Comme c’est lundi lecture, je te propose mon nouveau roman qui sortira le 27 avril. Voici le résumé et la couverture.
À 25 ans, Cléo habite toujours chez ses parents et se complait dans sa petite vie tranquille. Casanière, elle aime profiter des moments qu’elle passe auprès de ses proches. Un jour, alors qu’elle prend son poste de réceptionniste dans le petit hôtel touristique où elle travaille, elle se retrouve en pleine rue à chercher la clé perdue d’un client.
C’est alors que passe la voiture d’Arsène Maestro, réalisateur connu et médiatisé. En quête de l’héroïne pour son prochain film, il sillonne les routes et remarque cette rouquine qui dégage une fragilité qui le bouleverse et le séduit. Acceptera-t-il de s’embarquer avec elle dans une histoire aussi improbable qu’inattendue ?
De quiproquos en situations rocambolesques, Cléo et Arsène vont dérouler tambour battant le film qui va changer leur vie.
Une clé perdue peut-elle redistribuer les rôles ?
Alors qu’en penses-tu ?
N’oublie pas le 27 avril sur toutes les librairies en ligne 💖
Avant de lancer le jukebox, laisse-moi te souhaiter un très bon week-end de Pâques. Que tu le passes en famille, entre amis, que tu fasses la chasse aux œufs en chocolat ou que tu ne fasses rien, je pense à toi.
Je tenais à remercier tous mes abonnés, les plus anciens comme les nouveaux qui suivent mes bafouilles 😊.Vous êtes tous les bienvenus chez moi.
Trêve de bavardages, je lance ma machine 😄
Quel joli choix pour ce week-end Le petit oiseau de toutes les couleurs de Gilbert Bécaud, c’est parti avec Monsieur 100000 volts 😄.
Ce matin je sors de chez moi
Il m’attendait, il était là
Il sautillait sur le trottoir
Mon Dieu, qu’il était drôle à voir
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
Ça f’sait longtemps que j’n’avais pas vu
Un petit oiseau dans ma rue
Je ne sais pas ce qui m’a pris
Il faisait beau, je l’ai suivi
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
Où tu m’emmènes, dis
Où tu m’entraînes, dis
Va pas si vite, dis
Attends-moi!
Comm’ t’es pressé, dis
T’as rendez-vous, dis
Là où tu vas, dis
J’vais avec toi
On passe devant chez Loucho
Qui me fait Hé! qui me fait Ho!
Je ne me suis pas arrêté
Pardon, l’ami, je cours après
Un p’tit oiseau de toutes les couleurs
Un p’tit oiseau de toutes les couleurs
Sur l’avenue, je l’ai plus vu
J’ai cru que je l’avais perdu
Mais je l’ai entendu siffler
Et c’était lui qui me cherchait
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
Où tu m’emmènes, dis
Où tu m’entraînes, dis
Va pas si vite, dis
Attends-moi!
Comm’ t’es pressé, dis
T’as rendez-vous, dis
Là où tu vas, dis
J’vais avec toi
On est arrivé sur le port
Il chantait de plus en plus fort
S’est retourné, m’a regardé
Au bout d’la mer s’est envolé
J’peux pas voler, dis
J’peux pas nager, dis
J’suis prisonnier, dis
M’en veux pas
Et bon voyage, dis
Reviens-moi vite, dis
Le p’tit oiseau de toutes les couleurs
Bon voyage!
Reviens vite, dis!
Bon voyage !
Je t’ai choisi cet enregistrement qui illustre bien ce grand Monsieur. Au fait, as-tu déjà essayé de suivre un oiseau ? Moi oui, et comme dans le dernier couplet, il arrive un moment où tu ne peux plus le suivre, c’est là que tu aimerais bien avoir des ailes…
Bon samedi en musique 🎶🎶 et tu as le droit de danser et de chanter dans ta cuisine 😊.
