Il est temps de cheminer en toi pour voir quel changement tu veux apporter dans ta vie.
La période de Samhain ou l’autre nom Halloween est le Nouvel An sorcier. Il est souvent un temps de prise de conscience. Ralentir le rythme et descendre en soi nécessite d’ouvrir les yeux sur les dysfonctionnements qu’on cachait sous le tapis. Agenda Parole de Sorcière.
Nouvelle lune le mercredi 2 octobre.
Cette semaine Oxybulle est allée chez sa toiletteuse préférée, Charlotte. La voici qui prend la pause et fait sa star.
Pour la première fois, elle ne voulait pas rester et s’accrochait à moi. Je pense qu’elle n’a peut-être pas avalé le fait qu’on l’ait laissée pendant quelques jours. C’est vrai que depuis le retour de Disney, dès qu’elle voit que je prends mon sac ou mets mes chaussures pour sortir, elle vient se coller à moi, me regarde et montre sa laisse.
Autre sortie, nous sommes allés écouter le brame du cerf. C’est la première fois que nous l’entendions. Magnifique ! Il était avec ses biches et son cri fait un peu peur surtout quand nous étions ensuite dans la forêt dans le noir.
D’ailleurs, c’est fou comme il y a plein de bruits la nuit dans les bois. J’avoue, je n’étais pas très rassurée. Les chouettes, les brames, les branches qui craquent… peut-être dérangerions-nous le petit peuple de lutins et gnomes qui nous faisaient bien comprendre que nous étions chez eux.
Lorsque nous sommes repartis, il faisait bien noir (il y avait bien longtemps que je n’avais pas fait ça) et dans la voiture, j’ai baissé ma vitre et passé ma tête à l’extérieur. Cheveux aux vents, je regardais les étoiles (oui, le ciel en était bien rempli) et respirais à pleins poumons l’air de la nature. Je me suis alors rappelé que je le faisais régulièrement quand j’étais en vacances, gamine. Il n’y avait pas la clim à l’époque et j’avais le droit de rouler la fenêtre ouverte. J’ai retrouvé le même plaisir. Comme quoi parfois, il ne faut pas grand-chose pour que les souvenirs affluent et nous fassent du bien.
Cette semaine, c’était aussi la fête de Monsieur Chéri. Que lui ai-je offert ? Trois petites plantes grasses parce qu’il souhaitait faire un terrarium.
Ajout du Substrat pour plantes grasses.
Puis un peu de décor avec quelques cailloux.
Puis les cailloux roses.
Et voilà le travail, une fois le terrarium terminé.
Complètement autre chose, j’ai reçu les ébauches d’illustrations du 2e tome de Muguette. J’en garde la surprise, d’ailleurs il parait que ce ne sont que des essais, c’est déjà bien joli et ressemble bien à ce que j’ai envie.
Voilà pour cette semaine et toi ? Raconte-moi tout.
Et mon texte que je me suis amusée à écrire en rimes.
Histoire dans la basse -cour
Cocotte la poulette Faisait sa toilette. Le coq, pas besoin de lunettes La lorgnait depuis belle lurette.
Cocotte avait lu dans un magazine Sur les conseils de la poule noire, sa cousine Qu’elle devait lisser ses couleurs pour avoir bonne mine Elle aimait bien sa cousine Jasmine.
Monsieur Coq approcha la rebelle Qu’il trouvait de plus en plus belle Doucement, il écarta ses ailes Et respira son parfum de miel.
Elle s’échappa en caquetant Quelle aiguille la pique ! pensa-t-il en maugréant Je ne suis pas méchant pourtant Elle devrait le savoir depuis le temps.
J’aime l’automne et même si le ciel est plus gris, les températures sont plus fraiches, j’aime cette saison. J’ai donc écrit cette poésie pour mettre à l’honneur ces mois automnaux, une bougie parfumée allumée et une musique de jazz en fond sonore,
Automne, je t’aime Tes journées ne sont plus les mêmes Mais je t’aime quand même J’enfile une petite laine.
Automne, tu flamboies Dans ta forêt, il fait un peu froid Dans tes parfums, je me noie J’ai le cœur en émoi.
Automne, j’ai hâte Qu’avec tes fruits tu me gâtes Tes châtaignes, jamais je ne les rate Au feu de bois, je suis béate.
Automne, au sol tes feuilles Jaunes et dorées en millefeuille Je les foule et les accueille De l’été je fais le deuil.
Automne, ton vent me refroidit Souvent, ton ciel est gris Pourtant, mon cœur n’est pas aigri Automne, bienvenue à toi mon ami.
Automne, j’aime tes soirées Au coin du feu allumé Ou d’une bougie sucrée Je suis bien installée.
Je ne savais pas ce que j’allais écrire aujourd’hui. Puis, m’est venue l’idée de parler des mains en y glissant plusieurs expressions s’y rapportant. Imagine un peu qu’un de tes pouces soit en grève ? 😁.
7 h du mat ! L’heure de s’éveiller et de s’étirer.
Terminée la nuit ! les deux mains blotties sous l’oreiller, bien au chaud, commencent à se tortiller pour se mettre au travail.
C’est qu’il y en a à faire le matin ! Appuyer sur le réveil pour que la sonnette s’éteigne, et déjà ce n’est pas gagné parce qu’il faut y aller à tâtons. C’est Index, Majeur et Annulaire qui s’y collent, main droite évidemment, main gauche c’est la flémarde. Elle est là pour aider, mais quelle pataude ! Sa jumelle se moque souvent d’elle en lui répétant qu’elle devrait s’entrainer, elle aime assez lui passer la main dans le dos en la flattant !
