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  • Elsbeth Isobel, la petite sorcière

    17 octobre 2022
    Elsbeth Isobel

    Bonjour toi 😉

    Prête pour la suite ?

    Je n’allais pas rester enfermée toute la journée, je décidai d’aller au collège. Je pouvais arriver en retard, personne ne me verrait de toute façon.

    Arthus miaula et sauta sur un de mes grimoires. Il s’installa sur la page de garde dédicacée par mon parrain. Je l’avais reçu à ma naissance par le sorcier Elldalf, un grand ami de mon père.

    Je ne comprenais pas pourquoi Arthus s’allongeait de tout son long sur cette page. Je partis en claquant la porte.

    J’avais consulté auparavant mon emploi du temps, je savais en quelle classe je devais me rendre. Je m’installai à côté de Samy, la place était libre. Cours de français, je notai tout et emmagasinai les informations que je connaissais déjà, mais autant continuer à m’instruire.

    Samy avait dû attraper un virus, elle ne cessait pas de renifler. Les mortels sont souvent malades, dans mon monde, à part les mauvais sorts jetés entre nous, je ne savais pas ce que ça faisait d’éternuer et d’avoir le nez qui coule.

    Le cours était terminé, je trainais pour ranger mes affaires quand Samy s’approcha de moi à me toucher et chuchota :

    — Tu es là Elsbeth Isobel ?

    Comment savait-elle que j’étais assise près d’elle ? Mystère !

    — J’ai reconnu ton parfum. En plus de mes dons particuliers, j’ai aussi un odorat très développé.

    Elle n’était donc pas malade, elle me reniflait tout simplement. Malheureusement, je ne pouvais pas lui répondre.

    Elle rangea ses affaires et m’invita à la suivre tout en continuant de chuchoter.

    — On va en cours d’histoire Géo et ensuite c’est la cantine. Si tu veux, je zappe et on se retrouve chez moi. Ma mère n’est pas là.

    Je refusai qu’elle ne prenne pas son déjeuner, mais comment lui dire ? Samy, jamais à court d’idée ajouta :

    — Éloigne-toi si tu n’es pas d’accord, je ne sentirai plus ton parfum et j’aurai compris. Je vais te poser les questions et tu me répondras de cette manière.

    Sceptique et en même temps heureuse de pouvoir communiquer, je fis ce qu’elle me demandait, je reculai de quelques pas. Samy reprit :

    — Okay ! je vais déjeuner. On se retrouvera  pour les cours et après, tu viendras chez moi. De toute façon, personne ne te voit, alors si ma mère est rentrée, ce n’est pas grave.

    À la maison, Arthus m’attendait. Je me penchai sur mes grimoires tout en lui racontant ma matinée et l’idée géniale de mon amie. Il se frotta contre moi et de nouveau il s’enroula sur la page de garde du livre de mon parrain.

    — Il te plait tant que ça ce grimoire ?

    Je riais en le caressant.

    — Si tu as quelque chose à me dire, parle !

    Il fit non de la tête.

    — Tu as perdu ce pouvoir ?

    À nouveau, il tourna la tête dans tous les sens.

    — Je dois trouver toute seule, c’est ça ?

    Il me lécha le bout du nez.

    Je haussai les sourcils. Arthus était un chat sorcier à la botte de mon père, je le savais, mais souvent il détournait les ordres à sa façon. Il s’était déjà fait punir sans gravité aussi je ne comprenais pas pourquoi, aujourd’hui, il respectait les consignes. Peut-être qu’il connaissait la teneur de la colère de Straurius et qu’il n’avait pas envie qu’il la mette à exécution.

    Je lisais dans tous les sens la dédicace de mon parrain, rien d’exceptionnel.

    À la grande sorcière que tu vas devenir…

    Je feuilletai le grimoire, mais je ne trouvai rien qui puisse m’aider à sortir de mon guêpier. De toute façon, Straurius était bien trop fort pour qu’un petit don puisse annuler le sien.

    Après les cours, je suivis donc Samy chez elle. Nous n’étions que toutes les deux, elle m’invita dans sa chambre. C’était assez rigolo, elle parlait toute seule. Quelqu’un nous aurait vues, il se serait demandé si nous avions toute notre tête.

