Dimanche Musique

Bonjour toi 😉

Je vais cette semaine partir deux jours au parc Disney. Je suis déjà dans l’ambiance et je te partage ma bonne humeur et mon impatience de découvrir cette magie.

En musique c’est encore mieux, avec Cendrillon et sa marraine 💗

Les harpies (chanson que j’adore imiter ) 😂

Sans la Belle au Bois dormant, ce ne serait pas Disney pas vrai ? Cette chanson là aussi, je la connais par cœur 😊. T’ai-je déjà dit que j’étais une vraie romantique 😁.

Et puis celle-ci parce que j’adore les nains, surtout Grincheux qui s’énerve sur son piano 😂, la tyrolienne. Simplet n’est pas mal non plus. Tu vois, je reste sur les classiques !

Je te souhaite un bon dimanche plein de bonne humeur 🎶💗.

À très vite…

Une idée de génie

Bonjour toi 😉

Quand il me prend l’idée d’écrire sur un chiffre, ici c’est le 5, voilà ce que ça donne. Quand je me relis, je me demande comment je fais pour avoir toute cette imagination. Je sais que le texte est un peu long mais va jusqu’au bout, je suis certaine que tu voudras connaitre la fin 😁 et je te rappelle que je suis très bavarde 😏.

Fleur en avait assez. Le chiffre cinq lui donnait la nausée. Tout tournait autour : sa naissance le 5 octobre d’où son prénom Fleur. Il fallait le porter ce prénom !

Mariée un cinq juillet avec Antoine, jour de sa fête. Cinq filles, deux fois des jumelles, et une toute seule, elle se demandait encore pourquoi aujourd’hui, toutes arrivées un cinq du mois : 5 novembre, Sylvie et Élisabeth, 5 février Agathe et Adélaïde, et Judith le 5 mai, et clin d’œil du calendrier, toutes le jour de leur fête. Cinq ans de mariage, habite au n° 5 de la rue des cinq sens. Ajouter à ça, qu’il fallait manger 5 fruits et 5 légumes, Fleur en avait ras la casquette..

Ce matin dans sa cuisine, après avoir conduit ses gamines à la maternelle et la petite dernière chez la nounou, elle souffla et se fit un café.

 Que se serait-il passé si le 5 n’existait pas ?  murmura-t-elle en se souriant dans le miroir en face d’elle.

— Je vois qu’on a besoin de moi.

Une voix grave venant du salon la fit sursauter.

— Qui est là ?

— Moi, vous m’avez appelé, me voici ! Mais aidez-moi à m’extirper de ce satané bouquin tout froissé.

Fleur avança prudemment, sa tasse à la main.

— C’est pour aujourd’hui ou pour demain ? s’énervait la voix.

Elle posa son café sur la table basse et s’approcha, souleva le livre abandonné et recula, effrayée. Un gigantesque homme bleu se déplia devant elle. Il lui était familier. Impossible ! Il ne pouvait pas être…

— Votre bon génie pour vous servir !

Fleur se laissa choir sur le divan, stupéfaite.

— Hé ! Ma p’tite dame, je n’ai pas que ça à faire moi, vous m’avez appelé, je suis là.

— Mais… Vous ne pouvez pas exister !

— Ah que si ! Touchez-moi donc !

— Et… votre lampe ? Quelle question idiote, j’avoue !

— Dépassé ça ma p’tite dame ! alors, votre vœu ? demanda-t-il en se frottant les mains.

— Un vœu ? Je n’ai qu’un vœu ?

Il éclata de rire.

— C’est bien ça les femmes, jamais contentes ! Je n’existe pas et finalement elles se disent Pourquoi pas ? Plusieurs vœux, ce serait bien ! Et bien non, c’est la crise, restriction budgétaire, un seul souhait !

Fleur n’en revenait toujours pas. Le génie dans son salon ! quand elle raconterait ça aux filles, personne ne la croirait et ils la prendraient pour une folle.

Il commençait à s’impatienter.

— Que vous demande-t-on d’habitude ?

— L’argent, être beau, un corps de rêve, tomber amoureux, la liste est longue.

— Et ça marche ?

— Ben oui, vous me prenez pour qui ? J’ai les diplômes, non, mais vous croyez qu’on recrute comme ça, vous ? Ils exigent des qualifications maintenant.

— Je ne savais pas qu’il y avait un diplôme Génie, génie civil, mécanique, je connais, mais génie tout court, je sèche !

— On va passer la journée à déblatérer sur la paperasse, c’est bien ma veine, il a fallu que je tombe sur une revendicatrice. Vous êtes syndiquée ?

— Non, non, ce n’est pas ça, mais je suis tellement surprise.

— J’ai compris, mais votre vœu, ça vient ?

— Je ne sais pas ce que je veux.

Il la regarda.

— En fait vous avez tout : argent, vous n’êtes pas moche, vous êtes amoureuse.

Il énumérait sur ses doigts en sifflotant.

— Pourquoi m’avez-vous appelé alors ?

— Je n’ai rien fait, j’ai parlé à voix haute.

— Un peu jeune non pour la maladie d’Alzheimer ?

— Mettez-vous un peu à ma place, un génie qui débarque dans mon salon ça n’arrive pas tous les jours.

— J’aimerais bien me mettre à votre place.

— Comment êtes-vous devenu génie ?

— Trop longue histoire.

— Pourquoi dîtes-vous que vous aimeriez être à ma place ?

— Vous m’avez bien regardé ? Je suis gros et bleu ! Vous êtes toute jolie, et vous êtes une femme, j’aurais aimé être une femme.

— Vous avez toujours été génie ?

