Le dialogue qui va suivre est complètement absurde. Je me suis amusée à employer des expressions connues et à les détourner. Je te présente mes deux commères Gertrude et Rachel.
Gertrude et Rachel, deux vieilles amies de longue date bavardaient comme d’habitude sur leur banc de prédilection. Elles se vouvoyaient toujours, prétextant que ça faisait classe !
– L’autre jour, le boucher m’a dit que j’avais la langue bien pendue,
– Pas autant que celle du pôvre Anatole, sûr qu’elle était bien pendue, autant que lui, répond Rachel.
– Dire qu’il s’était cassé le nez, y a pas une semaine, comme moi d’ailleurs quand j’suis allée chez ma fille.
– Mon Dieu, Rachel, vous vous êtes fait mal ? Pourtant, j’men suis pas aperçue.
– Elle était pas là ma fille, c’est pour ça !
– C’est sûr que prendre un coup dans l’nez ça fait mal, murmura Gertrude.
– Vous racontez quoi là ma pôvre Gertrude, j’avais pas bu. Vous perdriez la tête que j’en serais pas étonnée.
– Pour sûr que j’aimerais bien en changer de tête, je la prendrais plus jolie avec des cheveux plus frisés.
– Et plus grosse, comme ça on dira que vous avez la grosse tête, ricana Rachel.
– Elle n’est pas grosse ma tête, mais vous, vous l’avez en l’air, répliqua son amie, vexée.
– Comment ça en l’air ? C’est vrai qu’il fait bon aujourd’hui prendre l’air.
– Laissez-en un peu pour les autres quand même !
– Ouais, il faut bien partager, sinon j’aurais droit aux gros yeux, dit Rachel.
– Ma tête à couper que vous préfériez en avoir d’autres.
– Décidément, vous ne l’aimez pas votre tête. Je me demande d’ailleurs comment vous avez tapé dans l’œil de votre mari.
– Mais je ne l’ai pas tapé, s’offusqua Gertrude. Vous êtes vraiment une langue de vipère, vous !
– Ah ! nous revoilà avec le boucher, justement, j’irai bien lui acheter une langue de veau. Vous aimez ça vous, la langue de veau ? Avec une sauce piquante, c’est bon. Vous m’accompagnez ?
— C’est vrai que j’ai les crocs.
— Pas besoin de belles chaussures pour aller chez le boucher, voyons. Vos sandales vont très bien.
Gertrude contempla son amie :
— Ne seriez vous pas tombée sur la tête ? Je disais juste que j’avais faim.
— Ce n’est pas bien d’avoir les dents longues Gertrude, vous ne pourriez pas claquer des dents.
— Mais enfin, qu’avez-vous ce matin Rachel, protesta Gertrude, vous me cassez les pieds à la fin. Je m’en retourne chez moi, allez faire le joli cœur chez votre boucher.
— Vous avez une dent contre lui ?
Gertrude haussa les épaules et planta Rachel, elle n’avait pas de couteau heureusement !
J’ai apprécié vos retours sur ce billet, aussi je le renouvelle aujourd’hui, ce qui me permet de constater que non les semaines passent et même si elles semblent identiques, c’est faux. Il y a toujours un petit truc de nouveau. En prévision de ce billet, j’ai noté toutes les jolies choses qui m’ont interpellée et évidemment les autres 😂. Tu sais que notre cerveau a la fâcheuse habitude de ne retenir que ce qui va mal, et le mien j’avoue qu’il aime bien se repaître de tout ce qui est moche. Il retourner la vapeur, c’est moi qui commande, je le reprogramme et voilà !
(❁´◡`❁) Humeur du jour : C’est lundi, après les orages, il fait moins chaud et du coup le ciel est gris et quand le ciel est morose, mon humeur s’en ressent, je me plonge alors dans ce billet, je me souviens de la semaine et le soleil dans mon cœur revient. Comme d’habitude, la musique me berce et le moral remonte en flèche.
