Florie

Bonjour toi 😉

Je te présente Florie 👇

Ce n’est pas un nouveau personnage, ni une héroïne que j’avais dans mes histoires.

Qui est -elle ?

Tu connais la petite voix qui te susurre à l’oreille ce que tout le monde pense tout bas ? Florie pourrait bien être elle ou celle que toi tu appelles intuition ? Tu sais, celle qui te souffle ce que tu dois faire ou ne pas faire mais que tu n’écoutes pas, c’est Florie. Tu devrais lui faire confiance plus souvent, tu t’éviterais pas mal de désillusions (oui oui je sais j’aurai du l’écouter 😕) mais parfois elle est parasitée par d’autres idées comme celles qui te disent de respecter la bienséance, de ne pas faire ceci ou cela parce que ça ne se fait pas.

Florie surréagit toujours et tu voudrais la faire taire mais quand elle parvient à se libérer parce qu’elle a été trop bridée, c’est pire, tu ne peux plus l’arrêter. Tu vois de qui je veux parler ? Elle parle sans filtre, elle attaque de front, elle bousille tout sur son passage, elle n’enrobe rien, comme on dit, elle ne te l’envoie pas par carte postale.

Souvent, elle te dicte d’écouter ton cœur mais toi tu hésites et tu résistes à la tentation ensuite tu regrettes et tu te dis Si j’avais su.

Tu ne l’aimes pas trop celle que moi j’appelle Florie, histoire de lui donner un peu de douceur, parce qu’elle te remet sans cesse en question, elle est fatigante et attachiante. Parfois, elle n’est pas là et tu la cherches parce que tu t’es habitué à elle. Un comble ! Quand comprendras-tu que si elle n’apparait pas c’est que tout va bien ?

Florie est apparue un jour… certainement parce que j’allais mal et elle ne me quitte pas. C’est elle qui m’a soufflé de reprendre la plume, c’est elle qui me rappelle des tas de souvenirs, des parfums, c’est elle que j’aurais dû écouter pour ne pas aller si mal, mais c’est elle aussi qui tente de me redonner confiance même si ce n’est pas gagné, c’est elle qui me fait me rebiffer, c’est elle qui me fait m’accepter comme je suis avec mon hypersensibilité mais c’est elle encore qui me fait dire non, alors que je ne savais pas…

Voilà qui est Florie et lorsque j’ai choisi ce prénom, je ne savais pas qu’il signifiait épanouissement. Voilà ce qu’on dit d’elle : Florie marque profondément les esprits par son côté affectif, son sens de l’écoute et son intuition hors du commun. Imaginative et sensible à l’aspect irrationnel de l’existence, elle affiche un certain penchant pour la magie, les mystères et le merveilleux. D’une franchise assez déroutante, Florie ignore le sens du mot « tact ». Son impulsivité la pousse à parler et à agir sans vraiment réfléchir aux conséquences.

Je ne crois pas au hasard…

A très vite…

Petit Paul et le recyclage

Bonjour toi 😉

C’est mercredi et Petit Paul a une question, je te laisse avec lui et son papa.

Petit Paul regarde son papa installer les différentes poubelles : jaune pour le plastique, verte pour le verre, bleue pour le carton.

— Et tu trouves ça joli toi ?

Petit Paul, les mains derrière le dos, est planté devant cet étalage.

— En plus, il t’en manque.

Son père qui trouve aussi que ce tri sélectif dans le cellier prend une place pas possible réplique aussitôt :

— Celle des ordures ménagères est dans la cuisine sous l’évier.

— Je ne te parle pas de celle-là ! Moi, je la verrais bien rose.

Papa hausse les sourcils. Qu’est-ce que son fils a encore dans la tête.

— Ben oui, vu qu’on recycle tout, pourquoi ne pas le faire avec les animaux quand ils sont morts. Ils pourraient bien avoir une deuxième vie non ? Regarde, ils font bien la pub pour un grille-pain, la dame qui pleure parce qu’elle ne peut plus s’en servir, elle est malheureuse quand elle le porte dans la poubelle écosystème. C’est pareil… moi j’aurais bien aimé que mon chat ait été recyclé.

Devant le silence de son père qui ne s’attendait pas à ça, il continue.

— Peut-être qu’il l’est, mais autrement. Tu t’en souviens de la pub ?