Fleur s’était assise sur le canapé et bavardait naturellement avec le génie sorti du livre de sa fille. Lui se déplaçait en survolant les chaises, les fauteuils, les meubles. Elle le suivait du regard, ébahie.

— Voulez-vous du café ?

Elle se saisit de sa tasse et partit vers la cuisine. Il lui emboita le pas.

— Je ne bois pas, je ne mange pas. Je ne peux pas !

— C’est triste non ?

— On s’y fait !

Fleur se resservit du café, il était encore chaud.

— Alors votre vœu ? Franchement, je n’ai pas que ça à faire.

— J’aimerais que le chiffre cinq disparaisse !

Il manqua s’étouffer, vira au rouge, se dégonfla, se regonfla, bomba le torse :

— On ne me l’avait jamais faite celle-là ! Vous êtes certaine de ce que vous voulez ? C’est bizarre comme demande, mais si c’est ça votre vœu, allons-y !

Il enfla comme une tornade et s’envola.

Seule dans sa cuisine, Fleur buvait son café.

On sonna à la porte. C’était le facteur.

— Bonjour, madame, qu’est-il arrivé à votre numéro ? Encore un coup de ces petits chenapans, je l’avais dit qu’il fallait les surveiller, mais on me répond il faut bien que jeunesse se fasse !  voilà le résultat. Vous préviendrez votre mari, il va être content !

Fleur dévisageait avec stupeur l’homme en face d’elle.

— Vous êtes toute pâle, ça ne va pas ?

— Je pensais que vous aviez été muté.

Il éclata de rire.

— J’ai déposé mon dossier, il y a juste un mois, vous connaissez la lenteur de l’administration, et puis il manque encore un papier.

— Mais hier, votre collègue… balbutia Fleur

— Vous allez bien, madame ?

Le facteur la dévisageait, inquiet.

— Je fais toujours la même tournée depuis plusieurs années quand même, on croit connaître les gens, mais finalement, on se trompe, bougonna-t-il. Pensez à votre numéro, vous n’êtes plus en règle là.

Il enfourcha son vélo et disparut au coin de la rue laissant Fleur abasourdie.

Son portable sonna.

— Chérie, tu t’occupes des enfants, mon rendez-vous dure plus longtemps que prévu, je risque d’être en retard.

— Mais Antoine, tu…

— Antoine ?

Silence au bout du fil.

— Fleur, tu es toujours là ? C’est Florent à l’appareil, ne me dis pas qu’Antoine qui t’appelle ma chérie est revenu ?

Il raccrocha.

Florent ? Fleur regarda sa pendule. Nom de nom, plus de chiffre 5. Elle s’empara du calendrier. Plus de 5. Donc Antoine né le 5 juillet n’existait pas. Ah, mais Florent oui, le 4.

— Qu’est-ce que j’ai fait ?

Elle se mit à crier et à appeler partout dans la maison  :

— Génie, je me suis trompée. Je n’ai pas répondu à la question, si c’était vraiment mon vœu, ça ne compte pas, revenez, je vous en prie.

Elle éclata en sanglots, tapa du pied, s’arracha les cheveux, la crise de nerfs n’était pas loin. Elle chercha le livre abandonné sur le divan, il avait disparu. Elle grimpa quatre à quatre dans la chambre des enfants et respira mieux, les lits, les jouets étaient toujours en bazar.

Ne sachant plus quelle heure il était, elle redescendit l’escalier, bondit hors de la maison, monta dans son minibus et fila vers la maternelle. Un attroupement devant l’école la rassura, elle n’était pas en retard, le portail s’ouvrait. Après avoir garé sa voiture, elle s’engouffra dans le hall, essayant d’éviter les mamans qui la connaissaient, pressée de retrouver ses filles.

— Ohé Fleur, tu es distraite ! La classe de tes gamines, c’est là, moyenne section, je sais bien qu’elles sont en avance, mais quand même !

La mauvaise copine, celle qui est au courant de tout sur tout, qui voit tout, l’apostropha, mais la jeune femme ne lui répondit pas et fixa la liste des élèves affichée sur la porte : Pas de Sylvie ni d’Élisabeth, mais Charline et Jessy nées le 4 novembre. Elle pâlit devant les mines bien connues des petites qui se jetaient dans ses bras en criant :

— Maman, Maman, vite on va chercher Véro et Bérénice.

 Fleur se laissa emporter par ses deux gamines de quatre ans dans la classe d’à côté. Même scénario : un œil sur la liste, Véronique et Bérénice, nées le 4 février. Quatre fillettes de prénoms inconnus pour elle, un cauchemar, mais pas pour ses pitchounettes qui tendaient bras, bonnets, écharpes, sacs et doudous, la routine quoi ! Mais qui était qui ? Visages identiques comme ce matin pourtant, réfléchis Fleur, tu es leur maman quand même ! La jeune femme se sermonnait intérieurement.

Elles montèrent toutes dans le minibus, Fleur les attacha. Elles babillaient comme d’habitude.

— Tu as préparé quoi pour le goûter ?

— Attendez les filles, on va chercher Judith, votre petite…

— C’est qui ?

Quatre voix à l’unisson la firent piler net au milieu de la route. Un coup de klaxon furieux résonna, elle sursauta. Fleur réalisa alors avec horreur l’étendue de sa bêtise. On ne pouvait pas changer le monde comme ça d’un coup de baguette magique. Sa petite fille, son bébé, n’existait pas, elle n’était pas née, mais naîtrait-elle un jour ? La question pour l’instant n’avait pas lieu d’être, elle avait des priorités bien plus urgentes. Le cours de sa vie avait pris un tournant différent.

— Pourquoi tu pleures ?

Ses quatre fillettes, inquiètes, la fixaient dans le rétroviseur.

