Agenda ironique de Février – Les stories perdues de Louis et Marie

Bonjour toi 😉

C’est chez Photonanie que ça se passe ce mois-ci. En voici les consignes.

Photonanie souhaite que la forme du texte soit présentée en un acte ou plus d’une pièce de théâtre, qu’il y ait un zeugme et d’y glisser les mots suivants :

Je n’ai jamais écrit de pièce de théâtre, aussi je demande toute ton indulgence. Pour le coup, je suis sortie de ma zone de confort pour la présentation, mais je pense qu’on y retrouve tout de même ma plume quelque part 😏.

Voici donc le 1er acte de cette pièce.

Les stories perdues de Louis et Marie

Les 3 coups résonnent. Le rideau s’ouvre sous les applaudissements du public. Nous sommes en novembre 2023, quelque part là-haut dans un coin de paradis.

Un couple est en train de lire. Le décor, le ciel. Lui, debout sur un nuage gris, car il souffre de cathisophobie depuis qu’il s’est assis sur un cactus et en a gardé un souvenir piquant et très désagréable parcourt le journal. Elle, sur un autre en forme de canapé blanc fait défiler des articles sur son téléphone. Soudain, elle sursaute et laisse échapper un cri. Elle manque par là même chuter de plusieurs mètres. Lui, surpris, tourne la tête vers elle.

Elle : Sire, étiez-vous au courant que nous avions été tous deux guillotinés en 1793 ? Cela ferait exactement 400 ans.

Le Sire en question abandonne son journal qui s’envole et sa colère gronde à un point que son teint vire ponceau, lui si pâle de nature. Sa moitié retient un éclat rire tellement il est drôle.

Lui : Fichtre, ça fait un bail ! comment est-ce possible ? Moi, Louis XVI, le roi des Français, guillotiné ? La peine de mort n’est-elle pas abolie depuis longtemps ?

Elle : Vous dites n’importe quoi très cher, en 1789, rappelez-vous, la révolution, la prise de la Bastille… et blablabla. Vous radotez, permettez-moi de vous le faire remarquer.

Lui : Vous avez raison, ma reine, la situation était… délicate.

Elle : C’est le moins que l’on puisse dire, Sire.

Silence. Il la rejoint sur le canapé qui ploie sous son poids. Il manque de tomber, car il reste debout. Il reprend :

Lui : Cessez de m’appeler ainsi, vous savez bien que cela n’a plus lieu d’être.

Elle arque ses sourcils impeccablement dessinés et remarque :

Elle : Oui, nous sommes morts, mais j’aime vous donner ce titre. Vous êtes toujours mon roi préféré. Et puis vous êtes idiot de ne pas vous asseoir vous me donnez le vertige.

Il la contemple de toute sa hauteur et fredonne Vertige de l’amour.

Lui : Vous êtes quand même drôlement bien conservée et je vous aime comme au premier jour.

Elle : Il y a bien longtemps alors.

Elle rit.

Soudain, il quitte le nuage, il semble marcher ou voler c’est selon comme on l’imagine à grandes enjambées. Il soliloque.

Lui : Je n’étais pas un roi de médiocrité. Que sont devenus mes travaux de serrurerie ? vous rappelez-vous ma chère, comme j’étais fasciné par la mécanique, la chimie et…

Elle le stoppe d’un geste.

Elle : Grand Dieu oui.

Elle se passe la main sur le front. Elle a lâché son portable. Il le rattrape au vol, il pense à haute voix qu’il s’en est fallu de peu pour qu’il disparaisse dans les nuages plus bas. Pour le retrouver, il se voit déjà dans ce coton ouateux en train de fouiller. Elle fronce les sourcils et s’inquiète. Elle ne comprend rien à ce qu’il raconte, ne serait-ce pas les prémices de la sénilité ? Cela fait quand même 400 ans, ce n’est pas rien !

Lui : Quel beau travail de précision ? Vous dites qu’il est écrit là-dedans que nous avons été guillotinés ? Comment ce si petit appareil peut-il être au fait de cette situation ?