    Elle s’assit à son bureau et moi j’en profitai pour regarder la pièce où elle dormait. Une vraie fille, du rose partout. Je ne l’imaginais pas du tout comme ça, je la trouvai même plutôt garçon manqué. Des poupées Barby, des vêtements de toutes sortes. Je n’en revenais pas. Curieuse, j’aurais bien aimé en savoir davantage sur ses goûts qui ne correspondaient pas du tout à l’image qu’elle rendait au collège.

    — Je parie que tu te demandes pourquoi cette chambre est comme ça ? C’est ma mère ! Je te jure que lorsque je serai plus grande, je change toute la déco. J’ai réussi quand même à ce qu’elle accepte que je mette des jeans, parce que regarde un peu dans mon armoire.

    Elle se leva et ouvrit la penderie.

    Je devais avoir les yeux exorbités. Des robes, des jupes et des petits pulls col Claudine étaient accrochés. Du bleu marine, du blanc, du rose, du jaune pâle.

    Samy aujourd’hui était en pantalon déchiré avec un sweatshirt, une casquette de base-ball vissée sur la tête. Rien à voir avec ce qu’il y avait dans l’armoire.

    — C’est la faute à ma sœur ça !

    J’aurais bien aimé lui demander où elle était sa frangine. Frustrée, je me laissai tomber sur la chaise face à son bureau et saisis sans m’en rendre compte un stylo. Je griffonnai sur une feuille qui trainait là, et, stupéfaite, je regardai apparaître mes mots.

    Samy les vit aussi et se mit à gambader dans sa chambre comme un pantin.

    — C’est merveilleux, on va pouvoir communiquer et tu vas m’expliquer ce qui t’est arrivé.

    Je me rappelai alors ce qu’avait voulu me faire comprendre mon chat. Mon parrain à ma naissance m’avait fait cadeau en plus du grimoire de ce don. Il m’avait expliqué que si un jour, j’étais en galère, je pourrai toujours me débrouiller de cette façon et comme un cadeau fait par un sorcier ne peut pas disparaitre, mon père n’avait pas pu l’annuler. Arthus le savait et désespérément, il avait tenté d’attirer mon attention.

    En quelques mots, je racontai ma punition.

    — Mais c’est encore mieux, tu vas pouvoir m’aider sans qu’on s’en aperçoive.

    Je n’étais pas certaine de regagner mes galons en faisant ce qu’elle me demandait, à moi de faire les bons choix. En tout cas, je n’étais plus seule.

    © Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022).

    À suivre…

    A très vite…
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  • Silent Sunday

    16 octobre 2022
    Défis-Challenges

    Ici

    À très vite…
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  • Samedi Chansons

    15 octobre 2022
    Chansons-Musiques

    Bonjour toi 😉

    Il est temps de lancer mon jukebox 🎶

    C’est parti pour une chanson qui n’a pas d’âge …

    La maladie d’Amour – Michel Sardou

    Elle court, elle court
    La maladie d'amour
    Dans le cœur des enfants
    De 7 à 77 ans
    Elle chante, elle chante
    La rivière insolente
    Qui unit dans son lit
    Les cheveux blonds, les cheveux gris
    Elle fait chanter les hommes
    Et s'agrandir le monde
    Elle fait parfois souffrir
    Tout le long d'une vie
    Elle fait pleurer les femmes
    Elle fait crier dans l'ombre
    Mais le plus douloureux
    C'est quand on en guérit
    Elle court, elle court
    La maladie d'amour
    Dans le cœur des enfants
    De 7 à 77 ans
    Elle chante, elle chante
    La rivière insolente
    Qui unit dans son lit
    Les cheveux blonds, les cheveux gris
    Elle surprend l'écolière
    Sur le banc d'une classe
    Par le charme innocent
    D'un professeur d'anglais
    Elle foudroie dans la rue
    Cet inconnu qui passe
    Et qui n'oubliera plus
    Ce parfum qui volait
    Elle court, elle court
    La maladie d'amour
    Dans le cœur des enfants
    De 7 à 77 ans
    Elle chante, elle chante
    La rivière insolente
    Qui unit dans son lit
    Les cheveux blonds, les cheveux gris
    Elle court, elle court
    La maladie d'amour
    Dans le cœur des enfants
    De 7 à 77 ans
    Elle chante, elle chante
    La rivière insolente
    Qui unit dans son lit
    Les cheveux blonds, les cheveux gris
    Elle fait chanter les hommes (Elle court, elle court)
    (La maladie d'amour) Et s'agrandir le monde
    Elle fait parfois souffrir
    
    
    
    

    Celle-ci ne peut pas laisser indifférent et quand je l’écoute, je suis toujours très émue.

