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  • J’aime un voyou au grand coeur

    19 septembre 2023
    J’aime un voyou au grand coeur

    Bonjour toi 😉

    Que dirais-tu si je te partageai le chapitre 12 ?

    Chapitre 12

    Deux semaines s’étaient passées. Je continuais à courir avec Tuck, c’était un vrai plaisir. J’en profitais pour discuter avec Paco autour d’un verre quand je ramenais son chien. Un jour, j’eus la surprise qu’il m’accompagne. Il avait récupéré toute son agilité et je réussis à caler mes foulées sur les siennes. Le chien nous suivait et respectait alors les consignes de son maître à la lettre. En riant, j’avais bien essayé de lui parler, mais l’animal me snoba complètement.

    Luc Grégoras, notre médecin légiste, avait compris qu’il devait faire profil bas et me laisser tranquille. Lors d’une intervention, il avait bien tenté une discussion, mais je l’avais arrêté d’un geste. Je n’étais pas fière d’être devenue la commandante qui lui donnait l’ordre de me foutre la paix.

    Je me rendais compte au fil des jours que la solitude me convenait tout à fait. Je n’étais pas faite pour la vie de couple. Pistole était le seul qui trouvait grâce à mes yeux. Enfin, presque… J’avouais que j’appréciais de plus en plus la compagnie de mon ami d’enfance, mais il ne tentait plus rien. J’étais bien un peu frustrée, mais finalement c’était mieux ainsi. Nos relations restaient celles de l’amitié.

    J’étais d’astreinte ce samedi-là, je n’étais pas allée courir avec Paco et j’enfourchai ma moto quand mon portable bipa. C’était Théo, mon capitaine, qui me prévenait qu’un corps venait d’être découvert dans un champ. C’était un chasseur qui avait donné l’alerte.

    Je notai l’adresse et je filai le retrouver.

    Le médecin légiste était arrivé et il auscultait la victime. Je saluai mes deux collègues et me penchai sur le corps. Je reculai aussitôt d’un pas. Je reconnus l’un des hommes qui m’avait accosté devant le commissariat, celui-là même que j’avais croisé lors de la première promenade avec Paco dans les bois.

    — Tu le connais ? demanda le capitaine qui avait noté mon mouvement.

    — Oui, je n’ai pas son nom, mais c’est celui qui en voulait à ma moto. Tu te souviens ?

    Je ne souhaitais pas lui cacher quoi que ce soit aussi j’ajoutai que je l’avais déjà vu dans la forêt en compagnie de Paco.

    Le légiste me fit un rapide rapport sans me regarder. La mort remontait à quelques heures. La victime était tombée sur une pierre et le coup avait été fatal. Restait à prouver si l’homme était tombé seul ou s’il y avait eu bagarre. Des examens plus approfondis m’en apprendraient davantage rapidement.

    Je me baissai sur le corps et palpai ses poches à la recherche de papiers qui révéleraient son identité. Je ne trouvai rien.

    — Tu as interrogé le chasseur ?

    — Oui, rien de spécial. Si tu veux lui parler, il est là-bas, avec son chien.

    L’homme me fit signe. Nous nous connaissions bien, il n’habitait pas loin de chez moi et c’est dans sa poubelle que j’avais ramassé Pistole.

    — Comment allez-vous Joseph ?

    Il me sourit. Il était gentil avec sa barbe blanche et ses cheveux en bataille. Il avait ôté sa casquette pour me saluer.

    — Bah, pas terrible. C’est jamais arrivé par chez nous un truc pareil. Pauvre homme ! qui c’est qui pouvait bien lui en vouloir. Je l’avais déjà vu trainer dans le coin avec un autre bonhomme, mais il n’avait pas l’air méchant. Il est mort comment ?

    — Joseph, je ne peux rien vous dire, vous le savez bien. Vous apprendrez tout ça dans les journaux comme d’habitude.

    — C’est mon chien qui l’a reniflé. Il s’est assis à côté et m’a attendu. Brave bête va ! 

    — Je vous recontacterais si nous avions d’autres questions, ne vous inquiétez pas, vous pouvez continuer votre promenade.