J’espère tout de même que la lame était désinfectée, imaginez que nous soyons contaminés ? Ce serait le bouquet. De plus d’être mort, nous serions malades. Quelle horreur ! Avec la médecine qui balbutiait et n’était pas au point pour trouver les causes et les aboutissements.

Elle : Vous avez encore raison.Quand je pense que je suis passée dessous sept mois après vous. Je n’avais pas dû aller chez le coiffeur. Cela aurait été dommage d’abimer le travail de ma camériste.

Un rire sardonique se fait entendre, les nuages virent au gris. Il souffle :

Lui : Allons bon, je sens que nous l’avons encore froissé. Il est pire que du papier, pour un rien, il se fripe.

Elle : Calmez-vous très cher, ce n’est pas bon pour votre cœur. Même si nous sommes déjà morts, faisons comme si…

Le rideau se baisse. Le public applaudit.

© Isabelle-Marie d’Angèle pour l’agenda ironique de Février 2024

N’hésite pas à aller découvrir les pièces de théâtres écrites par les agendaironistes ici.

À très vite…

Jeudi poésie

Bonjour toi 😉

Dans sa bulle
Elle n’entend rien
Une chouette hulule
Elle peint. Que capte-t-elle ?
Un rayon de soleil ?
Une feuille s’envole
Légèrement la frôle.
Elle peint
Elle n’entend rien.
Peut-être sent-elle le souffle du vent
Qui la caresse doucement
Ou le parfum des fleurs
Qui l’enveloppe de douceur ?
Nul ne le sait.
Elle est en paix.
Seule avec son pinceau
Qu’elle trempe parfois dans l’eau
Rien ne l’atteint.
La nature et elle ne font qu’un.

Seule, elle peint
Et n’entend rien.

L’herbe imprégnée
De fraiche rosée
Est la bienvenue.
Sur ses pieds nus
Sur ses lèvres, un sourire
Puis un soupir
Apaisée, elle peint
Rien ne l’atteint.

© Isabelle-Marie d’Angèle (février 2024)

À très vite…

Drôle de conte 😁

Bonjour toi 😉

Comme c’est le jour des enfants, vois un peu ce à quoi j’ai pensé 😉.

Imagine ce qui se serait passé si quand le prince Philippe est venu embrasser Aurore, elle ne se réveillait pas !

Évidemment, je prends la version Disney, avec les fées et tout le bazar qui va avec et un peu beaucoup de notre monde d’aujourd’hui. Exit la magie, nous sommes en 2024.  

Les fées avaient bien veillé à ce que tout le monde au château soit endormi. Rien ne bougeait même pas une feuille, d’ailleurs il n’y avait plus de vent. C’était Dame Flora qui avait eu cette idée faramineuse. Dame Pimprenelle et Dame Pâquerette avaient suivi les ordres.

Aussi quand le prince sur son beau cheval blanc était arrivé, les fées applaudirent. Enfin, le château allait se réveiller. Elles avaient surveillé sa bataille avec le dragon, celui-ci était mort, Philippe lui ayant transpercé le cœur à l’aide de son épée magique.

Toutes les trois cachées derrière le rideau, elle contemplait le prince gravir les marches qui menaient au donjon.

La belle endormie devait rêver, elle semblait sourire. Les fées attendaient avec impatience que les lèvres du jeune homme se posent sur celles de la princesse.

Le voilà près d’elle. Il la dévisage, la trouve… une belle fille quoi, mais pas de quoi en faire tout un conte ! Il met un genou en terre et se penche sur la bouche rosée. Il s’était répété plusieurs fois la scène. Et…rien ne se passa.

— J’en étais sûre, grogna Dame Flora. Vous vous prétendez la chef et regardez ce qui arrive. Déjà que c’est à cause de vous que nous en sommes là, si vous aviez accepté qu’Aurore soit habillée d’une robe bleue et non d’une rouge, nous ne nous serions pas battues à coup de baguette magique, le corbeau de Maléfique ne nous aurait pas découvertes et Aurore ne se serait pas piqué le doigt.

