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  • Agenda ironique de Septembre

    15 septembre 2022
    Défis-Challenges

    Bonjour toi 😉

    C’est chez Mijo que ça se passe. Il y est question d’expression culinaire et de raconter une première fois d’une gorgée, d’une lampée, d’une bouchée, d’une effluve, d’un fumet et même d’une morsure.

    Voici donc ma participation toute simple d’une recette toute simple 😉 écrite sous forme de poème tout simplement.

    Va t’faire cuire un oeuf

    Va t’faire cuire un œuf 
    Ben j’aimrais bien
    Mais j’peux point !
    Mes poules font la teuf !
    
    Pourtant, un œuf à la coque
    Avec une mouillette trempée
    Tu t’rappelles l’époque ? 
    Les yeux fermés !
    
    D’abord acheter du pain frais
    Cuire 3 minutes ton œuf
    Le bord découper
    Tout est là Meuf !
    
    Un zest de poivre et de sel
    Tu te rappelles ? 
    
    Saisis ta mouillette
    Trempe là dans le jaune
    Dans ta bouche c’est la fête
    Tel un chat tu ronronnes. 
    
    Ce goût-là, Meuf !
    Jamais oublié.
    Plaisir simple de l’œuf
    Enfile ton tablier. 
    
    
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (septembre 2022)
    
    
    
    
    
    À très vite…
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  • Haïku du jour

    15 septembre 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Haïku inspiré par cette illustration qui s’adapte tout à fait à mon jeudi poésie.

    Immortel instant
    Figé à tout jamais là 
    Plaisir du moment
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (Septembre 2022)
    
    
    
    
    À très vite…
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  • Je dis Poésie

    8 septembre 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    J’adore les foulards, les petits, les grands, les XXL… alors l’idée m’est venue de le mettre à l’honneur via la poésie 😉

    Le foulard fou

    Choisi ce matin-là
    Il égaillerait sa mine tristounette.
    Au fond d’un tiroir, il se trouvait là
    Assorti à sa chemisette. 
    
    Les bras levés face à la glace,
    Elle tentait de le nouer.
    Inutile de se voiler la face, 
    Ce chenapan glissait. 
    
    Rattrapé, autour de son front
    Elle l’enroula.
    Taquin, sur ses yeux il glissa. 
    Elle souffla et tint bon. 
    
    Elle ne voyait plus rien,
    Il glissa autour de son cou,
    Qu’il était cabotin
    Ce foulard fou.
    
    Rageuse, elle tira d’un coup sec
    Toussa et faillit s’étrangler.
    Par-dessus sa tête, pas de break
    Elle le fit voler. 
    
    Toute ébouriffée à présent,
    Elle avait l’air malin. 
    De ses couleurs vives, la narguant
    Il pendait, accroché à sa main. 
    
    Enfin, tête en bas
    Sur sa nuque le nouant
    Elle le maîtrisa
    Et sourit à pleines dents.
    
    De bonheur, elle claqua des doigts
    Ouvrit la porte, son voisin salua !
    C’est alors qu’un vent coquin s’engouffra
    Et délivra le foulard qui s’envola. 
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (septembre 2022).
    
    À très vite…
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  • C’est la rentrée !

    1 septembre 2022
    Billet d’humeur, Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Septembre te voici ! J’espère qu’il fera moins chaud 😉. En tout cas, je ne sais pas toi, mais le mois qui s’annonce et cette nouvelle saison me plait bien. Toutes ces couleurs qui apparaissent tous les jours me remplissent de bonheur. Ces nouveaux parfums qui me parviennent me font chaud au cœur même si l’été s’en va peu à peu.

    Bon ce n’est pas tout ça, je souhaite à tous, une belle rentrée et à ce sujet je t’ai écrit une bafouille 😉et j’en profite pour te remercier pour tes gentils messages pour me souhaiter un bon retour. Maintenant, je n’ai plus qu’à… je t’ai promis plein de surprises…😂 allez c’est parti.

    La rentrée

    J’ai préparé mes cahiers
    J’ai rangé mon maillot, 
    J’ai sorti mes stylos
    Et mon jeans rayé. 
    
    Retrouver mes copines
    Perdues de vue depuis deux mois
    Nous avons toutes bonne mine
    Et le cœur en émoi. 
    
    Les petits pleurent
    Ils ne veulent pas lâcher Maman.
    Moi je regarde l’heure
    La rentrée c’est maintenant. 
    
    Le parfum est toujours le même
    Celui de la rentrée
    Je m’assois près de Marlène
    J’ai le cœur en berne. 
    
    Finies les vacances
    Le sable chaud et les interminables soirées.
    J’en ai bien conscience 
    La rentrée, c’est commencé. 
    