Ouf, silence ! il est temps de se lever. Ils applaudirent des deux mains pour se mettre en route en même temps, tous ? Mais non, il en manque un ! Pouce droit refuse de bouger.
Horrifiées, les mains se regardent. Ils se tournent vers Pouce gauche qui se recroqueville sur lui-même. Pris la main dans le sac, il doit s’expliquer.
— Je n’sais rien, promis !
— Tu parles, vous êtes toujours cul et chemise, vous faites la même chose, ne nous raconte pas d’histoire, le taxent les deux majeurs de concert.
— Ben justement, se relève un peu Pouce gauche, il est fatigué de devoir travailler plus que moi. Il n’y est pas allé de main morte hier !
— Ah, ça, je t’avais prévenu, ricane Auriculaire droit, tu devais t’entrainer pour le remplacer. Regarde, mon jumeau sait parfaitement se gratter l’oreille autant que moi, en un tour de main il a tout compris.
— Et moi, ajoute Annulaire droit, je porte aussi des bagues.
— Personne ne vous a forcé la main, les stoppent les Majeurs qui prennent très au sérieux leurs rôles de plus grands et n’ont pas toujours le cœur sur la main, quelles sont ses revendications ?
— Il en a assez d’être souvent levé sur le bord de la route, il en a attrapé des crevasses à force d’être en plein vent, surtout que ça ne servait pas à grand-chose.
— Quelle idée saugrenue de se dresser ainsi pour faire arrêter les voitures, répondirent les majeurs.
— Oh, ça va, vous n’êtes pas mal non plus quand vous êtes en colère et que vous vous relevez en nous priant bien de rester pliés pour qu’on ne voit que vous, rétorqua Pouce gauche.
Les majeurs baissèrent la tête, pas fiers du tout, rien d’honorifique dans ça !
— Et puis, continua Pouce gauche, il en avait ras la casquette de commencer à compter. Un… c’est toujours lui qui s’y colle, à croire que je suis là pour du poivre et du sel.
Personne ne répondit. Ils se voyaient mal à sa place, surtout les deux auriculaires qui souffraient d’être les plus petits, ils devaient prendre leur courage à deux mains pour aider les plus grands.
— Nous, dirent en chœur les Index, on montre du doigt, ce n’est pas mieux.
— Moi, j’ai une tendinite. Quelle idée de tenir longtemps les manettes. Ras-le-bol de tourner dans tous les sens, personne ne me demande s’il m’arrive d’avoir mal à la tête ? Il n’a pas la main légère croyez-moi ! Je pense aussi qu’il a mal à force d’être rongé. Il s’est mis en grève. Regardez-le, il est juste replié sur lui-même en attendant d’aller mieux.
— En grève ? crièrent-ils tous en même temps.
Ils se voyaient déjà enserrant les panneaux de revendications, dans le froid, les bousculades, les chants. Pas question d’avoir les mains dans les poches ! La main sur le cœur qu’ils détestent les grèves. Les gants, ça existe pourtant ! qui doit s’enduire de crème après ?
— Et comment faire pour tenir le stylo ? se lamentèrent Index et Majeur, on ne peut pas faire ça sans lui.
Ils regardèrent la main gauche.
— On ne promet rien, on n’est pas entrainé, on pourrait même dire qu’on a les mains pleines de pouces sans vouloir faire de mauvais esprit.
— J’en aurais mis ma main au feu que vous vous débineriez.
C’est alors que Pouce droit leva la tête.
— Je vais faire des pieds et mains pour vous aider, allez au boulot, il est temps d’aller se laver, s’habiller, préparer le petit déjeuner… en fait, vous m’avez bien forcé la main !
L’automne est déjà là. Je ne sais pas toi, mais je n’ai pas vu passer l’été. Ces deux derniers mois ont défilé à toute allure. Voilà donc que s’installe la saison sombre, mais j’avoue, je l’aime aussi. Les couleurs sont magnifiques et les dégradés du marron à l’orangé sont apaisants et chaudes. L’envie de sortir avec une grande écharpe autour du cou, le nez au vent, se fait sentir. Les parfums des feuilles au sol, la terre humide, les arbres qui se dépouillent peu à peu, tout cela me fait du bien.
Dans mon agenda de Parole de Sorcière , je trouve le challenge d’automne facile à réaliser. Serais-tu prête à le faire ?