Je n’ai pas oublié que c’est mercredi, le jour des enfants. Je partage avec toi, une petite histoire écrite, il y a quelques temps…
Quand Lulu ouvre les yeux ce matin-là, il est tout excité. C’est aujourd’hui qu’il va faire la cueillette des champignons avec son grand-père. Au début, il pensait qu’il allait ramasser des pommes. En effet, il avait bien regardé son livre Gaston le hérisson qu’il connaissait par cœur, et Gaston avait un panier rempli de ces beaux fruits rouges, mais Papy avait décrété que c’était la saison des cèpes et qu’il fallait réapprovisionner la réserve de Mamy.
Le gamin n’y connait rien en champignons encore moins en cèpes. Pourtant, fort de son savoir grâce à Gaston, il est plein d’espoir pour garnir son panier presque aussi grand que lui.
Après un solide petit déjeuner (lait au chocolat et deux tartines de confiture), Papy disant qu’il devait prendre des forces parce qu’il allait beaucoup marcher, il enfile ses bottes, son bonnet et son manteau à capuche parce qu’il fait frais dans la forêt (il en sait des choses Papy).
Enfin prêt, il saisit la main à son grand-père, envoie un bisou à sa grand-mère et tout guilleret il attend le top départ.
C’est le silence dans les bois qui l’impressionne tout d’abord. Bien sûr, de temps en temps il entend un oiseau piailler. Papy donne son nom. Admiratif, Lulu ne pipe mot. Comment il peut savoir Papy que c’est le rougequeue noir qui émet ce chant ? Il lui a demandé ses papiers ? Lulu en reste baba. Et le parfum ! il le respire à pleins poumons, ça sent tellement bon dans les bois !
— Tu as perdu ta langue ?
Le gamin sursaute pris en flagrant délit de rêvasseries. Son grand-père le contemple en souriant. Il tient un bâton à la main et délicatement soulève les feuilles. Le miracle surgit devant les yeux ébahis de son petit-fils.
— Regarde !
Lulu aperçoit un chapeau couleur marron clair. Il demande :
— C’est quoi ?
— Un champignon pardi ! Lulu réveille-toi, rappelle-moi pourquoi on est là ? Donne-moi le panier et vois comment je fais pour le ramasser.
Lulu fixe son papy qui sort son couteau de sa poche et coupedélicatement la queue du cèpe, l’époussette avec son mouchoir et le range au fond de la panière.
— Le premier d’une grande cueillette ! se réjouit-il.
Lulu ne dit rien. Il regarde le champignon et essaie désespérément de se rappeler si Gaston le Hérisson en avait trouvé de pareils, mais il a beau chercher dans sa mémoire, ils n’étaient pas de cette couleur, ils étaient rouges à pois blancs et bien plus énormes que celui-là. Le voilà bien ! Et si son grand-père se trompait. Malheur ! Lulu a entendu des trucs horribles sur les champignons venimeux qui peuvent faire mourir, c’est comme les vipères c’est dangereux. Il n’ose pas le dire à son papy qui sait tellement de choses, il va le vexer c’est certain ! Il reste immobile et ses yeux se garnissent de larmes.
Son grand-père ne se rend compte de rien, il avance doucement et petit à petit son panier se remplit. On dirait que les champignons grandissent devant lui. Lulu n’en revient pas, c’est la catastrophe. Et sa grand-mère qui va en faire des conserves, on va tous mourir c’est sûr ! il sent déjà son ventre se serrer. Pourtant il ne l’a pas touché, non, car il sait aussi qu’on peut devenir tout bleu si on est empoisonné. Il court après son papy et essaie de regarder ses mains. Il a l’air en pleine forme et il siffle, très fier de lui.
— Écoute la fauvette ! oh regarde, un rouge-gorge, ne fais pas de bruit !
Lulu ne comprend pas comment son grand-père qui reconnaît tous les oiseaux, n’est pas au courant qu’il est train de ramasser des champignons empoisonnés.
Lulu réfléchit et trouve la solution : il va détourner son attention puis il renversera tout. Tant pis, s’il se fait gronder, c’est toujours mieux que de tous mourir.
— Dis Papy, comment tu sais tous les noms des oiseaux ?