(¬‿¬) Sortie : Scoop ! moi qui ne sors pas beaucoup parce que je n’aime pas la foule et depuis mon Burnout, ça ne s’est pas arrangé, mais j’y travaille ! Je suis allée chez le coiffeur, c’est fou comme ça fait du bien de discuter avec la gentille coiffeuse qui me connait bien maintenant. Dans son salon, elle a décidé de vendre un peu de vêtements, elle appelle ça son shop, et finalement, j’ai trouvé des petites choses qui me plaisaient bien. Tout bénef pour le moral, moins pour la carte bleue, mais se faire plaisir ça compte aussi. C’est à côté de chez moi, j’y vais à pied.
2e sortie avec Monsieur Chéri qui a réussi à m’amadouer pour aller en ville, c’est-à-dire, prendre le métro et voire des gens. Nous accompagnions notre plus jeune fils à la gare, du coup Monsieur Chéri m’a proposé de déjeuner en terrasse et de passer la partie de l’après-midi en ville et quand je dis ville, c’est une métropole, donc c’est vraiment la ville, avec des voitures, du bruit et des gens ! J’en ai profité pour aller en boutiques, mais j’en ai perdu le goût depuis le confinement. Bref, au bout d’un certain temps, Monsieur Chéri a compris que j’étais arrivé au bout de ma résistance pour lui faire plaisir, mais je ne regrette pas, c’était sympa de déjeuner avec lui en terrasse.
ಠ_ಠ Dossier retraite : J’aborde ici, le sujet qui m’a bien pris la tête et m’a agacé au plus haut point. Figure-toi que mon cas n’existe pas, ben oui ! Monsieur le président ne peut pas penser à tout pas vrai ! 🙄😏 😤(je pourrai en rajouter des émojis et pas besoin de traduction, tu comprendrais !) Je t’explique. Évidemment que je n’ai pas l’âge de la retraite, mais le sort en a décidé autrement il y a maintenant 7 ans. J’ai été victime d’un burnout que je n’ai pas vu ou pas voulu voir et je me suis ramassée. Je ne me suis pas reconnu, moi la guerrière, la battante, j’en ai perdu des plumes et des vitesses. Bref, comme j’étais assez courageuse (je parle au passé, je le suis beaucoup moins) j’ai voulu reprendre au bout de quelques mois mon travail contre l’avis des médecins. Bien mal m’en a pris, ça été pire qu’avant et la rechute n’a pas trainé. Assez parlé de ça, c’est du passé. Sauf que dans le service public, quand tu ne peux plus faire ton boulot, on te met en arrêt pour plusieurs années. Je te la fais courte, tu ne peux plus bosser, tu es déclarée inapte et basta, retraite du public. C’est bien beau ça, mais le privé où j’ai travaillé le plus, la retraite anticipée n’existe pas !!! Ah fichue réforme des retraites qui n’arrange rien, quand je pense que j’ai commencé à bosser à 17 ans ! Et quand tu ne bosses plus, tu ne cotises plus. Alors que j’aurai eu mes trimestres facilement, il m’en manque 6 et il faut attendre l’âge légal ! Allez on oublie, cette journée de merde. Je crois qu’avec un dossier médical attestant que je suis inapte à travailler, je devrai avoir droit à une retraite pleine, la décote sauterait. Oui, mais… le dossier médical rempli pour le service public ne convient pas pour celui de la retraite du privé !!! Je vais donc devoir me replonger dans ces fichues années d’arrêt pour faire remplir mon dossier par le médecin. Vive la France !
(●’◡’●)Sport : 32 kms en vélo et figure-toi qu’en pédalant avec Monsieur Chéri, on a bien ri. Je te propose ce petit problème : Une voiture en face, un vélo en face et nous. Sachant que la voiture roule à x kilomètres — /h, le vélo idem, elle attend pour le doubler parce que nous, nous arrivons en face. Sachant que nous, nous roulons à x kilomètres/h, quand aura lieu la rencontre ? 🤣🤣. C’est le genre de problème que je n’ai jamais réussi à élucider. J’ai horreur des maths 😨. Idem, quand nous traversons une voie ferrée. Si un train arrivait à x kilomètres/h, quand aurait lieu l’impact ? Pas d’impact répond Monsieur Chéri, il y a la barrière fermée 😂. Comme quoi en vélo, on peut rire aussi et profiter de tout ce qui se passe aux alentours.