Encore cette querelle à propos de la robe ! Dame Pâquerette soupira et répliqua :

— Pas la peine de vous chamailler, que faisons-nous ?

— C’est vrai ça, gronda le prince. Je l’ai avalée, moi, votre histoire de princesse endormie. Vous croyez sincèrement que j’ai que ça à faire, réveiller les filles qui dorment depuis longtemps ? En fait, elle est atteinte d’une flémingite aigüe, c’est tout !

Quel malotru ! pensèrent en même temps les trois fées. Peut-être que finalement, ce n’est pas celui que veut Aurore.

Dame Flora, vexée, murmura :

— Ne nous avait-elle pas parlé d’un paysan qui l’avait rencontrée dans la forêt ?

— Comment le retrouver ? demanda Dame Pimprenelle.

Dame Flora à la pointe du progrès, sortit son téléphone portable et tapa dans la barre de recherche : Paysan — Aurore — Bois.

Un lever de soleil apparut, un champ de blé et des bûches.

— Pas concluant votre truc ! remarqua Dame Pimprenelle qui commençait à s’impatienter.

— Pourquoi ne pas prendre notre baguette magique et annuler le sort tout simplement ? proposa de sa voix douce Dame Pâquerette.

— Impossible, répondit Dame Flora. Le sort en est jeté, c’est le baiser d’un prince qui doit la réveiller.

— Moi, je vous laisse, j’ai autre chose à faire, notamment la chasse à courre. Ce n’était pas une bonne idée et puis, ouais, elle est jolie, mais y a mieux !

L’homme tourna les talons et repartit par là où il était venu.

— Pas si vite l’artiste, le rattrapa Dame Pimprenelle. Elle le sonda de son regard de lynx. C’est bien ce que je pensais, vous avez une copie conforme. Qu’en avez-vous fait ?

— J’arrive, j’arrive !

Il était bien essoufflé cet homme et semblait tout déconfit d’arriver en retard.

— Désolé, je n’ai pas trouvé de métro pour monter jusqu’ici. C’est qu’il y en a des marches ! J’aurais pu prendre mon tracteur, mais avec le prix du gaz-oil !

Il se pencha sur la princesse et lui baisa les lèvres. Aussitôt, elle ouvrit les yeux et sourit.

— Ben voilà, c’est fait ! Pas de quoi fouetter un chat !

© Isabelle-marie d’Angèle (février 2024).

À très vite…

Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière – Raphaëlle Giordano

Bonjour toi 😉

Un petit retour de lecture ça te dit ?

Henriette n’a pas que son prénom de décalé. Elle a aussi un look original bien à elle et un vrai talent créatif d’architecte d’intérieur, qu’elle ne mesure pas vraiment, trop souvent occupée à douter d’elle-même. Car derrière la façade de jeune professionnelle douée, elle cache une peur inavouable…

Anxieuse de nature, hypersensible et facilement fatigable, Henriette a ce qu’elle appelle un syndrome de trophobie : quand on la force à dépasser ses limites et que, rapidement, cela fait « trop » pour elle, elle est submergée d’angoisses mais n’ose pas l’avouer. De stratégie d’évitement en stratégie de camouflage, elle donne le change la plupart du temps, en se sur-adaptant aux autres – mais à quel prix !

Jusqu’au jour où un projet l’oblige à collaborer avec un bureau d’étude dirigé par un architecte paysagiste ambitieux, charismatique… et à première vue imbuvable.

Alors qu’elle intègre cette nouvelle équipe, le petit théâtre des ombres se met en place. Au travail, en famille, ou en couple, beaucoup préfèrent avancer masqués pour ne pas révéler un intime perclus de fragilités. Pourtant, tout le monde a peur… mais pas au même endroit !

Henriette découvrira-t-elle, comme quelques heureux avant elle, que lorsque la lumière jaillit derrière les failles, c’est toujours pour éclairer ce que chacun porte en lui de plus beau ?

Comme tous les romans de Raphaëlle Giordano, il y a un message à découvrir.