    — Bah, j’ai plus envie maintenant, ça m’a retourné cette découverte. Quand ma femme va savoir ça !

    Il me salua et s’en alla accompagné de son chien gambadant autour de lui. Je ne me faisais aucune illusion, dans peu de temps, tout le village serait au courant.

    — J’ai l’identité de notre victime, Angèle. Il s’agit de Philippe Peton. Il est connu dans nos services pour ses vols à l’arraché. J’ai également son adresse.

    — Il est marié ? Des enfants ?

    — Apparemment, il vit encore chez ses parents.

    — On y va.

    Je donnai mes ordres pour qu’on rapatrie le corps à l’institut médico-légal dès que toutes les recherches d’empreintes auraient été faites.

    Je partis en moto alors que Théo me suivait en voiture.

    La maison où habitait la victime était dans un cul-de-sac. Un véhicule était garé devant le portail. J’attendis mon collègue pour sonner. Aussitôt une femme d’un certain âge nous ouvrit, le sourire aux lèvres, mais dès qu’elle aperçut nos insignes, elle se signa.

    — C’est Philippe, il a encore fait des siennes. Mon mari va être en colère. Nous sommes famille d’accueil et ce gamin, enfin même si ça en est plus un, ne nous apporte que des ennuis.

    C’est le capitaine qui lui annonça la nouvelle. Elle se signa à nouveau.

    — Pauvre gosse ! il fallait bien que ça arrive, avec toutes les mauvaises fréquentations qu’il avait. Vous savez, dans le quartier, à cause de lui, nous étions mal vus. D’ailleurs, regardez en face le rideau qui bouge. La voisine a bien repéré que vous étiez de la police. Entrez donc ! je vous offre un café ?

    La brave femme me faisait de la peine. Pourtant, je déclinai.

    — Peut-on visiter sa chambre ? demandais-je en souriant.

    — Bien sûr, même s’il ne dormait plus ici depuis quelque temps.

    — Quand l’avez vu pour la dernière fois ? l’interrogea le capitaine Kawas.

    Elle réfléchit puis elle nous répondit que ça devait bien faire une bonne quinzaine de jours. Il avait débarqué chez eux avec un copain, très énervé, il avait pris quelques affaires, depuis elle n’avait plus de nouvelles.

    — Vous a-t-il dit quelque chose ? Pourquoi était-il de mauvaise humeur ? demanda encore Théo.

    Je voyais bien qu’elle hésitait à parler, elle ne voulait pas accabler son protégé. Je la rassurai.

    — Racontez-nous la vérité madame, tous les détails comptent pour…

    Un homme, son mari sans doute, déboula devant nous, affolé.

    — C’est le Philippe, il a été assassiné. Je parie que c’est à cause de la baston de la dernière fois.

    C’est alors qu’il nous identifia.

    — Ah ben, vous n’avez pas trainé pour débarquer chez nous. On n’y est pour rien nous ! Je t’avais prévenu Simone, cet homme il fallait qu’il déguerpisse de la maison depuis longtemps. Il avait passé l’âge d’être en famille d’accueil.

    Théo et moi, nous nous présentâmes. Il nous serra la main et nous affirma que lui et son épouse feraient tout pour nous aider. Ils ne voulaient pas d’ennuis.

    — Vous parliez d’une baston tout à l’heure, vous pourriez nous en dire plus ?

    — C’était, il y a quinze jours, je m’en souviens, il y avait un article dans le journal. J’espère que ce n’était pas lui qui avait tabassé le pauvre directeur de banque. En tous les cas, les dates correspondent, hein, Simone ?

    Elle hocha la tête, complètement perdue, puis elle avoua.

    — Je l’aime bien François Destrée, il nous a toujours bien conseillé pour notre argent. Alors quand j’ai su qu’il avait été cambriolé et hospitalisé, je suis allée prendre de ses nouvelles et je lui ai demandé s’il avait reconnu ses agresseurs.

    Son mari l’apostropha :

    — Je n’étais pas au courant. Tu m’en fais des cachotteries, dis-donc ! C’est vrai que lorsqu’il s’agit de Philippe, tu perds la tête. Alors, il t’a répondu quoi le directeur ?

