?

Il est où le temps où tu avais peur du directeur, des gendarmes, de la police, de tes parents ? Aujourd’hui, tu n’as peur de rien, tu tues ! 😮😪

Quand je lis toute cette violence verbale sur les réseaux sociaux à propos d’une émission de danse ? Mais quel est ce monde dans lequel je vis ? 😯

Donc, ce fut une semaine comme les autres semaines… comme si de rien n’était 😶. Confiance, tu n’as pas oublié ? C’est mon mot phare de l’année. 🙄.

Sport et première sortie en vélo sur la route. Qu’est-ce qu’il faisait bon et beau !

Niveau bouquins, j’ai terminé Il nous restera ça de Virginie Grimaldi. Je l’avais rencontrée au Salon du livre de Brive, je n’avais pas encore lu ce qu’elle écrivait (eh oui !), pourtant je sais qu’elle a du succès à en croire la file de personnes qui attendait une dédicace 😊, mais je n’avais pas trouvé le titre qui m’interpellait. C’est fait et je n’ai pas été déçue, j’en parlerai mieux dans la semaine.

J’ai commencé Amour et autres obsessions de Liane Moriarty.

J’ai pris des photos du jardin, là encore, j’en ferai un retour dans la les jours qui suivent. C’est quand même Monsieur le printemps qui débarque mercredi, ne l’oublions pas !

Je me suis remise à l’écriture de J’aime un voyou au grand cœur, tu le retrouveras demain.

J’ai pas mal dessiné aussi, je crois que j’ai trouvé mon style 😂.

Bonne semaine et raconte-moi tout en commentaires 😊

À très vite…

Dimanche Musique

Bonjour toi 😉

Un p’tit café, thé ou chocolat pour bien commencer la journée ?

Je suis tombée sur ça et ma foi, ça me plait bien de l’écouter ce matin 🎶, superbe chanson avec deux voix magnifiques accompagnées du piano.

Bon dimanche 💖🎶

À très vite…

Une histoire sortie du tirage de dès

Bonjour toi 😉

Mots à placer : Cochon à la broche, diable, maison, carafe, coffre, bateau, puits, homme à la lanterne, funambule.

La fête au village

C’était la fête au village comme chaque année. Sur la place décorée pour l’occasion, de longues tables étaient installées. Les fenêtres des maisons qui l’entouraient étaient ouvertes et le parfum du cochon qui rôtissait à la broche depuis tôt le matin, embaumait les cuisines.

Chacun apportait sa vaisselle et ses nappes sorties des coffres qui renfermaient des trésors d’antan. De belles carafes attendaient qu’on les remplisse de vin et en l’honneur de ce banquet, le puits qui trônait au centre avait fait peau neuve. Sa margelle poncée et nettoyée accueillait aujourd’hui de grandes jardinières de géraniums.

Cette année, le comité des fêtes s’était démené pour  distribuer du bonheur et de la joie dans les yeux des enfants. Il avait décidé que les habitants devaient se costumer. C’est pourquoi on pouvait voir déambuler au milieu des tables, un homme avec une lanterne qui ressemblait étrangement à un nain du conte de Blanche-Neige. Un diable rouge tournait autour des braises et un marin cherchait désespérément son bateau. Un fil était tendu entre deux réverbères. Un funambule s’y entrainait avant le spectacle prévu dans la soirée.

Gageons que la fête sera belle et que chacun en gardera un souvenir inoubliable.

© Isabelle-Marie d’Angèle (mars 2024).

À très vite…

Jeudi Poésie

Bonjour toi 😉

Je ne suis pas douée en poésie
Impression que les mots s’enfuient.
Peut-être le suis-je davantage
Quand je fais du jardinage ?
Je ne le pense pas
Juste bonne à tour de bras
À cueillir les fleurs fleuries
Dont s’occupe le jardinier chéri.
Je sais juste poser les mots
Qui s’offrent en cadeau
Comme ça, sous ma plume,
Mais, je n’en écris pas des volumes.
C’est ainsi que naissent
Mes personnages en liesse.
Il m’arrive comme aujourd’hui
D’écrire un semblant de poésie
En est-ce vraiment ?
Même si effectivement
Entre eux riment les mots
D’accord, ça fait beau
Mais malgré mon entrain
Il n’y a pas d’alexandrins.
Les vers n’en font qu’à leur tête
Et joyeusement font la fête
Non, je ne suis pas douée en poésie
Même si j’ai envie
Chaque semaine de faire rimer
Les mots, juste pour m’amuser.

© Isabelle-Marie d’Angèle (mars 2024).