— Heu…

— Fais un effort papa. Elle l’a reconnu dans une bouilloire.

Un grille-pain en bouilloire, soit ! Le papa de Petit Paul n’imagine pas le chat Léo recyclé en…

— Peut-être qu’il est recyclé en souris.

Papa a du mal à se retenir de rire. Imaginer le gros chat de gouttière en souris, alors là !

— C’est pas drôle. Je l’aimais bien mon chat. Si j’avais une poubelle rose, j’y mettrais les photos de ce qui disparait et peut-être que… c’est comme ma boîte à bisous. Tu sais, quand toi ou maman venez me dire bonsoir avant que je m’endorme, j’enferme les bisous dans ma boîte, comme ça, quand j’en ai envie, j’ouvre ma boîte et je fais comme si vous étiez avec moi, ça m’a bien servi à l’école.

Papa serre la main de son petit garçon.

— Alors, tu crois que tu vas en trouver une de poubelle rose ?

— Tu sais Petit Paul, je ne suis pas certain que…

— Il faut y croire papa, moi j’y crois. Léo peut être recyclé.

— En souris ?

Petit Paul fait un clin d’œil à son père.

— Ou en chat.

Papa ébouriffe les cheveux de son gamin et éclate de rire.

— Bien joué ! C’est tout ce que tu as trouvé pour me demander d’avoir un autre chat ?

Petit Paul ne répond pas. Il se gratte la tête signe de réflexion chez ce petit bonhomme.

— C’est dommage qu’on ne puisse pas le faire avec les humains. Tu t’en rends compte que ça…

— Petit Paul que dirais-tu d’aller retrouver maman ?

— Ouais, mais on reprendra cette conversation, hein, papa ?

Le plus tard possible, mon bonhomme pense son père. N’empêche, une poubelle rose… il sourit, si c’était si facile…

© Isabelle -Marie d’Angèle (Août 2022)

À très vite…

Bavardages et Inspiration

Bonjour toi 😉

Il arrive qu’une histoire commencée ne trouve pas sa suite. Pourquoi ?

C’est une bonne question à laquelle, je n’ai pas forcément de réponse. Ici, il s’agit de J’aime un voyou au grand cœur.

J’ai démarré cette histoire dans le cadre d’un nouveau concours et puis j’ai lâché. Je suis restée bloquée sur un chapitre. Les mots m’ont fait faux bond, l’imagination s’est fait la malle et j’ai fermé mon ordinateur, déçue. Je ne suis pas revenue dessus. Je suis d’autant plus frustrée que j’avais commencé à vous le publier parce que j’étais certaine d’aller au bout.

Aujourd’hui, ces personnages me titillent comme s’ils voulaient absolument que je continue leur histoire à peine ébauchée. Il parait que lorsqu’apparait un blocage c’est que le texte n’est pas bon, qu’il y a quelque chose qui cloche. Je crois que dans ce cas précis, c’est tout qui est bancal et qui doit être revu.

Voici l’image qui représentait mon personnage principal 👇Angèle Merlin

Commandante de Police, fan de moto. Une toute nouvelle héroïne dont le caractère se rapprocherait de celui de Muguette. Voici son chat Pistole 👇.

Comment imaginer Paco, alias François Destrée le directeur de banque, l’ami d’enfance, qui pourrait être le voyou au grand cœur. Un Robin des bois moderne en quelque sorte. Adepte d’escalade, il arbore un corps musclé et tatoué.

Le voici décontracté 👇 ou au bureau 👇

Dans sa tenue de justicier 👇 😉 ou en train de faire de l’escalade 👇

Voici son chien Tuck, un berger australien tricolore 👇

Je mélange le tout et normalement mon imagination se met en route. J’en suis au 9ème chapitre et toi tu en es au 3ème.

Alors est-ce que je suis dans cet état d’esprit pour la suite 👇

Je t’ai fait une blague, tout va bien 😂

Ou bien dans celui-là 👇

Il y a du travail, je réfléchis 🤔

Ou encore 👇

C’est vraiment la galère 🧐😕😯

Et finalement

J’abandonne 🥱

C’est fichu, l’inspiration ne vient pas 😂😂😂.

Là pour le coup, je m’y mets 😂

À très vite…

Jack visite le jardin

Bonjour toi 😏

Je laisse la parole à Jack, mon merle, qui habite le jardin. C’est lui qui va vous raconter comment évolue le jardin dans lequel il niche.