    — Ils étaient masqués, murmura-t-elle, mais…

    Le cœur en déroute, j’attendais la suite. Je ne voulais pas croire que c’était François l’auteur de ce crime, mais son père si, il était tout à fait capable d’avoir commandité la sale besogne.

    Elle reprit en se tordant les mains :

    — Il a promis qu’il ne le dénoncerait pas. Il avait reconnu Philippe à son tatouage sur son bras.

    Kawas me fixa du regard alors que je lui affirmai que j’allai rencontrer monsieur Destrée afin d’avoir plus d’explications.

    — Vous ne pensez quand même pas que c’est lui qui l’a tué ? demanda la brave femme. Il est gentil cet homme.

    — Ouais, bougonna son mari, c’est vrai qu’il nous a bien aidés, mais on ne connait jamais les gens, Simone. C’est malin, maintenant, on pourrait croire qu’on est complices.

    Elle ouvrit de grands yeux et se mit à pleurer. Je les rassurai, nous reviendrons vers eux au fur et à mesure de l’enquête.

    Alors que je mettais mon casque, Théo s’approcha de moi et dit :

    — Si ce n’est pas ton pote, c’est son père, ça ne fait aucun doute, mais il va falloir le prouver et ça, ce n’est pas gagné.

    — Allons interroger François Destrée et tu m’accompagnes, ainsi tu verras que je ne lui passe aucune faveur. Il va devoir s’expliquer. J’espère que la Banque n’est pas fermée le samedi.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle

    À très vite…
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  • Raconte moi ta semaine

    18 septembre 2023
    J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    Comment vas-tu monsieur Lundi ? Quoi de neuf ? Tu me racontes ta semaine ?

    La plante sorcière de la semaine du 11 au 17 septembre est le cassissier. Si tu en offres une branche à ceux que tu aimes, tu lui dis : tu plais à tout le monde ou tu es mon bonheur si tu offres la grappe de fruits, tu lui dis un froncement de tes sourcils me ferait mourir. Tout est bon dans le cassissier autant les feuilles (diurétique) que les fruits antioxydant) et même les bourgeons (contre les allergies), quant aux pépins, l’huile renforce le système immunitaire.

    L’association de la liqueur de cassis avec du vin blanc, créé après la 2e guerre mondiale par le chanoine Kir, maire de Dijon, est une boisson très prisée. (Mon agenda de sorcière Marie D’Hennezel).

    (●’◡’●) Humeur : Il suffit parfois d’une photo trouvée lors d’un rangement de tiroir pour te faire perdre ton sourire… tu te souviens, tu te rappelles, les parfums affluent, tu revois l’endroit, tu entends les rires, tu es plongée dans un monde qui n’existe plus, il ne reviendra pas, tu le sais. C’est un souvenir ! Même s’il est beau, il te dit qu’il faut profiter de chaque moment, de chaque instant, tu ne sais pas de quoi demain sera fait. Les années ont passé, elles ont glissé sans que tu t’en rendes compte.

    Je range la photo, referme le tiroir, me revoilà dans le présent. Le passé est passé, le chapitre est terminé, la page est tournée.

    ✪ ω ✪ Sortie : Je reviens d’un week-end passé avec mon fils aîné et sa petite famille. Direction, un gite à 12kms de Mazamet, dans une forêt comme je les aime avec un petit chemin qui me plait tout autant et un lac artificiel. Paysage magnifique.

    Qui dit Mazamet, dit passerelle. Nous y sommes allés. Monsieur Chéri et moi l’avons traversée avec les encouragements de nos enfants. Même Oxybulle était de la partie. Elle a été portée au retour.

    Je ne te dis pas que le chemin pour y arriver était facile ☹🙄, impossible pour moi par Mazamet. Par contre par le village de Hautpoul, c’était plus abordable, difficile aussi, mais faisable, parce que ce n’était pas un chemin caillouteux qui grimpait, mais des marches qui descendaient à l’aller… et qu’il a fallu remonter au retour 😏. C’est là qu’il faut garder le sourire et accepter que tu n’es pas une chèvre qui grimpe partout 😉, que tu n’as plus 20 ans et qu’il faut programmer ton cerveau pour qu’il accepte ce challenge alors qu’il n’a qu’une envie, c’est de faire demi-tour et repartir à la maison, c’est beaucoup plus confortable. C’est là que je me rends compte que j’ai bien progressé dans ce travail. J’ai gardé mon sourire, avancé à mon rythme, vécu le moment présent et pas pensé qu’il allait falloir remonter ces fichues marches. La récompense était au bout du chemin : un paysage magnifique, le plaisir d’avoir réussi ce défi, et surtout la joie dans les yeux de mes enfants.