À très vite…

Héloïse et Stefano

Bonjour toi 😉

Les épisodes précédents sont ici

— Non mais j’te jure, tu ne pouvais pas faire attention !

Arthus perché sur le rebord de la fenêtre fixait Gertrude.

— C’est qu’elle est très forte la petite sorcière, grommela de sa voix rocailleuse la grenouille. Et puis, je ne suis plus toute jeune et je n’avais pas mes lunettes, je ne l’ai pas aperçue tout de suite. Elle m’a surprise.

Le chat se fendait la poire en deux.

— Des lunettes ? Tu m’en diras tant ! tu es une sorcière toi aussi, tu es donc immortelle et le temps n’a pas de prise sur toi. Dis plutôt que tu es restée sous le charme de Joe.

La grenouille ne répondit pas et s’en alla clopin-clopant près du nénuphar qui était sa maison.

Arthus la rejoignit sur la rive et entreprit de faire sa toilette. Ils étaient tous deux dans l’autre monde et le chat qui avait suivi toute la scène depuis en haut, commençait à se demander s’il n’avait pas fait le mauvais choix.

— Ce n’est pas de ma faute si Straurius m’a jeté ce sort. Je suis condamnée à être cet animal jusqu’à ce…

— Un humain t’embrasse et évidemment tu as pensé à Joe. Quel crétin je suis ! Mais je n’avais que toi sous la main et j’imaginais que tu étais assez petite pour ne pas te faire remarquer. Je n’allais quand même pas envoyer Auguste.

Tous deux ricanèrent. Le dénommé Auguste était un âne, mais comme tous ceux de son espèce, il n’en faisait qu’à sa tête.

Héloïse tournait autour de Charlie qui faisait celle qui n’entendait rien.

— Puisque je te dis que j’ai vu une grenouille et qu’elle discutait avec papa Joe.

Charlie soupira. Elle ne devait absolument pas entrer dans le jeu de sa fille et surtout il fallait qu’elle oublie cette histoire idiote.

— Tu sais bien Héloïse que ces animaux ne parlent pas, à part leurs coassements ridicules qui me font peur.

— Je sais que tu en peur maman, mais je te promets que c’est la vérité. Peut-être que c’est une princesse qui attend le baiser d’un prince charmant pour redevenir une humaine.

Charlie qui dessinait stoppa son geste. Impossible ! il ne pouvait pas avoir fait ça ! Aussitôt, elle ferma son esprit, il ne devait pas savoir.

— Alors, tu me crois ?

Héloïse ne lâchait pas prise. Charlie capitula et demanda à aller voir cette petite bête.

— Elle a disparu, je n’arrive pas à la retrouver. Elle était dans la grange avec les chèvres, Papa Joe ne l’a pas revue.

— Lui a-t-il parlé ?

— Je crois que oui.

Charlie sourit à sa fille et abandonna ses dessins.

— Viens donc me montrer cette grenouille.

Gertrude quitta son nénuphar d’un bond.

— Alerte, Shearah m’a reconnue.

Arthus continua sa toilette comme si de rien n’était.

© Isabelle-Marie d’Angèle (mars 2024).

À très vite…

Journal de Marie-Sophie

Bonjour toi 😉

Les épisodes précédents sont ici

Je ne faisais pas la tête à Archibald, depuis le temps que je le connaissais, je crois que nous n’étions jamais restés fâchés. Oui, mais voilà, ça c’était avant. Lorsque nous étions amis, ce n’était pas du tout la même chose.

L’histoire avec Gabriel m’avait perturbée et comme me le répétait Mélusine, ça ne devrait pas. Archibald s’était expliqué, c’était au moment où je l’avais presque supplié de ne rien dire de nous deux. Il n’avait pas pris au sérieux Gabriel et l’avait incité à aller tenter sa chance sans réfléchir et il avait complètement oublié de m’en parler.

Comme le remarquait Mélusine à sa façon et elle ne mâchait pas ses mots :

— Gabriel est un con !

Puis elle en rajoutait :

— Il fallait vraiment qu’il soit aveugle pour ne pas comprendre que vous étiez amoureux, et ce depuis longtemps.

Ce à quoi je répondais :

— Toi aussi tu le croyais ?

— Mais évidemment Marie-Sophe. Archibald était malheureux comme la pierre quand tu étais avec Morgan, mais jamais il ne serait intervenu. Il t’aimait trop pour ça. Tu vois, il n’est pas comme Gabriel. C’est vraiment lorsque Morgan est revenu et qu’il a compris que vous n’aviez plus de sentiments l’un pour l’autre qu’il a accepté de te regarder différemment. Il se l’interdisait avant.

