Raconte moi ta semaine

Bonjour toi 😉

Reprenons les bonnes habitudes 😉 mais par contre, je n’ai plus les couleurs pour changer mes titres et ça m’agace, mon site est encore en vacances 😣.

Guidance de la semaine

La nouvelle lune est en vierge [agenda parole de sorcière]. Dans ce signe, la nouvelle lune nous rend serviables et prévoyants. C’est le temps de la rentrée, où l’on ressent au fond de nous que tout devra bientôt être prêt pour l’hiver. 

La vie nous confronte parfois à nos rêves, mais certains désirs ne sont pas forcément [ou plus] bons pour nous au moment où ils se présentent. Il s’agit de bien réfléchir à ce que l’on désire réellement… [Agenda Parole de Sorcière].

Cette semaine, je ne vais pas te le cacher, pas facile de me remettre sur l’ordi. Je me demande si c’était franchement une bonne idée de m’être arrêtée pendant deux mois. Bref, je me recale doucement.

Pendant l’été, je n’ai pas cessé le sport. J’ai continué le vélo et la marche le matin, un peu moins de salle parce qu’il faisait beau et que je préfère respirer à l’extérieur plutôt que de m’enfermer, mais j’y retourne petit à petit. Là aussi, le vélo elliptique s’il était content de me revoir, mes muscles n’ont pas dit pareil 😂, c’est fou comme en prenant de l’âge (oh que je n’aime pas cette expression on dirait… 😏) à chaque fois que tu reprends ton activité, il faut tout recommencer, ton corps a tout oublié 😂.

Donc, pendant la semaine, j’ai fait du vélo, marché et de la salle, obligée par Monsieur et MiniMaxi qui trouvaient que je ne sortais pas assez.

Le changement de température et la pluie font que mon moral descend en flèche, je dois tout me reprogrammer en mode positif, un travail de longue haleine et qui est parfois usant.

Justement, dimanche, il pleuvait et du coup, une séance de cinéma ? me propose-t-on. Vice-Versa 2, dans 30 minutes. Le cinoche est à ¼ h si pas de bouchons. Nous sommes arrivés à l’heure, le temps de prendre nos places (heureusement qu’il en restait sur la carte abonnement de Monsieur), on s’assoit et hop, deux-trois pub et ça commence. Génial !

Tout comme le premier Vice-Versa, j’ai beaucoup aimé. Je ne sais pas si tu connais, mais si tu as l’occasion, n’hésite pas ! C’est vrai que c’est un dessin animé, mais quoiqu’en dise Monsieur Chéri pas fan de ce genre, c’était bien. Toutes les nouvelles émotions étaient bien représentées et sonnaient tellement justes ! Mais, je ne t’en raconte pas davantage.

As-tu écouté le nouvel album d’Indochine ? Pendant que j’écris, c’est ce que j’ai en fond. Du pur Indochine, je suis fan. Il était très attendu cet opus, depuis le temps !

Et si je parlais du jardin ? Il est bien vert et pratiquement plus fleuri, à part quelques soucis qui se maintiennent (normal, les soucis ! 😉). Les arbres sont très feuillus, Monsieur a taillé la haie pendant la lune descendante. Elle devrait pousser moins vite.

D’ailleurs dans ce jardin si bien entretenu, les animaux vont et viennent comme s’ils étaient chez eux. Qui a été pris dans la cage qui ne lui était pas du tout destinée ? (nous avons un rat qui se promène et Monsieur n’arrive pas à le piéger, je suis certaine qu’il rigole bien derrière le dos de Monsieur Chéri. Pas question de mettre du poison, interdit chez nous !). Donc, hier soir, j’entends un petit miaulement, et je trouve un chaton gris dans la cage. Il avait été attiré par les croquettes évidemment ! (Celles d’Oxybulle, tu crois qu’il va aboyer maintenant ? 😁) Mission sauvetage rapidement. Pas du tout affolé, il est sorti tranquillement et est grimpé sur le muret. Monsieur le faisait partir, mais l’animal n’avait pas du tout l’envie de s’enfuir. Ce n’est pas que je n’aime pas les chats, mais je n’ai pas du tout envie qu’il s’attaque à mes tourterelles qui se comptent au nombre de 4 et ça fait du monde quand elles sont toutes là en même temps. J’ai aussi toujours les mésanges qui adorent le tournesol. Je ne te parle pas des moineaux. Quant au rouge-gorge, il n’est pas encore revenu, il ne doit pas faire assez froid.

Et puis, il y a Gaston le hérisson, je crois le reconnaitre… parce qu’il y en a trois ! hé oui ! Tous les soirs, je vais glisser quelques croquettes d’Oxybulle qui accepte de partager à condition, que je lui en redonne 😏, elle se plante devant sa gamelle, le nez dedans ! Je les planque sous les branchages, là où ma chienne ne peut pas aller, et tous les matins, les croquettes ont disparu. Il arrive qu’avant d’aller me coucher, je file au jardin pour voir si mes petits compagnons sont là, et c’est souvent que je les découvre ou les entends grignoter et crois-moi ça fait du bruit. Maintenant qu’il y a un chaton qui se promène aussi, j’espère qu’il ne va pas les trouver ces friandises ! bref, qu’ils se débrouillent !

