
Bonjour toi 😉
Comme c’est le jour des enfants et qu’en plus, c’est les vacances alors…









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Bonjour toi 😉
Comme c’est le jour des enfants et qu’en plus, c’est les vacances alors…










Bonjour toi 😉
Ma petite sorcière a emmené Samy dans son monde…
Quel bel oiseau ! Samy en aigle royal était magnifique. J’enfourchai mon balai, Arthus grimpa devant moi. Je donnai le départ et nous primes notre envol ensemble.
Que dire sinon que je retrouvai avec joie mes paysages qui m’avaient manqué. Je ne m’en rendais pas compte, mais finalement, mon monde faisait partie de moi et je ne pouvais pas m’en passer très longtemps.

Nous défilâmes devant Dame Lune qui me fit un clin d’œil en me reconnaissant. Elle fut stupéfaite en voyant l’aigle me suivre de si près, mais elle se laissa contempler avec plaisir. Elle était un brin vaniteuse pour ne pas accepter qu’on la regarde.
Je piquai vers les cascades évitant d’éveiller tous les elfes et fées qui devaient sommeiller. Nous ne dérangeâmes personne, seuls les parfums environnants surpris par notre visite nous envoyèrent leur fragrance.
Nous nous posâmes sur un pont dont la lumière rosée m’avait toujours impressionnée. Je pensai y découvrir Harow, c’est là qu’il habitait.

Il devait dormir profondément, je ne l’aperçus point. Légèrement déçue parce que j’aurai voulu le présenter à Samy, nous reprîmes notre envol et… un cri me paralysa. Jamais, je n’aurai pu imaginer qu’un aigle puisse se promener lui aussi.

Samy fit du sur place en découvrant face à elle un superbe vautour de la même race qu’elle. Un mâle qui surprenant mon amie pour la première fois se mit à lui tourner autour et à lui faire sa cour. De parades en cris stridents, il était magnifique. Incroyable, il était tomber raide dingue de Samy. Quelle histoire !
Je riais intérieurement. Pauvre bête qui n’avait pas réalisé qu’elle avait en face d’elle, une mortelle et non pas un aigle royal comme elle le pressentait.

Évidemment, le caractère frondeur de Samy prit le dessus, elle se laissa planer à côté de son nouveau copain. Tous deux volaient très haut dans le ciel étoilé et la lune était le seul témoin de leur jeu. Ils passaient et repassaient devant elle en imprimant sur l’astre leur ombre.
Je les surveillai du coin de l’œil espérant que Samy n’avait pas oublié qu’elle devait être rentrée avant le lever du soleil, sinon elle resterait ici à tout jamais. Ce n’était jamais arrivé qu’un mortel vienne jusqu’ici, je ne savais pas du tout quel sort pouvait l’attendre.
Soudain, les deux aigles se posèrent. Commença alors une parade amoureuse du beau mâle. Je ne pouvais pas laisser faire ça, il serait bien trop malheureux quand il comprendrait qu’il s’était fait avoir.
— Samy ?
Je l’interpelai à voix basse. Pas question de réveiller tout le monde. Nous aurions l’air malins et je n’avais pas envie de subir la colère de mon père.
Mon ami faisait la sourde oreille. Je n’avais pas d’autre solution que de la transformer rapidement pour qu’elle rentre chez elle, mais j’aurais aimé pouvoir lui dire au revoir et ne pas la quitter aussi brusquement. C’était trop bête, je n’avais pas pensé à ça.
Enfin, elle cessa de faire sa belle et s’approcha de moi. Le mâle, surpris, resta loin de ma portée.
C’est alors que la prêtresse Isaulya m’apparut.
— Bon retour parmi nous Elsbeth.
Je m’inclinai devant elle. Elle avait beau être ma mère, ici, pas question de ne pas respecter les règles.
Elle me releva gentiment et me serra contre elle.
— Je vois que ton amie a fait connaissance avec Senu.
La sorcière tendit le bras et celui-ci vint se poser sur lui. Incroyable !
— Alors comment trouvez-vous notre monde Samy ?
Je me tournai vers mon amie et la découvris en chair et en os.
— Mais…
— Chut ! N’aie pas peur, ton amie pourra repartir dès que le soleil se lèvera… et mon cadeau pour toi, c’est qu’elle pourra également revenir quand elle le souhaitera. Senu ira la chercher.
© Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022).
À suivre…


Bonjour toi 😉
Je partage avec toi la suite de l’histoire de ma petite sorcière. C’est bientôt la fin…
Il fut très difficile de faire comprendre à Samy qu’elle devait attendre le retour de la pleine lune.
— Toi qui es sorcière tu peux bien avancer le temps, grognait-elle sans interruption.