◑﹏◐ Musique : As-tu écouté la chanson de l’année samedi soir ? J’étais toute seule face à l’écran, le reste de la famille regardait la finale de rugby. J’étais beaucoup plus calme qu’eux ! En tout cas, c’est encore Amir avec sa chanson ce soir qui a gagné. Je connaissais toutes les chansons en compétition et il y en avait d’autres qui auraient pu gagner comme le duo de Florent Pagny et Kendji Girac — Encore.
(‾◡◝)Guinguette : Elles fleurissent par chez nous cette année. Nous y sommes allées faire un tour, histoire de voir l’ambiance. Nous devrons y retourner, je pense que nous sommes arrivés un peu tard. En as-tu par chez toi ? On peut y grignoter assis sur des palettes agrémentées de coussins ou sur des bottes de paille. Il y a aussi de la musique.
Et toi, ta semaine s’est-elle bien passée ? Dans tous les cas, je te souhaite un bon lundi 💖😊
J’ai trouvé cette poésie qui m’a bien plu, je te la partage et je souhaite une très belle fête à tous les papas 💖.
Papa rapluie
Un papa rapluie
Qui me fait un abri
Quand j'ai peur de la nuit
Un papa ratonnerre
Je ne sais pas quoi faire
Quand il est en colère
Un papa rasol
Avec qui je m'envole
Quand il rigole
Un papa tout court
Que je fête en ce jour
Avec tout mon amour
C’est la fête des papas demain, alors en l’honneur de tous les papas, je partage la chanson de Vianney, Beau-papa.
J’avais pas prévu d’un jour adopter Mon enfant j’ai dû surtout m’adapter Y’a pas que les gènes qui font les familles Des humains qui s’aiment suffisent
Et si l’averse nous touche, toi et moi On la traverse à deux, à trois Et si l’averse nous touche, toi et moi Prends ma main de beau-papa
J’t’attendais pas J’te laisserai pas Même sans l’même sang, on s’aimera
Non, je ne volerai jamais la place du premier qui t’a dit « Je t’aime » Sur ton visage, on voit son visage et c’est ainsi que tu es belle De vous à moi, c’est moi, j’avoue, qui me suis invité Dans sa vie, là, dans la vie où elle n’a rien demandé
Et si l’averse nous touche, toi et moi On la traverse à deux, à trois Et si l’averse nous touche, toi et moi Prends ma main de beau-papa
J’t’attendais pas J’te laisserai pas Même sans l’même sang, on s’aimera
On s’aimera
J’avais pas prévu d’un jour adopter En vérité nue, c’est toi qui l’as fait Y’a pas que les gènes qui font les familles Du moment qu’on s’aime
Et si l’averse nous touche, toi et moi On la traverse à deux, à trois Et si l’averse nous touche, toi et moi Prends ma main dis prends la
J’t’attendais pas J’te laisserai pas Même sans l’même sang, on s’aimera
Pourquoi ce titre ? Tu comprendras au cours de ta lecture 😉 et surtout n’hésite pas à dire ce que tu en penses 😊.
Marie-Sophie
Il n’était pas bien loin Charles ! Il expliqua à Célestine qu’il retrouvait Morgan régulièrement, histoire de le mettre au courant de ce qui se passait au village.
Pauvre Charles ! Il s’était pris un savon par la mère de Morgan qui n’avait pas compris pourquoi son fils ne lui avait pas fait confiance à elle. Il avait rétorqué qu’elle était trop bavarde et qu’elle n’aurait pas tenu sa langue cinq minutes et m’aurait immédiatement tout raconté. Célestine a été très vexée et a fait la tête à Charles, à tel point qu’il venait souvent déjeuner à la maison. Il repartait tard le soir, quand la lumière de notre voisine était éteinte. Je n’ai pas osé lui poser la question, s’il dormait quand même avec elle ou s’il utilisait le canapé du salon. À son âge, ça n’aurait pas été raisonnable.