Jack, le merle noir au bec jaune, surveille le cerisier de PaLou. Pas grand-chose à se mettre sous la dent cette année, pensa l’oiseau.

Par contre, PaLou a un jardin magnifique. Jack volète de-ci delà et remarqua que Dame Rose avait fait son apparition.

— Que vous êtes jolie ! s’exclama Jack.

— Et nous alors ? remarquèrent ses sœurs.

— Pas mal pas mal, s’amusa Jack. Quelles jalouses vous faites !

Il sait bien que ces fleurs sont un peu, juste un peu, vaniteuses. Ne sont-elles pas cataloguées de reines des fleurs ?

— Mais qu’est-ce que tu fais là, toi ?

Jack était horrifié. Un pied de blé s’était glissé dans le jardin de PaLou.

— Oh ne la ramène pas toi ! grommela le blé. Si ça se trouve, c’est toi qui m’as apporté jusqu’ici. Alors, tu la mets en veilleuse !

— Pas de bon poil, le blé, pensa Jack.

— Hum ! ça sent bon par ici, remarqua Jack.

— Normal, c’est moi qui embaume ! Je suis Jasmin.

Jack siffla d’admiration et ne put s’empêcher de la ramener :

— De la Rochefleurie ?

Le curieux a dû lire par-dessus l’épaule de la maîtresse des lieux. Il y a bien un Jasmin de la Rochefleurie dans son bouquin. (clin d’œil à Muguette pour ceux qui connaissent, allez voir sur l’onglet petite boutique 😉).

— Du rien du tout. Je suis planté depuis deux ans et comme chaque année, je fleuris et parfume le jardin de PaLou. Il prend bien soin de moi d’ailleurs, c’est pour cette raison que j’essaie de m’étaler de plus en plus.

Jack s’envola un peu plus loin et siffla à qui mieux mieux. Il n’avait pas le rire moqueur de son copain le geai, fort heureusement.

— Et alors, mademoiselle la Verveine, tu n’es pas bien gaillarde !

— Ne m’en parle pas, j’ai quand même réussi à sauver ce pied. L’année dernière, j’étais florissante. Cette année…

— Ouais, pas terrible. Mais t’inquiète, ça va venir. S’il faisait moins chaud aussi… au moins tu fleuris, mon pote le cerisier, il n’a pas eu ta chance. D’habitude, je me régale à piquer ses fruits.

— Bien fait pour toi, réagissent les pivoines.

— Nous qui sommes sous l’arbre, chaque fois que tu piques une cerise, tu craches le noyau sur nous. Tu crois que c’est agréable ?

Jack siffla de plus belle.

— Ola les filles, on se calme.

Il se planta sur les barreaux de l’échelle :

— Ah vous voilà quand même ! Savez-vous que vous êtes quand même les rois du balcon et de l’été.

— Hey, on arrive. Pas trop vite, sinon, nous n’aurons plus de fleurs pour toute la saison.

Les géraniums jetèrent un coup d’œil sur leurs voisins d’une autre couleur. Plus à la traîne qu’eux, leurs teintes commençaient à peine à se deviner.

Planté sur le bord des barquettes, Jack regardait, curieux.

— Et vous ? Qui êtes-vous ? Je ne vous ai jamais vus par ici !

— Ah ah ah ! devine un peu, toi qui es si malin.

Vexé Jack s’envola. Il allait les surveiller ces petits nouveaux qui ramenaient leur fraise.

À propos de fraises…

— Mince, PaLou m’a vu. Pas question qu’il me voie les chaparder.

Jack s’envola.

À très vite…

Bavardages

Bonjour toi 😉

Chez Ma il fallait raconter (c’est le thème 😊) avec le partage d’une photo. J’ai cherché et j’ai trouvé. Je suis bavarde alors raconter ne devrait pas poser de problèmes, le tout est de ne pas m’éloigner du sujet 😄. Je me souviens qu’au lycée, en cours de français, le professeur me disait « attention au hors sujet ». Tu vois, ça commence mal, je raconte déjà ma vie. Mais n’est-ce pas le sujet ? Raconter. Alors je raconte.