— C’est interdit de changer le cours de la vie. Tu imagines le bazar que ça provoquerait ?
— Combien de jours devrais-je attendre ?
— Un mois, la pleine lune vient juste de se terminer.
Samy se laissa tomber sur mon lit en soufflant comme un bœuf.
— C’est trop long, jamais je ne tiendrai jusque là.
— Dans mon monde, on dit que la patience s’apprend patiemment.
— Ouais, ben ton monde, j’en ai rien à faire.
Samy faisait la tête. Pour la distraire, je me suis mise à concocter des recettes. Même le glouglou des mixtures ne l’a fit pas sourire. Arthus s’employa pourtant à la faire rire en sautant sur son ventre, puis sur sa tête pour jouer avec ses boucles. Rien n’y fit.

— Quel oiseau choisiras-tu ?
J’avais réussi à lui faire lever le nez.
— L’aigle royal, c’est trop beau.

Alors j’eus une idée. Je sortis mon miroir magique. Intéressée, Samy s’approcha de moi et regarda par-dessus mon épaule. Si elle ne pouvait pas encore aller dans mon monde, celui-ci pouvait venir à elle. Le superbe animal apparut et s’envola majestueusement. Il offrit à mon amie les plus beaux paysages de mon paradis.

Samy émerveillée les découvrait avec bonheur.
— Je vais voir tout ça, murmura-t-elle, les larmes aux yeux.

Je hochais la tête.
— Maintenant, tu vas pouvoir patienter quelques jours. Nous allons aller en cours normalement et ça ne te semblera pas trop long.
Elle avait retrouvé le sourire et moi je me faisais la promesse de lui rendre ces quelques semaines faciles à vivre.
Ce ne fut pas difficile de remplir ma mission. Ayant tous mes pouvoirs, je croisais régulièrement et habilement mes doigts pour que les cours soient les plus intéressants. Même les professeurs gardaient leur bonne humeur. Il faut dire que les bonnes notes pleuvaient et qu’ils étaient ravis de voir que leurs élèves apprenaient correctement leurs leçons. Je n’osais pas imaginer ce qui allait se passer quand je devrai rentrer chez moi.
Un matin, je retrouvais notre prof de math devant le collège. J’avoue qu’il était beaucoup moins grincheux depuis que je m’étais occupée de son sort, mais ce jour-là, il semblait désappointé.
— Ça ne va pas monsieur ?
Samy qui arrivait toute guillerette s’arrêta près de nous.
— Ah ! voilà les inséparables.
Il n’était pas le seul à nous appeler ainsi. Il est vrai que Samy et moi étions tout le temps ensemble.
Il se grattait la tête en parcourant une lettre qu’il venait de recevoir. Je réussis à la lire sans qu’il s’en rende compte, un jeu d’enfant pour moi. Les vacances allaient commencer et il devait avoir son petit-fils chez lui. Malheureusement, celui-ci était malade. Grincheux allait donc se retrouver tout seul. Je lus dans ses pensées qu’il ne le voyait pas souvent et que les retrouvailles, du coup, allaient être repoussées aux calendes grecques.
— Si, tout va bien.
Nous passâmes notre chemin et arrivâmes au collège avant lui. J’entendis son portable sonner, je souris. J’étais certaine qu’il aurait à nouveau son entrain quand nous l’aurions en cours.
Enfin, le jour tant attendu s’annonça. Samy avait bien attendu que sa maman soit endormie (je l’avais aidée pour que mon amie puisse profiter le plus longtemps possible de son périple) pour faire le mur et s’échapper par la fenêtre de sa chambre pour me rejoindre.
— Toujours d’accord pour l’aigle royal ?
Elle hocha la tête pleine d’appréhension et au moment où elle me vit lever les bras, elle suspendit mon geste.
— Attends ! Et toi tu vas être avec moi ? C’est mieux à deux, hein ? Tu ne vas pas me laisser toute seule ?
Je n’avais pas osé lui dire que si j’allais chez moi, je ne pourrais pas revenir avec elle. Elle garderait ce souvenir comme un joli rêve, mais moi… elle m’oublierait, c’était la règle.
Elle posa sa main sur mon bras.
— Je sais qu’après tu ne pourras plus être avec moi… je l’ai vu. Mais, je te promets que je ne t’oublierai pas Elsbeth Isobel et si je ne pense pas à te le dire, sois certaine que mes moments passés avec toi ont été les plus beaux de ma vie.