Il tenait aussi souvent la boulangerie et bavardait avec les habitants et Archibald. C’est ainsi qu’un jour, je l’ai vu débarquer dans ma cuisine, très énervé.
— Vous n’avez pas assez perdu de temps toi et Archibald ?
Il s’était laissé tomber sur une chaise et m’avait réclamé quelque chose à boire. Il faisait chaud et il transpirait. Je lui versai un verre d’eau qu’il avala d’un trait, puis il posa son regard sur moi, il me détailla des pieds à la tête, ce qui me mit mal à l’aise.
— Quel âge as-tu maintenant gamine ?
Quand il m’appelait ainsi pépé Charles, c’est qu’il allait m’assener quatre vérités bien senties. Je la connaissais bien cette phrase, elle n’annonçait en général rien de bon.
J’étais seule. C’était le tour de Mélusine de tenir la boulangerie et pour une fois, le food truck ne bougeait pas. J’avais ma journée de repos, mais elle commençait mal. Je claculai mon âge, c’est vrai que les années passaient et que je me rapprochais des trente-cinq ans.
— Et Archibald ?
Ah ! nous y voilà ! encore le même refrain, mais ce qui suivit me scotcha.
— Morgan va rentrer. Il n’était pas très loin d’ailleurs. Il m’a dit qu’il pensait t’avoir laissé assez de temps pour réfléchir à ta situation. Je viens de sermonner Archibald, c’est ton tour. Quand est-ce que vous allez enfin réaliser que vous êtes faits l’un pour l’autre ? Même Morgan en est persuadé. Tu ne t’es jamais demandé pourquoi il n’avait pas insisté pour que tu t’installes chez lui ? Au fond de lui, il avait compris tu ne l’aimais pas assez pour vivre avec lui. Il m’a avoué que s’il avait su que tu étais enceinte, il se serait interrogé, étais tu étais prête à abandonner Archibald ? C’est pour cette raison que lorsqu’il a retrouvé la mémoire, il est parti. Il avait trop honte d’avoir pensé que finalement c’était mieux comme ça, tu n’avais pas à choisir. Aujourd’hui, il rentre. Il espère bien que vous resterez amis même si ses sentiments sont plus forts que les tiens.
Lorsque Charles se tut et qu’il me dévisagea, je ne sus quoi répondre. Est-ce que Morgan avait raison ? Est-ce pour ça que je n’avais pas réussi à lui annoncer la nouvelle de ma grossesse ? S’il n’avait pas eu son accident, qu’est-ce qui serait arrivé ? Je me replongeais dans le passé quand Gabriel s’était installé devant chez moi, j’imaginais avoir des sentiments pour lui, mais Archibald était dans mon coeur. C’est pour cette raison que j’avais fui et atterri ici. Seule avec Morgan, je croyais en être tombée amoureuse, mais dès que j’avais retrouvé Archibald, même Gabriel n’avait plus compté. Je pensais à Morgan, mais c’était toujours Archibald qui était dans ma tête.
Seulement, Archibald ne voulait voir en moi que sa meilleure amie.
Au stade où j’en suis de mon écriture, je suis à un carrefour. Aussi, voici le journal d’Archibald à partir de ce moment, son regard d’homme m’aidera peut-être à y voir plus clair. Ma plume ne parvient pas à se décider entre Morgan ou Archibald. Il y a un truc qui cloche quelque part, je ne vois pas lequel. Que pense donc Archibald ?