N’est-ce pas beau de se raconter en musique ? Moi, j’appelle cette gente dame une ménestrel mais est-ce le véritable mot ? De plus, je ne sais pas si on dit une Ménestrel. Cette photo prise à Dinard en août dernier me rappelle de jolis souvenirs. Je me suis arrêtée devant elle, l’ai regardée et écoutée. Dans sa bulle, elle ne voyait personne. Elle se racontait certainement une histoire en faisant sa musique dans son costume d’époque.

Pivoine

Je continue de raconter. Ce matin, j’ai cueilli deux pivoines rouges. J’en ai d’autres, mais celle-là est particulière. Le pied de pivoine vient de ma maison de campagne (que je n’ai plus) et chaque année ce pied vivote, il donne une fleur. Mais cette année, il s’est étendu et deux belles pivoines sont fleuries, (oui je sais, que deux, mais c’est pas mal ! d’ailleurs, je l’ai félicité). J’ai hésité avant de les cueillir. Pourquoi donc ? Je t’explique, quand elles sont dans mon vase, elles ne sont plus dans mon jardin et ça me fait de la peine. Pourtant, si elles sont sur ma table, j’en profite davantage. Cruel dilemme ! Dis-moi ce que tu en penses toi . Tu aimes cueillir tes fleurs ? Remarque que lorsque j’en ai à profusion, je n’hésite pas. Les glaïeuls par exemple, je les mets dans un grand vase. Le lilas, je le laisse, surtout qu’il fane vite dans l’eau, sauf si, conseil de fleuriste, tu écrases le bois de la branche, l’eau y pénètre plus facilement et il dure plus longtemps. Tout comme le muflier, je le laisse sur pied. Par contre, les roses, j’ai parfois du mal à les mettre dans un vase. Dès qu’elles fleuriront, je les partagerai (en photo).

Renoncule

Je te raconte l’histoire de ma renoncule que je surveille de près. Figure-toi qu’il y avait une autre fleur que j’aurais déjà dû avoir, mais elle a été grignotée. L’année dernière, idem, je n’ai pas eu la chance de voir comment était la fleur. Aussi cette année je surveille. J’espère qu’elle arrivera au bout et qu’un escargot gourmand ne la prendra pour son déjeuner 😏.

Voilà voilà, j’ai pas mal raconté non ?

À très vite…

Bavardages entre Mélie et MaLou

Bonjour toi 😉

Comme c’est le jour des enfants, je partage ici une conversation d’une grand-mère avec sa petite-fille.

C’est un jour où Mélie et sa grand-mère ont une grande conversation.

— MaLou, tu jouais à quoi à l’école quand tu étais petite ?

Il faut qu’elle réfléchisse, c’était il y a quelques années quand même.

— À la corde à sauter, à l’élastique et aussi à la marelle.

— On ne peut pas jouer à la corde à sauter et à l’élastique, râle Mélie. De toute façon, on n’a pas le droit de les amener et puis c’est les CP (traduis les petits) qui les ont, c’est l’école qui leur donne. À la marelle, il y a trop de monde dans la cour, alors c’est interdit.

MaLou en rajoute, histoire de faire bisquer sa petite-fille

— Nous apportions les nôtres de cordes, tu penses bien que nous pouvions les comparer. La mienne était jolie, les poignées étaient en bois bleu. (Quelle mémoire cette MaLou).

Mélie fait la moue.

— Trop de chance parce que nous les cordes à sauter avec les manches en bois, les garçons se fouettent entre eux, alors interdit aussi.

MaLou est stupéfaite mais ne dit rien. Drôle d’époque ! Mélie qui a vu la tête de sa grand-mère la rassure aussitôt :

— Pas à moi bien sûr !

MaLou demande :

— Raconte-moi, à quoi joues-tu alors ?

— On parle.

— De quoi ?

— Bah de tout, des animaux et de ce qu’on a fait pendant le week-end.

C’est bien triste, pense MaLou. Elle se souvient qu’elle aimait bien le facteur n’est pas passé. Elle l’avoue à Mélie.

— Moi je voudrais bien, mais mes copines me disent que c’est pour les bébés. Dis MaLou, tu mangeais à la cantine toi ?

— Non ma poulette.

Mélie ouvre de grands yeux, comment est-ce possible ? Mais elle est contente pour sa grand-mère et lui dit à sa manière.

— Tant mieux pour toi parce que c’est pas bon et c’est toujours froid. Mais pourquoi tu n’y allais pas ? ajoute la curieuse.