    Le village est très accueillant, joli, tranquille et les gens sont sympathiques.

    Rentrée au gite, plaisir de danser sur une boum (ça se dit encore) improvisée par les plus jeunes sur la terrasse face aux grands arbres.

    Super week-end qui donne la force pour redémarrer la semaine.

    (❁´◡`❁) Sport : En plus de ces plus de 12 000 pas du week-end (en un jour 😂), 40 km de vélo et deux fois de la marche le matin avant le petit-déjeuner (2 x 3,3kms). Je suis assez fière de tenir le rythme même s’il arrive souvent que je découvre de nouveaux muscles 😂.

    (✿◡‿◡) Dessins : Regarde 👇

    Dessin dans mon Bujo. Ma page d’octobre est prête aussi, je te la montrerai en temps voulu 😂 ne sois pas si impatient 😉.

    [‾◡◝] Lectures : J’ai terminé Noël à la petite boulangerie et j’ai beaucoup aimé, mais ce n’est pas une surprise. D’ailleurs, j’ai craqué 😉.

    Regarde 👇 ma nouvelle lecture du moment (en poche).

    Et ensuite toujours en poche 👇

    Tu comprends… je n’avais plus grand-chose à lire 😂.

    🏉🏉 : Il faut bien que j’en parle du rugby 😂même si ce n’est pas ma tasse de thé 😏. Je supporte tout de même notre équipe de France même si je ne comprends rien aux règles (c’est plus compliqué que le foot non ? 😁). Je te dirai que je n’ose pas trop poser de questions quand Monsieur Chéri est devant le match, il est tellement à fond, crispé, râleur, que même Oxybulle se planque sous le canapé et ose montrer sa tête quand son maître saute au plafond 😂😂 (si c’est un peu ça !) Tout y passe, l’arbitre qui ne voit rien ou voit de travers, les Français qui pourraient faire mieux ou jouent bien, les cris Allez Allez tonitruants me font sursauter et font aboyer Oxybulle qui regarde son maître d’une drôle de tête se demandant quoi faire 🤣.

    Voilà pour cette semaine et toi, raconte-moi 😊.

    À très vite…
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  • Dimanche Citations

    17 septembre 2023
    Dimanche citation

    Bonjour toi 😉

    Bon dimanche 💖

    À très vite…
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  • Samedi Musique

    16 septembre 2023
    Chansons-Musiques

    Bonjour toi 😉

    Je te partage aujourd’hui une des chansons qui revient souvent dans mon flow. Un jour une femme, interprété par Florent Pagny et Christophe Maé. Quel plaisir d’entendre l’harmonica de Christophe Maé.

    Bon samedi en musique 🎶

    À très vite…
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  • Journal de Marie-Sophie et Archibald

    15 septembre 2023
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😉

    Marie-Sophie

    L’été était passé à une allure grand V. Les deux mois avaient filé sans que je m’en rende compte. Les touristes avaient afflué et la boulangerie n’avait pas désempli. Archibald avait finalement recruté une jeune femme à mi-temps pour les jours où je partais avec le food truck. Elle s’appelait Maddi Artola et était une amie de François. Il nous l’avait chaudement recommandée et nous n’avons pas été déçus.

    Je me regardai dans le miroir de la salle de bains. J’affichai un sourire béat qui ne me quittait pas. C’était arrivé comme ça, un soir…

    Archibald et moi étions rentrés à pied comme d’habitude. Je lui racontais ma journée, il faisait de même. Soudain, j’entendis une cavalcade derrière moi. Instinctivement, je saisis la main d’Archibald, un troupeau de moutons dévalaient le sentier. La bergère et son chien suivaient. Elle nous salua en s’excusant de nous avoir fait peur, mais les clôtures du pré ayant été endommagées, elle ne pouvait y laisser ses animaux. C’était un voisin qui l’avait prévenue parce qu’une brebis, plus curieuse que les autres, s’était aventurée sur la route.

