Intentions 2024

Bonjour toi 😉

Lorsque je regarde cet escalier avec écrit tout en haut Confiance écrit en gros, je me demande encore quelle idée m’est passée par la tête pour choisir ce mot phare pour l’année 2024.

Comme un escalier, je vais gravir les marches une à une à mon rythme, je ne suis qu’en janvier après tout 😏.

* Dessiner, c’est facile. Enfin, je veux dire que ce n’est pas compliqué de prendre un crayon, des feutres, un modèle parce que je ne sais pas l’imaginer (si dans ma tête, mais sur le papier, le rendu n’est pas du tout convaincant 😁), bref je ne prends pas trop de risque.

* Le tarot. Déjà là, ça me demande de l’investissement. Pour m’y être déjà attelée au cours de l’année 2023, je sais qu’il faut prendre le temps de bien comprendre. Je ne suis pas quelqu’un qui veut tout faire en vitesse pour pouvoir dire que je comprends le tarot. Les cartes, il ne faut pas les brusquer et savoir écouter ce qu’elles vont vouloir me passer comme message. C’est donc ma 2e marche.

* Le sport, 3e marche. Je dois le garder en ligne de mire, parce que je me connais et sais qu’il ne faut pas grand-chose pour me trouver une excuse pour le zapper : il fait trop froid, je suis fatiguée, je le ferai demain, j’en ai fait hier, bref, je suis la reine pour m’inventer des trucs pour le zapper😬, heureusement que Monsieur Chéri est un pro du sport, inutile de tricher avec lui, il sait comment me faire culpabiliser 😂.

* Muguette. J’atteins la 4e marche et je sais que le défi à relever n’est pas mal. Muguette est le premier roman que j’ai écrit. Mon héroïne créée de toute pièce est sortie de mon imagination quand j’étais en plein Burn out. C’est elle qui a réussi à me tenir la tête hors de l’eau. Seulement, une suite du roman attend et je n’arrive pas à m’y remettre. Au cours de cette année-là, je n’avais qu’elle dans ma tête puis des personnages sont sorties pour l’accompagner. Aujourd’hui, ils foisonnent et Muguette, non pas que je l’ai oubliée, loin de là, mais c’est une femme qui prend toute la place. Je n’avais pas de blog comme celui-ci et comme je ne souhaite pas l’abandonner, je vais devoir m’organiser.

* Écrire, j’atteins la 5e marche. Écrire ici, pour moi c’est facile, je partage, je m’amuse. Écrire une histoire, voire un roman comme Muguette, ce n’est plus du tout la même chanson. Cette marche est la continuité de Muguette. Je sais bien qu’elle m’appelle cette coquine.

* Écouter, 6e marche. Il y a pas mal d’années, j’avais fait une formation sur l’écoute. Au boulot, je recevais régulièrement les doléances des collègues, ils me racontaient leur vie, leur problème et j’écoutais. Quand je rentrais à la maison, je me demandais toujours pourquoi c’était vers moi qu’ils venaient se confier. J’ai toujours aimé le social… et puis les temps ont changé ou les gens, je ne sais pas. Le travail aussi a changé, mais pas moi et c’est là que tout s’est compliqué… le monde n’était plus ce que je connaissais, je perdais mes repères et… je n’arrivais plus à écouter ni à parler d’ailleurs. Mais est-ce qu’on m’écoutait moi ?

* Lâcher priser. La 7e marche devient difficile à atteindre. Quand j’en regarde la définition que j’ai notée dans mon cahier : c’est l’acceptation et l’adaptation aux changements, la capacité à voir la réalité telle qu’elle est sans se laisser dominer par une réalité imaginaire où tout se passerait exactement comme on l’avait prévu et imaginé. Rien que les deux mots acceptation et adaptation me font peur. Et pourtant… cet escalier n’est pas apparu par hasard. J’en suis l’auteur.

* Me voilà arrivée tout en haut et la confiance me tend les bras, me tire vers le haut, me hisse à la dernière marche. Une fois arrivée en haut, que verrais-je de l’autre côté ? Serais-je apaisée ?

Comment refaire confiance quand ce Burn out m’a fait perdre tous mes repères ? J’ai perdu totale confiance en la vie, dans les gens, en moi évidemment, mon corps m’ayant lâché, je lui en ai voulu, moi qui me croyais bien plus forte et solide 😳 je ne me reconnaissais plus. Envie de rien, peur de tout, ne plus vouloir personne, et le confinement est arrivé. Je n’avais plus d’excuse pour ne pas sortir et qu’est-ce c’était bien ! Sauf qu’on en est sorti de ce confinement et retrouver la vie normale… qu’est-ce que ça été compliqué.

Heureusement, ma famille ne m’a jamais lâchée et Monsieur Chéri a toujours été là. S’il y a bien quelqu’un en qui j’ai entière confiance, c’est bien lui et pourtant, il en a bavé. Je le sais et je m’en veux. Je ne souhaite à personne de passer par cet état et je pense qu’on n’en guérit jamais tout à fait, je le sais, mais contrairement à d’autres maladies, celle-là ne se voit pas. Insidieuse, elle est cachée au fond de moi et un simple grain de sable peut tout faire voler en éclat. Elle m’a coûté mon travail et tout ce qui en découle.

Voilà donc cette dernière marche et ce mot phare. Je le garde en tête tout comme le rire de l’année dernière que je ne lâche pas.

La confiance commence maintenant… je publie ce billet ce qui n’était pas évident.

À très vite…