Je partage avec toi un des morceaux que je préfère de Chopin. C’est aussi ça la musique 🎶 et lorsque je regarde ces mains qui virevoltent sur le piano, je m’envole avec elles et me retrouve loin…. très loin… où je regardais aussi avec une grande admiration d’autres mains qui volaient sur ce bel instrument.
Comme promis, première histoire de ma petite sorcière que tu retrouveras pendant tout le mois d’octobre.
Bonjour, j’ai dix ans et je m’appelle Elsbeth Isobel. Je suis en 6e au collège Rosora. Je suis une petite fille tout à fait normale qui habite dans une maison tout à fait normale. Je suis brune ou rousse, ça dépend de mon humeur. Aujourd’hui, on dira que j’ai les cheveux noirs.
Mais je suis une sorcière, voilà c’est dit et ça, ce n’est pas tout à fait normal !
Il est certain que ma maison ressemble à un château qui fout la trouille le soir, mais je t’assure que sous le soleil c’est une maison comme la tienne.
Enfin presque… Si tu entres à l’intérieur, tu risques d’être surpris par le désordre qui y règne si je ne suis pas prévenue de ta visite. Tu penses bien qu’en un tour de bras, les pièces seront rangées comme les tiennes, si tu aimes ça bien sûr. Parce qu’il faut bien l’avouer, vous, les mortels, ce n’est pas toujours nickel non plus chez vous.
Donc je suis en 6e et je viens de faire ma rentrée. Évidemment, personne ne sait qui je suis et que parfois, je me laisse aller à utiliser mes dons particuliers.
Je vis toute seule, mais personne n’est au courant. S’il prenait l’envie à des copines (que je n’ai pas encore) de venir chez moi, comme pour un anniversaire par exemple, il parait que vous aimez ça vous, les mortels, j’appellerais les sorciers à la rescousse et personne n’y verra que du feu. Un papa et une maman apparaitront comme par magie, je te garantis que pour ça nous sommes des champions.
En fait aujourd’hui, j’ai dix ans, mais demain suivant les circonstances, je pourrais en avoir 15 ou 20, ça t’en bouche un coin pas vrai ? Avoue que tu aimerais bien pouvoir le faire…
Figure-toi que j’ai eu mon premier cours de mathématiques. Je ne vais pas te le cacher, je suis une experte en la matière, depuis le temps que je fabrique mes mixtures, je sais compter. C’est pareil pour les cours de sciences, nul besoin de formation, j’en connais des trucs, et les formules n’ont pas de secret pour moi.
J’ai bien tenté de ne pas me faire remarquer, mais il a fallu que ce prof me prenne de haut dès qu’il a compris que j’étais la petite nouvelle. Tu penses bien qu’il n’a pas hésité à m’envoyer au tableau pour voir si j’avais compris la leçon. Évidemment que j’avais compris et j’ai tout de suite donné la solution. Il a commencé à me poser des questions, genre de quelle ville je venais, mes notes en primaire. Il m’a tellement saoulée que j’ai croisé les doigts derrière mon dos et d’un coup, il a perdu sa voix, enfin presque. Il en avait récupéré une de grenouille qui coassait, tu sais quand on a une sacrée laryngite. Toute la classe a éclaté de rire et moi, innocente, je lui ai demandé s’il allait bien. Il m’a renvoyée à ma place d’un geste et a écrit au tableau de prendre une feuille, interro surprise. Tu parles d’une surprise. Comme c’était de ma faute si toute la classe était punie, j’ai à nouveau croisé les doigts et les solutions sont apparues dans toutes les têtes des copains. Si bien que lorsque le prof s’est promené dans les rangs pour voir si chacun avait compris les questions, il n’en est pas revenu de lire que tout le monde avait la bonne réponse. En passant près de moi, il m’a lancé un regard furibond. Je pense que je ne m’en suis pas fait un ami. Ça ne me dérange pas, il est moche.
La sirène a retenti, nous sommes sortis et une gamine toute rousse s’est approchée de moi. Elle était trop mignonne avec ses cheveux bouclés en pagaille et ses taches de son sur le bout du nez.
Je dois t’avouer qu’en plus de tous mes dons de sorcellerie, je sais reconnaitre les bonnes et les méchantes personnes, celles qui me veulent du bien et les autres. Je suis certaine que toi aussi tu sais faire, mais tu te fais avoir parce que celles que tu crois gentilles t’entourloupent et quand tu l’as compris, c’est trop tard le mal est fait.