— Je rentrais chez moi, j’avais le temps.

Mélie insiste.

— Jamais, jamais, tu n’y as mangé ?

MaLou sourit.

— Tu sais quoi ? Quand je suis allée au lycée non plus et pourtant j’y ai fait toute ma scolarité de la 6e à la Terminale. À ton avis, pourquoi ?

Devant le mutisme de sa petite-fille, MaLou avoue :

— J’avais en face de chez moi, le lycée.

Alors là, Mélie n’en revient pas et pense aussitôt :

— Pour le coup, tu n’étais pas obligée de te lever de bonne heure.

— C’est vrai, mais tu sais, j’entendais la sonnerie résonner toutes les heures, il y avait les bouchons devant la maison à chaque entrée et à chaque sortie. Et puis franchement, avoir le lycée face à ma fenêtre tous les jours, ce n’était pas rigolo.

— Oui, mais quand même ! Tu voyais toutes tes copines arriver alors ?

— Et les copains. Ils venaient même mettre leur vélo chez moi. Je dois t’avouer un truc ma chérie, le fait de ne pas être comme les autres, de ne pas manger à la cantine et de pouvoir bavarder avec les copains, ce n’est pas toujours facile non plus. J’aurais bien aimé aller au lycée avec ma belle bicyclette, moi.

Mélie ne lâche rien, elle a vraiment décidé d’en savoir plus sa grand-mère.

— Tu faisais quoi en sport ?

Mélie est en primaire, MaLou se creuse la tête. À son époque, le sport dans la cour, c’était surtout le ballon prisonnier.

— Nous aussi ! Et Harry Potter.

C’est autour de MaLou d’ouvrir de grands yeux. Sa petite-fille lui explique :

— C’est un jeu de ballon, celui qui est touché, sort du jeu. Il ne pourra y rentrer que lorsque celui qui l’a touché sort, en fait, je ne suis pas sûre du nom.

MaLou ne peut s’empêcher de demander :

— C’est du sport ça ?

— Ben oui !

Devant l’air sceptique de sa grand-mère, Mélie ajoute fière d’elle :

— On fait aussi du badminton.

Elle est rassurée, MaLou sourit, c’est du vrai sport ça.

— Je cours aussi.

— Tu fais de la course ?

— Non c’est pas ça, c’est en fait pour savoir à quelle vitesse on court.

À regarder la tête de sa grand-mère, Mélie préfère abandonner le sujet et passer à autre chose.

— On joue à ton jeu sur ton téléphone ?

Il faut bien l’avouer, MaLou là, elle déchire, même si parfois, c’est elle Mélie qui l’aide juste un peu, parce qu’elle y voit un peu mieux ou qu’elle plus rapide ?

À très vite…

Humeur belliqueuse

Bonjour toi 😉

Aujourd’hui, je viens bavarder avec toi d’un truc qui m’agace. S’il n’y en avait qu’un ce serait chouette pas vrai ? Ce n’est pas le cas, mais je vais te parler seulement de cet autocollant que je lis régulièrement sur les voitures. Et j’ai eu le temps d’en remarquer pendant mon périple de la semaine dernière. D’accord, je n’étais pas d’humeur joyeuse et un rien me faisait sortir de mes gonds. C’est fou comme mon imagination ne me laisse pas de répit quand je n’ai pas mon ordi ou un stylo à la main. D’ailleurs, comme je n’ai pas noté tout ce qui me passait par la tête, je suis en galère parce que je ne retrouve pas tout ce à quoi j’avais pensé. Mais celui-là je l’ai bien et je t’en parle illico.

Peux-tu m’expliquer pourquoi il faut faire plus attention aux voitures qui ont des enfants à bord ? Imagine un peu que je suive une voiture qui a cet autocollant, je roule doucement et j’ai la frousse de la cogner. Attention, il y a un bébé à bord. Pire, s’il en y a deux ! Je prends mon vélo, c’est plus sûr !

Mais, les voitures qui ont des enfants à bord et qui n’ont pas l’autocollant sur leur véhicule tu te rends compte ? ils sont très en danger, personne ne va faire attention et chacun va jouer aux autos tamponneuses avec eux. Non mais je rêve !

Franchement ! T’en pense quoi ? Je sais bien que ça fait joli, c’est sympa et les parents sont fiers d’annoncer qu’ils ont un bébé. J’entends bien ! Finalement laissez-le, c’est plus sûr !