— Je ne pleure pas, allez on rentre à la maison.

Devant chez elle, elle réussit à plaisanter en les détachant, l’une après l’autre.

— Papa, papa…

Fleur n’osait pas se retourner. Son mari était déjà rentré. Les filles par contre, ravies, lui sautaient dans les bras.

— On va goûter maman ?

Une petite main se glissait dans la sienne et la serrait contre sa joue.

— Oui, oui, j’arrive.

— Laissez maman. Rentrez à la maison, rangez vos affaires nous arrivons ! Florent s’approchait de sa femme qui n’osait pas le regarder. Quand elle leva les yeux, elle vit son mari — Dieu soit loué, c’était le même homme que ce matin — mais il avait sa tête des mauvais jours.

— Tu peux me dire ce qu’il se passe ?

— Je…

— Je comprends que tu sois fatiguée, demain c’est samedi, je m’occupe de tout, et…

— Vendredi

— Pardon ?

— Demain, on est vendredi.

— Je n’en connais qu’un de vendredi, c’est l’ami de Robinson, demain on est samedi. Enfin Fleur, tu ne vas pas bien, après jeudi, c’est samedi, ça a toujours été comme ça !

Fleur regarda son mari, éperdue.

— Tu me parles d’Antoine ?

Elle l’avait oublié celui-là !

— Il est revenu, je le savais !

— Mais de qui tu parles ?

— Antoine ! Il est revenu ?

— Mais non !

Florent haussa les épaules et entra dans la maison. Les filles piaffaient d’impatience :

— Le goûter, le goûter !

— Tu es rentré bien tôt. Je croyais que…

— J’ai abrégé ma réunion. Ton Antoine m’a perturbé.

— Je t’assure que…

— Il était là ce matin, pas vrai ? Sinon, tu expliques pourquoi tu m’aurais appelé Antoine ?

Fleur préféra ne pas répondre et commença à sortir du réfrigérateur, yaourts, compotes, devant ses filles. Si en plus, son ex, Antoine revenait, alors, c’était la catastrophe !

— Vous êtes contente ?

Fleur se retourna.

— Vous rendez-vous compte du bazar que vous avez provoqué ? À cause de vous, plus de RTT le vendredi, on est repassé aux 39 heures, j’ai tous les syndicats sur le dos en plus d’un avertissement. Il paraît que j’aurais dû refuser votre demande. Ohé, la p’tite dame, on se réveille, je vous parle !

Fleur regardait autour d’elle. Arrêt sur image comme à la télé : Florent, bras tendu pour attraper une bouteille de jus de fruits, ses filles muettes pour une fois, assises à la table.

— Je suis désolée. Mais… iIs vont redevenir comme avant n’est-ce pas ?

— Elle est désolée, mima le génie, non, mais je rêve ! On fait quoi, là, maintenant ? Oui, ne vous inquiétez pas, ils ne se souviendront de rien pour répondre à votre question.

— On peut revenir en arrière ? Vous aviez l’air tout gentil ce matin.

— Ben voyons, vous n’aviez droit qu’à un vœu, je vous rappelle.

— Il ne compte pas, je n’avais pas donné mon accord.

— Elle est bien bonne celle-là !

— C’est vrai, vous avez dit : vous êtes certaine de ce que vous voulez ? C’est bizarre comme demande, mais si c’est ça votre vœu, allons-y  et vous avez disparu.

Le génie sortit de nulle part une tablette et fit défiler les images. Fleur regardait par-dessus son épaule.

— Tst, tst, secret défense ! On ne copie pas. Curieuse en plus !

Il rangea sa tablette.

— Okay, j’ai fait une erreur.

— Ah vous voyez que j’avais raison !

Le génie se gratta la tête.

— C’est que… Il faut que ça passe en conseil, je ne peux pas décider tout seul.

— Vous êtes mon bon génie non ?

— Heu oui… mais stagiaire ! En fait, je n’aurais pas dû venir tout seul et intervenir sans mon tuteur, mais il était occupé ailleurs.

— Vous avez voulu faire du zèle, c’est malin !

Le génie se mit alors à pleurer et de grosses larmes bleues roulèrent sur ses joues. Fleur ne savait plus quoi faire. C’est alors que Florent et les filles se remirent en mouvement :

— C’est qui lui ? demanda Jessy en pointant son doigt vers le génie.

— Tu es le génie d’Aladin ? Tu vois que ça existe.

Bérénice se mit à l’embrasser et l’attraper par le cou. Ses sœurs se joignirent à elle pour faire la ronde. Celui-ci leva les yeux au ciel, il ne comprenait plus rien. Normalement, seule Fleur devait connaitre son existence, il avait vraiment dérapé. Il allait se faire virer, c’était certain ! En tout cas, il profitait de l’aubaine et dansait avec les petites, c’était toujours ça de pris ! Elle n’était pas facile la vie de génie ! Quoiqu’on en pense !

Florent, les yeux écarquillés, regardait ébahi ses filles avec une tornade bleue.

— Tu m’expliques ?

Et Fleur raconta, le ras-le-bol, le chiffre cinq.

— Arrête tes bêtises Fleur, un génie ça n’existe pas, et…

— La preuve !

— Laisse-moi continuer. Tu me parles de cinq, je ne comprends rien de ce que tu me racontes.

— Évidemment.

— Quoi évidemment ? Tu te moques de moi en plus ?

— Le chiffre 5 a disparu, tu ne peux pas le connaître.

 Elle éclata de rire, mais c’était nerveux et son mari n’avait pas l’air d’apprécier.

Ils ne s’en sortiraient jamais et Fleur ne parla même pas de leur petite Judith.