Cette gamine s’appelle Samy, dans mon monde, c’est un prénom masculin, mais là devant moi, j’ai bien une fille. Qu’est-ce qu’elle peut bien me vouloir ? Je la sonde discrètement et mon cœur fond de bonheur. Nous allons devenir les meilleures amies et ça va durer… je vois également qu’elle aura besoin de ma protection et de mon aide, mais pour l’instant, elle me fixe sacrément comme si elle voulait lire en moi.
Surprise et mal à l’aise, je ne sais plus quoi faire et c’est bien la première fois que ça m’arrive. J’entends au loin comme le bruit d’un triangle, je le connais bien ce son, il annonce souvent un danger ou une embrouille. Je me tiens aussitôt sur mes gardes.
— Tu n’es pas comme les autres toi ! Moi, c’est Samuelle, mais je préfère Samy.
Je te présente ma petite sorcière qui va partager tout ce mois avec toi et moi. Le challenge des illustrateurs étant de dessiner, le mien sera de la faire intervenir dans un petit texte tous les jours. Je ne sais pas si je parviendrai à relever le défi, en tout cas le cœur y est, la volonté et l’imagination aussi. Je commence avec ce texte écrit en rime puisque c’est le jour de la poésie.
Octobre et la petite sorcière
Hello, c’est moi la petite sorcière
On ne parlait pas de moi hier.
Normal, ce n’était pas encore octobre
Le mois que l’on dit sobre.
Sobre ? Seulement pour la rime
Octobre, les sorcières friment.
J’en profite alors pour faire ma belle,
Mon prénom ? Au choix, Elsbeth ou Isobel.
Je suis née par hasard
J’avoue c’est le bazar,
Jour de cafard ou de spleen
Pas intérêt à être has been.
Un jour je suis Elsbeth
Belle ou Bête
Suivant mon humeur
Je transforme, à moi la peur.
Lorsque je suis Isobel
Je suis moi ou Elle ?
Je suis née comme ça
Est-ce le bon choix !
Quelle va être mon histoire ?
Vais-je vivre le soir ?
Peut-être au soleil
Ce n’est pas demain la veille.
Octobre est arrivé
Il y a 6 jours, j’avais oublié
D’en parler, ça commence bien
Nom d’un chien !
Elsbeth ou Isobel
J’apparaitrai à tire-d’aile
Pendant tout ce mois
Effroi ou Émoi ?
Joli challenge à respecter
Vais-je y arriver ?
Une petite sorcière je suis
Et dois relever un grand défi.
J’attrape mon balai
Il parait que c’est
Mon préféré taxi
Clac ! c’est parti.
Demain tu me retrouveras
Abracadabra
Une histoire apparaîtra
Octobre te voilà !
S’il y a bien un truc qui m’agace et m’énerve franchement c’est lorsque je ne retrouve pas les blogs auxquels je me suis abonnée. À quoi ça sert que je me décarcasse tu vas me le dire ? Ils apparaissent un jour, grâce à une étiquette ou un article qui ressemble et impossible de les retrouver ensuite. Le comble c’est que je les note dans un cahier (j’avoue, je suis organisée 😉) et quand je tape l’adresse dans le lecteur de WordPress, inconnu au bataillon ! 🙄. Sacrée Blogosphère !
Je ne sais pas si c’est WordPress qui me fait des blagues ou si c’est moi qui ne sais pas faire, mais quand même ! Comme je ne suis pas la dernière-née en informatique et que normalement je gère, ça m’agace vraiment. Si je prends l’exemple de L’agenda ironique qui était chez Mijo auquel j’ai participé, je n’ai pas été fichue de retrouver l’endroit pour voter. Est-ce parce que parfois je lis ça depuis mon téléphone ? Je laisse des commentaires, mais je n’ai pas de suite. L’a-t-on reçu au moins ? Je vois les mails depuis mon téléphone et je tente d’y répondre, mais si le blog ami n’est pas sur le même hébergeur que moi, je ne te dis pas le parcours du combattant pour envoyer un message.
Le prochain est ici mais à quoi ça sert de participer si je ne peux pas aller au bout ?
Alors je suis diablement frustrée. Je ne vous oublie pas, je pense à vous et régulièrement je tente de vous retrouver. Je trouve ça complètement aberrant.