— J’ai appris avec mon papa quand j’étais petit ! Comme toi, je le suivais dans les bois. Fais attention Lulu, tu vas renverser le panier. Quel maladroit !
Son grand-père se baissa pour ramasser les champignons, mais son petit-fils plus rapide que lui, donna un coup de pied dedans et pire, se mit à écraser les belles têtes à la couleur marron clair !
— Sacrebleu ! tonna le vieil homme, rouge de colère.
Il attrapa le bras de Lulu pour le retenir.
— Je ne veux pas que tu meures, criait Lulu.
De grosses larmes à présent coulaient sur ses joues et les bras ballants, il restait face à son papy qui le regardait d’un air furieux. Toute la récolte était fichue, c’était malin, lui qui se vantait toujours devant ses copains de connaître les meilleurs endroits, il allait rentrer les mains vides. Mais le cri de son petit-fils et ses larmes qui n’arrêtaient pas de dégringoler sur ses joues l’interpelèrent.
— Viens t’asseoir sur mes genoux, et raconte-moi.
Lulu s’approcha de son papy qui faisait de la place sur une souche d’arbre.
— C’est dans mon livre… hoquetait le petit garçon.
— Qu’est-ce qu’il raconte ?
— C’est Gaston…
Papy était perdu. Qui était Gaston ?
— Tu sais bien Gaston le hérisson, reprenait Lulu.
— Ah oui évidemment !
Il fit celui qui comprenait ne voulant pas passer pour un nul aux yeux de son petit-fils.
— Ben, ses champignons sont rouges à pois blancs et plus grands que les tiens. Toi, c’est des venimeux.
— Vénéneux Lulu, on dit vénéneux.
— C’est pareil ! toi, tu vas empoisonner Mamy et mes parents, puis toi, et moi je n’ai pas envie qu’on meure tous et qu’on devienne tout bleu…
Lulu se remit à pleurer plus fort.
Papy se retint de rire. Ah il aurait dû savoir que Lulu allait se documenter avant de venir avec lui, mais avec ses livres à lui.
— Je te remercie Lulu de m’avoir évité de passer l’arme à gauche. Il faudra que tu me fasses rencontrer ton Gaston.
— Vrai, tu n’es pas fâché ?
Lulu reprenait du poil de la bête et redressait la tête.
— Je ne savais pas comment te le dire, toi qui connais tout Papy, quand même, t’allais faire une grosse bêtise, heureusement que j’étais là. Tu as rudement bien fait de m’emmener, hein ? Ah et Gaston, ben tu ne peux pas le rencontrer, c’est dans mon livre. Tu sais pas tout en fait, Papy, mais c’est pas grave, je vais t’apprendre.
— Dis Papy, ça veut dire quoi, passer l’arme à gauche ?
Pas de Marie-Sophie aujourd’hui, je partage avec toi une nouvelle histoire qui participe à un nouveau concours. Tu vas faire connaissance avec deux nouveaux personnages, Paco et Angèle. Pourquoi cette illustration ? J’adore titiller votre curiosité…
Chapitre 1
Août 1991 — quelque part en France, un coin de campagne.
Paco surveillait la route. Il vivait avec son grand-père depuis l’âge de huit ans. Ses parents avaient eu un accident de voiture, ils étaient morts tous les deux. Il n’avait pas eu le temps de leur dire au revoir. Il avait douze ans.
La chambre d’hôtes que son grand-père tenait était réputée au village et dans les alentours. Paco était curieux de connaitre les nouveaux arrivants. Les précédents étaient nuls, des Parisiens. Rien que leur accent lui avait mis le cœur à l’envers. Si ce n’était que ça ! Rien qu’à voir la voiture qu’ils avaient, Paco savait qu’ils gagnaient bien leur vie et qu’ils allaient le faire savoir. Le gamin n’aimait pas du tout ce genre de personnages, imbus de leurs personnes. Son grand-père avait bien tenté de lui faire entendre raison, mais Paco avait décrété qu’ils n’étaient pas intéressants et il s’était fait rare pendant leur séjour.