Archibald
Quelle mouche avait piqué Charles ? Je l’aime bien ce vieil homme. Il fait partie de notre vie à MarieSophe et Mélusine depuis longtemps. MarieSophe en a toujours parlé, je sais qu’elle le considère comme le grand-père qu’elle n’a jamais eu. Il a eu quand même un sacré courage de déménager pour la suivre jusqu’ici, parce que je ne me fais aucune illusion, c’est pour elle qu’il est là, même si Célestine y est pour quelque chose, sans MarieSophe, il aurait été perdu. Il m’a tellement raconté comment le fait de voir quotidiennement la maison fermée puis vendue le rendait malade et triste. Aussi, je n’ai pas compris pourquoi aujourd’hui, il est venu me passer un savon sorti de je ne sais où.
Heureusement que mes mains pétrissent la pâte, ça m’occupe l’esprit. J’entends Mélusine qui bavarde avec un client. Ce n’est pas MarieSophe, mais avec elle, nous formons un chouette trio et notre amitié est tellement solide que…
Je soupirai. J’ai peur ! mes sentiments pour ma meilleure amie, enfin, ai-je encore le droit de l’appeler ainsi, ont évolué et pépé Charles l’a compris. J’ai de plus en plus de mal à faire semblant, mais je m’en veux beaucoup d’avoir été soulagé qu’elle n’ait pas gardé ce bébé. Je sais, je suis un monstre. J’aime bien Morgan, il ne méritait pas ça, je m’étais presque fait à l’idée qu’ils allaient faire un couple, mais quand il a perdu la mémoire et que j’ai vu comment MarieSophe était malheureuse, mes sentiments sont revenus en force et je n’en suis pas fier. J’ai bien essayé de me rapprocher de Cybèle, mais elle a vite compris qu’elle et moi, ça ne marcherait jamais. En plus, elle n’était pas libre. Je me souviens du jour où en riant, elle m’a demandé pourquoi je me mentais à moi-même.
Faut-il être con pour ne pas oser franchir le pas ? MarieSophe est libre, elle ! dès que je la regarde, j’ai le cœur qui s’affole alors que je la connais depuis longtemps. Je la trouve belle, amusante, elle me fait rire et sortir de mes gonds aussi. Elle n’a pas conscience de ce qu’elle renvoie quand elle est face à moi, mon cœur fond de tendresse pour elle. Je l’admire, elle a su parfaitement s’adapter au food truck, elle plait aux clients. Quand, elle ne m’accompagne pas, qu’elle reste à la boulangerie, il ne se passe pas un instant sans qu’on me parle d’elle. Ce qu’elle ne sait pas c’est que souvent, on l’appelle ma femme lorsqu’ on me demande votre femme n’est pas avec vous aujourd’hui ? Elle n’est pas malade au moins ? Et moi, pauvre idiot, vous croyez que je rectifie en disant qu’elle n’est que mon amie ? Non, parce que pendant quelques minutes, elle est mon épouse.
Donc ce matin, Charles est venu me demander quand j’allais enfin me conduire comme un homme ? Le ton est monté, même Mélusine était inquiète, il parait qu’on nous entendait depuis la boutique. Charles m’a laissé en plan et je suis certain qu’il est parti chez MarieSophe, remonté comme une horloge, il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin.
Je regarde ma pâte, elle est magnifique. À force d’être pétri, le pain va être encore meilleur, pour une fois que je n’utilise pas la machine, je verrai si je peux le proposer à la vente. Je le ferai goûter à MarieSophe, elle me dira ce qu’elle en pense. Je souris. Décidément, que ferais-je sans elle ?
Comme c’est le jour des enfants, je retrouve avec plaisir Héloïse qui a une version de Blanche-Neige a te raconter.
Alors que Stefano bricolait avec son père, Héloïse était restée dans la cuisine avec sa maman. Les deux coudes sur la table, elle fixait une belle pomme rouge qui la narguait dans le compotier.
— Elle ressemble à la pomme de Blanche-Neige, murmura la petite fille.
Charlie qui préparait un gâteau demanda :
— Tu as faim ?
— Pas du tout, répondit Héloïse. Tu crois que la pomme était d’accord pour empoisonner Blanche-Neige ?