Voilà, c’était mon coup de gueule du moment 😂😂 je sais que c’est le jour des enfants, mais comme Petit Paul s’était aussi agacé, je continue sur ma lancée 😂.
Dois-je vous rappeler que tout va de travers quand tu écoutes ou les lis info ? Même si tu veux faire l’impasse, tu ne peux guère y échapper. Bon allez musique de l’instant pour calmer les esprits 😉
Tout d’abord, je te mets dans mon ambiance musicale 🎶.
C’est le jour des enfants et j’ai entendu un reportage qui m’a laissée sans voix. Ensuite, la colère a grondé puis finalement ça m’a fait rire. Franchement, tu vas comprendre pourquoi…
Du coup, je vais donner la parole à mon lascar de fiction qui n’a pas sa langue dans sa poche.
Petit Paul, stupéfait regardait la télé, mais son papa n’appréciait pas qu’il soit si près de l’écran.
— Combien de fois faudra-t-il de ne pas t’approcher autant ?
— Tu as vu ? Tu as vu ?
Petit Paul en bégayait presque.
— Mais de quoi parles-tu ? s’étonna son père.
— Maman, Maman, viens voir.
Très excité, il courait partout pour dénicher sa mère qui se demandait ce qui pouvait bien mettre son petit bonhomme dans cet état. ?
— Moi je sais le faire, pas besoin qu’on m’explique !
Ses parents le fixaient sans comprendre.
— Ils sont nuls à la télé, en plus, ils apprennent ça à des adultes alors que moi, je sais déjà accrocher le linge tout seul.
Papa Marco monta le son pour tenter d’entendre ce que racontait le reportage, mais Petit Paul parlait à leur place.
— Regarde, ils montrent comment accrocher le linge pour qu’il sèche plus vite. Comment il faut faire pour l’approcher d’une source de chaleur, comme si ce n’était pas évident, le chaud ça chauffe hein papa ? Même que tu me dis de ne pas être trop près pour ne pas me brûler. Pourquoi les journalistes expliquent tout ça hein maman ?
— Je crois que c’est pour faire des économies d’énergie, répondit-elle.
— Mais oui, la machine qui sèche ! Tu n’en as pas toi, tu préfères accrocher tout dehors quand il fait beau et dans le cellier quand il fait froid. Et puis, tu dis que ça sent le frais quand ça sèche dans la nature. Et même que le soleil peut enlever des tâches régalcitrantes.
— Récalcitrantes, le reprit papa Marco en souriant.
— Oui, mais je m’en rappelle jamais, et puis, régal il me plait bien ce mot, il me fait penser au goûter.
Petit Paul se mit à rire, toujours ancré sur son idée.
— Ils ne sont pas doués ces adultes s’ils ne savent pas accrocher le linge. Je le fais bien moi, avec mes chaussettes, même que parfois, le fantôme de la machine il en cache. Tu trouves normal papa qu’on nous dise ça à la télé ? Peut-être qu’ils n’ont pas de parents pour leur expliquer.
— Tu as la chance de vivre dans une maison avec un jardin, ceux qui habitent dans un appartement ont besoin de la machine. De plus, ceux qui n’ont pas souvent de soleil, c’est compliqué aussi pour accrocher à l’extérieur.
— Ben alors, pourquoi les maisons qu’on voit avec le linge, c’est des grandes avec plein d’espace et même qu’il y a un jardin ? Moi, quand j’serai grand, je ferai journaliste et je raconterai des trucs intéressants et je ne dirai pas aux adultes, des choses qu’ils savent déjà, ils ne sont pas des enfants qui n’ont rien appris, hein papa que j’ai raison ?
Je te mets la musique du moment ainsi nous sommes connectés 🎶
C’est le jour de l’atelier d’écriture chez Marie ici et voici la consigne à laquelle je me suis attelée 😊 : Je vous invite à écrire un texte avec 5 mots commençants par “par” et les mots suivants : allié, hémisphère, impact, taxi, héliotrope, chance, envol, affirmatif, créole.
le parapluie rouge à pois blancs
Il était une fois un parapluie, rouge à pois blancs (pas noirs, parce qu’on aurait pu le prendre pour une coccinelle) qui s’ennuyait, accroché au paravent de la chambre de Lou parce qu’il faisait toujours soleil comme on dit dans le midi.