D’ordinaire, il aimait bien aider son grand-père. Il préparait avec lui les petits-déjeuners et menait la conversation avec les clients. Il proposait les sites à visiter et même d’être leur guide s’ils en avaient envie. C’est ainsi qu’il se faisait son argent de poche. Agréable à regarder, toujours de bonne humeur, les clients aimaient bien son bavardage. Il connaissait le village et ses alentours comme sa poche, il était connu des habitants comme le loup blanc.
Perché sur le tilleul, il entendit la voiture avant qu’elle ne surgisse au bout du chemin. Il se pencha davantage et l’aperçut enfin. Une Clio rouge. Il pensa aussitôt que ces hôtes-là allaient lui plaire. Et quand il vit surgir de l’arrière, un lutin aux longs cheveux qui avait un rire en cascade, il sourit.
Angèle leva la tête. Intriguée par le bruissement des feuilles du tilleul, elle se demandait s’il n’y avait pas quelqu’un. Alors que ses parents étaient accueillis par un monsieur aux cheveux blancs, elle se posta sous l’arbre gigantesque.
— Ce n’est pas la peine de te cacher, je t’ai vu.
Elle n’hésita pas une seconde. Même si elle n’était pas très grande, elle était agile. Elle attrapa la première branche à sa portée et comme un petit singe, elle se hissa dessus et se trouva face à face avec le garçon aux cheveux mi-longs, aux yeux rieurs.
— Moi c’est Angèle et toi ?
Elle n’avait pas froid aux yeux la gamine. Il sut à ce moment précis qu’il ne l’oublierait jamais. Il grava dans son esprit son minois de souris et murmura :
— Paco.
— Tu te caches souvent ?
— Tout le temps pour surveiller les clients de mon grand-père.
— Pourquoi ? Tu as peur qu’ils lui fassent du mal ?
Surpris par la question, il ne répondit pas.
— Du coup, tu me trouves comment ?
Il rougit. Elle éclata de rire.
— Ben oui, tu nous surveilles. On te plait ? Tu as vu mon père et ma mère.
Il haussa les épaules et sauta en bas de l’arbre. Elle siffla d’admiration. C’était haut quand même.
Il la regarda d’un air goguenard.
— Alors ? Tu as peur ?
— Tu parles !
Elle sauta et s’écroula sur le gravier.
— Tu t’es fait mal ?
Il voulut la relever. Vexée, elle le fit toute seule.
— Ce n’est pas parce que je suis une fille que je vais pleurnicher. Je suis une guerrière moi !
Il sourit. Décidément, cette gamine lui plaisait. Il ne comprit pas pourquoi son cœur battait la chamade et pourquoi il avait envie qu’elle reste longtemps en vacances chez son grand-père.
Dis-moi si tu aimes cette nouvelle histoire. Je pense que la suite te surprendra…Je ne t’ai pas mis le résumé exprès pour attiser ta curiosité 😄.
L’image que je mets ci-dessous n’ annonce pas que je pars en vacances. J’accompagne celui qui part pour le dernier voyage, de l’autre côté de la rive… Je reviendrais d’ici quelques jours, le temps de laisser au temps d’accepter que la vie c’est aussi ça, ce départ vers l’ailleurs.
Que nous soyons brune, blonde ou rousse, grande, petite, mince ou ronde, en activité ou pas, en couple ou pas, avec des enfants ou pas, n’oublions jamais que nous sommes formidables quelles que soient nos différences.
La femme est tout ce que l’homme appelle et tout ce qu’il n’atteint pas.
Ce lever de lune a été pris à la campagne. Je me souviens des chants des grillons, du parfum de l’herbe qui s’habille pour la nuit, et aussi de la chauve-souris qui passait et repassait et faisait peur.
Je me souviens du champ qui s’étendait à perte de vue devant les yeux, d’un chien qui aboyait au loin, du calme qui régnait.
C’est un endroit que je n’oublierais jamais et qui fait partie de mes souvenirs aujourd’hui. Il est rangé dans ma boîte. Je le partage avec toi, il a énormément de valeur et quand j’écris ces mots, je ne peux retenir mes larmes…