    Le troupeau était passé, mais Archibald n’a pas lâché ma main et je n’avais rien fait pour lui reprendre. Je savais que nous pouvions emprunter un sentier pour gagner du temps. Nous ne le faisions jamais, parce que nous préférions rester sur le chemin habituel, mais ce soir-là, il s’y engouffra m’entrainant avec lui. Comme deux gamins, nous éclatâmes de rire en courant sur ce sentier dérangeant les petits animaux. Puis, il s’arrêta. Il saisit mon visage entre ses mains, plongea ses yeux dans les miens, cherchant peut-être une réponse à sa question. J’avais le cœur qui battait la chamade et je sentais le sien s’affoler également contre le mien. Il approcha sa bouche de la mienne. Je le connaissais par cœur, mais je n’avais jamais été aussi près de ses lèvres.

    J’eus peur de ne pas aimer. Pas facile de passer du stade de meilleur ami à… amant.

    Oui, ce soir-là, tout bascula et depuis, j’avais les étoiles plein les yeux. Pourtant, il m’avait fait jurer de ne rien raconter à personne, même pas à Mélusine. Il voulait que ça reste notre secret, pendant un certain temps. Je lui promis et je me rappelai encore son rire.

    Il m’enleva les brindilles accrochées à mes cheveux, je me souviens de ses mains si caressantes. Jamais je n’aurai imaginé qu’il pouvait les avoir si douces. C’est alors que je regrettai tout ce temps perdu.

    Quand nous sommes rentrés à la maison, il n’y avait personne. Mélusine était chez François. Notre secret ne fut pas éventé.

    Et depuis, les jours passaient et nous agissions comme si de rien n’était. Archibald n’hésitait pas à venir me rejoindre dans ma chambre, je n’avais pas encore osé le retrouver. C’était facile pour lui, il se levait tôt, il suffisait qu’il décale son réveil et il s’arrêtait à ma porte.

    — Je peux entrer ?

    Je fis signe à Mélusine qui se planta devant moi.

    — Dis-moi, c’est parce qu’il fait les viennoiseries qu’Archibald se lève aux aurores ? Je ne dormais pas, il faisait trop chaud. Il est descendu de bonne heure.

    Je baissai la tête pour qu’elle ne voie pas mon sourire et fis celle qui n’avait rien entendu.

    — Figure-toi qu’Enzo voulait lui demander quelque chose hier matin, et il n’était pas dans sa chambre.

    — Enzo se lève si tôt ?

    Je finissais de me coiffer et passais devant elle pour aller préparer le petit déjeuner.

    Archibald arrivait et il déposa les viennoiseries toutes chaudes sur la table.

    Archibald

    Depuis que MarieSophe était devenue ma femme, même si nous ne sommes pas mariés, je la trouvais encore plus belle.

    Ce matin-là, Mélusine me cueillit par surprise dans la cuisine.

    — Salut toi ! tu te lèves bien tôt ! Je t’ai entendu.

    — Il fait chaud, je ne dors pas bien ici, à la boulangerie il fait plus frais.

    — Mais bien sûr, ricana-t-elle, avec tes fours allumés, tu m’en diras tant. Avoue plutôt que tu t’es trouvé une petite copine et que tu vas la retrouver.

    Elle rit et se tourna vers Marie-Sophie. La chipie avait les yeux qui pétillaient.

    — Tu ne sais rien toi ? lui demanda-t-elle.

    Marie-Sophie haussa les épaules. Mélusine insista :

    — On la connait ?

    — Tu affabules, tu crois sincèrement que j’ai le temps pour ça ?

    — C’est vrai que tu ne vois personne, à part nous, mais tu dois bien avoir envie parfois de…

    — Je n’ai pas l’intention de venir dans vos lits les filles, je me débrouille.

    J’éclatai de rire et enchainai :

    — Voilà le petit déjeuner, donnez-moi votre avis.