– Ne te plains pas se lamenta le parasol, je sors tous les jours et regarde mes couleurs, elles sont toutes passées à force de rester pendant des heures en plein cagnard.
Décidément, la vie était mal faite. Entre l’un qui ne pouvait pas respirer le bon air et l’autre qui était souvent en promenade.
Le parapluie se tortilla dans tous les sens et finit par tomber au sol. Il se redressa et s’ébroua. Il avança en clopinant vers la fenêtre et constata que le ciel était plus nuageux que d’habitude.
– Tu sais quoi ? Cache-toi, aujourd’hui c’est moi qui te remplace. Pour une fois, nous serons alliés au lieu d’être rival.
– Affirmatif, répondit en riant son acolyte et il rampa jusque sous l’armoire où il se glissa.
Lou entra en trombe dans sa chambre. Elle avait appelé un taxi, pas question d’être en retard. Elle saisit sa liste de courses et murmura :
– D’abord la parapharmacie, j’ai besoin de crème solaire.
Un tantinet maniaque, elle ramassa le parapluie sur lequel, elle avait failli marcher. Elle voulut le raccrocher à sa place, mais il se contorsionna et gémit :
– J’ai envie de sortir moi aussi. S’il te plait, fais-moi prendre l’air !
Cartésienne au possible, Lou se massa le front. La musique du voisin vint alors parasiter ses idées. Elle devait être fatiguée ou c’était encore un tour de son cerveau. Quel hémisphère déjà la guidait en premier ? Son prof lui avait dit, mais elle n’avait pas écouté. Pas de chance !
Elle chercha son parasol. Le pauvre, avec l’impact des rayons du soleil dardé sur lui, il avait perdu sa belle couleur rouge.
– Il est sous ton lit, il m’a laissé sa place pour aujourd’hui. Te souviens-tu de Mary Poppins ? Je te propose de prendre ton envol avec moi. Ouvre la fenêtre, accroche-toi à mon manche, n’aie pas peur il est solide, et je t’emmène avec moi. Nous passerons dans le jardin au-dessus des massifs que tu aimes, comme celui des héliotropes et des roses.
– Et ma parapharmacie ?
Lou secoua la tête. Elle parlait à son parapluie.
– Je t’y déposerai, je serai discret. Il y a le parc derrière, tu pourras arriver délicatement sur le banc et t’y asseoir comme si de rien n’était.
Comme si un parapluie avec une nana accrochée à son manche pouvait faire discret ! pourtant, elle répondit :
– Après tout pourquoi pas ?
Un regard dans le miroir, un coup de peigne pour discipliner sa chevelure, un trait de khôl, un soupçon de rose à lèvres et ses créoles aux oreilles pour accentuer son côté fille des îles et elle empoigna son parapluie rouge et blancs.
– Ouvre la fenêtre, je ne sais pas le faire.
– Mais oui bien sûr, j’oubliais tu n’es qu’un parapluie.
Pourtant, elle s’exécuta. Au pire, elle se réveillerait dans son lit et elle penserait que c’était un drôle de rêve, au mieux… Elle n’en crut pas ses yeux quand ses pieds décolèrent.
Voilà ce que j’écoute en écrivant ce billet, tu l’écoutes avec moi ?
Maintenant que tu es dans la même ambiance que moi, je partage avec toi mon retour de lecture.
Trois couples épanouis. De charmants enfants. Une amitié solide. Et un barbecue entre voisins par un beau dimanche ensoleillé : tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment. Alors, pourquoi, deux mois plus tard, les invités ne cessent-ils de se répéter : « si seulement nous n’y étions pas allés » ? Après le succès du Secret du mari, traduit dans 55 pays, et de Petits secrets, grands mensonges, adapté par HBO, Liane Moriarty continue de dévoiler la noirceur qui rôde sous les vies ordinaires et nous plonge au cœur des redoutables petits mensonges et des inavouables secrets de l’âme humaine… Fin, décapant, et jubilatoire.
Tu le sais, ce n’est pas le premier roman que je lis de cette auteure. Une fois de plus, Liane Moriarty m’emmène dans son univers stressant, angoissant, où je me pose mille questions à la fois et où j’ai envie de tourner les pages pour connaître la fin.