Je refoulai mes larmes et levai les bras. J’avais revêtu ma robe de sorcière et pris quelques centimètres, Arthus était en habit de fête également avec son chapeau sur la tête, il s’approcha de moi.

— Prête ?
À suivre…
© Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022).


Bonjour toi 😉
J’ai choisi la citation qui est sur ma page du jour sur mon agenda 😂, je la trouve… comment dire… Parfaite !



Bonjour toi 😉
Et si je partageais avec toi une de mes musiques préférées de film ?
J’ai choisi celle du Professionnel avec Jean-Paul Belmondo, musique d’Ennio Morricone. Je n’ai pas pris la vidéo avec l’acteur disparu, j’ai préféré te mettre celle jouée par l’orchestre. C’est parti pour un petit coup de Nostalgie.
Bon samedi 🎶🎶


Bonjour toi 😉
L’histoire de ma petite sorcière continue et je prends un malin plaisir à écrire ses aventures.

— Ceci a assez duré !
Un grand vent bouscula les rideaux, Arthus mit sa patte sur ses yeux.
Allons bon, après mon père, ma mère, la prêtresse Isaulya ! Je découvris une Samy émerveillée devant la beauté de la sorcière.
— Je peux toucher ?
Sans attendre la réponse, Samy s’approcha d’elle et passa ses doigts dans la cascade de cheveux bouclés.
— Vous êtes trop… magnifique ! Elle en a de la chance Elsbeth Isobel !
— Apparemment pas tant que ça, sourit la sorcière.
Elle me tendit la main et Samy s’écria :
— Oh, je te vois, tout est redevenu normal !
— Cette plaisanterie devait cesser, reprit ma mère. De toute façon, je n’étais pas d’accord avec cette punition stupide qui ne pouvait t’attirer que des ennuis. La belle affaire si tu lui avais fait peur avec la panthère, elle ne lui aurait pas fait mal et il ne se serait souvenu de rien. Il faut toujours que ton père en fasse des caisses !
Elle me prit dans ses bras et m’ébouriffa les cheveux. Samy nous fixait avec envie.
— Vous vous ressemblez trop !
Je contemplai ma mère qui avait revêtu son chapeau noir assorti à sa robe de satin. C’est vrai qu’elle était belle. Elle reprit :
— Comme je ne peux pas annuler le sort que ton père t’a jeté, je peux toutefois le rendre plus supportable. Tu pourras étre désormais vue par ton amie et seulement par elle. Terminés ces bavardages par écrit. Non, mais à quelle ère vit-on ?
Isaulya soupira en se passant la main sur le front. Elle me regarda et d’un claquement de doigts, elle changea ma tenue.
— Et puis habille-toi plus correctement ma chérie !

Je me retrouvai d’un coup vêtue en sage petite écolière. Samy pouffa et ne put s’empêcher de remarquer que ça ne m’allait pas du tout.
— Ah ! vous trouvez ?
Stupéfaite d’être vouvoyée par Isaulya, elle rougit.
— Et comme ça ?

Elles rirent toutes les deux, complices. La plaisanterie commençait à m’agacer. Je me changeai toute seule et fis comprendre à ma mère qu’elle ne se mêle plus de rien. Arthus vint alors me rejoindre en miaulant.