    Je quittai aussitôt la cuisine, regrettant de ne pas embrasser Marie-Sophie, mais c’est Pépé Charles qui me topa dès que je franchis le portail du jardin.

    — Salut mon garçon !

    Lui c’est l’inverse qu’il avait remarqué.

    — Dis-moi, tu pars plus tard non, le matin ? Si tu dors davantage, tant mieux.

    Pourquoi ai-je eu l’impression qu’il se moquait de moi ? Il me tapa sur l’épaule, me fit un clin d’œil et s’en alla en sifflotant.

    Pas facile de cacher ma joie et mon bonheur. J’étais certain que tout le monde savait… je souhaitai vraiment garder notre secret. C’était tout neuf et je savourai ces moments volés.

    Alors que j’arrivai à la boulangerie pas encore ouverte, j’aperçus Gabriel. Il me fit signe et me rejoignit.

    — C’est toi que je voulais voir, dit-il en me serrant la main.

    Je l’invitai à entrer dans mon laboratoire.

    — Je me demande comment tu fais pour supporter cette chaleur.

    — Question d’habitude.

    Je revêtis ma tenue blanche attendant qu’il me parle.

    — J’ai besoin de ton avis. Il y a un moment que Morgan est rentré et Marie-Sophie semble heureuse. Crois-tu qu’elle soit passée à autre chose et que je pourrai à nouveau tenter ma chance ?

    Je pris le temps de répondre sentant une vague de jalousie m’envahir. Je ne connaissais pas ce sentiment et aussitôt je le détestai. La jalousie ? Pas pour moi, je me l’étais promis. J’en avais trop souffert gamin ! je l’interrogeai tout en sortant mes baguettes du four.

    — Je pensai que tu avais lâché l’affaire ?

    — Hum ! on voit bien que tu n’es pas amoureux toi ! si tu crois que c’est facile !

    — Désolé, je ne me doutais pas que tu étais aussi mordu.

    Je devais vraiment prendre sur moi pour lui répondre calmement.

    — Alors ? Toi qui la connais bien, tu es son meilleur ami, tu dois bien savoir si elle a rencontré quelqu’un ?

    J’hallucinai ! Je n’aurai jamais imaginé que Gabriel viendrait me parler de Marie-Sophie de cette façon. Nous n’étions plus des gamins et à l’écouter, j’avais l’impression de me trouver face à un ado.

    Il dut s’en rendre compte à mon soupir et haussement de sourcils.

    — D’accord, je suis complètement idiot.

    — Tente ta chance, tu verras bien.

    — Sérieux ? Tu penses que j’ai une chance ?

    Je regrettai aussitôt ma réplique à découvrir son sourire béat et surtout d’avoir fait promettre à Marie-Sophie de garder le secret sur nous deux.

    © Isabelle-Marie d’Angèle

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  • Jeudi Poésie

    14 septembre 2023
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Septembre

    Ils s’en sont allés les doux parfums d’été
    J’ai senti ce matin celui de l’automne.
    Déjà ? me demande le merle interloqué 
    Septembre est commencé, le chat en ronronne.
    
    Regarde-le sur la murette du jardin,
    Il surveille la mésange qui vient picorer
    Dans la mangeoire le tournesol, il veille au grain
    C’est une amie, il la laissera s’envoler. 
    
    Septembre, tes feuilles sont encore bien accrochées
    Et leurs couleurs vertes même si elles sont défraichies
    Ombragent la terrasse, leurs branches entrelacées
    Lorsqu’il fait chaud, il fait bon s’y mettre à l’abri. 
    
    C’est au mois de septembre qu’on fête le raisin
    Qu’on découvre de beaux champignons dans les bois
    C’est là que se terre le gibier de bon matin
    Le chasseur est là l’animal est aux abois.
    
    Puis viendra le moment d’enfiler la laine
    L’air se fera plus frais, le jour se fera court
    Septembre sera installé, toi, reste zen
    L’automne approche, nul besoin de longs discours.
    
    Septembre, Dame Nature aime te colorer
    De mille feuilles d’or jaune rouge orangé
    Tu as la chance d’être par elle bien gâté
    Pour le plaisir de nos yeux tout émerveillés. 
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (septembre 2023).
    