— On en fait quoi de lui ? demanda Florent en désignant le bonhomme bleu.

Un cri unanime de ses filles :

— Il reste avec nous !

— Dis oui maman !

— Dis oui maman, répéta le génie en sautant de plus en plus haut au grand plaisir des jumelles.

Une fois revenu au sol et tenu par la main, les enfants imploraient les parents du regard. La situation échappait complètement à Fleur.

— J’ai peut-être la solution.

Nouvel arrêt sur image. Fleur sentait la migraine monter.

— Vous venez avec moi, vous expliquez au chef ce qui s’est passé et on verra bien si votre histoire est acceptée. Je vous préviens, ce n’est pas un facile le chef !

— Où devrais-je aller avec vous ?

— Au pays des génies pardi !

— Excusez-moi, je n’ai pas vraiment l’habitude de discuter avec un génie tous les jours.

Fleur commençait à s’énerver.

— Elle raisonne en plus ! Elle me met dans une panade pas possible et elle la ramène. S’il vous plait, je veux vous aider et moi aussi par la même occasion.

Il était pathétique, les coudes sur les genoux dodelinant de la tête.

— Pendant combien de temps ?

— Le temps n’existe pas dans mon pays.

— Et ma famille ? Comment va-t-elle réagir en mon absence ? Qui va s’occuper des enfants ?

— Ne vous en faites pas pour ça, personne n’est indispensable, vous le savez bien.

— Merci, sympa.

Fleur ne savait pas quoi faire.

— Pressez-vous maintenant, je ne vais bientôt plus pouvoir agir !

Fleur haussa les épaules, elle n’avait pas le choix, il fallait bien que tout ça s’arrange. Tout était arrivé par sa faute, à elle de réparer. Elle joignit sa main à celle du génie.

On tambourinait à la porte.

Fleur était dans sa cuisine, une tasse de café à la main. Elle se leva et posa le mug sur le plan de travail, c’était le facteur.

— Votre courrier. Une signature, là !

Elle le regarda, c’était l’homme habituel. Elle n’osa pas lui parler, il avait l’air de mauvaise humeur. C’est vrai qu’elle ne l’avait pas reconnu, l’autre jour. En fait c’était quand ? Mais…

après son départ, elle courut dans la chambre de ses filles. Tout était normal. Elle vérifia les photographies, cinq filles ! Elle vérifia sa montre et respira d’aise. Elle avait rêvé. C’était tellement réel quand même. Elle sourit et se dit que la vie était belle finalement et quelle idée saugrenue elle avait eue. Au fait, c’était quand ? Ce matin ? Elle s’y perdait un peu.

À nouveau son portable. Elle redescendit l’escalier.

— Chérie, c’est moi, pourrais-tu récupérer les filles, je suis retenu au boulot par une réunion imprévue ?

— Oui, oui.

— Merci chérie et à ce soir.

Perplexe, Fleur avait une sensation de déjà-vu. Elle posa son téléphone et regarda une fois encore l’heure. Elle avait un peu de temps avant de partir chercher les enfants. Elle jeta alors un œil sur le recommandé et se demanda ce que cela pouvait être. Elle déchira l’enveloppe.

— C’est une blague ?

— Pas du tout, Fleur. Il y a votre signature là en bas du document. C’est un contrat en bonne et due forme que vous avez accepté afin d’annuler le vœu précédent, accordé par excès de zèle de votre génie en formation. Vous êtes nommée Génie 5e classe et vous devrez intervenir cinq fois pour réaliser cinq vœux en cinq mois.

L’homme en face d’elle était apparu dès l’ouverture du courrier.

— C’est normal que vous ne vous rappeliez de rien, mais je vous certifie que c’est bien votre signature.

— Qui êtes-vous ? Où est mon génie ?

— Je suis le chef de…

— Ah oui, le chef pas facile !

— Pardon ?

— Oubliez ce que j’ai dit. Donc, vous êtes le grand chef de tous les génies, au pays des génies.

— Je comprends que vous ayez du mal à y croire, c’est pourtant vrai.

— Je vais avoir droit à une formation ?

— Vous l’avez déjà eue !

— Je ne m’en rappelle pas.

— Ne vous inquiétez pas, quand ça sera le moment, vous vous en souviendrez.

— Mais je ne suis pas un génie moi !

— J’ai bien cru que tu n’allais jamais la dire cette satanée phrase ! Mais si ma chérie, tu es mon génie à moi, bravo ! bravo ! tu as participé au jeu Une idée de génie.

Fleur abasourdie regarda son salon envahi peu à peu de techniciens et cameramen qui applaudissaient en riant et venaient la féliciter et l’embrasser. Son mari lui tendait les bras, elle s’y blottit sans trop comprendre encore ce qui se passait. N’était-il pas au bureau ?

— Tu es super jolie maman.

— Tu as vu, moi aussi je suis à la télé.

Les fillettes étaient très excitées devant le petit écran. L’émission venait d’être diffusée et bien sûr avait été enregistrée afin de la passer et repasser en boucle, c’était le début de la gloire croyaient-elles.

Fleur commentait :

— C’est bien filmé, j’avoue ne m’être aperçue de rien, des vrais professionnels ! Mais quand même Antoine, il a fallu que les maîtresses à l’école soient dans le coup pour que les prénoms des filles aient été changés, la panique quand j’ai découvert des noms différents ! D’ailleurs, je n’ai pas vu cette séquence, peut-être que ce n’était pas terrible surtout avec l’intervention de la commère de service. Ah ! elle aurait été ravie, elle, de passer à la télé. Elle aurait débarqué ici, aurait minaudé et fait sa belle.