— Je ne pense pas qu’elle ait eu son mot à dire. Donne-la-moi, je vais la couper en morceaux et la glisser dans ma pâte.
— Mais non, tu vas lui faire mal.
Charlie sourit.
— Tu ne dis pas la même chose quand tu croques dedans à pleines dents.
Héloïse souffla.
— Oui, mais là, c’est pas pareil. Dis maman, imagine que la pomme dans le conte, ait refusé d’être empoisonnée, qu’est-ce qui ce serait passé ? La princesse ne se serait pas endormie et la sorcière n’aurait pas été contente.
— Certainement qu’elle aurait été en colère, peut-être que le sort de Blanche-Neige aurait été pire.
— Pire comment ? Elle aurait été morte vraiment ? Les nains auraient été très malheureux alors !
— Et le prince aussi, ajouta Charlie en faisant un clin d’œil à sa fille.
— Tu sais quoi, je vais écrire une histoire où la pomme raconte ce qui s’est vraiment passé. En fait, la sorcière voulait tuer Blanche-Neige, mais elle n’a pas réussi. Stefano m’a lu une version où un morceau de pomme était resté coincé dans sa bouche. Je suis sûre que la pomme l’avait fait exprès.
— Quelle serait donc ta version, je t’écoute ma puce.
Héloïse se sentit remplie de fierté, surtout quand Charlie abandonna son gâteau et vint s’assoir près d’elle.
— Alors voilà : quand la méchante sorcière commença sa recette pour fabriquer sa pomme, elle était dans une cave froide et laide. Elle mit à chauffer des potions dans un grand chaudron. Seulement, lorsque la pomme prit sa forme, elle devint aussi vivante, parce que la sorcière s’était trompée dans ses mélanges. Tu sais, elle était un peu vieille et elle n’y voyait plus très bien quand elle lisait son gros livre de magie.
Charlie sourit et encouragea sa petite fille à continuer. Elle était toujours ébahie et stupéfaite par l’imagination d’Héloïse.
— La pomme se trouvait bien jolie, toute rouge et brillante, mais elle ne se sentait pas bien. Elle avait mal au ventre, tu sais un peu comme moi quand j’ai mangé trop de bonbons, elle comprit que sa peau n’était pas normale et qu’à l’intérieur d’elle, il y avait quelque chose de méchant. Bien sûr, elle n’avait pas d’yeux, mais sa peau brillait tellement fort parce que la sorcière la frottait pour qu’elle soit belle, que son reflet s’imprima sur sa peau. Elle aperçut les gros yeux de la vieille femme et elle eut tellement peur qu’elle décida de lui faire une farce pour la punir. C’était une pomme chipie !
Charlie eut du mal à garder son sérieux, mais elle respecta Héloïse et la laissa continuer sans l’interrompre.
— Tu te souviens que la sorcière avait mis plusieurs pommes dans un panier. Celle qui devait être empoisonnée était au-dessus. Sauf qu’elle échangea sa place avec une autre et quand Blanche-Neige la choisit et qu’elle l’approcha de sa bouche, elle lut sur la peau de faire semblant de mourir. Comme Blanche-Neige était très intelligente, elle joua la comédie sans poser de questions. C’est pour ça qu’elle met sa main à son front et qu’elle dit qu’elle ne se sent pas bien. Quand la sorcière est partie, Blanche-Neige se relève et ramasse la pomme tombée au sol. Elle la remercie. C’est alors que la pomme se change en prince charmant.
Charlie applaudit, mais elle fut vite remise à sa place, l’histoire n’était pas finie.
— Attends, et la méchante alors ? Figure-toi qu’elle aussi avait faim et comme elle avait un panier rempli de pommes, elle choisit évidemment celle qui était empoisonnée. Elle mourut dans d’atroces souffrances.
Charlie éclata de rire.
— Tu en as du vocabulaire dis-donc ! Atroces souffrances, rien que ça !