    À très vite…
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  • Dessins d’enfants

    13 septembre 2023
    Jour des enfants

    Bonjour toi 😉

    Tu n’as pas oublié, c’est le jour des enfants. Et si je publiais leurs dessins ? Alors peut-être que je glisserai parmi ceux piqués sur la toile, un des mes enfants… En as-tu gardé ?

    On retrouve beaucoup de couleurs pas vrai ?

    Que dessinais-tu toi ?

    Bon mercredi 💖

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  • BlogAmis

    12 septembre 2023
    Reblog

    Bonjour toi 😉

    Je l’ai dit, je l’ai promis, je le fais. Je vais faire un tour chez les Blogamis et je publie ici les idées que j’ai aimées. .

    C’est une rubrique que je ferai régulièrement. Je commence aujourd’hui avec le blog de Josée Des mots et des images .

    Le billet que j’ai trouvé super, (évidemment comme je l’ai pris en cours de route, je te partage celui en cours, mais je suis certaine que tu iras chez Josée pour lire le reste), est le dictionnaire d’une vie comme elle l’aime.

    Régulièrement, elle envoie des lettres d’amitié que je lis avec bonheur et je lui avais déjà dit que c’était difficile de lui répondre parce que je ne trouvais pas le blog, que je me faisais jeter parce que mon adresse n’était pas reconnue, bref j’en passe et des meilleures, mystère de l’informatique 😲🙄😤.

    Tu me connais, je ne lâche pas l’affaire. J’ai donc fouillé sur le net et j’ai enfin trouvé ce blog, grâce aussi aux liens que Josée glisse dans sa lettre d’amitié. Et voilà !

    Je te laisse découvrir ce billet et son blog ici (en espérant que ça marche 😉🥰).

    Quelle belle idée le dictionnaire d’une vie comme je l’aime … peut-être que je piquerai l’idée si Josée est d’accord bien sûr ! 💖

    Bonne découverte et bonne lecture.

    Merci Josée pour ce blog plein d’idées, de bonheur et de surprises.

    À très vite…
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  • Fenêtre sur le jardin

    12 septembre 2023
    Fenêtre sur le jardin

    Bonjour toi 😉

    Ce n’est pas qu’il est triste, mais il est un peu … comment dirais-je … en désordre. Notre absence d’une semaine et la chaleur n’ont rien arrangé.

    Regarde un peu 👇

    Les asters et les belles de nuit sont là mais c’est la pagaille 😉 comme dit Monsieur Chéri. Les arbres prenant toute la place, les fleurs se poussent et se penchent pour avoir de la lumière 😊.

    Mais que vois-je là ? Il reste une rose qui se porte assez bien.

    Le bégonia posé sur la petite table extérieure est toujours en place. Il supporte très bien la chaleur, Monsieur Chéri n’en revient pas. Je te rappelle que c’est un bégonia qui faisait parti d’un panier chez Jardiland comme les too good to go de nourritures invendues, une plante toute moche qui suivant les dires du vendeur, si on s’en occupait un peu, il pouvait reprendre du poil de la bête. La preuve ! Il a plus d’un an !

    Le lantana refleurit.

    Et les hortensias sont beaux aussi comme ça !

    J’ai toujours les oiseaux qui viennent picorer devant ma fenêtre et les arbres tout habillés encore qui font de l’ombre. Bientôt, ils changeront de couleur et je te partagerai alors mon jardin automnal.

    À très vite…
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  • Raconte-moi ta semaine

    11 septembre 2023
    Billet d’humeur, J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    Alors Monsieur Lundi quoi de neuf ?

    La plante magique de la semaine de 4 au 10 septembre est le basilic. D’après Dioscoride, médecin grec du 1er siècle, sa consommation atténuait les douleurs d’une piqûre de scorpion. Au IVe siècle av. J.-C., c’est le basilic des Provençaux qui était sacré comme en Inde. En effet, cette plante originaire des Indes s’est acclimatée dans le bassin méditerranéen, et est associée à Sainte-Anne, patronne des maraîchers.

    (Mon agenda de Sorcière de Marie D’Hennezel).