    Beaucoup plus légère et je t’entends chanter 😂 On est là pour boire un coup, on est là pour faire les fous et pour se reboire un coup et pas payer nos verres …🙂😂

    Je retourne encore plus loin et comme dit Sardou, on prend un coup de vieux 🤣et quelle émotion quand tu entends le public chanter 😊.

    Celle-ci… Sans commentaire… Cette chanson date de 1990… et nous sommes en 2022.

    La suivante, je l’ai choisie en référence à ma couleur préférée 😂

    Celle-ci date de 1981 et on l’entend toujours partout, je ne la croyais pas si vieille 😉 et c’est le dernier concert de Sardou. La chanson n’a pas vieilli, Sardou a toujours un costume noir 🙂😉 et quelle émotion quand il quitte ses musiciens.

    Je termine donc avec celle-ci 😉 et lorsque j’écoute les paroles, tout est dit 🙂. Pour l’avoir vu en concert, il est très proche de son public et quel souffle !

    J’espère que tu as passé un bon moment de musique 🎶

    À très vite…
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  • Elsbeth Isobel, la petite sorcière

    14 octobre 2022
    Elsbeth Isobel

    Bonjour toi 😉

    Je te laisse à nouveau en compagnie de ma petite sorcière à qui il arrive de drôles d’aventures.

    Je me fis toute petite devant Straurius. Il feuillettait un de mes grimoires. Je me demandai pourquoi vu qu’il savait déjà tout.

    Je n’osai pas parler la première, hiérarchie oblige, j’attendis patiemment qu’il daigne m’adresser la parole.

    Arthus s’installa sur mes grimoires et attendit lui aussi.

    — Tu as passé une bonne nuit Isobel ?

    Oh ! ça va mal quand Straurius m’appelait ainsi. Il faut dire qu’avec la grande sorcière Isaulya, ils n’avaient pas réussi à se mettre d’accord sur mon prénom. C’est pour ça que j’en avais deux. Elsbeth était celui choisi par la sorcière et Isobel par Straurius.

    Ah, mais je ne vous avais pas dit… Straurius est mon père et évidemment sa compagne est Isaulya. Être la fille de deux grands sorciers, pas facile tous les jours.

    — Ta mère est furieuse comme tu peux t’en douter. Tu as de la chance que ce soit moi qui m’occupe de toi.

    Je ne sus pas quoi répondre parce que de toute façon, ça n’irait pas. J’avais foiré, c’est sûr !

    — Je crois me rappeler que tu avais la permission de venir sur terre à une condition, t’en souviens-tu ?

    Je murmurai d’une toute petite voix :

    — Oui, je devais me comporter en mortelle.

    — Tu ne devais pas utiliser tes pouvoirs.

    — Je « n’ai rien fait de mal.

    — Parce que je suis arrivé à temps, gronda Straurius. Tu auras donc la punition que tu mérites jusqu’à nouvel ordre.

    — Je peux savoir laquelle ?

    — Tu t’en rendras compte bien assez tôt. À toi de faire le nécessaire pour que tu puisses redevenir comme avant.

    — Attends papa, je…

    Il stoppa d’un geste ma question et disparut.

    Arthus feula, il avait horreur des grandes envolées de Straurius, son poil se hérissait, ses oreilles se couchaient. Il faut dire qu’à chaque fois, mon père déclenchait un cataclysme quand il disparaissait d’un revers de cape.

    Qu’avait-il bien pu me donner comme punition, je ne voyais rien de changé dans la maison. Je tentais de questionner Arthus.

    — Tu en penses quoi, toi ?