🍁Commencer un journal pour y déposer mes pensées et tous mes petits bonheurs (mes agendas ça compte ? )
🍁 Faire une tarte aux pommes (pas encore fait, mais j’en ai mangé 😏),
🍁Ressortir les vêtements d’automne (ça commence, hélas ! ce qui veut dire re-ranger mes étagères 🙄),et trier pour donner ce qui ne sert plus (je fais régulièrement),
🍁 Faire griller des chamallows (j’ai fait ça l’an dernier au brasero, je peux le refaire, c’est très agréable quand il fait froid dehors, j’adore les différences de température comme boire le café chaud le matin à l’extérieur en hiver),
🍁 Décorer la porte d’entrée aux couleurs de l’automne (je ne l’ai jamais testé, mais ma porte d’entrée est décorée pour Noël avec des guirlandes de pommes de pin),
🍁Faire des pop-corn et les déguster devant un film ou série de saison (fait ! en regardant la montée de l’Everest d’Inoxtag),
🍁 Aller faire une balade en forêt ou dans la nature (ça va venir),
🍁 Ramasser des pommes de pin et contacter sa créativité pour en faire quelque chose de beau, magique…(je ramasse des pommes de pin, mais je les garde comme ça, et elles participent à ma déco de Noël),
🍁 Faire brûler des bougies aux senteurs épicées (je le fais régulièrement et ça sent divinement bon dans toute la maison, celle à la vanille ou aux 4 épices font penser aux biscuits de Noël),
🍁Réaliser une recette à base de citrouille (ça c’est Monsieur Chéri qui s’y colle avec son gâteau à la citrouille, un régal ! 😋),
🍁 Ramasser des feuilles mortes colorées et leur redonner vie en en faisant une guirlande ou un photophore aux couleurs automnales (j’avoue, je n’y ai pas pensé, si je le fais je te montrerai ça),
🍁 Faire griller les premières châtaignes et faire un vœu (pas plus tard qu’hier, Monsieur Chéri en parlait en regardant le bois sous l’appentis, « c’est bientôt le temps des châtaignes grillées » disait-il 😉),
🍁 S’offrir une nouvelle paire de chaussettes doudou (c’est pas trop mon truc les chaussettes, j’aime bien marcher pieds nus, même en hiver 😂).
Prends du temps pour toi. N’oublie jamais que tu es la personne la plus importante de ta vie (Agenda Parole de Sorcière).
Quelle semaine ! Waouh !
Des semaines comme celle-là, j’en reprendrai bien un peu tous les jours 😉.
Partir à Disney, ça veut dire faire des valises et… laisser pour la première fois Oxybulle aux bons soins de MiniMaxi.
J’avais caché les sacs jusqu’au dernier moment, mais dès que ma petite chienne les a vus, elle s’est plantée devant mes pieds et m’interrogeait du regard : Je pars avec toi hein ?
C’est idiot, mais je n’arrivais pas à lui dire que j’allais la laisser. Comme elle n’avait pas de réponse, elle s’est mise sous sa laisse puis regardait son sac pendu à sa place. Elle me faisait trop de peine et j’avoue que Disney passait après elle. Quand je lui ai dit qu’elle allait rester avec son petit maître, elle est partie tête basse et queue pendante se blottir sur le canapé à ma place. Jusqu’au dernier moment, elle me regardait espérant que je changerai d’avis. Bref !
Voyage de 6-7 heures en voiture, avec pause déjeuner.
Arrivée à Disney après une nuit en Airbnb. Voilà photo de l’hôtel.
Les enfants avaient tout planifié, nous n’avions qu’à nous présenter. Dernières explications avant le départ en navette pour le parc.
Et alors là…
J’en ai pris plein les yeux tout de suite. Je regardais partout. Tout est fait pour que tu ne voies que du bonheur. De plus, nous avions de la chance, il faisait un ciel magnifique et le soleil brillait. Les planètes étaient alignées pour que nous passions un super séjour.
Une fois tous les contrôles faits, nous entrons dans le monde de Disney. Musique magique, fleurs, j’ai été plongée immédiatement dans le monde dont je rêve tous les jours, c’est-à-dire, celui des Bisounours où tout n’est que sourires, rires et parfums de Bonbons, popcorn, muffins, que du bonheur ! Sauf que… Monsieur Chéri, lui, était toujours dans la vraie vie et il a bien mis une demi-heure pour s’en détacher. Alors que moi, je profitais de tout, vivais le moment présent en m’emplissant les yeux de toute cette féérie, lui, il tentait désespérément de me tirer par la main pour aller par-ci par-là,, trop d’informations d’un coup, trop de couleurs, et exit les magasins qu’il connait par cœur comme Leroy Merlin ou Castorama 😂, il était perdu.
Et puis, la magie s’est enfin emparée de lui et c’est là que l’on comprend bien ce qu’est le lâcher-prise. Comme c’est facile dans ce monde de ne penser qu’à rire, qu’à respirer les senteurs de bonbons.
Nous avons fait beaucoup d’attractions, des cool et des plus… risquées. Par exemple, celle d’Avengers, classée première dans le top 10 des attractions à sensations. Juste… ce n’était pas celle-là que nous devions faire, mais Monsieur s’est trompé… il y avait peu d’attente comme c’était indiqué sur l’application (géniale cette application d’ailleurs pour se repérer) et nous sommes entrés dans la file. Au fur et à mesure que nous avancions, je commençais à entendre toutes les recommandations comme si vous avez mal au cou, au dos, ou si vous souffrez d’hypertension ou de problème de cœur, vous pouvez encore faire demi-tour, il n’y a pas de honte. Attraction interdite aux femmes enceintes. Je regardais les écrans qui montraient comment s’installer, les sacs aux pieds, le dos bien calé… mais Monsieur qui a pourtant le vertige dès qu’il grimpe à l’échelle ou qui refuse de monter dans un manège qui tourne à l’envers semblait confiant. Alors, j’ai suivi.
J’ai cru mourir 😂😂😂collée sur mon siège avec un démarrage à 90 km/h. Propulsée dans l’espace, j’étais à bord d’un engin qui combattait les méchants, à l’envers, à l’endroit, dans le noir. Il parait que Monsieur m’a entendu lui demander s’il allait bien, mais il était incapable de me répondre.