Un jour, on mettra

Avoue que ça ne fait pas rêver et celui-là encore moins 😏 !

Au moins, on est prévenu 😂 si le conducteur oublie de mettre son clignotant, te double par la droite parce qu’il est pressé, ne s’arrête pas au STOP, te refuse la priorité, comment ça ce n’est pas les seniors qui font ça ? 😂 C’est qui alors ?

Je t’avais prévenu je suis d’humeur belliqueuse 😜 et je suis brune 😂.

Sans rancune hein, c’était mon humeur du jour !

Tu m’emmènes dans ta voiture ?

À très vite…

Relancer la machine

Bonjour toi 😉

Pas facile de relancer la machine ! Pas facile de se dire que de toute manière, la vie continue.

Pendant ces jours difficiles et éprouvants, j’ai eu l’impression d’être entre parenthèse. Le soleil brillait alors qu’il faisait gris dans mon cœur, les gens riaient dans la rue alors que moi j’avais les larmes qui coulaient.

Arrêt sur image ! je regarde autour de moi, je suis dans ma bulle de tristesse. Comme dans un film, au ralenti, les voitures passent, klaxonnent, les passants discutent et s’interpellent, bavardent de la pluie et du beau temps. Moi, je suis là, absente !

Et puis tout se remet en place.

Il est parti, il a rejoint l’autre côté, l’invisible.

Vient alors le moment de relancer la machine et de retrouver un tant soi peu le sourire.

Je réalise que c’est le printemps et que je n’ai rien écrit dessus.

Je suis face à mon ordinateur et je me pose la question. Pourquoi je tiens un blog ? Au départ, c’était pour partager mes écritures et mes bouquins. Est-ce utile ? Nécessaire ?

La réponse à cette question tient en un mot : Envie.

Oui, j’ai l’envie de bavarder par écrit avec vous, de piquer ici et là, des citations, des expressions, de vous raconter mes lectures.

Go, je relance la machine.

À très vite…

Bavardages sur Petit Paul

Bonjour toi 😉

As-tu remarqué que les héros de nos livres ne vieillissent pas toujours ?

Que ce soit chez Sylvain et Sylvette, chez Alice, le club des 5 ou le clan des 7, les héros ont toujours le même âge. Quelle chance que le temps n’ait pas de prise sur eux. Peut-être devrais-je devenir un personnage récurrent de roman pour ne pas vieillir 😂. Fantômette ne prend pas une ride, elle a environ neuf ans comme ses lectrices. J’imagine que lorsque ses adeptes grandissent, elles passent à autre chose.

Les superhéros ne changent pas et même s’il leur arrive de multiples aventures, ils s’en remettent souvent et meurent rarement (même si… je dis ça je ne dis rien).

Si tu t’intéresses à l’âge d’Hercule Poirot, tu vas t’y perdre 😉.

Tout ça pour en venir à mon personnage Petit Paul.

Lorsque je l’ai créé, il avait 5 ans. Il a toujours 5 ans.

Pourquoi ? Parce que j’aime comme il parle à cet âge-là. Il pose des questions, il bavarde avec ses parents avec ses mots à lui et il n’a pas sa langue dans sa poche.

Extrait :

– Dis papa, c’est quoi le printemps ? C’est quand qu’il arrive ? Il vient en voiture ?

Papa sourit et répond patiemment :

– C’est une saison. Tu sais, comme l’hiver. Tu connais les autres saisons ?

– C’est quoi les saisons ?

Papa soupire. Tellement fort que Petit Paul a l’impression que les feuilles de l’arbre ont bougé. Il se met à rire.

– Pourquoi tu ris ?

– T’as fait bouger les feuilles en soufflant. Alors c’est quoi le printemps ?

– Je t’ai répondu, une saison, comme l’hiver, l’automne et…

– C’est quoi l’automne ?

– Quand les feuilles tombent et que la nature change de couleur.

– Pourquoi elle change de couleur ?

– Parce que c’est l’automne.

Papa se rend compte que sa réponse ne répond pas à la question. Il reprend :

– Il y a aussi l’été comme saison, tu sais quand il fait chaud et que tu vas dans la piscine.

– Alors le printemps, ce n’est pas quelqu’un ?

– Quelqu’un ?