    De sa voix caverneuse, il ricana. Arthus avait donc gardé ses pouvoirs. Je m’attelais à croiser les doigts et à feuilleter mon grimoire sans le toucher. Je l’appelais pour qu’il vienne se poser sur mes genoux et il le fit aussitôt. J’avais aussi toutes mes facultés de sorcière.

    Je me plantai devant le miroir et tentai de changer d’apparence. Je devins tour à tour, plus vieille, plus belle, plus laide. Je ne pus m’empêcher de rire en me voyant avec une verrue sur le nez face au miroir. Quel cliché ! Les sorcières de ce genre n’existaient plus.

    — Elsbeth, tu es là ?

    Samy avait osé revenir me voir. Elle n’avait vraiment peur de rien cette gamine. Vite, je reprenais mon apparence et j’allais à sa rencontre.

    — Elsbeth ?

    — Alors Samy ? Bien dormi ?

    — Elsbeth, tu es là ?

    Je vis avec stupeur Samy passer devant moi sans me voir et se mettre sur la pointe des pieds pour voir à travers les carreaux si elle m’apercevait à l’intérieur. Arthus sortit alors de la maison et à ma grande surprise, elle se pencha pour le caresser.

    Le traître, lui, elle pouvait le voir, alors que moi j’étais devenue invisible aux yeux de mon amie.

    — Tu es tout seul ? Où est ta maîtresse ?

    Arthus se mit à ronronner en frottant son museau contre sa joue.

    — Je suis bête, tu ne peux pas parler. Tant pis, je pars à l’école sans elle, je la retrouverai là-bas.

    Elle posa mon chat au sol et s’en fut en sautillant.

    Arthus sauta dans mes bras et me lécha le bout du nez. J’étais seule avec lui, j’avais certes encore tous mes pouvoirs, mais personne ne me voyait.

    Je n’avais plus rien à faire ici autant rentrer dans mon monde. Je claquais des doigts et lançais mon incantation, mon chat sur mon épaule.

    Rien ne se passa, Arthus miaula de détresse.

    J’étais condamnée à rester ici, seule. Je filais dans ma chambre, m’assis sur mon lit, et saisis mes grimoires à la recherche d’une solution. Seulement, Straurius m’avait aussi enlevé la capacité de comprendre les incantations qui s’adressaient aux sorciers de plus de dix ans.

    J’étais une petite sorcière, seule, avec les pouvoirs de mon âge. Terminés les passe-droits.

    Je m’effondrai en larmes sur ma couette. Oui, même les sorcières pleuraient !

    © Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022).

    À suivre…

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  • Elsbeth Isobel, la petite sorcière

    13 octobre 2022
    Elsbeth Isobel

    Bonjour toi 😉

    L’histoire continue mais comme c’est le jour de la poésie, j’ai écrit la suite en vers.

    C’est bien la peine d’être une sorcière
    Je ne peux que tourner en rond depuis hier. 
    J’ai voulu jouer, je suis punie
    Assise sur mon balai dans la nuit
    Je m’ennuie. 
    
    Comment demander pardon 
    En m’agenouillant devant le grand patron ? 
    Je vois que tu me regardes, mon chat,
    Ah ! si je pouvais te serrer dans mes bras !
    
    Mais je suis condamnée à errer
    Dans ce ciel certes étoilé
    Jusqu’au lever du jour
    Certainement sans aucun secours. 
    
    Ai-je rêvé ? c’est bien mon chat
    Je descends plus bas
    Il est debout sur deux pattes
    Non, mais quel acrobate !
    
    Il a réussi à sauter sur mon balai
    Au moment où je passais tout près,
    Nous sommes deux désormais
    Dans le ciel à voler.
    
    

    Soudain, mon balai pique du nez
    Au sol brutalement, nous sommes projetés. 
    Agacée pas blessée, mais surtout vexée
    Je grimpe à l’arbre, le plus près. 
    
    Arthus m’y rejoint les yeux exorbités, 
    Foi de chat, jamais ça ne lui est arrivé !
    Équilibriste dans l’âme, il n’a pas aimé
    Qu’un coup en prenne sa fierté. 
    
    Assis tous deux sur la branche
    Je pense à ma revanche. 
    Oublie ! crache mon chat
    Où tu t’en mordras les doigts. 
    