— Nous sommes bien d’accord Elsbeth, tu ne t’égares pas trop dans tes délires. J’accepte que tu t’amuses un peu, mais qu’il n’y ait aucun dégât ? Tu m’as bien comprise ?
— Du coup pour la panthère, l’interrompit Samy qui ne perdait pas le nord, Elsbeth Isobel pourra me transformer ?
— Seulement la nuit de pleine lune, ce n’est pas négociable. De plus, vous ferez attention de ne pas vous faire piéger. Il deviendrait très compliqué de venir vous délivrer si vous étiez alors enfermée dans un zoo, voire au pire, euthanasiée.
La prêtresse rit en voyant la tête de mon amie.
— Je plaisante bien sûr, je vous surveillerai. Promettez-moi quand même de ne vous promener que la nuit.
Samy mit ses doigts en V sous ses yeux. À nouveau, la sorcière éclata de rire, et celui-ci, cristallin résonna dans toute la maison, faisant vibrer les vitres.
— Quel cliché ! Enfin, je vois que vous connaissez nos anciennes méthodes. Elle est amusante ta copine !
Ensuite, elle s’approcha de Samy et murmura :
— Vous n’aviez pas envie de découvrir notre monde ?
Extasiée, celle-ci joignit les mains en supplication.
— Vous allez m’emmener ?
— Pas du tout, je vais laisser le soin à Elsbeth de vous transformer en oiseau, celui qu’il vous plaira, ainsi Elsbeth pourra vous présenter notre domaine. C’est toujours plus beau vu d’en haut.
— Je ne sais pas si j’en aurai le pouvoir, glissais-je inquiète.
— Bien sûr que tu le peux, tu n’es pas ma fille pour rien. Je ne fais rien à moitié Elsbeth, si je peux adoucir la punition de ton père, je peux faire plus aussi. Ah ! j’oubliais… Ton chat a récupéré une voix normale.
Elle posa ses lèvres sur mon front, ébouriffa une dernière fois mes cheveux et disparut dans un revers de robe, nous laissant son parfum, en souvenir de son passage.
© Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022).
À suivre …


Bonjour toi 😉
Pour continuer dans mon ambiance de sorcière, pourquoi ne pas composer un haïku sur le chaudron utilisé dans la pratique des rituels magiques. Il fait partie du patrimoine et de l’héritage des sorcières et sorciers.

Chaudron magique Patrimoine de sorcier Glouglou parfumé
© Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022)


Bonjour toi 😉
Mercredi jour des enfants. Je sais bien que la publicité c’est casse-pieds quand tu es en plein dans un film… mais celle avec les enfants me fait toujours craquer. Voici une dernière repérée et que j’adore, parce que le deuxième gamin qui parle est trop mignon. 👇
N’est -il pas adorable ce bébé ? 😂
La complicité avec son papa est adorable
Celle-ci, je l’ai retrouvée, Maurice tu pousses le bouchon un peu trop loin 😂
🤣🤣 Sans commentaires.
😂😂 Ecoute un peu quand ton gamin te parle 🤣
La vérité sort toujours de la bouche des enfants 😂
Bon mercredi 😉


Bonjour toi 😉
J’espère que je ne t’ennuie pas trop avec ma petite sorcière dont voici la suite 😉(c’est bientôt terminé, la fin du mois approche 😂).

Je repris donc ma place au collège normalement sans que personne ne s’aperçoive de ma présence sauf Samy évidemment.
J’étais comme un peu comme à la maison.

En cours de math, le professeur s’inquiéta de mon absence. Mon amie répondit que j’étais malade. Il ne fit aucune réflexion, mais à la fin du cours, il interpella Samy quand elle passa devant lui.
— J’imagine que c’est toi qui lui donnes tes cours ? demanda-t-il.
Surprise par question à laquelle elle ne s’attendait pas, elle hocha la tête.
— Sais-tu où elle habite ta copine ?
Samy hésita à dire la vérité et il le sentit.
— Je trouverai facilement son adresse, j’aimerais rencontrer ses parents.
— Ah oui !
Je vis Samy rougir. Il insista :
— Il y a un problème ?
— Non, monsieur.
Samy n’attendit pas davantage et sortit de la classe. Le professeur Grincheux comme nous l’appelions en catimini ne chercha pas à la retenir.