— Mathurin le dit tout le temps quand il parle de sa belle-mère qui a d’atroces souffrances dans ses jambes. Comme elle se plaint tout le temps qu’il dit, elle doit avoir sacrément mal !
Charlie se leva pour terminer son gâteau, cachant un sourire. Effectivement, la belle-mère du voisin était réputée pour être hypocondriaque et elle répétait à tout va que personne ne comprenait ses atroces souffrances, Héloïse avait bien compris le terme et l’avait placé exactement où il fallait dans son histoire.
— Du coup, on prend quelle pomme pour la couper dans ton gâteau ? demanda Héloïse, la moche toute ridée là ?
Je reprends avec plaisir le jeu des questions. N’hésite pas à y jouer aussi, ça permet de mieux se connaitre 🙂.
⁕ Je préfère la mer, je dirais même plus l’océan. La montagne m’oppresse. L’été, je fais un peu de randonnée, mais avec modération 😉. Par contre, l’océan, hors saison. Il y a trop de monde sur les plages et je ne suis pas partageuse de serviette et de sable 😁.
⁕ Le camping, mais en Mobil home. Il parait que ça s’appelle l’hôtellerie de plein air. Exit, les tentes et les caravanes. J’ai bien envie de tenter le camping-car. L’hôtel, j’aime aussi, mais ce n’est pas ce que je recherche en premier, d’autant plus que les hôteliers ne prennent pas forcément les chiens et de plus, il ne faut pas se leurrer, le prix n’est pas le même.
⁕ Le train sans aucune hésitation. Je n’ai jamais pris l’avion et je ne suis pas tentée. La voiture c’est aussi très bien, en fait, j’aime bien pouvoir emmener ce que je veux même si monsieur Chéri dit qu’il n’a pas J7 😁 (traduis un camping-car ou un fourgon 😏).
⁕ Je suis très casanière et pourtant j’y travaille à sortir de chez moi. Je suis toujours ravie de préparer les vacances, de trouver l’hébergement, et quand le jour du départ approche, je commence à stresser 🤣.
⁕ J’ai essayé les deux, le petit déjeuner sucré reste quand même mon préféré.
⁕ Fromage et dessert, mais pas le soir et pas tous les jours. Quand je dis dessert, c’est un yaourt ou un fruit, ce n’est pas le gros gâteau à la crème. Au restaurant, c’est souvent le dessert et pas de fromage. J’ai du mal à terminer le repas sans une touche de sucrée.
⁕ Glace au chocolat sans hésitation. Sur le bord de plage, je n’arrive pas à goûter autre chose, je ne suis pas joueuse.
⁕ Livre papier même si le numérique est pratique et ne prend guère de place. Tourner les pages, sentir le papier, avoue que c’est bien 💖.
Si tu le veux bien, réponds en commentaires aux questions ou partage sur ton blog sans oublier de me taguer sinon je n’aurai pas le plaisir de te lire.
Tu te rappelles que j’avais donné la parole à Monsieur lundi. Figure-toi qu’il a décidé si le cœur m’en dit et s’il t’en dit à toi aussi 😏 de parler de la semaine passée. Voici le résumé des jours précédents.
(❁´◡`❁) Humeur globale : Je te dirai que le lundi ça commençait mal parce que je ne recevais pas un colis qui aurait dû arriver bien avant la fête des Mères. Ce colis s’est perdu et impossible de le retrouver chez le transporteur. Bref, je te passe les détails, mais pas contente du tout, j’ai appelé le fournisseur que je sommais de me rembourser. Tu penses bien qu’il me soutenait que le colis arrivait. Et finalement, monsieur chéri est allé le récupérer. Donc, la semaine commençait mal et me mettait de très mauvaise humeur. Heureusement que la fête des mamans avec mes enfants s’était très bien passée et que j’avais été gâtée. Je dirai que l’humeur générale de la semaine était mitigée, surtout en découvrant l’attaque à Annecy de ce fou furieux qui s’en est pris à des enfants dont le plus jeune avait 22 mois. Quelle abomination !