Avec les graines, les croquettes et tout le reste, ces animaux qui passent par chez nous ne devraient pas être malheureux ! Il parait que ça porte bonheur, les tourterelles dans un jardin ! Idem pour les hérissons, qui viennent dans les jardins sans pesticide ! On a tout bon alors ! du pur bonheur !

MiniMaxi s’est mis à la trompette. Alors oui, ça fait du bruit, mais ça a du bon… parce que ce coquin a voulu que je ressorte mon piano. Évidemment, ce n’est pas un piano à queue ni un piano droit, juste un clavier. Mon fils pensait que c’était facile… et le solfège on en fait quoi ? Comment fait-on pour reconnaitre les notes sur une portée ? Ah ben oui maman, tu sais encore tout ça ? Et tu joues sans regarder tes doigts ? Et avec les deux mains qui ne jouent pas la même chose ? Mais comment tu fais ?

Ouais ! j’ai quand même pas mal perdu… parce que là aussi, même si c’est comme le vélo ça ne s’oublie pas, tu rames pour placer tes mains et ne pas faire de fausses notes, mais ça m’a permis de rejouer un peu… juste pour voir… MiniMaxi lui, fait des progrès !

Je t’abandonne, j’ai encore été très bavarde ! Raconte-moi tout, toi aussi !

À très vite…

Bavardages de Millie et MaLou

Bonjour toi 😉

— Tu sais MaLou, au collège, on me dit que je suis une intello.

MaLou regarde Millie qui fronce les sourcils.

— Ah bon ? Pourquoi ?

— Parce que j’ai des lunettes.

Allons bon, encore ce cliché ? Il a la vie dure celui-là !

— Et que tu travailles bien peut-être ? ajoute MaLou malicieusement.

— Ouais !

Depuis quelque temps, Millie se ronge les ongles et sa maman a trouvé le vernis amer qui l’en empêche. Seulement, quand Millie mange des frites avec les doigts, ce n’est franchement pas bon 😁. Du coup, elle les pique avec sa fourchette. Évidemment, les réactions ont fusé.

— Et puis, il parait que je suis la fille du maire.

MaLou éclate de rire.

— D’où ça sort ça ?

Millie explique :

— Comme je prends ma fourchette pour manger les frites, c’est parce que je suis riche et donc la fille du maire.

MaLou est scotchée sur son fauteuil. Mais quelle idiotie encore ! Et Millie en rajoute une couche.

— C’est pour ça que j’ai de bonnes notes d’ailleurs, c’est parce que je suis bourgeoise, enfin riche quoi ! C’est comme ça qu’ils disent.

Malou n’en revient pas.

— Si je comprends bien les gamins qui ont de mauvaises notes, c’est parce qu’ils ne sont pas riches ?

— Ben oui !

Mais dans quel monde vit-on ?

— Et puis tu sais, reprend Millie, je suis invitée à l’anniversaire d’une copine, et le cadeau qu’elle m’a demandé, il coûte cher, entre 50 et 60 euros, tu te rends compte ? Maman n’a pas voulu l’acheter, elle dit que vraiment ma copine elle croit que je suis riche et que je peux faire des cadeaux comme ça.

MaLou ne sait pas quoi répondre, tellement elle est surprise. Qu’est-ce que c’est que ces clichés ? Parce qu’on a de bonnes notes, c’est qu’on est riche, et si on porte des lunettes, on est intello. Ma foi, nous sommes de sacrés intellos dans le monde 😂👓🕶, c’est peut-être pour ça qu’il y a de plus en plus de gens qui portent des lunettes 👓😎. Pour faire bien ?

— C’était pareil de ton temps MaLou ?

Le de ton temps la fait tiquer. Elle se souvient :

— C’était plutôt le temps des Boum, les anniversaires, je ne crois pas en avoir fait et je ne pense pas que c’était la mode.

— C’est quoi les Boum ?

MaLou éclate de rire parce que la tête de Millie est trop drôle avec ses sourcils froncés.

— C’était des petites fêtes pendant les vacances. On se retrouvait entre amis, on mettait de la musique et on dansait, mais j’étais plus âgée que toi, je devais bien avoir quinze-seize ans. Souvent, on apportait des gâteaux et des boissons chez la personne qui invitait. C’était des bons moments.

PaLou qui a entendu la conversation de loin ne peut s’empêcher d’ajouter :

— Tu sais Millie, à tes copines qui te traitent d’intello, tu peux toujours leur répondre que tu avais le choix entre être intello ou imbécile, tu as choisi intello.

(En écrivant ces mots, j’ai édulcoré les paroles de PaLou qui étaient beaucoup plus virulentes 😂).

À très vite…

Bavardage entre moi et moi

Bonjour toi 😉

Mais comment ça c’est déjà l’après-midi ?

Heu…

Tu parles que tu réfléchis ! Comment ça tu rigoles !

C’est ça, fais celle qui ne comprend pas !

Et tu crois que ça va marcher ? Ben voyons, c’est un peu facile !