Nous sommes descendus de là, dignes, sans un mot. C’est là que je me suis rendu compte que c’était beaucoup de jeunes adultes et peu de seniors comme nous… Nos fils qui suivaient nos péripéties (c’est trop bien la localisation), ont été bien fiers de nous, mais aussi inquiets quand ils ont découvert sur Internet ce qu’était cette attraction, la meilleure, niveau sensation.
Tu penses bien qu’après ça, la visite de la grotte des 7 nains ou la maison de Pinocchio en wagonnet, c’était du gâteau.
Évidemment que j’ai mal au cou, au dos, que je n’arrive pas à reprendre le sport normalement (alors que Monsieur si ! mais c’est son monde 😁) ; bien sûr que j’ai du mal à redescendre de mon petit nuage, bien sûr que j’aimerais que ce monde-là dure toujours (pas les attractions, mais me promener dans cet univers) parce que le château de la Belle au bois dormant, qu’est-ce qu’il est beau et c’est sur sa façade qu’est projetée la magie de Disney et ses feux d’artifice. C’était magnifique et mes larmes coulaient de bonheur tellement c’était féérique.
À Disney, tout le monde sourit, partout où tu vas, tu es accueilli comme une princesse. Il faut quand même qu’on m’explique pourquoi, sur la route dans la vraie vie dès que tu n’avances pas au feu vert tu te fais insulter, alors que là, pendant une heure tu fais la queue sans que personne ne te dise quoi que ce soit, et ça en affichant un sourire béat.
Pas un papier ne traine au sol (il faut dire qu’il y a du monde pour ramasser, mais habillé en costume évidemment !), personne ne fume (c’est interdit, il y a des endroits pour ça).
Que dire de la parade ? Cendrillon, Blanche-Neige, Aladin, Belle et la belle au bois dormant, Alice et le chapelier, Mickey évidemment, Pluto et Donald, Raiponce… défilent devant tes yeux, te prennent dans les bras, t’envoient des baisers, souriant, dansant… ce n’est que du bonheur tout le temps.
J’ai trouvé le monde où j’aimerais bien vivre… 😂 je sais qu’il existe. (je sais, il coûte cher ! mais c’est un autre sujet 😂).
Merci à nos enfants pour ce magnifique cadeau.
Quand je me relis, je pense que je n’ai pas tout raconté, c’est difficile de retranscrire par écrit tous les ressentis, mais je crois que tu as compris que la joie et le bonheur étaient bien là.
Je vais cette semaine partir deux jours au parc Disney. Je suis déjà dans l’ambiance et je te partage ma bonne humeur et mon impatience de découvrir cette magie.
En musique c’est encore mieux, avec Cendrillon et sa marraine 💗
Les harpies (chanson que j’adore imiter ) 😂
Sans la Belle au Bois dormant, ce ne serait pas Disney pas vrai ? Cette chanson là aussi, je la connais par cœur 😊. T’ai-je déjà dit que j’étais une vraie romantique 😁.
Et puis celle-ci parce que j’adore les nains, surtout Grincheux qui s’énerve sur son piano 😂, la tyrolienne. Simplet n’est pas mal non plus. Tu vois, je reste sur les classiques !
Je te souhaite un bon dimanche plein de bonne humeur 🎶💗.
Quand il me prend l’idée d’écrire sur un chiffre, ici c’est le 5, voilà ce que ça donne. Quand je me relis, je me demande comment je fais pour avoir toute cette imagination. Je sais que le texte est un peu long mais va jusqu’au bout, je suis certaine que tu voudras connaitre la fin 😁 et je te rappelle que je suis très bavarde 😏.
Fleur en avait assez. Le chiffre cinq lui donnait la nausée. Tout tournait autour : sa naissance le 5 octobre d’où son prénom Fleur. Il fallait le porter ce prénom !
Mariée un cinq juillet avec Antoine, jour de sa fête. Cinq filles, deux fois des jumelles, et une toute seule, elle se demandait encore pourquoi aujourd’hui, toutes arrivées un cinq du mois : 5 novembre, Sylvie et Élisabeth, 5 février Agathe et Adélaïde, et Judith le 5 mai, et clin d’œil du calendrier, toutes le jour de leur fête. Cinq ans de mariage, habite au n° 5 de la rue des cinq sens. Ajouter à ça, qu’il fallait manger 5 fruits et 5 légumes, Fleur en avait ras la casquette..
Ce matin dans sa cuisine, après avoir conduit ses gamines à la maternelle et la petite dernière chez la nounou, elle souffla et se fit un café.
Que se serait-il passé si le 5 n’existait pas ? murmura-t-elle en se souriant dans le miroir en face d’elle.
— Je vois qu’on a besoin de moi.
Une voix grave venant du salon la fit sursauter.
— Qui est là ?
— Moi, vous m’avez appelé, me voici ! Mais aidez-moi à m’extirper de ce satané bouquin tout froissé.
Fleur avança prudemment, sa tasse à la main.
— C’est pour aujourd’hui ou pour demain ? s’énervait la voix.
Elle posa son café sur la table basse et s’approcha, souleva le livre abandonné et recula, effrayée. Un gigantesque homme bleu se déplia devant elle. Il lui était familier. Impossible ! Il ne pouvait pas être…
— Votre bon génie pour vous servir !
Fleur se laissa choir sur le divan, stupéfaite.
— Hé ! Ma p’tite dame, je n’ai pas que ça à faire moi, vous m’avez appelé, je suis là.
— Mais… Vous ne pouvez pas exister !