— De quoi parles-tu ? demanda son mari, surpris. N’exagère pas, on a tourné seulement dans la maison, tu n’imagines pas tout le stress pour que tu ne te rendes compte de rien.

— Hum, Hum, tu ne veux pas tout me dire, je comprends.

Fleur attrapa alors le livre d’Aladin qui allait glisser sur le tapis. Elle l’ouvrit et reçut en plein visage le clin d’œil du génie articulant qui est le génie finalement ?

© Isabelle-Marie d’Angèle (septembre 2024).

Vendredi 13 en rimes

Bonjour toi 😉

Pour certains ça porte bonheur, pour d’autres ça porte malheur. Pour ma part, ça m’est égal. Je me souviens d’avoir joué au loto juste pour voir… je n’ai rien gagné 😁 et j’ai perdu la mise 😂. En fait, je crois que c’est le fait d’en entendre parler qui me fait penser que oui peut-être, enfin, …, bref, de toute façon, je ne suis pas superstitieuse ça porte malheur (j’adore cette expression 😁).

Du coup, je me suis amusée à écrire ce texte en rimes sur le mot treize.

– Ne vous en déplaise, Thérèse,
C’est aujourd’hui vendredi treize.
Ne soyez pas mal à l’aise
Ces superstitions ne sont que des fadaises.
– Vous dites n’importe quoi Blaise,
Moi qui suis Française…
– J’ouvre une parenthèse, Thérèse,
Asseyez-vous donc sur cette chaise,
Et prenez place devant mes merguez.
– Je n’aime pas les merguez, Blaise,
Je pensais que depuis le temps vous le saviez, punaise !
– Il est vrai que vos cèpes à la mode landaise, remarqua Blaise
– Heureuse qu’ils vous plaisent, minauda Thérèse
– Oui enfin, ne ramenez pas trop votre fraise,
Pas la peine d’en faire une thèse,
Ma sauce hollandaise…
– Pas envie de devenir obèse, Blaise,
– Mais enfin Thérèse, avouez que ma sauce est balèse.
– Pas plus que ma crème anglaise, ne vous en déplaise Blaise !
Celui-ci la regarda avec ses yeux de braise. Malaise !
Thérèse n’aimait pas Blaise, mais Blaise aimait Thérèse.
– N’empêche Blaise, que nous sommes vendredi treize
Et tout ce que vous me dites sont des foutaises.
Je n’aime pas vos merguez, ni vous Blaise.
Ça, c’est la douche écossaise.

© Isabelle-Marie d’Angèle (septembre 2024)


À très vite…

Journal de Marie-Sophie

Bonjour toi 😉

C’est ici que tu peux trouver les épisodes précédents et je te partage ce que j’ai prévu pour la robe de mariée de Marie-Sophie ainsi que sa coiffure. Idem pour la tenue de Mélusine.

— C’est une très mauvaise idée !

Mélusine fronçait les sourcils et faisait non de la tête en soupirant. J’avais pensé que je pouvais essayer ma robe dans la maison des parents d’Archibald, il n’en saurait rien.

— Tu parles ! grogna-t-elle. Parce que tu imagines que personne ne te verra rentrer avec ton paquet sous le bras ? Nous ne sommes plus qu’à quelques jours de votre mariage, le village vous surveille, toi et Archi, ils sont à l’affût de la moindre information pour la galvauder à qui mieux mieux et tu vas débarquer chez les nouveaux propriétaires de la grande bâtisse sans que personne ne le remarque ? Laisse-moi rire !

Elle croisa les bras.

— Je refuse que tu te mettes dans un tel bourbier. Archibald ne te le pardonnera pas. Avoue que c’est idiot ! Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Je soupirais.

— Je n’ai plus mes parents Mélusine et ils vont terriblement me manquer ce jour-là, alors…

— Mais ils ne sont pas tes parents, MarieSophe ! Tu ne les connais pas, tu ne sais pas ce qui s’est vraiment passé, je t’en prie, ne gâche pas tout !

— Charles dit qu’ils voulaient revoir leur fils.

— Ils en auront mis du temps, remarqua-t-elle.

Ce n’était pas faux et je repensais à Candice m’interrogeant du regard chaque fois que j’allais m’installer sur la place avec le food truck. Mélusine ne m’accompagnait pas toujours et je ne lui racontais pas tout. Archibald ne me questionnait jamais et je n’osais plus amener le sujet sur le tapis.

J’eus alors l’idée d’emmener ma robe avec moi et peut-être que l’occasion se présenterait. Je pourrais livrer chez eux un pain ou autre chose.

Je n’en parlais plus. Ce matin-là, sur la place, il y avait les habitués et comme d’ordinaire, je ne vis pas le temps passer. Je m’aperçus alors que les parents d’Archibald n’étaient pas venus. Peut-être étaient-ils souffrants ? Je n’osais pas poser la question. J’eus l’idée d’aller chez eux une fois que j’aurai tout remballé. Avec un peu de chance, les habitants seraient occupés à préparer le déjeuner et ils ne se rendraient compte de rien. Et puis après tout, j’avais le droit d’aller livrer des clients.

Je sonnais donc à la grille. Je fus étonnée de voir arriver Candice en personne. Même si je fus rassurée, je ne pus m’empêcher de me poser des questions.

— Bonjour Marie-Sophie ! Je ne suis pas venue parce que je voulais vous faire la surprise et que j’avais peur de vous la dévoiler, mais puisque vous êtes là…

Elle m’invita à entrer. Je ne vis pas la camionnette d’Archibald arriver sur la place. Je n’avais pas entendu mon téléphone biper, il m’avertissait qu’il faisait une livraison au village.

Je n’avais pas fait trois pas dans leur salon que la sonnette tintait. Candice regarda par la porte-fenêtre.