C’est ça à demain et j’espère que tu auras un texte à proposer !

À très vite…

MaLou et Millie dessinent, écrivent, bavardent.

Bonjour toi 😉

MaLou a repris du service, je crois te l’avoir dit. Millie est ravie, elle trouve son bonheur dans les livres, les carnets, les cahiers et les dessins de MaLou.

— Tu sais MaLou, je veux bien dessiner tes illustrations sur ton cahier de poésie.

Millie regarde l’écran avec les poèmes de MaLou.

— Celui-là, je veux bien le faire. Je vais m’entrainer sur une feuille et quand je serai prête, je le ferai pour de vrai sur ton beau cahier.

Celui-là c’est le poème de l’épouvantail ici avec cette illustration.

— Est-ce que ça plait MaLou ?

MaLou ne sait pas quoi dire, tellement ce dessin lui plait.

— Magnifique ma poulette 😊et j’ai vu que tu l’as signé.

— Oui, comme toi tu l’as fait en dessous de te ta poésie.

MaLou n’est pas satisfaite de son titre.

— Je ne suis pas douée en calligraphie.

— Tu sais MaLou, il faut t’entrainer. Moi, je trouve que c’est joli. Ton L est un peu… mais ça va quand même !

Elle est gentille Millie, mais MaLou n’est pas convaincue et est déçue du résultat.

— Tu en as une autre de poésie ? Je peux choisir ? Tu sais, il faut que j’arrive à la dessiner.

Elles s’installent toutes deux face à l’écran et à nouveau les textes défilent. Millie montre celui-là.

— Ce n’est pas grave si je ne fais pas celle avec le parapluie, je n’y arrive pas bien. Millie s’applique sur sa feuille avant de se lancer en vrai sur le cahier de poésie où Malou vient de recopier Un jour devant une pâtisserie ici .

— On parle du parapluie rouge dans une strophe, remarque MaLou.

Millie se gratte la tête.

— Bon d’accord, je vais essayer.

Après quelques tentatives, elle se lance.

— Il te plait ? Tu me dis la vérité, je recommence s’il le faut.

MaLou sourit et montre la dame au chapeau.

— C’est rigolo, on dirait que celle-ci est dans la vitrine.

— Ça ne va pas alors ?

— C’est très bien ma chérie, tu mets ta signature et je prends tout en photo pour mon blog demain, c’est le jour des enfants, c’est parfait.

Et voilà…

À très vite…

J’aime …

Bonjour toi 😉

Quand je me promène sur les blogs amis, je trouve des billets formidables. Notamment celui-ci : lister tout ce que j’aime ici .

C’est un bel exercice à faire. Go !

💖 Mon homme 😊 j’aime respirer le même air que lui, savoir qu’il est là, que je peux toujours compter sur lui (et lui sur moi), il fait partie de moi. Je sais que j’ai beaucoup de chance d’avoir trouvé mon âme sœur, ma moitié, enfin, tu l’appelles comme tu veux.

💖 Mes enfants. Ce n’est pas un scoop, je suis une louve. J’aime vivre en meute.

💖 Les couchers de soleil avec une préférence sur la mer ou l’océan. C’est tellement apaisant et magnifique.

💖 L’océan. Je ne me lasse pas quand je peux aller le voir, de le regarder aller et venir. Son bruit, son parfum, un régal ! Je n’en suis malheureusement pas tout près.

💖 Les feux de bois, les feux de cheminée. L’ambiance cosy autour d’un brasero me fascine et me repose. Regarder les flammes, avoue que c’est beau, et le parfum du bois qui brûle me renvoie toujours à mes vacances à la campagne. J’ai les souvenirs de feux de camp avec des rondes tout autour et des chants. Je me souviens aussi de fêtes de village où l’on sautait par-dessus.

💖 Les routes et les chemins. Tu ne sais jamais où ils te mènent et puis un chemin a un parfum.

💖 Les arbres et les forêts. Une promenade dans un bois est tellement reposante.

💖 La musique. J’aime l’écouter, j’ai un faible pour les chansons françaises, mais j’aime aussi le rock and roll, le jazz. Mon chanteur préféré depuis toujours, je crois te l’avoir déjà dit, c’est Joe Dassin.

💖 Le banana split 😂

💖 Manger en terrasse au restaurant. S’il y a des bougies, le soir, c’est encore mieux. (Romantique moi ?

💖 Noël et toute l’ambiance qui va avec, les décorations, les cadeaux, j’adore ! J’ai gardé mon âme d’enfant pour ça [pour tout d’ailleurs je crois 😉]

💖 Les livres. Il y en a toujours un près de mon lit, un que je glisse dans mon sac de voyage, un que je vais acheter parce que la couverture me plait. J’ai une préférence pour les grandes sagas familiales.

💖 L’écriture évidemment.

💖 Les agendas, mais pas n’importe lesquels, pas le basique, moi, il me faut des illustrations, des citations. Je les choisis avec soin et amour.

💖 Les crayons. De préférence de couleurs. Sinon, j’écris en noir ou en turquoise.