    
    Le soleil se lève à l’horizon
    Allez moussaillon,
    Quittons notre perchoir
    Quelqu’un pourrait nous apercevoir. 
    
    Je rentre à la maison
    Accompagnée de ses ronrons. 
    Je me laisse tomber sur mon fauteuil
    Straurius m’attend, bonjour l’accueil.
    
    
    
    
    

    © Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022).

    À suivre….

    À très vite…
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  • Mimiques enfantines

    12 octobre 2022
    Jour des enfants

    Bonjour toi 😉

    C’est mercredi et j’ai envie de partager avec toi les mimiques des enfants. Ils sont les stars entre les boudeurs, les rigolos, les rêveurs, les blagueurs, les cascadeurs, les moqueurs, tu te retrouveras certainement dans l’un d’eux.

    À très vite…

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  • Elsbeth Isobel, la petite sorcière

    11 octobre 2022
    Elsbeth Isobel

    Bonjour toi 😉

    Je laisse la parole à ma petite sorcière à qui il arrive bien des misères 😁.

    Pourquoi avions-nous cet homme en math ? Les autres classes avaient une professeure, ce vieux grincheux nous en faisait voir de toutes les couleurs, alors qu’elle, j’en étais certaine était rigolote. Je comprenais que Samy ait envie de lui faire une blague, de mauvais goût certes, mais qu’est-ce qu’on allait rire.

    Une fois de plus, Samy fut envoyée au tableau. Je croisais les doigts derrière mon dos et grâce à moi, elle trouva facilement les réponses, ce qui eut le don d’étonner Einstein (oui, nous l’avions baptisé ainsi, j’avoue nous ne nous étions pas trop forcées et de plus, il n’était pas aussi intelligent, j’en savais quelque chose !).

    Il se retourna brusquement vers moi comme s’il était sûr que je brandissais les réponses. J’affichai mon plus beau sourire ce qui l’agaça davantage. Je ne pus résister à l’envie de lui faire retomber sa mèche de cheveux devant les yeux, il n’en avait plus beaucoup et il devait passer du temps le matin face à son miroir avec une tonne de gel pour qu’elle se tienne bien, rien qu’à l’imaginer je souriais béatement. Toute la classe éclata de rire alors que lui ouvrait grands les yeux ne comprenant pas ce qui lui arrivait. Désespérément, il essayait de la remettre en place, mais elle n’en faisait qu’à sa tête.

    C’est à ce moment-là qu’on frappa à la porte, le conseiller principal d’éducation entra. Le comble ! En découvrant la tête de ce pauvre professeur, il réfréna avec peine son hilarité, il s’en s’excusa. Il tenta de reprendre son sérieux et déposa sur le bureau un message qui apparemment était de la plus haute importance. Il quitta la salle aussi rapidement qu’il était apparu non sans pouffer, je l’avais entendu.

    Je savais de quoi il s’agissait… Le timing était parfait, la sirène retentit, nous rangeâmes nos affaires avec fracas.

    Nous n’avions plus cours, nous sortîmes en vitesse. Nous avions repéré où créchait Einstein, ce ne fut pas difficile d’arriver avant lui. Je saisis la main de Samy et en un claquement de doigts, nous nous retrouvâmes dans son jardin.

    — À toi de jouer Elsbeth, mais j’ai la trouille quand même. Tu es certaine que je ne risque rien ?

    — Croix de bois, croix de fer, si je mens je vais en enfer.

    Je ne la laissais pas réfléchir plus longtemps, plaçais mes doigts en V sous mes yeux, lançai l’incantation qu’Arthus m’avait soufflée et…

    — Tu n’as pas honte ?

    Je restai tétanisée alors que Samy, terrorisée mettait ses mains sur ses oreilles. Une tempête s’élevait courbant les pins, de gros nuages noirs s’amoncelaient au-dessus de nos têtes et une pluie torrentielle s’abattit d’un coup, nous fûmes trempées jusqu’aux os en peu de temps.

    — Elsbeth Isobel !

    Statufiée, je regardais Straurius apparu devant moi. Ses yeux lançaient des éclairs et quand il se redressa de toute sa hauteur, je réalisai qu’il touchait presque le ciel.