Mais qu’est-ce qu’il y a bien pu arriver ce jour de barbecue ? Je te garantis que tu vas en feuilleter des pages et en découvrir des secrets avant de tout pouvoir mettre bout à bout et enfin comprendre ce qui s’est réellement passé. Je me suis même dit un moment ah ce n’était que ça, pas la peine d’en faire tout un flan. Oui, mais voilà, l’histoire n’était pas finie…(tu m’étonnes 😂)
Clémentine et Erika sont amies. Enfin c’est ce que je lis et crois au début du livre, mais au fur et à mesure que je découvre leur vie, je m’interroge sur leur amitié et surtout sur Erika.
De secrets en révélations, je reste coite. Au fil du roman, tu te rends compte que ce barbecue finalement était ordinaire, mais…
Voilà tout est dans le mais…
Des couples qui se connaissent relativement bien, qui se disent amis, mais quand on tente d’ajouter d’autres personnes à ces amis, les conflits commencent, la jalousie et les questionnements apparaissent. Autour d’un verre, les langues se délient pour certains alors que d’autres sont en retrait, et justement ceux qui se mettent à part savent peut-être ce qui s’est réellement passé. Oui, mais voilà, quand on ne supporte pas trop l’alcool, la mémoire se fait la malle, ce n’est vraiment pas de chance !
Le comble c’est qu’au fil des pages ton avis évolue sur tel ou tel héros. À tel chapitre tu l’aimes, au suivant il t’insupporte et t’agace. Tous ces héros ont chacun leur caractère, leurs problèmes et tout s’imbrique parfaitement au fil des découvertes.
À ce petit monde s’ajoute un voisin grincheux… Quel rôle joue-t-il dans ce fichu barbecue ? Oui c’est bien ce que tu te demandes au fil des pages, parce qu’il s’invite régulièrement dans les conversations et puis un jour, on n’en parle plus… enfin presque plus…
Je te laisse à tes questionnements sans réponse, mais peut-être l’as-tu lu, il n’est pas récent ce bouquin, mais j’aime bien aussi piocher dans ce qui est paru il y a quelque temps, je ne suis pas dans l’actualité et je peux me faire ma propre idée sans être spoiler.
Bonne lecture.
Mais au fait, que lis-tu ?
Pour terminer en musique, voici ce qui est apparu sur mon flow 🎶
Ah retour en arrière de pas mal d’années et j’en connais 😉(elle va se reconnaître j’en suis certaine, elle passe en sous-marin ici 😏) au moins une qui va sourire.
C’est parti 💖 avec Mes mains sur tes hanches de Salvatore Adamo
Mes mains sur tes hanches
Soit pas fâchée si je te chante les souvenirs de mes 15 ans
Ne boude pas si tu es absente de mes rêveries d'adolescent
Ces amourettes insignifiantes ont préparé un grand amour
Et c'est pourquoi je te les chante et les présente tour à tour
Oui, c'est pourquoi je te les chante et les présente tour à tour
Mais laisse mes mains sur tes hanches
Ne fais pas ces yeux furibonds
Oui tu l'auras ta revanche, tu seras ma dernière chanson
Dans chaque fille que j'ai connue, c'est un peu toi que je cherchais
Quand dans mes bras je t'ai tenue, moi, je tremblais, je comprenais
Que tu es sortie d'une fable pour venir habiter mon rêve
Et ce serait bien regrettable que notre amour ainsi s'achève
Oui, ce serait bien regrettable que notre amour ainsi s'achève
Mais laisse mes mains sur tes hanches
Ne fais pas ces yeux furibonds
Oui tu l'auras ta revanche, tu seras ma dernière chanson
Laisse mes mains sur tes hanches
Ne fais pas ces yeux furibonds
Oui tu l'auras ta revanche, tu seras ma dernière chanson
La la-la-la la, la la, la la
La la-la-la la, la la, la la
La la-la-la la, la la, la la
La-la-la-la
C’est sacrément vintage 😊 quand je regarde le clip (enfin ça ne s’appelait pas comme ça à l’époque 😂) 1965 whaou !
Tant qu’on y est, continuons dans le vintage avec le micro vintage aussi 😂 et quand tu regardes les caméras, qu’est-ce que ça a changé !
Ce qui n’a pas changé c’est le public qui chante et ça c’est toujours d’actualité dans les concerts (portable en moins) 😊.
Ici l’enregistrement est plus récent (2014) mais cette chanson n’a pas pris une ride.