Tous les personnages sont sympathiques et ont tous une peur inavouable. Tu sais, celle qu’on cache parce qu’elle nous semble honteuse. Au fil des pages, tu vas réaliser que ces peurs t’empoisonnent la vie et qu’il suffit parfois d’en parler pour qu’elles perdent de leur importance ou du moins qu’elles t’handicapent moins tous les jours.

Henriette est super douée dans son domaine d’architecte d’intérieur, mais elle ne s’en rend même pas compte, elle craint tellement ce qui est nouveau et qui la sort de sa routine, qu’elle est souvent paralysée. Par exemple, en ce qui concerne ses relations amoureuses, rien que le mot surprise la met dans tous ses états parce qu’elle ne sait pas à quoi s’attendre comme par exemple où elle va devoir se rendre, comment doit-elle s’habiller, etc. Du coup, elle annule, prétextant un contretemps de dernière minute et l’histoire tombe à l’eau.

 Quand elle est obligée d’intégrer un bureau d’études et qu’elle va devoir travailler de concert avec un paysagiste charismatique, elle panique à maintes reprises surtout que cet homme ne la laisse pas indifférente alors que leur première rencontre n’est pas un succès. Elle tente de refuser le projet, elle connait suffisamment celle qui a demandé cette collaboration pour argumenter qu’elle préfère bosser en solo. C’est une peine perdue.

Auguste, le paysagiste, n’est pas du tout ravi d’être lui aussi forcé d’avoir un partenaire pour réaliser ce projet important. Il n’a pas besoin d’une aide dans ses pattes, d’autant plus qu’il ne sait pas que c’est une femme qui va être avec lui presque H 24.

Henriette et Auguste, deux prénoms pas communs qui vont d’entrée les rapprocher.

Et pourtant…

Extrait :

Henriette : Elle n’est pas du matin. C’est d’ailleurs l’un de ses grands bonheurs depuis qu’elle travaille en free-lance : se lever tard et se coucher à pas d’heure. …. L’idée d’être obligée de se rendre tous les jours au même endroit et d’y retrouver les mêmes personnes lui donne de l’urticaire. ….

Elle essaie d’avaler quelque chose, rien ne passe… Elle sait trop bien que c’est sa pétocharde qui vient lui tenir compagnie. …

Les locaux du bureau d’études sont situés au rez-de-chaussée. Avec la pétocharde qui ne la décramponne pas, elle hésite à se lancer dans l’exploration des locaux… Quand soudain la porte du bureau en face d’elle s’ouvre. Un homme apparait… Elle l’examine de la tête aux pieds… Un authentique perturbateur d’hypothalamus féminin…

Auguste : À son tour, il la détaille. Le pantalon large taille haute, le sous-pull vaguement blanc rentré à l’intérieur, les grosses chaussures tout-terrain, les cheveux châtain clair tirant sur le roux, relevés à la hâte…. « Vous êtes très en retard, les autres ont déjà levé les voiles… Allez vite les rejoindre au camion !

Elle se retrouve dehors, tente de protester… il l’a prise pour un jardinier.

Et Auguste attend toujours l’architecte décoratrice imposée qui semble ne pas être à l’heure ce qui a le don de le mettre de très mauvaise humeur. Il ne sentait pas cette collaboration, il avait raison.

Au fil des pages, la connexion va se faire entre ces deux personnages et surtout Henriette va devoir faire face à toutes ses phobies qui lui empoisonnent la vie. Elle ne veut pas qu’Auguste s’en aperçoive, mais elle aime ce job et travailler avec l’équipe qu’elle apprécie, mais comment faire ?

Justement, l’équipe ! Là aussi chacun a ses peurs qu’il souhaite cacher à tout prix et au fur et à mesure de la lecture, je les découvre et pas que moi évidemment, les collègues tout autant. Si elles me font sourire parce que moi, je n’ai pas cette phobie, je comprends facilement comment la personne concernée, elle, la vit. L’auteure sait parfaitement dépeindre les sentiments de honte, d’angoisse à l’idée de passer pour un nul. Je reprends alors les paroles de Raphaëlle Giordano : mon vœu le plus cher c’est qu’en refermant ce livre, vous vous disiez : oui, j’ai des peurs, je ne suis pas seul(e) dans l’univers et je ne suis pas pour autant moins bien que les autres ! Force et vulnérabilité sont les deux faces d’une même pièce.