— Vous aviez prévenu Archibald de votre visite ?

Mon cœur s’emballa. Elle sortit, moi juste derrière elle. Je compris immédiatement au regard d’Archibald qu’il était furieux. Il tendit la main vers moi. Je ne savais plus quoi faire et j’allais le suivre pour ne pas envenimer la situation, mais son père qui avait dû nous apercevoir nous rejoignit à grandes enjambées. Il attaqua d’emblée.

— Archibald, ça suffit ces bêtises ! Ta mère n’en dort plus et je ne suis pas loin de vivre la même chose. C’est complètement stupide ces fâcheries, tu ne m’as jamais laissé t’expliquer.

— Tu as raison et j’aurais dû en parler à Marie-Sophie depuis longtemps. J’ai eu tort, mais puisqu’elle est venue chez vous, j’aurais dû m’en douter d’ailleurs, elle est bien trop gentille. Vous avez dû lui demander d’assister à notre mariage.

Avant que je dise un mot, il enchaina :

— Mes parents sont riches ! Ils ont gagné au loto. Je reconnais que mon père a bien su gérer son argent et qu’il l’a fait fructifier ce qui le met à l’abri pour le reste de sa vie. Seulement, cet argent, il l’a volé et…

— Mais non ! ce ticket n’est pas celui qui était dans ton tiroir, j’avais bel et bien joué, mais tu n’as jamais voulu me croire. Tu n’as même pas cherché à comprendre où était passé ce billet. Tu n’étais pas le seul apprenti, rappelle-toi et pas le seul non plus à ouvrir ce tiroir.

Mon amoureux fronça les sourcils, mais il ne répondit pas. Son père continua.

— Figure-toi que j’ai mené mon enquête, c’est cet abruti de Mathéo qui avait ramassé le ticket. Jaloux de toi comme il était, tu penses bien qu’il n’a jamais rien dit, il était bien trop content de te voir fâché avec tes parents, toi qui réussissais tout et qui avais une famille.

— Tu mens, pourquoi ne m’as-tu rien dit ?

C’est Candice qui intervint :

— Une vraie tête de pioche, ton père, tu l’avais vexé. Il n’a pas voulu faire le premier pas, il répétait à qui mieux mieux que c’était à toi de t’excuser. Il n’a jamais accepté d’être traité de voleur.

— Personne n’a rien su ?

— Non, tu penses bien qu’il n’allait pas se vanter de cette histoire.

— Et Mathéo ? Il ne pouvait pas venir me voir et me parler ?

— Comme ton père l’a dit, il était bien trop content et puis… il est mort dans un accident de voiture, tu ne pourras pas vérifier ce qu’on te raconte.

— Comme c’est facile !

Je m’approchais d’Archibald et glissai ma main dans la sienne. Nous allions partir quand Victorien ajouta :

— N’empêche que si je n’avais pas gagné tout cet argent, tu n’aurais jamais pu t’installer ici.

Je sentis Archibald se raidir. Il se tourna vers son père.

— Que veux-tu dire ?

— Comment crois-tu que tu aies aussi facilement obtenu ton prêt pour pouvoir faire tous les travaux ? Tu sais très bien que la vente de ta boulangerie ne couvrait pas tous les frais, et tu ne t’es pas posé de questions ? Tu as sincèrement pensé que le banquier qui ne te connaissait pas te faisait confiance parce que tu étais un bon artisan ?

Le sourire affiché de Victorien ne me plut pas. Le père et le fils s’affrontèrent du regard, ce fut Victorien qui baissa les siens en premier.

Archibald tourna les talons et sans un mot m’entraina avec lui. La grille se referma sans un bruit. Archi me serrait si fort la main que je sentais toute sa détresse. Ce n’est qu’à l’abri du food truck, qu’il s’effondra. Je ne l’avais jamais vu pleurer.

© Isabelle-Marie d’Angèle — septembre 2024).

À très vite…

Fenêtre sur le jardin

Bonjour toi 😉

Comme d’habitude je me promène dans le jardin. Il ne fait pas très chaud, mais je suis encore bras-nus 😉.

Regarde un peu comme mes arbres sont encore bien feuillus, ici mes althéas.

Ci-dessous, c’est ce que je vois depuis la fenêtre de la cuisine et c’est l’ombre l’été sur notre terrasse. Tu aperçois la cabane pour les oiseaux.

La cabane aux oiseaux de plus près avec l’oranger du Mexique toujours feuillu. Un althéa violet est en fond et il reste encore une rose. C’est là-dessous que je mets les croquettes pour Gaston, le hérisson.

D’ailleurs, le voilà ! Il fait sa vie, mais toujours le soir. Depuis plusieurs jours, les croquettes disparaissent mais je ne le vois plus. Les températures baissant, va-t-il hiberner ? Dans tous les cas, il fait les provisions.

La sauge est toujours en fleurs.

Ainsi que l’ Amarante et quelques soucis alors que Monsieur Chéri les a bien taillés.

Que vois-je ? Je l’ai goûté, il n’est pas mauvais, mais nous ne ferons pas de grandes vendanges 😁.

Le lantana est toujours aussi beau !

Les Belles de nuit sont encore bien vaillantes 😊.

L’hortensia sur la terrasse est passé mais ses fleurs sont toujours magnifiques 😍.

Finalement, mon jardin revêt ses habits automnaux et il est tout aussi beau. Les parfums ne sont plus les mêmes, je trouve d’ailleurs que ça a changé très vite. Pas d’été indien cette année apparemment ! Pas grave, profitons de ce que Dame Nature nous offre.