💖 Boire mon premier café sur la terrasse ou à l’extérieur, peu importe le temps. J’aime la buée qui s’échappe de ma tasse dans le froid et mes doigts enroulés autour d’elle.

💖 Écouter les oiseaux et m’émerveiller devant la nature.

💖 Le camping-car ou la caravane. Je n’en ai pas, mais j’ai toujours aimé ça, va savoir pourquoi, alors que j’aime les grandes maisons 😂.

💖 Les foulards, les chapeaux. Pendant l’été, je mets toujours un bandana dans mes cheveux ou un foulard. D’ailleurs, comment est mon avatar ? 😂

💖 Les bracelets en perles de toutes les couleurs.

💖 Les chevaux et les animaux en général (ma petite chienne évidemment 😊) mon rêve serait de savoir en faire et de me promener sur la plage en galopant.

💖 Ne rien faire et le faire bien 😂.

J’ai certainement oublié des choses, mais j’y reviendrai.

Et toi, qu’est-ce que tu aimes ?

À très vite…

Camille et Philémon

Bonjour toi 😉

Un jour, quelqu’un m’a demandé pourquoi l’âge de mes héros tournait souvent au tour de la trentaine voire quarantaine. Je n’ai pas su répondre surtout qu’en insistant, la question a été :

— Ce n’est pas difficile d’écrire à un âge qu’on n’a pas ?

C’est rigolo cette question. Entre mes petits personnages qui ont 5, 6 ans et les adultes de 35 ans je me suis interrogée : non, ce n’est pas compliqué de parler d’un âge qu’on n’a pas ou plus.

Alors il n’en fallait pas plus pour que j’imagine un nouveau héros qui se situe autour de la soixantaine, peut-être plus ?

Je l’ai appelé immédiatement Camille, ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien. Je la pose sur un banc, seule.

Au début, elle se souvient, elle monologue dans sa tête en regardant la nature. Et puis, quelqu’un va s’approcher d’elle. Ce sera Philémon, et lui son prénom, qui m’est venu aussi spontanément me rappelle un jeune commercial qui s’était présenté ainsi. Aussitôt j’avais eu la référence de Philémon et Baucis et ça l’avait fait sourire parce que ses parents avaient eu également cette idée. Je n’avais jamais rencontré de Philémon auparavant 😉 des commerciaux si !

Alors c’est parti pour l’histoire de Camille, ce n’est pas ma vie, juste des réflexions et des mots glanés ici et là.

Dieu que ça faisait du bien de se trouver un peu seule. Camille souriait en pensant ça, c’était compliqué. Les enfants s’étaient envolés et menaient leur barque, elle se plaignait parfois de ne pas les voir souvent et lorsqu’ils débarquaient, même si elle était ravie, ça faisait beaucoup de bruit et bousculait son quotidien. La préparation des repas, les petits-déjeuners qui n’en finissaient pas parce que personne n’avait un rythme identique. Son homme était beaucoup plus placide qu’elle et lui répétait que ça ne servait à rien de s’énerver. Il avait certainement raison.

Un banc lui tendait les bras. Elle aimait bien ce coin tranquille d’où elle pouvait contempler à loisir l’étang et les oiseaux qui venaient s’y désaltérer. Si elle avait de la chance, elle assisterait au ballet des hirondelles, même s’il n’y en avait plus beaucoup.

Elle s’assit puis regarda le ciel bleu. Il allait encore faire chaud. C’était bien la chaleur, elle n’aurait pas mal au dos. Elle soupira. En vieillissant, elle veillait à ne pas devenir une TAMALOU. Plus jeune, elle se moquait des plus vieux qui avaient toujours mal quelque part. Quand elle rencontrait une de son âge, la première question était souvent la même ? Quoi de neuf ? La réponse aussi était la même tout est vieux, à part mes douleurs et c’était parti pour la litanie des bobos. Camille ne parlait jamais de ses misères, elle avait de la chance, elle n’avait pas à se plaindre, elle allait bien et son homme aussi, jusqu’à quand ?

Perdue dans ses pensées, elle ne s’était pas aperçue qu’un homme s’était assis à l’autre bout du banc. Elle ne l’avait jamais vu dans le quartier. Il ne devait pas être du village. Camille était un peu curieuse, mais elle n’allait pas engager la conversation avec un inconnu. On entendait tellement de choses horribles en ce moment à la télé qu’elle se demanda même si elle n’allait pas quitter son banc. Il ne faudrait pas qu’elle se fasse assassiner bêtement, là, à son endroit favori. Peut-être qu’il la noierait dans l’étang et qu’un jour son corps remonterait à la surface. Elle serait découverte par des enfants ou des joggeurs, quelle horreur !

Machinalement, elle avait dû porter sa main à sa bouche, l’homme sans la regarder lui dit :

— Il ne faut pas avoir peur, moi j’ai confiance.

Surprise, elle ne sut que dire. Il se tourna vers elle. Quel âge pouvait-il avoir ? Elle était incapable de le situer. Pas jeune, pas vieux, paisible. Oui, c’est ça, c’est le premier mot qui lui vint à l’esprit en le contemplant. Un peu honteuse parce qu’elle se rendait compte qu’elle se sentait bien auprès de lui, elle se détourna et tenta de se focaliser sur les oiseaux.