    — N’as-tu pas honte ? Faire peur à un mortel de cette façon ? Tu trahis toutes nos conventions, n’as-tu donc aucun respect pour nous, les sorciers ?

    Sa voix tremblait de colère et je me prosternai à ses pieds implorant son pardon.

    Il détourna son regard et d’un coup d’un seul, je me retrouvai vieille et laide à tourner sur un balai dans la nuit noire.

    Arthus, assis sur la fenêtre de ma chambre, me suivait des yeux tout en se léchant les pattes. Je le vis distinctement remuer la tête, d’un air de dire, je t’avais dit de faire attention. Je n’étais pas certaine de l’avoir entendu ou alors j’avais occulté ça de ma mémoire.

    Que faire maintenant ? Implorer le pardon de Straurius était de la haute voltige. Je tentais d’appeler à l’aide Harow mais notre chef avait dû donner des consignes strictes, personne ne me répondit. J’étais donc condamnée à tourner en rond dans le ciel noir pendant la nuit. Même la lune restait indifférente à mon problème.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022)

    À très vite…

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  • Elsbeth Isobel – La petite sorcière

    10 octobre 2022
    Elsbeth Isobel

    Bonjour toi 😉

    Désolée pour la chronique littéraire du lundi, mais challenge oblige, je ne peux pas tout faire 😁. De plus, j’ai terminé les deux tomes dont je souhaitais vous parler, seulement je n’avais pas réalisé qu’il y en avait un 3ème. Quelle frustration quand je suis arrivée au bout de ma lecture et que j’ai compris que c’était loin d’être terminé. Bref, le temps de commander, de le recevoir et de le lire, patience ! Du coup, ma petite sorcière prend sa place, je suis certaine que ça te fait plaisir aussi 🙂.

    Je te laisse avec elle …

    Après le départ de Samy, je restais perplexe. Elle m’avait dit qu’elle reviendrait le soir même, transformée. J’avais hâte de voir ça, je ne pensais pas que c’était possible si jeune. Du coup, je me penchais sur mes grimoires, histoire de vérifier ce que je savais.

    Arthus, mon chat noir me rejoignit et se planta sur le plus gros livre. Il commença à se lécher consciencieusement la patte puis me fixa de ses yeux vert-jaune.

    Je l’apostrophai :

    — Quoi ? Qu’est-ce que tu essayes de me dire ?

    Il abandonna sa toilette et vint se frotter contre ma joue et son ronronnement s’enclencha.

    L’obscurité emplit la pièce. Allons bon, j’allais recevoir de la visite, quand la nuit tombait d’un coup c’était que quelqu’un de l’autre monde toquait à ma porte. Je soupirai, pas moyen d’être tranquille même à dix ans.

    — Ne t’inquiète pas, ce n’est que moi !

    Je respirai mieux. Arthus avait pris la parole. Sa voix cavarneuse me faisait rire. Comme il n’avait pas l’habitude de parler, ses cordes vocales ne fonctionnaient pas toujours bien. J’avais bien tenté quelque chose, mais je m’étais fait vertement remettre en place par Straurius. Ce n’était pas dans mes compétences alors que j’en avais le pouvoir. Hiérarchie oblige, je devais la respecter, même si j’étais une sorcière très douée, je n’avais pas encore été promue au rang supérieur.

    — Ta protégée ne peut pas se transformer. C’est son rêve le plus cher alors elle compte sur toi pour que tu l’exauces.

    Ébahie et vexée parce que je n’avais pas prévu ça, je restais sans voix.

    — Normal que tu n’aies pas compris son vœu, tu oublies toujours que lorsque tu as dix ans, tu as les dons de ton âge, même si parfois, tu parviens à tromper Straurius, enfin parce qu’il le veut bien.

    Je me laissai tomber sur mon fauteuil crapaud préféré et fermais les yeux.

    — Tu sais quoi, on va lui faire un blague.

    Je sautais aussitôt sur mes pieds, le cœur en fête. J’avais dix ans et le droit de faire des bêtises.

    — Je vais t’aider, grogna Arthus.

    — Tu es certain que tu ne vas pas te faire prendre ? Straurius n’est pas toujours tendre et ce ne serait pas la première fois qu’il t’enfermerait avec Cerbère.