Elle chuchota :
— Tu crois qu’il va aller chez toi ?
Je ne pouvais pas lui répondre n’ayant rien sous la main pour écrire.
Les autres cours se passèrent sans incident, mais à la sortie du collège, je suivis des yeux Grincheux qui partait en même temps que nous. Soudain, je me statufiais sur place. Il était interpellé par un homme que je reconnus sans peine, Straurius. Quelle classe ! En costume cravate, les cheveux retenus par un catogan noir, il ne laissait personne indifférent à en croire les élèves qui le croisaient. La plupart se retournaient sur son passage. Je m’approchai doucement et je compris qu’il m’avait vue, son regard me sourit. C’était notre petit secret, ses yeux verts étincelaient furtivement. Il fallait avoir le pouvoir aguerri d’une sorcière pour s’en rendre compte. J’entendis sa belle voix grave :
— Je me présente, je suis le père d’Elsbeth Isobel. Elle a contracté un vilain virus qui l’oblige à garder la chambre.
Mon prof de math qui aurait peut-être préféré voir où j’habitais s’agaça de rencontrer mon parent. Il n’avait plus d’excuses pour jouer au curieux.
Grincheux prit Straurius de haut.
— Bonjour, monsieur, mais il ne fallait pas vous déplacer. Le carnet de correspondance aurait tout à fait suffi pour expliquer son absence. Un appel au secrétariat pour l’informer c’était bien aussi.
Il ne savait pas à qui il s’adressait le pauvre homme. Je sentis immédiatement que Straurius allait lui faire ravaler sa cravate.
— Je ne suis pas né de la dernière pluie, monsieur. J’ai cru comprendre que vous désiriez me rencontrer ? Voilà qui est fait. Il y a un problème avec ma fille ?
Straurius s’était rapproché de Grincheux. Il le toisait de toute sa hauteur et mon prof de math ne put que répondre qu’il me souhaitait un bon rétablissement. Ils se saluèrent et mon père reprit son chemin. Je sus qu’il s’était envolé à l’éclair fugace qui traversa le ciel.
Je regardais Grincheux qui ne cessait d’éternuer et de se gratter en attendant son bus. Straurius avait laissé une trace de son passage. J’étais à peu près certaine que demain il serait absent et aurait de la fièvre, peut-être même des boutons.

Je rentrais chez moi et retrouvais Arthus. Samy était là aussi et lui faisait la conversation. Elle sentit mon parfum aussitôt et m’apostropha :
— Avec qui parlait Grincheux ?
Je saisis une feuille et lui racontai ce qu’il venait d’arriver.
— Tu crois que tu pourrais me faire visiter ton monde ? J’aimerais bien voir comment c’est ? Je l’ai rêvé.
Arthus feula et gronda en me regardant.
Je répondis par écrit Je ne sais pas si j’ai l’autorisation d’emmener une mortelle chez nous. Si je n’étais pas punie, j’aurai tenté, mais là, tu comprends bien que je ne me risque plus à faire des bêtises.
— S’il te plait, si c’est comme dans mon rêve, c’est magnifique.
Elle me raconta alors les fleurs multicolores qui grimpaient le long des murs, les oiseaux qui volaient avec des sorcières assises sur leur dos.
Effectivement, c’était un peu ça là-bas, Samy n’avait pourtant vu que le côté paradisiaque. Les rivalités entre enchanteurs et les guéguerre étaient légendaires aussi chez nous et mon père avait fort à faire pour régenter tout ce monde.

— N’insiste pas Samy, tu ne pourrais peut-être plus revenir chez toi. Tu imagines la peine de ta maman ?
— Pas longtemps ! Allez !
Arthus se hérissa. Il sentait que j’avais bien envie de braver l’interdit. Encore fallait-il que j’ai ce pouvoir. Je pensai aussitôt que je devais toujours l’avoir sinon je ne pourrais jamais repartir.
— Je vais aller demander la permission et je reviens.
C’était le seul moyen de connaître si je pouvais voler d’un monde à l’autre. Je lançai donc mon incantation et… rien ne se passa.
Je paniquai aussitôt alors que mon chat venait se frotter contre mes jambes. Je suis sûre qu’il le savait, le bougre !
N’allais-je plus pouvoir retrouver mes parents ? Étais-je condamnée à rester ici ? Personne ne me voyait, je ne communiquais que par écrit et avec une seule personne, c’était l’enfer !
© Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022).
À suivre…