Le micro a changé, Adamo a pris quelques rides et quelques cheveux blancs, mais c’est toujours sa voix et le public chante toujours avec lui.
Une autre ?
Quand il chante Inch’Allah avec la nouvelle génération, ça donne ça ! et ce n’est plus du tout vintage ! Pouvoir de la musique 💖.
Archibald était déjà à pied d’œuvre dans la boulangerie quand je suis arrivée prendre mon poste derrière le comptoir. Il vint aussitôt m’embrasser. Je ne l’entendais jamais partir le matin. Il est vrai que sa chambre ne donnait pas sur la mienne et qu’il a toujours été discret du plus longtemps que je me souvienne, parce que je dois bien l’avouer, il a dormi chez moi plus d’une fois.
Il sentait bon le pain frais. D’ailleurs, il était lié à ce parfum à vie. Il n’accusait jamais la fatigue, il adorait son métier et se lever tôt n’avait jamais été un problème. Même quand nous faisions des soirées avec Mélusine, il était le dernier à repartir chez lui. Il avait toujours quelque chose à me raconter. Archibald et moi c’est comme les doigts de la main, inséparables.
Les premiers clients commencèrent à arriver. Je les reconnaissais et leur proposai leur pain habituel, si bien qu’il n’y avait guère d’attente à la caisse. Finalement, j’aimais être là.
La matinée était déjà bien avancée lorsque quelqu’un poussa la porte de la boulangerie. Occupée à rendre la monnaie, je ne levais pas la tête immédiatement aussi restais-je stupéfaite quand j’entendis :
— Bonjour Marie-Sophie.
Gabriel était en face de moi. Mon voisin d’en face sur lequel j’avais grave phantasmé affichait un sourire ravageur.
— Je suis content de t’avoir retrouvée.
Je sentis mes joues s’empourprer. Il me faisait toujours autant d’effet cet homme. Heureusement, il n’y avait personne dans la boutique. Il avait bien choisi son moment certainement sans le savoir, c’était l’heure de la matinée un peu creuse.
— Bonjour Gabriel.
Je retrouvai enfin ma voix et lui demandai ce qu’il désirait.
— C’est pépé Charles qui m’a dit que je pouvais te trouver ici. Nous sommes restés en contact et lorsqu’il vidait sa maison. Après de grandes hésitations, il a quand même accepté de me donner ton adresse. Je suis passé chez lui, j’ai donc vu où tu habites, et me voilà. Tu m’as manqué. J’ai quelques jours de congés, je te les offre.
J’enregistrai toutes ces informations et tout se mélangea dans ma tête : la trahison de pépé Charles qui aurait mieux fait de s’occuper de ses affaires, pourvu qu’Archibald ne décide pas de me rejoindre pour me tenir compagnie, et si Morgan passait me faire un petit coucou ou Mélusine avec Enzo.
Gabriel se pencha vers moi au-dessus du comptoir et me fixa de ses beaux yeux verts.
— Et toi, tu es contente de me revoir ?
Il était gonflé quand même ! ça faisait un bail que je n’avais pas eu de ses nouvelles et d’un coup, il débarquait espérant quoi ?
— Je suis surprise.
Il sourit.
— Je croyais que tu aimais justement les surprises ? Je suis heureux, j’ai réussi mon coup. Tu es libre pour déjeuner avec moi ?
Manque de bol ou jour de chance, j’étais toute seule. C’est alors que je réalisai que Morgan ne risquait pas d’arriver à l’impromptu, il était parti sur un autre marché et il avait emmené sa mère. Mélusine était chez François avec Enzo, elle mangeait avec lui. Restait Archibald, mais nous n’avions rien prévu.
— J’ai vu qu’il y avait un petit bar sur la place, chez Saverio, tu connais ?
— Il se fait livrer son pain pour ses sandwichs le midi.
— Alors c’est vendu. À quelle heure termines-tu ?
Je ne pouvais pas aller chez Saverio, tout le village serait au courant aussitôt. La meilleure solution ou la moins pire comme dirait Pépé Charles, était de l’inviter chez lui. Après tout, c’était lui qui m’avait mise dans cette situation, comme je sais qu’il était seul pour la journée, Célestine étant avec Morgan. Je m’entendis répondre :
— Tu connais l’adresse de Charles, va le retrouver et…
C’est à ce moment-là que le traître arriva à la boulangerie, la mine réjouie.