— Pourquoi je ne me suis rendu compte de rien ?

— Ce n’est pas à moi qu’il faut poser la question Marie-Sophe, toi seule es capable d’y répondre.

— Justement, peut-être que je ne suis pas assez amoureuse de lui !

Mélusine se mit en colère.

— Tu m’agaces et tu exagères. Quand vas-tu grandir ? Tu ne vas pas tout foutre en l’air pour une guéguerre entre mecs ?

Elle sortit en claquant la porte. Elle avait raison, j’en faisais tout un plat alors qu’il n’y avait pas matière d’en faire. Comme toujours dans cette situation, je cherchai pépé Charles.

Je regardai l’heure, il restait un peu de temps avant de partir faire ma tournée avec le food truck. J’y allais seule aujourd’hui, Mélusine avait du travail de couture et elle devait aussi s’occuper de ma robe. Elle avait des idées à me soumettre. Nous n’avions pas encore fixé de date.

Charles était attablé devant les informations matinales. Dès qu’il m’aperçut, il éteignit l’écran.

— Tu viens prendre un café avec moi ma petiote ? J’en ai du tout chaud.

Il ne me laissa pas répondre et me servit. J’avais toujours une tasse pour moi, il l’avait trouvée dans un vide-grenier avec mon prénom écrit dessus. Il ne pouvait pas passer à côté ne cessait-il de me répéter.

— Alors ce mariage, c’est pour quand ?

Je grommelai, les yeux sur mon café, que nous n’avions pas fixé de date.

— Ne tardez pas trop quand même, je ne suis plus tout jeune. On ne sait jamais ce que la vie nous réserve. J’ai dépassé la barre des 80 ne l’oublie pas.

Il m’attrapa le menton et le releva.

— Ne me raconte pas que tu es tourneboulée par ce qui s’est passé à la boulangerie ? Gabriel a entendu parler du pays, crois-moi ! Il n’était pas content. Ce n’est pas le premier qui est amoureux et que ce n’est pas payé en retour. Il s’en trouvera une autre, la belle affaire ! Il m’a même dit qu’il allait repartir, ce à quoi je lui ai répondu qu’aux urgences, il manquait du monde et que ce n’était vraiment pas le moment de tout plaquer pour une histoire de… rien du tout !

— Gabriel veut quitter son poste ? À cause de moi ? Alors qu’il vient d’arriver ?

— Ah ! ne va pas te mettre la rate au court-bouillon. J’aurai mieux fait de me taire. Bref, tua vais besoin de quelque chose ?

J’étais en colère, je ne savais plus où j’en étais, j’avais peur de perdre Archibald enfin surtout son amitié alors que nous étions beaucoup plus que ça aujourd’hui. Une fois de plus, j’avais envie de partir loin. Pépé Charles dut le comprendre parce qu’il posa sa main sur la mienne.

— La fuite n’a jamais rien apporté, tu emportes tout avec toi et quand tu reviens les problèmes sont toujours là. Fais face ma petiote, sonde ton cœur, écoute-toi et tu verras que tout ira bien.

Il se leva et ralluma la télé. La discussion était terminée. Il me fit un clin d’œil et ajouta :

— Tu ne devais pas faire ta tournée aujourd’hui ? Tu vas finir par être en retard et tes clients vont t’attendre.

J’avalais mon café. Il avait un goût amer.

Sur le chemin qui me menait à la boulangerie, j’aperçus Archibald qui venait à ma rencontre. Les battements de mon cœur s’accélérèrent et je compris enfin qu’il était l’homme de ma vie. Comment avais-je pu en douter ? Je n’avais jamais ressenti ça auparavant. Je le trouvai beau. Il avait le cœur sur la main et je savourai enfin la chance de l’avoir près de moi. Dès qu’il me vit, il sourit. J’imaginai sa fossette à droite qui me faisait craquer puis ses yeux plissés pour mieux me regarder. Je le connaissais par cœur, ça m’en donnait le vertige parfois. Saurait-il encore me surprendre ?

— Te voilà, je me demandais si tu ne t’étais pas rendormie. Je t’ai tout préparé, le food truck est prêt. Si tu veux, je peux même t’accompagner dans ta tournée, Maddie est là et c’est elle qui l’a proposé. Il parait que les clients qui ne peuvent se déplacer se plaignent de ne jamais me voir.

Il rit en disant ces mots puis il déposa un léger baiser sur mes lèvres. J’adorai son parfum de pain cuit qui le quittait rarement.

© Isabelle-Marie d’Angèle (mars 2024).