    (●’◡’●) Humeur : Même si elle reste au beau fixe, j’avoue qu’insidieusement, je dois me batailler pour garder le moral. Septembre est là, la rentrée est passée, je sens bien que la saison va basculer, les parfums ne sont plus tout à fait les mêmes. La maison se vide, le train-train quotidien va reprendre sa place, et même si ça fait du bien de retrouver toutes les habitudes, le compagnon que je connais bien et depuis longtemps, j’ai nommé Monsieur le Cafard ou le Spleen qui est plus joli, mais qui veut dire la même chose, une sorte de mélancolie s’installe. Du coup, je me plonge dans mes écrits, mon bullet journal où il est écrit noir sur blanc que je dois rire, et d’un coup ça va mieux !

    (❁´◡`❁) Sport : Deux sorties vélo, l’une de 22 kms histoire de se remettre en jambes comme dit Monsieur Chéri (😏), l’autre de 42 kms, oui oui tu lis bien, 42 kms ! Finalement, j’ai gardé la forme. Plus … 3,7kms de marche. La semaine sportive a repris.

    D’autre part, nous sommes allés nous renseigner pour aller à la piscine. Tu vas rire… elle était fermée. Cause : entretien des bassins 😂. Heureusement, qu’il y avait quand même une permanence pour les renseignements, évidemment pas ce jour-là 😃. C’est fou comme c’est facile du coup de se dire pas grave, c’est qu’on doit pas y aller mais non, je n’ai pas lâché l’affaire. Nous avons donc l’intention Monsieur Chéri et moi de faire des longueurs et pourquoi pas de l’Aquabyke. Connais-tu ? en pratiques-tu ?

    (❁´◡`❁) Blog et écriture : J’ai repris à peu près le rythme. Tu as retrouvé J’aime un voyou au grand cœur, ainsi que l’agenda ironique. Je me penche rapidement sur le journal de Marie-Sophie.

    (✿◡‿◡) Dessins : Regarde un peu 👇

    Celle-ci n’est pas terminée et je pense la refaire pour mon Bujo sur la page octobre 👇

    [‾◡◝] Lectures : J’arrive à la fin de Noël à la petite boulangerie. Je ne lis que le soir, du coup, je n’avance pas vite et je pense aussi que… je n’ai pas de bouquins qui me font trop envie dans ma Pal, alors je trainaille. Figure-toi qu’il y a un truc qui m’agace quand je prends un livre et que je me rends compte que j’en ai lu un autre plus récent du même auteur avec les mêmes personnages et que ça ne va pas du tout, parce que les héros étaient ensemble et que dans le plus vieux, ils ne le sont pas 😏. Là, blocage de ma part. Aussi, quelle quiche de pas avoir fait attention à la date de parution… oui, mais, le résumé me plaisait davantage 😂. Et toi, arrives-tu à lire un roman plus ancien alors que si tu connais la vie des héros ? Remarque, il m’est arrivé de lire plusieurs fois un livre et d’en savourer toujours les passages préférés même si je les sais par cœur.

    [⊙o⊙] Musique : Voilà ce qu’il ressort de mon TOP d’août entre autre :

    🎶 Et un jour une femme — Florent Pagny, Christophe Mahé

    🎶 Mon frère – Les Enfoirés

    🎶 Le feu — Kendji Girac, Vianney

    🎶 Châtelet-les halles — Florent Pagny, Calogero

    🎶 Chez toi — Slimane, Claudio Capéo

    🎶 Même pas mal – Louis Albi, Star Academy

    🎶 Holidays – Michel Polnareff, Offenbach

    🎶 Beside You – James Blunt

    🎶 Santa Clara — Benjamin Biolay, Clara Luciani

    🎶 Week-end à Rome — Marie Poulain, Testenoire

    🎶 Je ne veux qu’elle — Marc Lavoine, Claire Keim

    🎶 Popcorn salé — Santa

    ….

    Et toi ? Raconte-moi ta semaine, dis — moi si tu as repris le travail ou si tu ne le reprends plus, si tu lis, si tu es allé au cinéma, au restau… et surtout si tu vas bien.

    Bonne semaine 💖

    À très vite…
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