Comme à chaque roman de Raphaëlle Giordano, je suis reboostée en terminant ma lecture et je le conseille vivement. Il est drôle, émouvant, vrai. Les héros sont attachants et ressemblent à monsieur tout le monde.

Le bonus ? À la fin, tu découvriras le blog Des chaussettes pour Achille ou tu pourras lire les témoignages de personnes souffrant de ces peurs inavouables.

© Isabelle-Marie d’Angèle (février 2024).

À très vite…

Raconte moi ta semaine

Bonjour toi 😉

Guidance de la semaine : Oublie tes soucis pour un moment et profite pleinement des personnes que tu aimes et qui t’aiment en retour. L’amour et la tendresse sont deux qualités (ce ne sont pas des faiblesses). Plus nous les distribuons autour de nous et plus les gens qui les reçoivent sont heureux… nous y compris ! ([agenda Parole de sorcière].

[✿◡‿◡] Humeur globale : Tranquille. Ce fut une semaine sans grand-chose à raconter. Il ne s’est rien passé de spécial.

Comme les jours précédents, j’ai fait du sport. Piscine, marche et salle, mais c’était moins intense. Moins le temps, plus la flemme, et un mal au genou de Monsieur Chéri qui a ralenti les activités. Parfois, on oublie que nous n’avons plus vingt ans et le corps lui, nous rappelle à l’ordre.

[⓿_⓿] Lectures : J’ai terminé le 13 à table, tu sais, le livre écrit par des écrivains qui s’engagent pour les restos du cœur. C’est l’occasion de découvrir de nouveaux auteurs, j’avoue que je suis assez fidèle dans mes lectures et souvent pas assez curieuse 😊.

Évidemment, certains me plaisent et d’autres moins, soit parce que je n’accroche pas sur le thème, soit parce que l’écriture et le ton sont différents de ce que j’ai l’habitude de lire et aussi parce que je suis très surprise par une histoire déroutante.

Ma PAL [pile à lire] étant dangereusement légère, je suis allée faire à tour à la librairie. J’ai trouvé mon bonheur : deux romans de Lucinda Riley dont j’avais entendu souvent parler, mais dont je n’avais rien lu. J’ai commencé Le domaine de l’héritière. L’autre s’appelle La rose de minuit. Le troisième que j’ai pris est Un avion sans elle de Michel Bussi. Tous en version poche.

D’ailleurs, une fois lu, je les envoie à Recyclivre. https://www.recyclivre.com/.

(●’◡’●) Télé : Finale de Star Academy avec la victoire de Pierre. Les deux artistes en lice étaient bons tous les deux. Pour une fois, ils méritaient chacun de gagner.

Évidemment, sur les réseaux sociaux les langues se sont enflammées insinuant que tout avait été fait pour que ce soit Pierre qui remporte le trophée 😄. Les gens sont fous de se prendre ainsi la tête pour rien. Je ne lis pas les commentaires d’habitude.

Monsieur Chéri était ravi, c’était enfin terminé. Nous avions regardé la veille le début du tournoi des 6 nations avec la France qui ne s’est malheureusement pas démarquée. Je ne te raconte pas les réflexions de Monsieur qui s’agaçait tout seul sur le canapé à un point tel qu’Oxybulle a aboyé 😁.

Je ne te raconte pas non plus quand il a découvert la bande-annonce de The Voice qui commence samedi prochain puis une autre qui s’ensuit peu de temps après avec Danse avec les Stars et qui démarre le vendredi suivant. Il réalise alors que le vendredi et le samedi soir, ça va être musique à la maison. Heureusement qu’il va y avoir les Jeux olympiques… 😉🤐. Vu comme ça, tu as l’impression qu’il se sacrifie régulièrement 😁, bien sûr que c’est faux  😂.