(●’◡’●) Lectures : Je suis toujours sur une trilogie de l’auteure Marie-Bernadette Dupuy, l’orpheline de Manhattan. J’en suis au dernier tome. J’ai reçu en cadeau (on me connait bien 💖) le dernier livre de Mireille Calmel, Le templier de l’Ombre. J’ai dans ma PAL Morgan des Brumes du même auteur, mais comme je sais que la suite sortira en 2024, j’attends avant de commencer à le lire.
(•_•) Écriture : Je continue mon policier J’aime un voyou au grand cœur ainsi que le journal de Marie-Sophie. J’ai aussi une histoire écrite que je ne vous ai pas partagé. J’ai des tas d’idées, je n’ai pas l’imagination en panne mais comme je cherche toujours des nouvelles choses, je n’avance pas. Quel bazar dans ma tête.
ಠ_ಠ Sortie : À part une sortie en vélo et la promenade avec Oxybulle, je n’ai pas fait grand-chose. Avec monsieur Chéri, nous devrions aller au cinéma. À chaque fois que nous voyions un fim qui sort, nous disons Ah il doit être bien ! et puis le temps passe. Ma fille a vu La petite sirène et nous l’a conseillée. L’as-tu vu ? Il y a aussi celui avec Josiane Balasko qui me tente. Je te tiendrai au courant.
(●’◡’●) Plaisir : La promenade avec Oxybulle, c’est toujours du pur bonheur. Seulement, les chemins que nous empruntons, avec cette nouvelle idée de tonte raisonnée, c’est qu’il y a de plus en plus de mauvaises herbes et ça devient difficile de marcher sans se faire piquer. Évidemment, les papillons s’en donnent à cœur joie, mais nous, pauvres humains, ce n’est pas drôle. Heureusement que j’étais en pantalon et chaussure de randonnée 🙄. Autre plaisir, c’est de voir le jardin prendre ses couleurs de l’été et nous avons ramassé les premières framboises. Je te donnerai d’autres nouvelles du jardin dans un autre billet.
¯\_(ツ)_/¯ Chéri : Il prépare une randonnée en vélo, l’Ariégeoise. Concernant le vélo, monsieur Chéri est un adepte depuis toujours, mais en grimpant en âge, j’ai de plus en plus la trouille qu’il lui arrive un accident et je gère de moins en moins bien ce stress. Très prudent et ayant fait son certificat médical, je ne devrai pas être en stress. J’envie les gens qui restent zen en toute circonstance, moi, je n’y arrive pas.
(●’◡’●) Cuisine : Je ne sais pas toi, mais avec ces chaleurs qui arrivent, me revoilà avec mes salades, mes courgettes, mes tomates et poivrons.
(●’◡’●) Série télé : Je crois que je suis une fan inconditionnelle des feuilletons comme Ici tout commence et Demain nous appartient. Idem pour HPI avec Audrey Fleurot. As-tu regardé les randonneuses ? Le sujet était grave, mais on n’est pas tombé dans le mélo et il y avait des moments de franche rigolade. En replay, je suis en retard sur Tropiques criminels. Et puis, j’ai regardé Mask Singer, The Voice, 😉😂 eh oui madame, une vraie fan du petit écran.
(¬_¬ ) Ce serait bien que… je sorte davantage, reprenne mes dessins, mon tarot, mon zentangle.
Es-tu content, Monsieur lundi ? Comment ça je n’ai pas tout raconté ? Je ne vais pas non plus remplir des pages et des pages de toute ma vie, il n’y aurait pas assez de place, déjà que je suis bavarde 🤣et puis la semaine, ce n’est que 7 jours.
Citation piquée sur mon agenda du jour. J’aime bien l’idée de trouver un nouveau chemin pour ne pas faire comme les autres 😁. À force de vouloir rentrer dans le moule, on devient tarte, c’est un peu ça aussi l’idée 😏. C’est vrai que c’est marrant, mais c’est aussi pas toujours facile 😉.