Isabelle-Marie d’Angèle

Je fais des ronds avec mon crayon,

Je fais des bulles

Des Mini Bulles.

J’en connais tout un rayon.

Nouveau pseudonyme ?

À quoi ça rime ?

J’aime bien Minibulle

Avec elle j’affabule.

J’écris Isabelle…

C’est ça fais ta belle !

C’est mon prénom

Nom de nom !

Ça ne veut rien dire,

Minibulle ne peut pas mourir !

Elle sera toujours là

Quand tu le voudras.

Isabelle-Marie

Encore ? Je ris…

Je réfléchis

Et je me dis.

Je ne suis pas comtesse (de Ségur)

Pensais-je avec allégresse

Mais je veux un pseudo

Qui soit beau et chaud.

La particule pourquoi pas ?

Ah ! Ah ! Ah

Eh bien quoi ?

Je ne la mérite pas ?

Isabelle-Marie De Quoi ?

De n’importe quoi ?

De Trifouilly-les-Oies ?

De ta ville de là-bas ?

Pourquoi celle-là ?

Et pas celle de chez toi 

Qu’aujourd’hui tu côtoies,

Je ne crois pas !

Ce n’est pas l’idée,

Je suis partagée

Nord-Sud sont aimés

Ils sont mon identité.

Celle qui m’a faite

M’a façonnée en fait !

Suis-je bête !

Où avais-je la tête ?

Minibulle s’appelle

Isabelle-Marie d’Angèle !

Qui est-elle ?

Moi, avec elle !

Ma maman Angèle.

Voilà comment est né mon pseudonyme sous lequel j’écris maintenant. Alors, si un jour vous croisez une Minibulle, c’est moi. Et si par chance, vous trouvez un bouquin signé d’Isabelle-Marie d’Angèle, c’est toujours moi. Croyez-moi, il vous appellera

Minibulle

Je me suis toujours demandé pourquoi j’aimais les stylos, les cahiers, les carnets et les livres.

Je suis de deux régions. Le nord et le sud, enfin le sud-ouest pour être plus juste.

Chez la première, il fait gris, il fait froid, mais les gens avec leur accent dur ont le cœur sur la main. D’ailleurs, un Enrico l’a bien chanté les gens du Nord ont dans leur cœur le soleil qu’ils n’ont pas dehors. Je me souviens qu’on me disait que je bronzais blanc, comprenez que je ne prenais pas trop de couleur. Le ciel n’était pas d’un beau bleu foncé, plutôt un bleu très clair.

Chez la seconde, il fait toujours beau, souvent chaud. Le ciel est éclatant et les gens chantent quand ils parlent. Ils disent toujours oui, mais peuvent changer d’avis et leur amitié va et vient suivant l’humeur du moment.

 C’est chez la deuxième que j’ai rencontré mon chéri.

En haut dans la petite pièce, sur mon bureau, j’invente des histoires. Parfois, je regarde par la fenêtre, la rue. Il y a la boulangerie juste en face. C’est là que je vais chercher mon goûter. À côté, il y a mon lycée. Quelle drôle d’idée, pas vrai ? Mais c’est bien pratique pour ne jamais être en retard et voir passer les copains qui sortent de cours alors que moi je suis déjà rentrée. Parfois je les envie de prendre le bus. Moi, je ne peux même pas y aller en vélo. Par contre, j’ai l’avantage de pouvoir être à la maison entre deux cours et de pouvoir accueillir les amis facilement et aussi d’accepter qu’ils mettent leur bicyclette chez moi.

Pas de nom de plume, je n’y pense même pas. Mais, ce que je sais faire c’est de jouer dans le jardin et d’inventer des histoires avec mes poupées. C’est un parc mon jardin. Il est immense pour la gamine que je suis et il stimule mon imagination. Il est divisé en deux, séparé par une grille pour le verger. Bien pompeux cette appellation, mais c’est là que se dressent deux énormes cerisiers et des pommiers.

 Pourquoi n’ai-je jamais mis sur papier ce qui arrivait à mes poupées ? Mystère ! Pourtant, rencontres et amours romantiques sont déjà bien présentes dans mes bafouilles et comble du comble, tout finit toujours bien.  

Mais il y a l’école, le lycée, le travail qu’il faut trouver. Avoir la tête dans les nuages ne rapporte pas d’argent. Raconter des histoires encore moins.

Les années passent et je quitte le nord pour vivre avec mon mari. L’idée d’écrire ne m’effleure même plus. Je n’ai pas le temps, pas l’envie. Le bonheur ne se raconte pas. Il faut donc être malheureux pour écrire ?

Il semblerait.

Un travail qui ruine ma santé, une hypersensibilité incomprise, de multiples questions sans réponses et c’est la chute.

Un matin, plus rien n’a d’importance. Je suis à bout. Je n’ai plus envie. De rien.

Je suis dans un petit coin du sud-ouest et j’y ai une petite pièce rien qu’à moi. Elle ne ressemble pas à celle du nord, elle ne donne pas sur la boulangerie, mais sur mon jardin de Barbie. Ce n’est plus un parc et je n’y joue plus à la poupée. Terminés les rêves où tout est bien qui finit bien, ou tout le monde il est beau il est gentil. Exit le monde des Bisounours, Bisesnounours comme disent mes enfants.

C’est mon atelier comme je l’appelle. L’endroit où naissent mes histoires, où se rencontrent mes personnages créés de toutes pièces. Enfin, peut-être pas finalement. Ils sortent de ma tête et mènent leur vie, je dirais même la danse. C’est drôle, je n’aime pas quand il leur arrive des misères. Je fais tout pour les épargner, sauf que ce n’est pas toujours comme ça que ça se passe. Mais si moi j’avais envie d’écrire le bonheur ? Si c’est ça que je désire lire ?