À très vite…

Raconte moi ta semaine

Bonjour toi 😉

Guidance de la semaine : Ouvrir la porte, ouvrir les yeux, ouvrir les bras, le bonheur est partout pour peu que l’on sache l’accueillir (Catherine Rambert).

Ouvrir son cœur n’est pas toujours facile, surtout s’il a été blessé par le passé. Mais c’est à ce prix qu’il pourra de nouveau aimer. (Agenda Parole de Sorcière).

Rien de bien spécial cette semaine à part qu’elle s’est terminée avec l’anniversaire de Jeff et toute la famille à la maison. Entre les repas, les bavardages, les rigolades, les jeux, le week-end file à toute allure et c’est avec nostalgie que je les regarde partir jusqu’à la prochaine fois 😊. T’ai-je déjà dit que je détestais les aurevoirs ?

J’ai comme toutes les semaines, fais du sport : piscine, salle avec le vélo elliptique. D’ailleurs, je choisis toujours le même appareil. Je me demande s’il est occupé quand je ne viens pas 😁. Je ne sais pas si tu fais de même. À croire qu’il y a mon nom écrit dessus 😁. Est-ce l’emplacement qui me plait ? Il est vrai que j’ai une vue splendide sur… la plateforme du bâtiment 😂. Je connais toutes les lettres par cœur, je les lis à l’endroit, à l’envers, bref, je ne pense pas que ce soit ça qui me plaise à tout prix. Quelques arbres sont aussi dans ma ligne de mire. Il arrive que des oiseaux viennent s’y poser. Par contre, le défilé des voitures sur la route, ça oui ! Je peux m’amuser à compter les blanches, les rouges, les noires et pour compliquer un peu et passer le temps, les vertes, celles qui ont une remorque, les marrons (il n’y en a pas beaucoup), les camions, les fourgonnettes… c’est fou comme ça roule vite… les voitures !

Je remarque aussi la curiosité des gens qui défilent sur le parking. C’est tout l’intérêt de grandes baies vitrées. Eux, ils nous regardent et va savoir ce qu’ils pensent ! Moi, je me dis in petto : sérieux, tu veux ma photo ? Ce qui me renvoie immédiatement à mes années-écoles, c’était la phrase de tout le monde. J’imagine qu’aujourd’hui, ce serait : tu veux un selfie avec moi ? Ou beaucoup moins gentil…. Ou alors, tu ferais mieux de faire du sport plutôt que de regarder. Les pôvres (avec l’accent), ils ne demandent rien et je les asticote.

Il est vrai aussi que je vois toujours Monsieur Chéri, non pas que je le surveille ça non ! 😂.

Dans un tout autre sujet, t’ai-je parlé des 100 ans de ma marraine ? Tu te rends compte 100 ans ! Je lui ai téléphoné parce qu’elle habite dans les hauts de France (ça fait bien quand je dis ça, en fait, c’est dans le Pas-de-Calais 😉) et que moi, je suis dans le Sud-Ouest, tu sais là où il y a le soleil 🤭. Je ne peux pas te dire qu’elle m’a reconnue, elle était un peu fatiguée d’avoir fait la fête. J’ai reçu des photos où elle a un gros bouquet de fleurs, est entourée de sa fille et des gens de la mairie. Bref, 100 ans quand même ! Elle a gardé tout son humour, elle aurait préféré que ce soit le maire qui vienne plutôt que son adjoint, il est plus beau, le maire ! 😁, comme quoi, le nombre des années ne compte pas lorsqu’il s’agit de trouver un homme beau ! 😂. Son caractère n’a pas changé, quand elle a quelque chose à dire, elle le dit et ne l’envoie pas par carte postale (j’adore cette expression 😁).

Niveau lecture, j’ai commencé le livre de Virginie Grimaldi, Il nous restera ça. J’aime beaucoup. Le connais-tu ?

Monsieur Chéri a fait sa première sortie en vélo sur la route 😁, ce qui veut dire que je ne vais pas tarder moi aussi, à renfiler la tenue. Je ne suis pas certaine que ce soit pour cette semaine, il pleut. Régulièrement, il dit qu’il prépare l’Ariègeoise, donc, il doit faire des kilomètres, c’est prévu pour fin juin, il a le temps 🤭.

Je te laisse avec le minotaure de la halle des Machines.

Je suis allée la découvrir et j’ai fait un tour sur le Minotaure. Regarde un peu ça ! J’étais tout en haut avec Jeff, Lou et Pilou. (Cherche bien, tu ne me verras pas 😂) c’est Monsieur Chéri qui a filmé, lui, il était tout petit en bas (Il a le vertige 😁).

Bonne semaine et raconte-moi tout 💖.

À très vite…