[✿◕‿◕✿] Jardin : Outre les jonquilles et la primevère, il n’y a pas grand-chose d’autre qui fleurit. L’azalée que Monsieur a rentrée dans la maison va fleurir. Il fait encore trop froid pour le ressortir sur la table sur la terrasse.

Bonne nouvelle, les oiseaux sont revenus. Je n’ai pas compris pourquoi ils avaient délaissé la mangeoire aussi longtemps et pourquoi ils sont tout à coup revenus. Tourterelles, rouge-gorge, moineaux et mésanges sont à nouveau face à ma fenêtre.

Comme tu le vois, ce fut une semaine tranquille. Et toi comment s’est-elle passée ? Bonne semaine à toi.

À très vite…

Dimanche Musique

Bonjour toi 😉

Café et croissant pour le petit-déjeuner ça te va pour un dimanche ? 😉😋

Mais il manque un petit quelque chose ? De la musique peut-être ? 🎶🎶

My cherie Amour dans la version Yannick Bovy

Ou la version originale par Stevie Wonder

Dans les deux cas, c’est trop bien pour boire le café un dimanche matin 😉.

Bon dimanche 💖.

À très vite…

Samedi Citations

Bonjour toi 😉

Toutes les idéologies politiques qui ont voulu modifier le monde paysan ont échoué parce que le monde agricole ne peut être géré par des théories, il est régi par la réalité.

Olivier de Kersauson

Bon samedi 💖

À très vite…

Les crêpes et… Muguette

Bonjour toi 😉

Te souviens-tu de mes intentions pour cette nouvelle année ? Je parlais de Muguette et de continuer son histoire.

Comme c’est la chandeleur, je te partage aujourd’hui un texte se situant justement ce jour. Prune est une des amies de Muguette, Jasmin de la Rochefleurie le chéri de Muguette.

Ce texte était un premier jet. En le relisant, j’ai corrigé rapidement les erreurs de ponctuation notamment le tiret cadratin dont je ne connaissais pas encore l’existence 😂.

Tu vas un peu découvrir l’ambiance de l’histoire de Muguette. Je te le publie avec l’illustration choisie le jour où je l’ai écrit, le 2 février 2018. À cette époque, je n’avais pas du tout l’idée ni l’envie d’écrire tout un roman sur Muguette.

Prune est à la bourre comme d’habitude. Ménage, courses, son fils à récupérer et… la pâte à crêpes à préparer.

— Tu n’oublieras pas hein maman ?

Bien sûr que non. Prune sourit. Elle se rappelle celles qu’elle faisait avec sa maman. D’ailleurs c’est toujours sa recette. Par contre, elle est moins douée. Il paraît qu’avec un louis d’or dans la main elle aura de l’argent toute l’année, alors seule dans sa cuisine elle s’entraîne, parce que ça va être la franche rigolade face au mari Thomas, au fils Fred et à la copine Pétunia qui vient participer aussi, si elle se prend les crêpes sur la tête.

Prune a envie de rire à chaque fois que Pétunia arrive accompagné de Fred. Ce n’est pas sa petite amie qu’il s’entête à répéter. Prune trouve qu’ils se regardent bien tendrement ces deux-là. Son prénom pas courant lui va bien. Mais quelle idée ont eu les parents de l’appeler ainsi. Enfin, ce n’est pas son problème et la jeune fille semble bien l’accepter. Prune a rencontré son frère à la piscine. Il est le nouveau chef du Centre des Impôts. Ils ont nagé ensemble, parce qu’il était tôt et qu’ils n’étaient que tous les deux dans le bassin. Prune ne lui aurait jamais adressé la parole si elle n’avait pas manqué de s’étaler sur le sol glissant et qu’il l’avait rattrapé de justesse. Sacrée différence d’âge entre le frère et la sœur.