— Ah que si ! Touchez-moi donc !
— Et… votre lampe ? Quelle question idiote, j’avoue !
— Dépassé ça ma p’tite dame ! alors, votre vœu ? demanda-t-il en se frottant les mains.
— Un vœu ? Je n’ai qu’un vœu ?
Il éclata de rire.
— C’est bien ça les femmes, jamais contentes ! Je n’existe pas et finalement elles se disent Pourquoi pas ? Plusieurs vœux, ce serait bien ! Et bien non, c’est la crise, restriction budgétaire, un seul souhait !
Fleur n’en revenait toujours pas. Le génie dans son salon ! quand elle raconterait ça aux filles, personne ne la croirait et ils la prendraient pour une folle.
Il commençait à s’impatienter.
— Que vous demande-t-on d’habitude ?
— L’argent, être beau, un corps de rêve, tomber amoureux, la liste est longue.
— Et ça marche ?
— Ben oui, vous me prenez pour qui ? J’ai les diplômes, non, mais vous croyez qu’on recrute comme ça, vous ? Ils exigent des qualifications maintenant.
— Je ne savais pas qu’il y avait un diplôme Génie, génie civil, mécanique, je connais, mais génie tout court, je sèche !
— On va passer la journée à déblatérer sur la paperasse, c’est bien ma veine, il a fallu que je tombe sur une revendicatrice. Vous êtes syndiquée ?
— Non, non, ce n’est pas ça, mais je suis tellement surprise.
— J’ai compris, mais votre vœu, ça vient ?
— Je ne sais pas ce que je veux.
Il la regarda.
— En fait vous avez tout : argent, vous n’êtes pas moche, vous êtes amoureuse.
Il énumérait sur ses doigts en sifflotant.
— Pourquoi m’avez-vous appelé alors ?
— Je n’ai rien fait, j’ai parlé à voix haute.
— Un peu jeune non pour la maladie d’Alzheimer ?
— Mettez-vous un peu à ma place, un génie qui débarque dans mon salon ça n’arrive pas tous les jours.
— J’aimerais bien me mettre à votre place.
— Comment êtes-vous devenu génie ?
— Trop longue histoire.
— Pourquoi dîtes-vous que vous aimeriez être à ma place ?
— Vous m’avez bien regardé ? Je suis gros et bleu ! Vous êtes toute jolie, et vous êtes une femme, j’aurais aimé être une femme.
— Vous avez toujours été génie ?
Fleur s’était assise sur le canapé et bavardait naturellement avec le génie sorti du livre de sa fille. Lui se déplaçait en survolant les chaises, les fauteuils, les meubles. Elle le suivait du regard, ébahie.
— Voulez-vous du café ?
Elle se saisit de sa tasse et partit vers la cuisine. Il lui emboita le pas.
— Je ne bois pas, je ne mange pas. Je ne peux pas !
— C’est triste non ?
— On s’y fait !
Fleur se resservit du café, il était encore chaud.
— Alors votre vœu ? Franchement, je n’ai pas que ça à faire.
— J’aimerais que le chiffre cinq disparaisse !
Il manqua s’étouffer, vira au rouge, se dégonfla, se regonfla, bomba le torse :
— On ne me l’avait jamais faite celle-là ! Vous êtes certaine de ce que vous voulez ? C’est bizarre comme demande, mais si c’est ça votre vœu, allons-y !
Il enfla comme une tornade et s’envola.
Seule dans sa cuisine, Fleur buvait son café.
On sonna à la porte. C’était le facteur.
— Bonjour, madame, qu’est-il arrivé à votre numéro ? Encore un coup de ces petits chenapans, je l’avais dit qu’il fallait les surveiller, mais on me répond il faut bien que jeunesse se fasse ! voilà le résultat. Vous préviendrez votre mari, il va être content !
Fleur dévisageait avec stupeur l’homme en face d’elle.
— Vous êtes toute pâle, ça ne va pas ?
— Je pensais que vous aviez été muté.
Il éclata de rire.
— J’ai déposé mon dossier, il y a juste un mois, vous connaissez la lenteur de l’administration, et puis il manque encore un papier.
— Mais hier, votre collègue… balbutia Fleur
— Vous allez bien, madame ?
Le facteur la dévisageait, inquiet.
— Je fais toujours la même tournée depuis plusieurs années quand même, on croit connaître les gens, mais finalement, on se trompe, bougonna-t-il. Pensez à votre numéro, vous n’êtes plus en règle là.
Il enfourcha son vélo et disparut au coin de la rue laissant Fleur abasourdie.
Son portable sonna.
— Chérie, tu t’occupes des enfants, mon rendez-vous dure plus longtemps que prévu, je risque d’être en retard.
— Mais Antoine, tu…
— Antoine ?
Silence au bout du fil.
— Fleur, tu es toujours là ? C’est Florent à l’appareil, ne me dis pas qu’Antoine qui t’appelle ma chérie est revenu ?
Il raccrocha.
Florent ? Fleur regarda sa pendule. Nom de nom, plus de chiffre 5. Elle s’empara du calendrier. Plus de 5. Donc Antoine né le 5 juillet n’existait pas. Ah, mais Florent oui, le 4.
— Qu’est-ce que j’ai fait ?
Elle se mit à crier et à appeler partout dans la maison :
— Génie, je me suis trompée. Je n’ai pas répondu à la question, si c’était vraiment mon vœu, ça ne compte pas, revenez, je vous en prie.