À très vite…

Mon BUJO (Bullet Journal)

Bonjour toi 😉

Regarde un peu 😁, voici le mois 😊

Puis la semaine, tu noteras qu’elle n’est pas remplie, je vais t’expliquer pourquoi après.

Le but de Bujo est de tout noter dessus, sauf que moi, je préfère le décorer 😂. Je n’ai pas spécialement envie de marquer mes rendez-vous toubib, coiffeur, vétérinaire, …c’est sur un autre agenda que c’est inscrit et aussi sur mon téléphone 😂. (je n’ai finalement confiance que dans le papier 😏).

Vois un peu, pour la rentrée, c’est assez explicite 😉

En fin de mois, j’ai des pages blanches que j’ai déjà remplies 😁

J’ai déjà préparé celles d’octobre et novembre mais je t’en fais la surprise plus tard, les mois passent assez vite comme ça 😊.

Bientôt mes pages seront remplies de Mickey 😂, nous partons la semaine prochaine à Disney, cadeau des enfants (oui, c’est un beau cadeau), je pense d’ailleurs que le blog sera un petit peu en pause 😏.

Et toi, comment le remplis-tu ton Bullet Journal ? J’en ai vu des super bien décorés avec des codes couleur et tout et tout…

À très vite…

Raconte moi ta semaine

Bonjour toi 😉

Reprenons les bonnes habitudes 😉 mais par contre, je n’ai plus les couleurs pour changer mes titres et ça m’agace, mon site est encore en vacances 😣.

Guidance de la semaine

La nouvelle lune est en vierge [agenda parole de sorcière]. Dans ce signe, la nouvelle lune nous rend serviables et prévoyants. C’est le temps de la rentrée, où l’on ressent au fond de nous que tout devra bientôt être prêt pour l’hiver. 

La vie nous confronte parfois à nos rêves, mais certains désirs ne sont pas forcément [ou plus] bons pour nous au moment où ils se présentent. Il s’agit de bien réfléchir à ce que l’on désire réellement… [Agenda Parole de Sorcière].

Cette semaine, je ne vais pas te le cacher, pas facile de me remettre sur l’ordi. Je me demande si c’était franchement une bonne idée de m’être arrêtée pendant deux mois. Bref, je me recale doucement.

Pendant l’été, je n’ai pas cessé le sport. J’ai continué le vélo et la marche le matin, un peu moins de salle parce qu’il faisait beau et que je préfère respirer à l’extérieur plutôt que de m’enfermer, mais j’y retourne petit à petit. Là aussi, le vélo elliptique s’il était content de me revoir, mes muscles n’ont pas dit pareil 😂, c’est fou comme en prenant de l’âge (oh que je n’aime pas cette expression on dirait… 😏) à chaque fois que tu reprends ton activité, il faut tout recommencer, ton corps a tout oublié 😂.

Donc, pendant la semaine, j’ai fait du vélo, marché et de la salle, obligée par Monsieur et MiniMaxi qui trouvaient que je ne sortais pas assez.

Le changement de température et la pluie font que mon moral descend en flèche, je dois tout me reprogrammer en mode positif, un travail de longue haleine et qui est parfois usant.

Justement, dimanche, il pleuvait et du coup, une séance de cinéma ? me propose-t-on. Vice-Versa 2, dans 30 minutes. Le cinoche est à ¼ h si pas de bouchons. Nous sommes arrivés à l’heure, le temps de prendre nos places (heureusement qu’il en restait sur la carte abonnement de Monsieur), on s’assoit et hop, deux-trois pub et ça commence. Génial !

Tout comme le premier Vice-Versa, j’ai beaucoup aimé. Je ne sais pas si tu connais, mais si tu as l’occasion, n’hésite pas ! C’est vrai que c’est un dessin animé, mais quoiqu’en dise Monsieur Chéri pas fan de ce genre, c’était bien. Toutes les nouvelles émotions étaient bien représentées et sonnaient tellement justes ! Mais, je ne t’en raconte pas davantage.

As-tu écouté le nouvel album d’Indochine ? Pendant que j’écris, c’est ce que j’ai en fond. Du pur Indochine, je suis fan. Il était très attendu cet opus, depuis le temps !

Et si je parlais du jardin ? Il est bien vert et pratiquement plus fleuri, à part quelques soucis qui se maintiennent (normal, les soucis ! 😉). Les arbres sont très feuillus, Monsieur a taillé la haie pendant la lune descendante. Elle devrait pousser moins vite.

D’ailleurs dans ce jardin si bien entretenu, les animaux vont et viennent comme s’ils étaient chez eux. Qui a été pris dans la cage qui ne lui était pas du tout destinée ? (nous avons un rat qui se promène et Monsieur n’arrive pas à le piéger, je suis certaine qu’il rigole bien derrière le dos de Monsieur Chéri. Pas question de mettre du poison, interdit chez nous !). Donc, hier soir, j’entends un petit miaulement, et je trouve un chaton gris dans la cage. Il avait été attiré par les croquettes évidemment ! (Celles d’Oxybulle, tu crois qu’il va aboyer maintenant ? 😁) Mission sauvetage rapidement. Pas du tout affolé, il est sorti tranquillement et est grimpé sur le muret. Monsieur le faisait partir, mais l’animal n’avait pas du tout l’envie de s’enfuir. Ce n’est pas que je n’aime pas les chats, mais je n’ai pas du tout envie qu’il s’attaque à mes tourterelles qui se comptent au nombre de 4 et ça fait du monde quand elles sont toutes là en même temps. J’ai aussi toujours les mésanges qui adorent le tournesol. Je ne te parle pas des moineaux. Quant au rouge-gorge, il n’est pas encore revenu, il ne doit pas faire assez froid.