Alors que je n’avais plus de goût à rien, l’idée d’avoir un ordinateur rien qu’à moi est venue. Des rideaux rouges sont apparus avec un canapé assorti, ma pièce prenait forme et devenait mon endroit à moi. Une enceinte qui diffuse de la musique douce en permanence est installée.

Je suis entourée de deux fenêtres. L’une donne sur la terrasse, l’autre sur la cabane aux oiseaux et les fleurs quand c’est la saison. L’été, le courant d’air m’apporte leurs parfums.

J’ai mon pot de crayons multicolore, du rouge, du turquoise, du noir, de l’orange, du rose, du vert, pour annoter mes écrits.

J’ai ma peluche qui me surveille juchée sur ma boîte à souvenirs face à mon écran.

Quand j’allume pour la première fois mon ordinateur, qu’il a fait ses mises à jour, qu’il est prêt, moi le suis-je ?

Je n’écris pas les premiers mots sur Word, non, plutôt sur mon cahier. Et le titre ?

Rencontre d’un stylo avec une feuille. Je dessine un cœur, et des ronds qui ressemblent à des bulles, des petites, des Minibulles.

Mon nom de plume est né. Ce sera Minibulle. Regardez-les s’envoler… elles montent très vite et haut vers le ciel puis elles éclatent en plein vol…

Et si nous papotions ?

Quand je publie sur Facebook, j’ai aussitôt des bonjours de ceux qui me suivent. Ici, ce n’est pas pareil et ça me désole un peu.

En fait, je ne sais pas si vous aimez, si vous passez une bonne journée, si vous préférez telle ou telle histoire.

Si je prends l’exemple de Marie-Sophie, je n’ai pas de réaction. Peut-être que c’est normal finalement.

Comment changer ça ? Devrais-je être plus présente ? Lancer un débat ? Heu…

Je me balade souvent sur vos blogs, je cherche ce qui m’intéresse sur d’autres, toujours pour découvrir ce que vous faites.

Évidemment, je ne peux pas passer tous les jours, parce que j’écris et  lis beaucoup.

D’ailleurs, peut-être que c’est ça qui vous plairez, que je vous raconte mes tribulations pour sortir tel ou tel chapitre. Ou peut-être que vous n’en avez rien à faire ce que je comprendrais aussi 😉.

Ah, j’oubliais ! sur Facebook, j’aime proposer un logorallye. Vous connaissez ? Chacun me donne un mot, et moi je crée une histoire.

J’adore écrire des histoires. Seriez-vous partant pour ce challenge ?

Mystère de ma Plume

Faites confiance à cette petite voix dans votre tête qui dit « Ne serait-ce pas intéressant si… » et faites-le !

Par la fenêtre je vois… pas grand-chose ! peu de voitures, pas trop de bruit, les volets des voisins d’en face sont relevés, signe qu’ils sont revenus.

Alors comme je ne vois rien, que personne ne déambule, il va falloir que moi, j’affabule. C’est amusant, je ne l’ai pas exprès, j’ai fait une rime avec bule… mon pseudo qui me suit partout.

Je ne vois rien. Je me penche, rien. Je lève les yeux. Un couple de tourterelles me fait coucou, ou plutôt roucou. Posés sur l’antenne d’en face, ils se font des câlins. Tiens, j’écoute une cloche. Elle sonne toujours à 8 h 02. Pourquoi 02 ? Je n’en sais fichtre rien et ce n’est pas tous les jours que je l’entends. Le vent ne doit pas souffler du même côté. Je ne sais même si c’est celle d’une église ou celle d’une maison qui a les fenêtres ouvertes 🧐.

Comment écrire un texte si je n’ai rien à me mettre sous la dent ?

Alors je fais confiance à ma plume. Que va-t-elle me sortir ? Que va-t-elle produire ? Une petite histoire ? Un poème ?

Continuer la vie de Marie-Sophie me titille. Je l’ai abandonnée face à son dilemme de revenir et retrouver ses amis ou vivre dans sa chaumière avec le beau Morgan pour télétravailler. Je pense que la solution de rentrer chez elle est la plus plausible. Oui, mais si elle avait envie de rester avec Morgan ? Oublier ses amis ? Elle est bien trop attachée, elle ne pourra pas et l’amitié pour elle, c’est sacré. C’est amusant, quand je commence l’histoire, je vois à peu près où je veux en venir, sauf que ça ne se passe pas du tout comme ça. Le personnage prend la main ou saisit ma plume et m’embarque dans tout à fait autre chose. Regardez là, je ne savais pas quoi écrire, il y a dix minutes !

Puis, Muguette qui se demande si je ne l’ai pas oubliée. C’est vrai qu’au fond de son tiroir, elle s’ennuie. Elle s’interroge si une suite à sa vie va se débloquer. Elle s’étiole, elle soupire, elle râle, elle fulmine, elle roumègue, du pur Muguette.

L’histoire sur les Toscani va finir par devenir un roman. J’adore ce nom. D’ailleurs, comment je les trouve mes patronymes ? Je retrouve mon ami Google et je tape noms de famille au gré de mon humeur, et suivant ce que G. me propose j’ajoute français ou Italien, ou vieux français ou disparus. Je choisis au hasard et je l’arrange à ma manière en lui mettant une lettre ou deux voire même une particule que j’accroche. Le tour est joué !

Souvent pour écrire une histoire, il me faut une illustration ou un mot qui me fait tilt. Mais j’avoue c’est le visuel qui marche le mieux.

Vous vous rendez compte qu’à partir de la phrase De la fenêtre je vois, j’en suis arrivée ici à vous parler des noms de famille que je mets dans mes histoires. Mystère de l’inconscient ou de ma Plume 🙃.