– Toi et maman vous me dites d’attendre le printemps dehors, je croyais que c’était comme quand tu me disais d’aller attendre Papy et Mamy, j’attendais au portail, mais en fait, il n’y a personne qui va venir. Je pouvais attendre longtemps moi !

– Le printemps c’est la nature qui change. Tu entends ?

– J’entends rien.

– Écoute mieux, tu n’entends pas les oiseaux ? Le merle siffle, il fait ses vocalises.

– C’est quoi des vocalises ?

– C’est quand il chante sur plusieurs tons. Regarde les fleurs qui sortent de terre c’est un peu comme quelqu’un qui arrive. Quand j’ai planté les bulbes…

– C’est quoi les bulbes ?

– Attends, laisse-moi finir, et je te montrerai. Je disais, quand j’ai planté les bulbes en automne, j’ai attendu longtemps, et tu vois ma patience est récompensée, elles sortent de terre parce que ça va être le printemps, elles, elles le savent. Tu vois là, les fleurs jaunes ? Ceux sont les jonquilles et celles avec de l’orange, les narcisses,

– Et celles-là, les roses et violettes ?

– Les jacinthes. Respire leur parfum. Tu aimes ?

Petit Paul prit sa respiration et mit son nez dans les fleurs. Il éternua et éclata de rire.

– Et puis, le printemps c’est aussi, l’herbe qui pousse sur les pelouses regarde, je vais devoir passer la tondeuse. La nature se réveille petit à petit. Les oiseaux font leur nid. Regarde les tourterelles, écoute-les roucouler. Les arbres se couvrent de fleurs petit à petit, le forsythia est tout jaune et le seringa se remplume, regarde, il devient tout vert et là tu vois, il y a les bourgeons qui donneront des fleurs.

Tout en parlant, Papa montre à son petit garçon les arbustes fleuris, les oiseaux posés sur la margelle du puits, puis il respire à pleins poumons les bras levés vers le ciel et dit :

– Tu le sens ce printemps qui arrive ? Dans l’air ce n’est pas pareil…

Petit Paul est sceptique. Il respire lui aussi les bras levés et ne sent pas trop la différence avec hier, mais il ne veut pas faire de peine à son papa qui a l’air si content de lui. D’un coup, il lève le nez et dit :

– Hum ! Tu crois que c’est le printemps cette odeur ?

Papa sourit.

– Non, ça je crois que c’est le gâteau au chocolat de maman.

– C’est à n’importe quelle saison le gâteau au chocolat !

– Peut-être qu’elle veut fêter le printemps à sa manière. As-tu compris ce que c’est le printemps ?

– Oui, c’est une… saison… comme l’hiver, l’été, l’automne. Et on le voit parce que les arbres remettent des feuilles, que les fleurs sortent de la terre et que les oiseaux chantent.

– Tu es un champion !

– Dis c’est quoi les bulbes ?

Un jour, j’ai décidé de le faire rencontrer Muguette, l’héroïne de mon premier livre. Mes deux personnages ont fait connaissance en bavardant sur un banc en automne. Il n’avait toujours pas sa langue dans sa poche et n’a pas hésité à faire la morale à Muguette. Celle-ci ayant elle aussi un fort caractère, elle s’est laissée embobiner par ce petit bonhomme qui levait la tête pour la regarder.

Extrait :

– Pourquoi tu parles toute seule ?

Muguette se retourna et ne vit personne.

– J’ai bien entendu parler quand même, je deviens folle, maugréa-t-elle.

– Non, je suis là. Baisse les yeux, tu me verras. Je suis plus petit que toi.

Un petit garçon la fixait. Chapeau sur la tête, les bras dans le dos, il ne baissait pas les yeux.

– Tu parles toute seule, je t’ai entendu. Tu disais que tu avais froid. Tu sais, c’est normal, l’été est fini. Regarde, j’ai un chapeau.

Muguette regardait ce petit bout d’homme qui ne la lâchait pas des yeux.

– Tu as perdu tes parents ?

– D’abord on dit bonjour, mon papa m’a dit que c’était la première chose à dire quand on parlait avec quelqu’un.

– Il n’a pas dit aussi de ne pas parler à des inconnus ? siffla Muguette

– T’es en colère ?

Le problème c’est que Petit Paul dans l’histoire de Muguette va être obligé de grandir…

Et toi qu’en penses-tu de ces personnages qui ne grandissent pas ? As-tu un avis sur la question ?