— Ne me fais pas la tête MarieSophe, il avait tellement envie de te revoir.
Pépé Charles me fit un clin d’œil.
— Tiens sers-moi donc ma baguette favorite et…
— Qu’est-ce que tu dirais que nous venions tous les deux déjeuner chez toi ? Du coup, je t’en mets deux ?
Il se mit à rire.
— Qu’est-ce que vous allez bien pouvoir faire d’un vieux bonhomme comme moi ? Vous avez certainement plein de choses à me raconter. Et puis, moi, comme j’étais tout seul, j’avais espéré pouvoir regarder Les 12 coups de Midi. Allez donc chez Saverio, tu en profiteras pour goûter ses sandwichs et lui dire ce que tu en penses, depuis longtemps qu’il m’en parle et qu’il se désole que tu n’aies jamais ton avis.
— Ah j’avais bien reconnu ta voix !
C’était le bouquet, Archibald déboulait dans la boutique et son sourire s’effaça immédiatement à la vue de Gabriel. Celui-ci s’avança pour lui serrer la main. Mon ami fit de même et je sentis aussitôt comme une tension palpable dans la boulangerie.
Heureusement, une cliente arriva. Charles paya sa baguette et s’enfuit sans demander son reste. Gabriel le suivit en me lançant :
— Je t’attendrai donc chez Saverio, arrive quand tu peux.
Je gardai mon sourire pour la cliente qui en profita pour bavarder avec Archibald. Une fois qu’elle fut sortie, mon ami me fusilla du regard.
— Tu m’expliques ? Qu’est-ce qu’il vient foutre ici ce toubib ?
Dieu qu’il m’agaçait quand il prenait ma vie en main comme ça.
— Il n’y a rien à dire, c’est Charles qui l’a renseigné sur ma nouvelle adresse et voilà. Si tu dois en vouloir à quelqu’un, c’est à lui.
— Je t’accompagnerai bien chez Saverio mais je ne peux pas. Tu te rends compte si Morgan l’apprend ? Il l’apprendra de toute façon.
— Je ne fais rien de mal. Je déjeune juste avec un ami.
— Un ami ? Pas à moi MarieSophe. Demande au moins à Mélusine de venir avec vous.
— Mais enfin, je suis majeure et vaccinée quand même. J’ai le droit de faire ce que je veux non ? Je n’ai pas besoin de chaperon. Est-ce que je te pose des questions quand tu es avec Cybèle Iraola ?
Il fronça les sourcils, j’aurais mieux fait de la fermer.
— Qu’est-ce qu’elle vient faire ici ? Tu ne vas pas comparer ton toubib et elle ? Il n’y a absolument rien entre elle et moi.
— Parce qu’il y a quelque chose entre Gabriel et moi peut-être ? Et ne me raconte pas qu’elle te laisse indifférent, je te connais.
— Alors tu me connais mal MarieSophe.
Il tourna les talons furieux et sans se retourner ajouta :
— Pars à midi, je tiendrai la boutique jusqu’à ton retour.
J’aurais voulu le suivre et m’excuser, mais un nouveau client arrivait. La mort dans l’âme, je repris mon sourire de commande et m’occupai de lui.
Évidemment, il avait dû prévenir Mélusine, son nom s’afficha sur mon portable alors qu’il était presque l’heure que je m’en aille.
Je l’éteignis rageusement. Comme un ballet bien réglé, Archibald apparut derrière le comptoir. Il avait enlevé son tablier blanc.
Je quittai la boulangerie.
Gabriel m’attendait sur la terrasse. Il avait commandé un jus de fruits. Il me fit signe dès qu’il m’aperçut et quand je le rejoignis, je sentis le regard de Saverio me fixer. J’entrai dans le bar et le saluai. Bravache je lui dis :
— Un ami est venu me rendre visite, j’en profite alors pour goûter vos sandwichs. Tout le monde m’en fait des éloges.
Saverio me serra la main par-dessus le comptoir et salua d’un hochement de tête Gabriel. La jovialité du barman avait disparu.
Gabriel ne se rendit compte de rien et m’invita à m’asseoir au fond de la salle. Avec un grand sourire, il m’annonca :
— Je vais travailler dans l’hôpital situé à quelques kilomètres de chez toi pendant quelque temps, toujours aux urgences. Je permute avec un collègue qui vient à ma place.