Elle éclata en sanglots, tapa du pied, s’arracha les cheveux, la crise de nerfs n’était pas loin. Elle chercha le livre abandonné sur le divan, il avait disparu. Elle grimpa quatre à quatre dans la chambre des enfants et respira mieux, les lits, les jouets étaient toujours en bazar.
Ne sachant plus quelle heure il était, elle redescendit l’escalier, bondit hors de la maison, monta dans son minibus et fila vers la maternelle. Un attroupement devant l’école la rassura, elle n’était pas en retard, le portail s’ouvrait. Après avoir garé sa voiture, elle s’engouffra dans le hall, essayant d’éviter les mamans qui la connaissaient, pressée de retrouver ses filles.
— Ohé Fleur, tu es distraite ! La classe de tes gamines, c’est là, moyenne section, je sais bien qu’elles sont en avance, mais quand même !
La mauvaise copine, celle qui est au courant de tout sur tout, qui voit tout, l’apostropha, mais la jeune femme ne lui répondit pas et fixa la liste des élèves affichée sur la porte : Pas de Sylvie ni d’Élisabeth, mais Charline et Jessy nées le 4 novembre. Elle pâlit devant les mines bien connues des petites qui se jetaient dans ses bras en criant :
— Maman, Maman, vite on va chercher Véro et Bérénice.
Fleur se laissa emporter par ses deux gamines de quatre ans dans la classe d’à côté. Même scénario : un œil sur la liste, Véronique et Bérénice, nées le 4 février. Quatre fillettes de prénoms inconnus pour elle, un cauchemar, mais pas pour ses pitchounettes qui tendaient bras, bonnets, écharpes, sacs et doudous, la routine quoi ! Mais qui était qui ? Visages identiques comme ce matin pourtant, réfléchis Fleur, tu es leur maman quand même ! La jeune femme se sermonnait intérieurement.
Elles montèrent toutes dans le minibus, Fleur les attacha. Elles babillaient comme d’habitude.
— Tu as préparé quoi pour le goûter ?
— Attendez les filles, on va chercher Judith, votre petite…
— C’est qui ?
Quatre voix à l’unisson la firent piler net au milieu de la route. Un coup de klaxon furieux résonna, elle sursauta. Fleur réalisa alors avec horreur l’étendue de sa bêtise. On ne pouvait pas changer le monde comme ça d’un coup de baguette magique. Sa petite fille, son bébé, n’existait pas, elle n’était pas née, mais naîtrait-elle un jour ? La question pour l’instant n’avait pas lieu d’être, elle avait des priorités bien plus urgentes. Le cours de sa vie avait pris un tournant différent.
— Pourquoi tu pleures ?
Ses quatre fillettes, inquiètes, la fixaient dans le rétroviseur.
— Je ne pleure pas, allez on rentre à la maison.
Devant chez elle, elle réussit à plaisanter en les détachant, l’une après l’autre.
— Papa, papa…
Fleur n’osait pas se retourner. Son mari était déjà rentré. Les filles par contre, ravies, lui sautaient dans les bras.
— On va goûter maman ?
Une petite main se glissait dans la sienne et la serrait contre sa joue.
— Oui, oui, j’arrive.
— Laissez maman. Rentrez à la maison, rangez vos affaires nous arrivons ! Florent s’approchait de sa femme qui n’osait pas le regarder. Quand elle leva les yeux, elle vit son mari — Dieu soit loué, c’était le même homme que ce matin — mais il avait sa tête des mauvais jours.
— Tu peux me dire ce qu’il se passe ?
— Je…
— Je comprends que tu sois fatiguée, demain c’est samedi, je m’occupe de tout, et…
— Vendredi
— Pardon ?
— Demain, on est vendredi.
— Je n’en connais qu’un de vendredi, c’est l’ami de Robinson, demain on est samedi. Enfin Fleur, tu ne vas pas bien, après jeudi, c’est samedi, ça a toujours été comme ça !
Fleur regarda son mari, éperdue.
— Tu me parles d’Antoine ?
Elle l’avait oublié celui-là !
— Il est revenu, je le savais !
— Mais de qui tu parles ?
— Antoine ! Il est revenu ?
— Mais non !
Florent haussa les épaules et entra dans la maison. Les filles piaffaient d’impatience :
— Le goûter, le goûter !
— Tu es rentré bien tôt. Je croyais que…
— J’ai abrégé ma réunion. Ton Antoine m’a perturbé.
— Je t’assure que…
— Il était là ce matin, pas vrai ? Sinon, tu expliques pourquoi tu m’aurais appelé Antoine ?
Fleur préféra ne pas répondre et commença à sortir du réfrigérateur, yaourts, compotes, devant ses filles. Si en plus, son ex, Antoine revenait, alors, c’était la catastrophe !
— Vous êtes contente ?
Fleur se retourna.
— Vous rendez-vous compte du bazar que vous avez provoqué ? À cause de vous, plus de RTT le vendredi, on est repassé aux 39 heures, j’ai tous les syndicats sur le dos en plus d’un avertissement. Il paraît que j’aurais dû refuser votre demande. Ohé, la p’tite dame, on se réveille, je vous parle !
Fleur regardait autour d’elle. Arrêt sur image comme à la télé : Florent, bras tendu pour attraper une bouteille de jus de fruits, ses filles muettes pour une fois, assises à la table.
— Je suis désolée. Mais… iIs vont redevenir comme avant n’est-ce pas ?