    Notre chef avait appelé son chien comme celui de la mythologie, juste pour qu’on le craigne. Ce Cerbère-là n’avait pas trois têtes, certes il était énorme et il en imposait quand on se trouvait face à lui, mais ça s’arrêtait là. Arthus m’avait raconté qu’il avait joué avec lui aux cartes pendant qu’il était emprisonné, un autre chat était avec eux, Cerbère leur avait appris la belote. Maintenant, Arthus était imbattable. Je ne sais pas si tu as déjà entendu un chat dire Belote, ça valait le détour !

    — Tu vas m’aider à me transformer en panthère. Ta nouvelle amie n’y verra que du feu.

    Mes yeux brillèrent d’un éclat particulier, ils faisaient toujours ça quand l’excitation s’emparait de moi.

    — Tu crois que je vais y arriver ? Tu viens de me rappeler que je n’avais que dix ans.

    — Harow a fait ce qu’il fallait.

    Je sentis mes joues s’empourprer. Même si je n’avais que dix ans, rien que le nom de mon chéri m’emplissait de joie.

    Le soleil revint dans la pièce et Arthus reprit sa place sur le grimoire. Il continua de lécher sa patte comme s’il n’avait jamais cessé de le faire.

    J’attendais avec impatience que la lune se lève et que Samy apparaisse chez moi. Le problème était que sa maman ne la laissait pas sortir aussi tard, j’aurais dû m’en douter, ces problèmes-là n’existaient pas dans mon monde.

    Alors je décidais de me coucher. Je suis une petite sorcière et j’ai besoin de sommeil. C’est Arthus qui me réveilla en sursaut. Il avait sauté sur mon ventre le coquin. Les sens en éveil j’écoutais et j’entendis des cailloux cogner contre la vitre de ma chambre.

    — J’ai fait le mur et me voilà.

    Quelle rigolote cette Samy. Je descendis rapidement la rejoindre.

    — Et alors ta transformation ? Lui demandais mi-figue mi-raisin.

    Samy se mit à danser d’un pied sur l’autre et je ne fis rien pour l’aider à me confier ce qu’elle avait manigancé.

    — En fait…

    — Ouais, c’est du blabla tout ce que tu m’as raconté, juste pour que je t’avoue que j’étais une sorcière.

    — Non non, je te jure que j’avais vu que tu étais une fille spéciale, c’est pour ça que j’avais pensé que tu pourrais m’aider.

    — Non, tu n’as pas cru que j’allais pouvoir te changer en panthère ? m’horrifiais-je.

    — Ben si ! Tu es une sorcière ou pas ? J’ai tellement envie qu’il ait la peur au ventre comme moi quand il arrive dans la classe.

    Je la sondais et vis aussitôt ce qu’elle recherchait. Le professeur de Math lui en faisait voir de toutes les couleurs et elle souhaitait qu’il paye, mais à sa façon.

    Je ne pus m’empêcher d’être d’accord avec elle, ce bonhomme avait besoin d’une bonne leçon.

    Elle comprit immédiatement que je l’aiderais. Alors, nous échafaudâmes un plan.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022)

    À très vite…

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    2 commentaires sur Elsbeth Isobel – La petite sorcière
  • Dimanche Citations

    9 octobre 2022
    Dimanche citation

    Bonjour toi 😘

    À très vite…
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  • Elsbeth Isobel, la petite sorcière

    8 octobre 2022
    Elsbeth Isobel

    Bonjour toi 😉

    Comme promis, voici la suite des aventures de ma sorcière.

    Samy était une drôle de gamine, elle m’intriguait et en même temps, je la craignais un peu. Je n’avais pas tort parce que si nous étions devenues des amies inséparables, nous faisions aussi pas mal de bêtises et je sentais que j’allais me faire rappeler à l’ordre.

    — Avoue que tu es une sorcière, je le sais, je l’ai vu.

    Quand Samy m’a débité ça, le premier jour où elle m’avait parlé, j’en étais restée baba. Nom d’une sorcière, jamais je n’avais été démasquée aussi vite et surtout par une mortelle. Et ce qui avait été déclenché ensuite, je m’en souviendrai toute ma vie d’immortelle, ça allait être long !