— Regardez, les hirondelles vous offrent leur plus belle danse.

Pourquoi avait-elle l’impression qu’il savait tout d’elle ? D’ordinaire, elle se serait agacée que cet homme vienne lui squatter son banc. C’est vrai quoi, pourquoi débarquer ici ? Elle ne l’avait jamais vu. Comment l’interroger sans paraitre indiscrète ?

— Je m’appelle Philémon.

Stupéfaite, elle imagina qu’il lisait dans ses pensées.

— Rassurez-vous, il m’arrive aussi de me demander ce qui se passe dans la tête des gens.

Il la regardait, un léger sourire aux lèvres. Elle ne put s’empêcher de lui répondre :

— C’est vrai que le monde marche sur la tête.

Il soupira.

Finalement, pourquoi ne pas engager la conversation, elle en saurait sans doute davantage sur lui. Il lui inspirait confiance.

— Vous venez d’emménager ici ? Je ne vous ai jamais rencontré.

— C’est normal, vous êtes souvent prise par toutes vos activités.

C’était énoncé sans méchanceté, juste une constatation. Il n’avait pas répondu à sa question. Pourquoi se sentit-elle le besoin de se justifier immédiatement.

— Je voudrais bien vous y voir vous ! Ce n’est pas parce que je suis à la retraite que je n’ai rien à faire.

— Ce n’est pas ce que j’ai dit. Vous avez travaillé toute votre vie, c’est normal d’en profiter aujourd’hui.

— Ce n’est pas ce que pensent les autres. Vous savez les vieux, ils ne servent plus à grand-chose quand ils ne travaillent plus.

— Croyez – vous ? Les vieux comme vous les appelez sont les souvenirs. Lorsqu’ils ne seront plus là, personne ne pourra plus raconter, on oubliera. J’ai beaucoup d’estime pour eux. Prenez le cas de vos enfants, ne font-ils pas appel à vous quand ils ont besoin de votre aide ?

— Si, mais ça ne compte pas, c’est normal ! Vous êtes à la retraite vous ?

— Parfois j’ai beaucoup de travail, parfois moins, mais je suis toujours sur le qui-vive.

— Vous ne devez pas rire tous les jours alors.

— Lorsque j’ai réussi à donner le sourire, si ! Apaiser est mon domaine de prédilection.

Le silence s’installa. Ils étaient chacun assis à un bout du banc et regardaient dans la même direction. Camille cherchait le métier qu’il pouvait bien faire. Médecin ? Maître Yoga ? Elle haussa les épaules, son petit-fils la reprendrait et dirait que c’était Maitre Yoda. Elle oublia de contempler les oiseaux qui s’ébattaient dans l’eau, elle ne vit pas le petit vautour qui tournoyait dans le ciel et n’entendit pas son cri, parasitée par sa curiosité mal placée.

— Cessez de vous poser des questions, écoutez votre cœur et les signes autour de vous.

Il en avait de bonnes lui ! Elle pensa qu’il ne devait pas vivre dans le même monde qu’elle. Peut-être qu’il était bourré de fric et regardait du coup le monde différemment. Mais oui, c’était certainement ça. Ou alors, c’était un illuminé. La Ginette, elle les appelait comme ça, ceux qui avaient de drôles d’idées qu’on dirait qu’ils habitaient sur une autre planète. Évidemment, il ne pouvait pas comprendre qu’elle craignait qu’il arrive des malheurs à ses enfants, qu’elle ne savait pas comment elle allait finir le mois, parce que justement à la retraire, on n’avait pas le même salaire qu’avant, et puis il fallait changer le lave-linge qui était très vieux, elle ne se voyait pas laisser s’entasser les vêtements dans la corbeille.

Elle pensa à sa voisine qui allait mal depuis que son mari l’avait quittée, elle devrait passer lui remonter le moral, elle se dit qu’elle devrait rentrer préparer le repas. Elle soupira, sa pause était terminée. L’apaisement qu’elle avait ressenti au début s’était fait la malle et toutes les questions qu’elle se posait et dont elle n’avait pas les réponses dansaient la sarabande dans sa tête. Et si elle tombait malade, qui s’occuperait de son homme et de son chien ? Aurait-elle assez d’argent pour aller en maison de retraite ? Elle ne souhaitait pas être à la charge de ses enfants.

Elle se tourna vers Philémon, il avait disparu.

Aujourd’hui, c’est une Camille tristounette que je t’ai présentée. Une Camille différente reviendra, elle peut être toi ou ta voisine, elle se posera autant de questions, n’aura toujours pas les réponses parce qu’elle craint l’avenir et qu’elle ne sait pas de quoi il sera fait, mais Camille peut-être aussi très optimiste, pleine de pep’s et d’envie de découvrir de nouvelles choses ou de faire ce que pendant sa vie active, elle n’a pas eu le temps d’exploiter.

Mais qui est Philémon ?

© Isabelle-Marie d’Angèle (Juin 2023).