— Elle est désolée, mima le génie, non, mais je rêve ! On fait quoi, là, maintenant ? Oui, ne vous inquiétez pas, ils ne se souviendront de rien pour répondre à votre question.
— On peut revenir en arrière ? Vous aviez l’air tout gentil ce matin.
— Ben voyons, vous n’aviez droit qu’à un vœu, je vous rappelle.
— Il ne compte pas, je n’avais pas donné mon accord.
— Elle est bien bonne celle-là !
— C’est vrai, vous avez dit : vous êtes certaine de ce que vous voulez ? C’est bizarre comme demande, mais si c’est ça votre vœu, allons-y et vous avez disparu.
Le génie sortit de nulle part une tablette et fit défiler les images. Fleur regardait par-dessus son épaule.
— Tst, tst, secret défense ! On ne copie pas. Curieuse en plus !
Il rangea sa tablette.
— Okay, j’ai fait une erreur.
— Ah vous voyez que j’avais raison !
Le génie se gratta la tête.
— C’est que… Il faut que ça passe en conseil, je ne peux pas décider tout seul.
— Vous êtes mon bon génie non ?
— Heu oui… mais stagiaire ! En fait, je n’aurais pas dû venir tout seul et intervenir sans mon tuteur, mais il était occupé ailleurs.
— Vous avez voulu faire du zèle, c’est malin !
Le génie se mit alors à pleurer et de grosses larmes bleues roulèrent sur ses joues. Fleur ne savait plus quoi faire. C’est alors que Florent et les filles se remirent en mouvement :
— C’est qui lui ? demanda Jessy en pointant son doigt vers le génie.
— Tu es le génie d’Aladin ? Tu vois que ça existe.
Bérénice se mit à l’embrasser et l’attraper par le cou. Ses sœurs se joignirent à elle pour faire la ronde. Celui-ci leva les yeux au ciel, il ne comprenait plus rien. Normalement, seule Fleur devait connaitre son existence, il avait vraiment dérapé. Il allait se faire virer, c’était certain ! En tout cas, il profitait de l’aubaine et dansait avec les petites, c’était toujours ça de pris ! Elle n’était pas facile la vie de génie ! Quoiqu’on en pense !
Florent, les yeux écarquillés, regardait ébahi ses filles avec une tornade bleue.
— Tu m’expliques ?
Et Fleur raconta, le ras-le-bol, le chiffre cinq.
— Arrête tes bêtises Fleur, un génie ça n’existe pas, et…
— La preuve !
— Laisse-moi continuer. Tu me parles de cinq, je ne comprends rien de ce que tu me racontes.
— Évidemment.
— Quoi évidemment ? Tu te moques de moi en plus ?
— Le chiffre 5 a disparu, tu ne peux pas le connaître.
Elle éclata de rire, mais c’était nerveux et son mari n’avait pas l’air d’apprécier.
Ils ne s’en sortiraient jamais et Fleur ne parla même pas de leur petite Judith.
— On en fait quoi de lui ? demanda Florent en désignant le bonhomme bleu.
Un cri unanime de ses filles :
— Il reste avec nous !
— Dis oui maman !
— Dis oui maman, répéta le génie en sautant de plus en plus haut au grand plaisir des jumelles.
Une fois revenu au sol et tenu par la main, les enfants imploraient les parents du regard. La situation échappait complètement à Fleur.
— J’ai peut-être la solution.
Nouvel arrêt sur image. Fleur sentait la migraine monter.
— Vous venez avec moi, vous expliquez au chef ce qui s’est passé et on verra bien si votre histoire est acceptée. Je vous préviens, ce n’est pas un facile le chef !
— Où devrais-je aller avec vous ?
— Au pays des génies pardi !
— Excusez-moi, je n’ai pas vraiment l’habitude de discuter avec un génie tous les jours.
Fleur commençait à s’énerver.
— Elle raisonne en plus ! Elle me met dans une panade pas possible et elle la ramène. S’il vous plait, je veux vous aider et moi aussi par la même occasion.
Il était pathétique, les coudes sur les genoux dodelinant de la tête.
— Pendant combien de temps ?
— Le temps n’existe pas dans mon pays.
— Et ma famille ? Comment va-t-elle réagir en mon absence ? Qui va s’occuper des enfants ?
— Ne vous en faites pas pour ça, personne n’est indispensable, vous le savez bien.
— Merci, sympa.
Fleur ne savait pas quoi faire.
— Pressez-vous maintenant, je ne vais bientôt plus pouvoir agir !
Fleur haussa les épaules, elle n’avait pas le choix, il fallait bien que tout ça s’arrange. Tout était arrivé par sa faute, à elle de réparer. Elle joignit sa main à celle du génie.
On tambourinait à la porte.
Fleur était dans sa cuisine, une tasse de café à la main. Elle se leva et posa le mug sur le plan de travail, c’était le facteur.
— Votre courrier. Une signature, là !
Elle le regarda, c’était l’homme habituel. Elle n’osa pas lui parler, il avait l’air de mauvaise humeur. C’est vrai qu’elle ne l’avait pas reconnu, l’autre jour. En fait c’était quand ? Mais…
après son départ, elle courut dans la chambre de ses filles. Tout était normal. Elle vérifia les photographies, cinq filles ! Elle vérifia sa montre et respira d’aise. Elle avait rêvé. C’était tellement réel quand même. Elle sourit et se dit que la vie était belle finalement et quelle idée saugrenue elle avait eue. Au fait, c’était quand ? Ce matin ? Elle s’y perdait un peu.