    — Tu veux savoir pourquoi je l’ai deviné ?

    — Je ne suis pas une sorcière, tu racontes n’importe quoi, les sorcières n’existent pas.

    Un énorme coup de tonnerre avait alors retenti et le ciel s’était assombri d’un coup. J’avais oublié qu’il ne fallait jamais ô grand jamais dire que les sorcières n’existaient pas. Quel blasphème ! Banco, j’avais mis en colère le chef, j’ai nommé le sorcier Straurius.

    Affolée, Samy avait posé ses mains sur ses oreilles pour ne rien entendre du bruit qui m’assourdissait. Je ne comprenais d’ailleurs pas pourquoi Samy l’entendait aussi, normalement je devais être la seule à subir la foudre de notre chef.

    Le vacarme cessa d’un coup, mais j’avais bien compris le message. Je croisai les doigts derrière mon dos en signe de pardon et je perçus distinctement que ça passait pour cette fois, mais que si je recommençais à blasphémer de la sorte, je pouvais dire adieu à ma vie terrestre pour un bon bout de temps.

    — Tu vois bien que tu es une sorcière, pas la peine de faire semblant, je le sais, j’ai vu et entendu, mais si tu ne veux pas devenir mon amie, libre à toi.

    Elle me planta là, furieuse. Je la regardais marcher vite, ses cheveux volant derrière elle. Je pesai rapidement le pour et le contre et je la rattrapai. Je passai devant elle l’obligeant à s’arrêter.

    — Tu marches bien trop vite pour être arrivée avant moi, donc, tu es n’es pas normale.

    Effectivement, j’avais aussi le don de multiplier mes pas pour me déplacer, je ne m’en étais pas rendu compte, mais Samy si ! par contre, dire que je n’étais pas normale me vexa.

    — Tu peux m’expliquer comment tu l’as compris, ronchonnais-je.

    — Je vois les choses.

    Je connaissais ce genre de trucs. Samy n’était donc pas une sorcière. D’ailleurs, je me demanderai bien pourquoi nous serions deux au même endroit. Straurius n’aimait pas ça, il avait bien trop peur que nous fassions un clan et que nous déclenchions un cataclysme.

    Après, son adjoint Harow aurait très bien pu faire une bourde, il était tellement étourdi. C’était mon crunch lui, dans mon monde, nous étions ensemble et évidemment, je n’avais pas dix ans.

    — Viens chez moi, tu me raconteras.

    — Il faut d’abord que je prévienne ma mère.

    Je la suivais donc chez elle. Curieuse, je passai en revue sa baraque avec mon œil de lynx. Normal, rien à dire !

    Sa maman sortit pour me saluer et me demander si je m’habituais à ma nouvelle école, bref les questions habituelles. Je répondais gentiment zieutant sur Samy qui pouffait derrière elle.

    Arrivée chez moi, Samy se planta devant la porte.

    — Elle est chouette ta maison, elle ne ressemble pas du tout à l’idée que je m’en faisais.

    Je croisais les doigts derrière mon dos et la bâtisse redevint comme elle était. Samy en siffla d’admiration et courut dans toutes les pièces. Elle déboula dans ma chambre et découvrit ma bibliothèque ainsi que tous mes chaudrons et mes fioles, bref, tout le matériel d’une véritable sorcière.

    Je l’interrogeai, curieuse :

    — Alors comme ça tu vois des choses ?

    — Pas que ça, je me transforme aussi.

    Je la fixai. Impossible, elle ne pouvait pas être un loup-garou, pas elle.

    — Ça arrive à chaque pleine lune.

    Je commençai à trembler et réalisai que c’était sans doute pour cette raison que le triangle avait résonné. Les sorcières et les loups-garous s’entendaient rarement.

    Je croisai à nouveau les doigts derrière mon dos afin de conjurer le mauvais sort. Je jetai un œil à mon calendrier. La pleine lune c’était ce soir. J’en étais sûre, c’était pour ça qu’elle avait choisi d’être mon amie.

    Je levai les bras pour appeler à moi toutes les forces de mon monde quand elle éclata de rire.

    — Je ne suis pas un loup-garou t’inquiète. Je suis une panthère noire.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2022)

    À très vite…
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