Les pensées de Prune vagabondent. Elle s’est mise au sport comme prévu mais question régime, avec les crêpes qui arrivent, elle ne va pas toujours pas oser monter sur cette satanée balance qui la nargue.

Et vlan ! encore une de ratée. Mais comment font-ils pour les faire sauter. Prune n’est franchement pas douée. Elle se l’est prise sur la tête, génial !

— Maman !

Fred et Pétunia éclatent de rire.

— Attends, j’essaie.

— C’est quoi l’histoire du Louis d’or ? demande Pétunia

— Vois avec maman, répond Fred en étalant la pâte à crête dans la poêle.

— N’en mets pas autant, râle sa mère vexée, elle va être trop épaisse.

— Alors c’est quoi cette histoire de louis d’or ? insiste la jeune fille.

Prune raconte que ses parents lui ont toujours dit que si elle réussissait à faire sauter sa crêpe sans la faire tomber avec la pièce dans la main, elle aurait de l’argent toute l’année.

— Et ça marche ?

— Bah, on n’est pas pauvre, répond Fred en riant.

Prune admire son fils dont la crêpe a fait un double saut périlleux et est revenue dans la poêle.

— A toi maman !

— Vas-y plutôt toi Pétunia.

L’ambiance est fort sympathique. L’odeur  se répand dans la maison, la pile augmente petit à petit et même Thomas, le mari de Prune est de la partie. Lui, il préfère les manger, mais Prune lui tape gentiment sur la main à chaque fois qu’il tente de s’emparer de la gourmandise.

— Mets plutôt la table, lui glisse à l’oreille sa femme.

— Tu restes avec nous Pétunia ?

— Non mercil, je repars avec mon frère qui vient me récupérer

Prune hoche la tête. C’est à ce moment que la sonnette retentit.

Jasmin de la Rochefleurie entre alors dans la cuisine et serre la main de Thomas, embrasse sa sœur et se tourne vers Prune.

— Mais on s’est rencontré à la piscine, je crois ? demande-t-il en souriant.

— Exact, rougit Prune. Pourvu qu’il ne raconte pas que j’ai failli m’étaler, je vais encore avoir l’air cruche, pensa la jeune femme.

— Je ne savais pas que vous étiez la maman de Fred.

— Et moi je ne savais que vous connaissiez ma femme, sourit Thomas.

— En fait…

— Voulez-vous goûter une de mes crêpes ? l’interrompit Prune.

— Dis oui Jasmin, elles sont super bonnes.

Un silence s’installa alors dans la pièce. Prune sentit le fou rire la gagner. Elle lâcha la crêpière.

— Non ? Vous vous appelez Jasmin ? Pas possible. Vous êtes nombreux comme ça dans la famille ?

Devant sa famille ébahie, Prune éclata de rire, et les larmes se mirent à couler. À chaque fois qu’elle regardait Pétunia et son frère, son rire repartait de plus belle.

— Excusez-la.

Thomas très gêné ne savait plus quoi dire.

— Laissez, j’ai l’habitude. Avec beaucoup d’humour, il ajouta :

— Jasmin de la Rochefleurie, et je suis le nouveau chef de centre des Impôts.

— Alors là… c’est le bouquet ! murmura Prune en s’essuyant les yeux.

© Isabelle-Marie d’Angèle

Bonne crêpe-party 😋

À très vite…

Février

Bonjour toi 😉

Tout d’abord mon Bullet Journal 😊

Et puis …






Février tu es ravi
En plus de ta Crêpe-Party
Tu as sur ton calendrier
Un jour ajouté.
Les autres mois
Se moquent de toi
Tu n’as que vingt-huit jours
Mais tu es le mois de l’amour.
À toi aussi le Mardi gras
Et les jours à petits pas
Qui rallongent pour annoncer
Le printemps si apprécié.
Chaque mois porte une fleur
Toi, tu as l’honneur
D’avoir la violette
Petite fleur mignonnette
Parfumée et discrète.
Allons février
Profite de ton jour ajouté
Avant de passer la main
À Mars ton voisin.

© Isabelle-Marie d’Angèle (février 2024).
À très vite…