Agenda ironique de Mars

Me revoilou sur l’agenda ironique de mars qui se passe chez Plume dans la main

Le sujet ?


Voici donc ma participation 👇

C’est dans la boite

— Poussez-vous, je veux rentrer !

Le pangolin soupire. Encore la gousse d’ail qui la ramène. On a beau dire qu’elle chasse les vampires et les idées négatives, elle, elle doit être un dérivé. Tous les soirs, même chanson. Ils se retrouvent dans la boite de nuit (parce que c’est la nuit, pas une boite où l’on danse, ils l’ont appelé comme ça, une idée de l’entonnoir, lui il ne tourne pas rond du tout dans sa tête, mais bon ! Je crois que c’est à cause de tous les liquides qu’on lui enfourne dans le bec, chacun le soupçonne d’en avaler.)

— Gousse d’ail ?

— Présente !

— Framboise ?

— Sucrée !

Gros soupir et yeux levés au ciel de l’entonnoir. Vous avez déjà vu un entonnoir qui lève ses yeux au ciel, ça vaut le détour ! Bref !

Revenons à nos oignons ou plutôt à notre gousse d’ail qui va encore se plaindre qu’elle n’est utilisée que pour les courts bouillons et ça tourne en boucle tous les soirs.

Oui, c’est moi le Pangolin qui dirige la réunion, de toute façon il n’y a que moi qui peux la faire, personne n’a envie de prendre ma place.

L’ail donne mauvaise haleine (si si, mais faut pas lui dire), la framboise trop jeune, un rien peut la défriser et vous savez ce que c’est, une framboise qui n’est plus toute fraîche… l’entonnoir ? Ah lui ! il est rond comme une barrique à longueur de temps. Il y aurait bien le rein, mais il se plaint toujours de son tour… de rein. Un rien le fait vriller et quand ce n’est pas parce qu’il a été trop sollicité c’est parce qu’il a trop mangé ! Bref, c’est moi le pangolin qui dirige la réunion. Donc le sujet !

— Nouveau départ !

Silence dans la boite.

Le pangolin s’agace.

— Du nouveau quoi !

Silence encore. L’entonnoir cuve. La framboise rosit et la gousse d’ail se pèle.

— Fais pas chaud, dit-elle.

C’est alors qu’un téléphone sonne ! Ils sautent tous de la boite.

— C’est un message…

— Tu crois qu’il va me mettre ? Espère la framboise.

— Tu n’existes pas ma pauvre ! répond l’ail. Moi oui, moche, mais j’existe.

Aïe aïe aïe.

— Et si on rêvait …

© Isabelle-Marie d’Angèle (Mars 2026)

À très vite…