À nouveau son portable. Elle redescendit l’escalier.
— Chérie, c’est moi, pourrais-tu récupérer les filles, je suis retenu au boulot par une réunion imprévue ?
— Oui, oui.
— Merci chérie et à ce soir.
Perplexe, Fleur avait une sensation de déjà-vu. Elle posa son téléphone et regarda une fois encore l’heure. Elle avait un peu de temps avant de partir chercher les enfants. Elle jeta alors un œil sur le recommandé et se demanda ce que cela pouvait être. Elle déchira l’enveloppe.
— C’est une blague ?
— Pas du tout, Fleur. Il y a votre signature là en bas du document. C’est un contrat en bonne et due forme que vous avez accepté afin d’annuler le vœu précédent, accordé par excès de zèle de votre génie en formation. Vous êtes nommée Génie 5e classe et vous devrez intervenir cinq fois pour réaliser cinq vœux en cinq mois.
L’homme en face d’elle était apparu dès l’ouverture du courrier.
— C’est normal que vous ne vous rappeliez de rien, mais je vous certifie que c’est bien votre signature.
— Qui êtes-vous ? Où est mon génie ?
— Je suis le chef de…
— Ah oui, le chef pas facile !
— Pardon ?
— Oubliez ce que j’ai dit. Donc, vous êtes le grand chef de tous les génies, au pays des génies.
— Je comprends que vous ayez du mal à y croire, c’est pourtant vrai.
— Je vais avoir droit à une formation ?
— Vous l’avez déjà eue !
— Je ne m’en rappelle pas.
— Ne vous inquiétez pas, quand ça sera le moment, vous vous en souviendrez.
— Mais je ne suis pas un génie moi !
— J’ai bien cru que tu n’allais jamais la dire cette satanée phrase ! Mais si ma chérie, tu es mon génie à moi, bravo ! bravo ! tu as participé au jeu Une idée de génie.
Fleur abasourdie regarda son salon envahi peu à peu de techniciens et cameramen qui applaudissaient en riant et venaient la féliciter et l’embrasser. Son mari lui tendait les bras, elle s’y blottit sans trop comprendre encore ce qui se passait. N’était-il pas au bureau ?
— Tu es super jolie maman.
— Tu as vu, moi aussi je suis à la télé.
Les fillettes étaient très excitées devant le petit écran. L’émission venait d’être diffusée et bien sûr avait été enregistrée afin de la passer et repasser en boucle, c’était le début de la gloire croyaient-elles.
Fleur commentait :
— C’est bien filmé, j’avoue ne m’être aperçue de rien, des vrais professionnels ! Mais quand même Antoine, il a fallu que les maîtresses à l’école soient dans le coup pour que les prénoms des filles aient été changés, la panique quand j’ai découvert des noms différents ! D’ailleurs, je n’ai pas vu cette séquence, peut-être que ce n’était pas terrible surtout avec l’intervention de la commère de service. Ah ! elle aurait été ravie, elle, de passer à la télé. Elle aurait débarqué ici, aurait minaudé et fait sa belle.
— De quoi parles-tu ? demanda son mari, surpris. N’exagère pas, on a tourné seulement dans la maison, tu n’imagines pas tout le stress pour que tu ne te rendes compte de rien.
— Hum, Hum, tu ne veux pas tout me dire, je comprends.
Fleur attrapa alors le livre d’Aladin qui allait glisser sur le tapis. Elle l’ouvrit et reçut en plein visage le clin d’œil du génie articulant qui est le génie finalement ?
Pour certains ça porte bonheur, pour d’autres ça porte malheur. Pour ma part, ça m’est égal. Je me souviens d’avoir joué au loto juste pour voir… je n’ai rien gagné 😁 et j’ai perdu la mise 😂. En fait, je crois que c’est le fait d’en entendre parler qui me fait penser que oui peut-être, enfin, …, bref, de toute façon, je ne suis pas superstitieuse ça porte malheur (j’adore cette expression 😁).
Du coup, je me suis amusée à écrire ce texte en rimes sur le mot treize.
– Ne vous en déplaise, Thérèse, C’est aujourd’hui vendredi treize. Ne soyez pas mal à l’aise Ces superstitions ne sont que des fadaises. – Vous dites n’importe quoi Blaise, Moi qui suis Française… – J’ouvre une parenthèse, Thérèse, Asseyez-vous donc sur cette chaise, Et prenez place devant mes merguez. – Je n’aime pas les merguez, Blaise, Je pensais que depuis le temps vous le saviez, punaise ! – Il est vrai que vos cèpes à la mode landaise, remarqua Blaise – Heureuse qu’ils vous plaisent, minauda Thérèse – Oui enfin, ne ramenez pas trop votre fraise, Pas la peine d’en faire une thèse, Ma sauce hollandaise… – Pas envie de devenir obèse, Blaise, – Mais enfin Thérèse, avouez que ma sauce est balèse. – Pas plus que ma crème anglaise, ne vous en déplaise Blaise ! Celui-ci la regarda avec ses yeux de braise. Malaise ! Thérèse n’aimait pas Blaise, mais Blaise aimait Thérèse. – N’empêche Blaise, que nous sommes vendredi treize Et tout ce que vous me dites sont des foutaises. Je n’aime pas vos merguez, ni vous Blaise. Ça, c’est la douche écossaise.