9 mars 2026 !

Mon dernier texte date d’octobre 2025 !

Ce qui me fait sortir aujourd’hui de ma taniĂšre, c’est toi et tes messages qui me demandez si je vais bien, si j’ai dĂ©cidĂ© de faire autre chose, si je dors (j’avoue je souris), si j’écris toujours, pourquoi je n’écris plus, qu’est-ce qu’il se passe, j’ai loupĂ© un truc, tu me le dirais si ça n’allait pas, y a quelque chose qui va pas


Je vois les messages, je les lis, je pense faudrait quand mĂȘme que je m’y remette, puis les jours passent, le temps file et aujourd’hui enfin, je reviens vers toi.

Mon bureau Ă©tait embarrassĂ©. J’ai fait la poussiĂšre, j’ai ouvert mon ordi et je suis face Ă  l’écran.

Comment t’expliquer ?

J’ai plein d’idĂ©es dans la tĂȘte, mais je n’arrive pas Ă  les coucher sur le papier. Rien ne me plait, je rature et finalement j’arrĂȘte et je me dis que c’est nul.

Je vais rĂ©apprendre Ă  Ă©crire, solliciter mon cerveau et lui donner Ă  manger avec des pensĂ©es piochĂ©es ici et lĂ  et tant pis si c’est dĂ©cousu, si ça ne ressemble Ă  rien, je suis en mode rééducation.

Tiens pourquoi ne pas commencer maintenant avec ce sujet ? J’ai ce bouquin une annĂ©e d’écriture crĂ©ative de Agathe Carella. Je l’ouvre Ă  la date du jour 9 mars et que lis-je ?

Durant sa lune de miel, une jeune mariĂ©e se rend compte que son nouvel Ă©poux n’est pas celui qu’elle croyait ĂȘtre


Pour le coup ça commence bien ! đŸ€”đŸ˜ Allez c’est parti
 ?

Quand Julia ouvrit les yeux, elle fut surprise de ne pas le trouver allongĂ© prĂšs d’elle. La veille au soir, alors qu’ils dĂ©barquaient Ă  l’hĂŽtel retenu par la famille, elle avait senti que quelque chose clochait. Elle avait mis ça sur le compte du voyage. C’est vrai qu’ils Ă©taient partis le lendemain de leur mariage et entre le traiteur qui Ă©tait tombĂ© malade, sa robe perdue chez la couturiĂšre et son fiancĂ© qui se demandait oĂč Ă©tait passĂ© son frĂšre, les derniers jours avaient Ă©tĂ© Ă©prouvants, mais Dieu merci tout Ă©tait rentrĂ© dans l’ordre et tout avait Ă©tĂ© parfait.

Julia repoussa la couette. Le soleil lui faisait de l’Ɠil par la fenĂȘtre, elle se leva pour aller admirer le paysage qui s’offrait Ă  elle. Elle aperçut alors Jean qui bavardait autour de la piscine. Il faisait de grands gestes et la fille qui lui faisait face ne semblait pas comprendre ce qu’il souhaitait. Julia le vit hausser les Ă©paules et s’en aller.

Elle eut juste le temps d’enfiler le peignoir blanc mis à sa disposition que Jean entrait dans la chambre.

— Vous ĂȘtes rĂ©veillĂ©e ? C’est bien. Il faut qu’on parle.

— Tu me vouvoies maintenant ? demanda-t-elle en s’approchant de lui.

— Heu


Il la regarda en soupirant.

— Bon OK, la blague a assez durĂ©. Je suis dĂ©solĂ©, mais nous n’allons pas pouvoir rester ici.

Julia ouvrit de grands yeux.

— L’hĂŽtel ne te plait pas ? Nous l’avions pourtant choisi ensemble. Tu m’avais dit vouloir me faire dĂ©couvrir la Provence de ton enfance et


— Vous ne vous rendez pas compte que je ne suis pas
 enfin
 la personne que vous croyiez ? ArrĂȘtez de me tutoyer, nous ne nous connaissons pas.

Mais qui Ă©tait donc cet homme Ă©pousĂ© dans la joie il y avait Ă  peine une journĂ©e ?

— Jean, si c’est une blague, elle ne me plait pas beaucoup.

— Et voilĂ  que ça recommence, je ne suis pas Jean. Je m’appelle Balthazar.

La jeune femme éclata de rire.

— Comme le perroquet de la jardinerie ? OK, c’est un jeu de rĂŽle ? Moi, c’est Peggy, comme l’oiseau que j’avais gamine. Je ne sais mĂȘme pas si je t’en avais parlĂ©.

— Vous ne le pouvez pas, nous ne nous sommes jamais vus.

— De mieux en mieux, j’adore. On fait connaissance alors ?

Elle s’approcha de lui.

— Non, non, on ne fait rien du tout. Nous repartons dans une heure. Pour le rĂšglement, vous vous arrangerez avec votre famille.

— Mais enfin, qu’est-ce qu’il t’arrive ? Il n’y avait pourtant pas de champignons hallucinogĂšnes dans le menu, tu dĂ©lires complĂštement. Tu es malade ? Tu veux que j’appelle un mĂ©decin ?

— Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans Je ne suis pas votre mari, je ne vous connais pas et je me demande ce que je fais ici ?

— Rien.

— Comment ça, rien ?

— Je ne comprends rien Ă  ce que tu dis. Je t’ai Ă©pousĂ© hier, tu Ă©tais Jean. Voilà ! 

Elle se mit Ă  pleurer.

— Ah ! pas de larmes, j’ai horreur de ça, je fais n’importe quoi parce que je ne supporte pas les femmes qui pleurnichent. Faites vos valises, je vous ramĂšne chez vous.

— On ne se connait pas et tu sais oĂč j’habite ?

Elle l’espĂ©rait de tout son cƓur.

— Je vous attends en bas. La mienne n’est pas dĂ©faite.  

Il sortit en claquant la porte.

Julia se prĂ©cipita sur son portable et fit celui de son mari. Son tĂ©lĂ©phone ne devait pas ĂȘtre loin. Elle ne l’entendit pas sonner, mais elle reconnut sa voix.

— Julia ? RĂ©veille-toi


Elle ouvrit les yeux. Le soleil envahissait la chambre et Jean Ă©tait allongĂ© prĂšs d’elle.

— J’ai commandĂ© le petit dĂ©jeuner, tu prĂ©fĂšres le prendre ici ou au bord de la piscine ?

©Isabelle-Marie d’AngĂšle (Mars 2026)

Bon, ce n’est pas terrible, j’avoue, mais ça m’a remis le pied Ă  l’Ă©trier. Sois indulgent hein !đŸ€Ł

À trĂšs vite… j’espĂšre !

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