À très vite…

Bavardages à tout va

Bonjour toi 😉

Me voilà revenue au bercail 😊, merci pour tous vos commentaires, j’y reviendrai.

Je sais bien que c’est le jour des enfants, mais je n’ai pas eu le temps de mettre en forme ce que j’avais dans la tête. Absente une semaine, sans ordi, sans cahier, c’est la folie en rentrant, surtout quand Monsieur Chéri décide de m’emmener faire du vélo parce que ça fait longtemps qu’on n’en a pas fait tous les deux.

Je vais donc te raconter comme ça, tout ce qui m’est passé par la tête en pédalant. Du coup, quand je trainais un peu, Monsieur Chéri demandait :

— Mais qu’est-ce que tu fais ?

— J’écris dans ma tête.

Voilà tout ce qui m’est passé dans la tête, tu vas voir que pendant quelques jours sans écrire, ton imagination quand tu la laisses faire, ça donne ça :

Que ça fait du bien de pouvoir sortir sans pull, juste en débardeur et short. Tu te sens beaucoup plus légère et plus libre.

Les parfums de mai ont bien changé et le paysage également. Le nez au vent, je respire le feu de bois, les champs de blé, le jasmin, les haies fleuries, les roses. Tout ça se mélange, car je pédale vite 😂.

C’est une année à foin et comme dit Lou Papy Année à foin année de rien😂. Ce sera donc une année de rien parce que des rouleaux de foin et des champs coupés qui attendent d’être ramassés, il y en a énormément. Je constate qu’il y a eu du vent, c’est beau un champ roulé, mais certainement pas du goût du propriétaire qui verra sa récolte réduite.

Il y a beaucoup de champs de blé ou d’orge. La différence est que l’orge a de la barbe 😁. Mais comme dit Lou Papy Il y a aussi du blé à barbe, regarde bien l’épi, s’il courbe la tête c’est de l’orge, le blé se tient bien droit. Il ne m’en faut pas plus pour penser à mon petit personnage d’Héloïse qui demanderait si c’est de la vraie barbe comme papa Joe quand il ne se rase pas et pourquoi pas ajouter Tu crois qu’il se rase l’orge ? Il fait comment ? Avec un rasoir ? Monsieur Chéri me rappelle à l’ordre, j’ai dû ralentir fortement 😉.

Par contre, peu de champs de tournesols, c’était le contraire l’année dernière. Je te parle évidemment de ma région du Sud-Ouest, peut-être qu’ailleurs ce n’est pas la même chose. Pourtant, nous manquions d’huile non ? Je le dis tout haut et Monsieur Chéri répond je ne crois plus rien de tout ce qu’ils racontent (c’est qui Ils à ton avis ? 😁).

Et puis mon esprit s’évade sur l’escapade dans la cabane au bord de l’étang (c’est Oxybulle qui te racontera tout ça sur un prochain billet 😁). Soudain, l’odeur d’un feu de bois me happe et je me souviens de vacances avec des barbecues géants avec toute la famille, mais ça ne dure jamais longtemps quand tu pédales vite 😂, c’est un champ de blé (là, j’en suis certaine parce qu’il est en avance, c’est bien du blé) avec son parfum particulier (que j’adore lorsqu’il a fait très chaud dans la journée et que le soleil commence à se coucher, si tu as la chance d’en avoir, respire, tu verras 😊) qui me projette ailleurs.

En fait, quand tu pars en vélo et que tu regardes la campagne (il faut que je fasse quelques kilomètres pour m’éloigner de la ville) c’est fou les choses à repérer. Par exemple, le Français semble discipliné : qu’est-ce qu’il y a comme récupérateur d’eau installé, Monsieur Chéri et moi les avons reconnus, nous avons les mêmes 😁, idem pour le composteur qui s’invite dans les jardins, nous aussi avons le même 😉.

Nous croisons d’autres cyclistes qui, selon leur humeur, nous saluent ou pas. Tu as celui qui t’ignore superbement en tournant la tête (peut-être qu’il cherche si c’est de l’orge ou du blé) au contraire de celui qui traverserait presque la route pour venir te dire bonjour. Moi, ça me fait rire alors que ça agace Monsieur Chéri. Il y a des règles en vélo, on doit dire bonjour, non mais ! Je l’entends rouméguer dans sa moustache 😂.

Il y aussi les joggeurs solitaires et ceux qui courent avec leur chien attaché à la ceinture. Je n’imagine même pas Oxybulle faire ça 😁. N’empêche c’est beau à voir, d’ailleurs j’en parle dans mon policier J’aime un voyou au grand cœur, et me voilà repartie sur la suite de l’histoire. Pourquoi pas un casse qui tourne mal ou alors mon commandant qui laisse faire.

Du coup, je bascule sur une autre histoire qui m’était venue pendant les vacances. Je n’ai rien noté, je vais aller à la pêche aux souvenirs. Si je le pouvais, je lèverais les yeux au ciel pour réfléchir, un doigt sur la tempe, mais il faut que je tienne le guidon pardi !