Et puis, il y a Gaston le hérisson, je crois le reconnaitre… parce qu’il y en a trois ! hé oui ! Tous les soirs, je vais glisser quelques croquettes d’Oxybulle qui accepte de partager à condition, que je lui en redonne 😏, elle se plante devant sa gamelle, le nez dedans ! Je les planque sous les branchages, là où ma chienne ne peut pas aller, et tous les matins, les croquettes ont disparu. Il arrive qu’avant d’aller me coucher, je file au jardin pour voir si mes petits compagnons sont là, et c’est souvent que je les découvre ou les entends grignoter et crois-moi ça fait du bruit. Maintenant qu’il y a un chaton qui se promène aussi, j’espère qu’il ne va pas les trouver ces friandises ! bref, qu’ils se débrouillent !

Avec les graines, les croquettes et tout le reste, ces animaux qui passent par chez nous ne devraient pas être malheureux ! Il parait que ça porte bonheur, les tourterelles dans un jardin ! Idem pour les hérissons, qui viennent dans les jardins sans pesticide ! On a tout bon alors ! du pur bonheur !

MiniMaxi s’est mis à la trompette. Alors oui, ça fait du bruit, mais ça a du bon… parce que ce coquin a voulu que je ressorte mon piano. Évidemment, ce n’est pas un piano à queue ni un piano droit, juste un clavier. Mon fils pensait que c’était facile… et le solfège on en fait quoi ? Comment fait-on pour reconnaitre les notes sur une portée ? Ah ben oui maman, tu sais encore tout ça ? Et tu joues sans regarder tes doigts ? Et avec les deux mains qui ne jouent pas la même chose ? Mais comment tu fais ?

Ouais ! j’ai quand même pas mal perdu… parce que là aussi, même si c’est comme le vélo ça ne s’oublie pas, tu rames pour placer tes mains et ne pas faire de fausses notes, mais ça m’a permis de rejouer un peu… juste pour voir… MiniMaxi lui, fait des progrès !

Je t’abandonne, j’ai encore été très bavarde ! Raconte-moi tout, toi aussi !

À très vite…

Déjà l’automne ?

Bonjour toi 😉

Mon agenda ouvert, j’y jette un œil histoire histoire de voir s’il y a une citation. Celle que je te partage est amusante :

« Tu as remarqué que lorsqu’ on se lève tôt pendant plusieurs jours, on commence à s’y habituer ?

Moi non plus  » .

Figure-toi que je ne me lève pas plus tôt que d’habitude, pas de rentrée pour moi, c’est toujours les vacances 😁(pas à 11h quand même comme sur l’illustration 😏).

Bref, je suis allée quand même faire avec Monsieur Chéri, ma promenade en vélo (pardon, ma sortie vélo, c’est du sport !), 22 kilomètres.

J’étais toujours en tee-shirt, mais exit les bretelles, il ne faisait pas chaud. Nous sommes partis, le compteur de Monsieur affichait 19° et il baissait pour se stopper finalement à 17°. Au contraire de cet été, où je n’aimais pas trop m’arrêter parce qu’avec la chaleur qui remontait du bitume, c’était un peu suffocant, là c’était mieux, je me réchauffais. À croire que je pédale trop vite 😉.

N’empêche, nous sommes passés de l’été à l’automne vitesse grand V. Ce n’est pas comme l’année dernière où nous avions eu une belle arrière-saison très ensoleillée, ce matin, même les parfums avaient changé. Les tournesols baissaient la tête, alors que les champs de luzerne, grâce à la pluie tombée ces derniers jours étaient bien verts.

Quelle surprise aussi de voir se promener un couple habillé avec chaussure d’hiver, blouson et manches longues. J’aime bien l’automne, mais là, ça va trop vite !

À ce propos, c’est amusant de regarder les gens dans les boutiques : certains sont encore en mode été avec short et claquettes alors que d’autres ont remis les pantalons et les bottines. Ici, dès que le soleil pointe son nez en début de printemps, les lunettes, les casquettes et les tee-shirts sont de sortie, mais dès qu’il se cache, bonjour les pulls. Cet après-midi, il fait soleil comme on dit chez nous 😂, d’ailleurs Monsieur Chéri est reparti faire du vélo, sans doute que ce matin, je n’allais pas assez vite pour lui, ou alors comme je n’ai pas voulu grimper les côtes et faire que du plat 😂, il fait chauffer ses mollets !

Nous avons croisé pas mal de joggeurs alors que cet été, ils devaient rester au frais. Une jeune femme courait avec son chien, un colley, la laisse attachée à sa ceinture. J’admire ! Oxybulle ne ferait jamais ça 😂, elle est bien trop petite et surtout, elle n’en ferait qu’à sa tête ! Remarque que lorsque nous sommes passés près d’elle, le toutou a sauté pour venir nous saluer. Heureusement qu’il était attaché, sinon, c’était la chute assurée pour l’éviter.

Tout ça pour dire que c’est presque l’automne ? Ben dis donc 😂

À très vite…

Pêle-Mêle ou Bric à Brac

Bonjour toi 😉

J’ai hésité sur le titre… je te présente ce que j’ai en ce moment dans ma tête pour écrire 😂. Tout y est dans ce nuage de mots en forme de livre.

Des crayons, du papier, des dessins, beaucoup d’imagination, des personnages, la nature avec ses arbres, ses fleurs, ses rivières, l’intrigue pour l’histoire, des animaux et de la poésie, la famille bien sûr, un peu de magie avec des fées et des lutins et pourquoi pas des sorcières, de la romance.

Est-ce que j’ai oublié des trucs ?

C’est brouillon dans ma tête, je n’ai pas encore retrouvé mes personnages 😂, ils sont encore en vacances sans doute…

À très vite…