À très vite…

À bâtons rompus

Bonjour toi 😉

Aujourd’hui, ce n’est pas un de mes personnages qui va bavarder. C’est moi tout simplement.

Figure-toi qu’hier, j’ai eu l’idée d’aller me balader avec ma chienne et je me suis dit : Pourquoi ne pas faire une vidéo et raconter au lieu d’écrire ce que je vois.

Tu parles que c’est simple 😂. Déjà, avec ma chienne en laisse qui tire à qui mieux mieux et qui se moque royalement que je m’arrête pour discuter ou filmer, tu imagines la scène ? J’ai failli faire tomber mon téléphone et j’ai pesté (heureusement je n’avais pas encore appuyé sur le bouton).

Je choisis mon endroit préféré et timide comme ce n’est pas permis, je zieute s’il n’y a personne aux alentours pour écouter. Je n’imagine même pas qu’ils en ont rien à faire, les gens, de ce que je peux raconter 😏.

Je suis installée face au fleuve qui fait un bruit d’enfer. J’ai calé ma chienne sur le banc, elle est assise et semble respecter l’ordre de ne pas bouger dit d’une voix ferme (ça c’est mon mari qui me le répète sur tous les tons, sois ferme quand tu lui parles! ). Moi, je suis plutôt caresse et je me fais avoir à chaque fois quand elle me regarde avec ses yeux d’amour. Bref, je m’égare 😂.

Je suis prête. Je prends mon portable et appuie sur l’application de l’appareil photo. Je n’oublie pas de choisir vidéo (ça c’est grâce à mon fils qui se moque de moi régulièrement parce que j’oublie, je bidouille, je peste et finalement range mon portable 😂), il serait fier de moi, je ne me suis pas trompée.

C’est parti ! Mais qu’est-ce que je vais pouvoir raconter ? Parce que tenir un stylo ou taper sur les touches d’un clavier, ça n’a rien à voir, avec le fait de parler toute seule à une caméra. C’est là que la citation Ecrire, c’est ranger le bordel qu’on a dans la tête prend tout son sens, je ne sais pas quoi dire. Il y en a tellement de bordel dans ma tête 😂. Alors, je bafouille, je dis finalement que ce n’est pas facile de faire une vidéo, je montre ma chienne qui me regarde bizarrement et se dit que finalement, elle a peut-être le droit de descendre et c’est ce qu’elle fait. Du coup, j’appuie sur le bouton pour stopper la vidéo parce qu’elle a tiré sur la laisse, que j’ai failli tout laisser tomber, mon sac et mon portable.

À votre avis, qu’est-ce que je fais ? J’écoute la vidéo évidemment.

Qu’est-ce que c’est que cette voix ? Je suis tellement surprise par mes chuchotements qu’on dirait une vidéo ASMR. Quézaco ? C’est une vidéo où iI suffit de faire tout lentement et sans bruits forts. Ces vidéos sont préconisées pour la méditation, la relaxation. Bref, tu m’as comprise, je ne m’attendais pas à ça du tout. Qu’ai-je fait à ton avis ? J’ai effacé ! Tout ça pour ça 🙄 ?

Je reprends le chemin en sens inverse et ma chienne ravie de repartir, marche devant. Moi, je cogite. Elle, elle n’en a rien à faire de mes états d’âme et tire toujours plus fort sur sa laisse.

Une fois rentrée, je raconte mes déboires. Evidemment, que me demandent mes hommes ? Fais-voir !

Comment ça tu as effacé ? T’inquiète, mon fils prend les choses en main. Elle n’est pas perdue ta vidéo, on va la récupérer dans la corbeille. Suis-je bête ! Comment n’y ai-je pas pensé plus tôt ? 😂. Tu vas bien rechercher un truc que t’as mis à la poubelle par mégarde, c’est pareil (remarque à moi-même, c’est plus propre dans ton tél 😂).

Ils écoutent et moi je me fais toute petite. (déjà que mon mètre 63, n’est pas grand 😉). Le verdict tombe tel un couperet : Tu as une jolie voix, blablablabla…

Peut-être qu’un jour, je partagerai avec toi une vidéo…

Je préfère écrire quand même 😂.

Et toi, tu es un(e) adepte des vidéos ?

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À très vite…