En repassant devant un champ de blé alors que Monsieur Chéri pense que c’est de l’orge, il me dit et si on demandait au paysan. Boudiou Malheureux qu’as-tu dit ? Paysan est une insulte. Monsieur Chéri rigole j’ai toujours dit ça et je ne vois pas ce qu’il y a d’insultant à travailler la terre.

— Regarde les vaches ! m’écriais-je.

Un beau troupeau paît dans l’herbe. J’adore les vaches et quand j’en aperçois, je ne peux pas m’empêcher de le dire et de les montrer. De plus, leur odeur me plait, ça sent la grange et ce parfum-là, ouais je sais, j’aime !

Le compteur affiche 38 kms, je ne suis pas fatiguée quand je pose le pied à terre devant le portail.

— C’est que tu n’as pas forcé ! normal, tu écrivais dans ta tête ! murmure Monsieur Chéri.

© Isabelle-Marie d’Angèle (mai 2023)

À très vite…

Stefano et son papa

Bonjour toi 😉

Je retrouve avec plaisir mes petits personnages et je te partage le bavardage de Stefano avec son papa.

Stefano aidait son papa à installer un récupérateur d’eau. Ils étaient seuls, les filles étaient parties faire du shopping comme disait Charlie. Celle-ci avait décidé de rhabiller sa fille, Héloïse ravie ne s’était pas fait prier. Charlie aurait bien voulu entrainer avec elles Stefano, car ce n’est pas Joe qui allait s’en charger, mais le gamin avait préféré rester bricoler avec son père.

— On ira tous les deux, hein papa, je préfère quand on est entre hommes pour m’habiller.

Joe qui tenait en équilibre sur son échelle, un tournevis dans la bouche, grommela un vague oui.

— Hein t’es d’accord ? Un jean et un sweat ça me suffit. Avec Charlie, il faut toujours trouver une chemise assortie, puis un tee-shirt et un autre pantalon, et j’en ai marre d’essayer.

Joe descendit et regarda son gamin.

— Il y a un problème avec Charlie ?

C’était bien la première fois que Stefano parlait ainsi de la jeune femme.

— Mais non !

Il connaissait bien son fils qui commençait à se dandiner d’un pied sur l’autre, les mains dans le dos.

— Tu es sûr ? Tu peux m’en parler, je sais garder un secret.

— Ouais mais t’es amoureux et quand on est amoureux on est neuneu.

Joe éclata de rire.

— Tu as l’air de bien t’y connaitre ma foi ! Alors comme ça, je suis neuneu et tu entends quoi par-là ?

Il ne répondit pas puis il fixa son père dans les yeux.

— Dis, tu vas te marier avec Charlie ? Je te préviens, je ne veux pas porter de costume ni de cravate.

Stupéfait, Joe s’assit à même le sol et invita le petit garçon à venir le rejoindre. Il passa un bras autour de ses épaules et le serra contre lui.

— Raconte-moi ce qui te tracasse et je te rassure tout de suite, il n’est pas question de mariage pour le moment. Charlie et moi n’avons jamais abordé le sujet.

— Oui mais tu sais bien qu’avec elle, d’un coup de baguette magique, elle nous retourne comme une crêpe.

— Pas contre notre volonté, jamais, tu le sais bien.

— C’est bien ce que je dis, tu vois rien, t’es amoureux.

— Tu trouves que j’ai changé ? Je ne suis plus le même avec toi ? Pas assez présent ? Tu penses que je la laisse trop s’occuper de toi ? Je n’en ai pourtant pas l’impression et Charlie ne se permet jamais de te faire de réflexions.

Stefano soupira. Joe se recula pour le regarder.

— De quoi as-tu peur ? L’histoire du costume n’est qu’un prétexte. Je n’oublierai jamais ta maman, je te l’ai déjà dit, et Charlie ne la remplacera pas. Alors de quoi as-tu peur ? Que je t’aime moins ?

Au soupir du petit garçon, il comprit qu’il avait touché un point sensible.

— Tu sais trésor, un cœur c’est grand comme ça, reprit Joe en étirant les bras, et le mien, tu as vu comme il peut être énorme. Alors, j’aime Charlie oui mais d’un amour différent de celui dont j’ai aimé ta maman, puis toi, je t’aime fort autrement, et puis j’aime aussi encore différemment Héloïse. Il y a de la place pour tout le monde dans mon cœur, mais tu sais… toi, tu auras toujours la première place.

Stefano se jeta dans les bras de son père.

— Tu promets ?

— Croix de bois croix de fer, si je mens je vais en enfer.

Stefano ajouta tout bas

— Pour le reste aussi tu promets ? Pas de costume hein, si jamais tu changeais d’avis pour le mariage.

Joe éclata de rire et embrassa tendrement son fils

— Alors, on la continue cette installation de récupérateur d’eau ?

© Isabelle-Marie d’Angèle (mai 2023)

À très vite…

MaLou et Millie, bavardages

Bonjour toi 😉

— Dis MaLou, tu aimerais aller sur la lune toi ?

Pourquoi cette question ? Millie a montré son cahier d’écrivain à MaLou, oui c’est comme ça qu’il s’appelle son cahier de production d’écrits.

Millie a dû y répondre, dire pourquoi et ce qu’elle imaginerait là-bas.

MaLou feuillette et parcourt les mots de Millie et en oublie de répondre à la question. Elle est rapidement rappelée à l’ordre.

— C’est vrai que t’es jamais montée en avion, alors une fusée !

Éclats de rire des deux protagonistes.

— Oui imagine un peu la trouille que j’aurais.

— D’accord, mais fais comme si tu y allais.

MaLou imagine le paysage lunaire qui ne l’inspire pas du tout. Millie reprend :

— Tu pourrais en écrire des choses.

— Ah oui ? Avec ma combinaison de cosmonaute et mon crayon qui s’envolerait dans l’univers ?

MaLou imagine la scène et se met à rire aussitôt imitée par Millie.

— Ce serait trop drôle !

— Pauvre crayon perdu à jamais. Il tournerait en rond sans jamais plus pouvoir écrire un mot. Franchement Millie, même avec beaucoup d’imagination, je n’arrive pas à me projeter aussi loin.

— Ce serait extraordinaire quand même ! Surtout quand on reviendra et qu’on racontera tout ce qu’on a vu.

Millie en parle comme d’un voyage tout à fait normal en voiture ou en train, en avion ou en bateau.

— Après tout, ce n’est qu’une fusée.

— C’est vrai ça ! Pense un peu, il n’y aurait pas d’embouteillage là-haut.

— Je verrais les étoiles de près, peut-être que je pourrais en décrocher une.

— Alors là, je ne sais pas trop, je crois que plus on s’approche, plus elles s’éloignent.

— Si tu ne viens pas, je te verrais d’en haut, tu serais toute petite.

— Pour le coup, oui, je serai minuscule, peut-être que tu ne me reconnaitras même pas. Tu sais quoi ? Je crois que ce qui me plairait bien sur la lune, c’est qu’on ne pèse pas lourd et qu’on marche en sautant.

— Tu crois qu’on pourrait se donner la main ?

— Bien sûr, mais avec nos combinaisons, ce ne serait pas trop pratique.

— Tu saurais la conduire toi, la fusée ?

— Heu… Déjà que je me perds quand les panneaux changent de place alors…

— Ouais, ben on n’est pas arrivé alors !

Elles éclatent de rire.

À très vite…

Florie

Bonjour toi 😉

Je te présente Florie 👇

Ce n’est pas un nouveau personnage, ni une héroïne que j’avais dans mes histoires.

Qui est -elle ?

Tu connais la petite voix qui te susurre à l’oreille ce que tout le monde pense tout bas ? Florie pourrait bien être elle ou celle que toi tu appelles intuition ? Tu sais, celle qui te souffle ce que tu dois faire ou ne pas faire mais que tu n’écoutes pas, c’est Florie. Tu devrais lui faire confiance plus souvent, tu t’éviterais pas mal de désillusions (oui oui je sais j’aurai du l’écouter 😕) mais parfois elle est parasitée par d’autres idées comme celles qui te disent de respecter la bienséance, de ne pas faire ceci ou cela parce que ça ne se fait pas.

Florie surréagit toujours et tu voudrais la faire taire mais quand elle parvient à se libérer parce qu’elle a été trop bridée, c’est pire, tu ne peux plus l’arrêter. Tu vois de qui je veux parler ? Elle parle sans filtre, elle attaque de front, elle bousille tout sur son passage, elle n’enrobe rien, comme on dit, elle ne te l’envoie pas par carte postale.

Souvent, elle te dicte d’écouter ton cœur mais toi tu hésites et tu résistes à la tentation ensuite tu regrettes et tu te dis Si j’avais su.

Tu ne l’aimes pas trop celle que moi j’appelle Florie, histoire de lui donner un peu de douceur, parce qu’elle te remet sans cesse en question, elle est fatigante et attachiante. Parfois, elle n’est pas là et tu la cherches parce que tu t’es habitué à elle. Un comble ! Quand comprendras-tu que si elle n’apparait pas c’est que tout va bien ?

Florie est apparue un jour… certainement parce que j’allais mal et elle ne me quitte pas. C’est elle qui m’a soufflé de reprendre la plume, c’est elle qui me rappelle des tas de souvenirs, des parfums, c’est elle que j’aurais dû écouter pour ne pas aller si mal, mais c’est elle aussi qui tente de me redonner confiance même si ce n’est pas gagné, c’est elle qui me fait me rebiffer, c’est elle qui me fait m’accepter comme je suis avec mon hypersensibilité mais c’est elle encore qui me fait dire non, alors que je ne savais pas…

Voilà qui est Florie et lorsque j’ai choisi ce prénom, je ne savais pas qu’il signifiait épanouissement. Voilà ce qu’on dit d’elle : Florie marque profondément les esprits par son côté affectif, son sens de l’écoute et son intuition hors du commun. Imaginative et sensible à l’aspect irrationnel de l’existence, elle affiche un certain penchant pour la magie, les mystères et le merveilleux. D’une franchise assez déroutante, Florie ignore le sens du mot « tact ». Son impulsivité la pousse à parler et à agir sans vraiment réfléchir aux conséquences.

Je ne crois pas au hasard…

A très vite…