    Par la fenêtre
    Mon regard s’évade
    Arrête Arrête
    Cette sérénade. 
    
    Les vacances sont finies
    Je contemple le tableau
    Adieu le Bikini
    Nouvel emploi du temps pas rigolo. 
    
    Math Français
    Sciences histoire-géo
    L’aiguille s’est arrêtée
    La rentrée c’est pas cadeau. 
    
    Haut les cœurs,
    Nouvelle année
     À écrire et le bonheur
    Pointera son nez. 
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (Septembre 2022).
    
    À très vite…
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  • Je dis Poésie

    11 août 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Illustratrice Madmoiselle C
    Joli mois d’août
    Tu es à moitié passé
    Ne pas y penser
    
    Cornets de glace
    Acidulées ou sucrées
    C’est vraiment l’été
    
    Soleil et plage
    Casquette sur la tête
    Je savoure l’instant
    
    
    Glisse le sable
    Comme le temps qui coule
    Cornet dans les mains
    
    Été du mois d’août
    Longues soirées parfumées
    Doigts entrelacés
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (août 2022).
    
    
    
    
    À très vite…
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  • Je dis poésie – Abricots en pots

    4 août 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    C’est le moment de la confiture d’abricots 😋

    Ça glougloute là
    Confiture d’abricots
    Dix huit pots plaisir
    
    Goût acidulé
    Sur une tranche de pain
    Plaisir partagé
    
    Souvenirs d’été
    Pour un hiver parfumé
    Petit Déjeuner
    
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (août 2022)
    
    A très vite…
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  • Je dis Poésie

    28 juillet 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour Toi 😉

    En l’honneur de la fête des Samson, je partage ce poème d’Alfred de Vigny

    La colère de Samson

    Le désert est muet, la tente est solitaire.
    Quel Pasteur courageux la dressa sur la terre
    Du sable et des lions? - La nuit n'a as calmé
    La fournaise du jour dont l'air est enflammé.
    Un vent léger s'élève à l'horizon et ride
    Les flots de la poussière ainsi qu'un lac limpide.
    Le lin blanc de la tente est bercé mollement ;
    L'oeuf d'autruche allumé veille paisiblement,
    Des voyageurs voilés intérieure étoile,
    Et jette longuement deux ombres sur la toile.
    
    L'une est grande et superbe, et l'autre est à ses pieds :
    C'est Dalila, l'esclave, et ses bras sont liés
    Aux genoux réunis du maître jeune et grave
    Dont la force divine obéit à l'esclave.
    Comme un doux léopard elle est souple, et répand
    Ses cheveux dénoués aux pieds de son amant.
    Ses grands yeux, entr'ouverts comme s'ouvre l'amande,
    Sont brûlants du plaisir que son regard demande,
    Et jettent, par éclats, leurs mobiles lueurs.
    Ses bras fins tout mouillés de tièdes sueurs,
    Ses pieds voluptueux qui sont croisés sous elle,
    Ses flancs plus élancés que ceux de la gazelle,
    Pressés de bracelets, d'anneaux, de boucles d'or,
    Sont bruns ; et, comme il sied aux filles de Hatsor,
    Ses deux seins, tout chargés d'amulettes anciennes,
    Sont chastement pressés d'étoffes syriennes.
    
    Les genoux de Samson fortement sont unis
    Comme les deux genoux du colosse Anubis.
    Elle s'endort sans force et riante et bercée
    Par la puissante main sous sa tête placée.
    Lui, murmure ce chant funèbre et douloureux
    Prononcé dans la gorge avec des mots hébreux.
    Elle ne comprend pas la parole étrangère,
    Mais le chant verse un somme en sa tête légère.
    
    " Une lutte éternelle en tout temps, en tout lieu
    Se livre sur la terre, en présence de Dieu,
    Entre la bonté d'Homme et la ruse de Femme.
    Car la Femme est un être impur de corps et d'âme.
    
    L'Homme a toujours besoin de caresse et d'amour,
    Sa mère l'en abreuve alors qu'il vient au jour,
    Et ce bras le premier l'engourdit, le balance
    Et lui donne un désir d'amour et d'indolence.
    Troublé dans l'action, troublé dans le dessein,
    Il rêvera partout à la chaleur du sein,
    Aux chansons de la nuit, aux baisers de l'aurore,
    A la lèvre de feu que sa lèvre dévore,
    Aux cheveux dénoués qui roulent sur son front,
    Et les regrets du lit, en marchant, le suivront.
    Il ira dans la ville, et là les vierges folles
    Le prendront dans leurs lacs aux premières paroles.
    Plus fort il sera né, mieux il sera vaincu,
    Car plus le fleuve est grand et plus il est ému.
    Quand le combat que Dieu fit pour la créature
    Et contre son semblable et contre la Nature
    Force l'Homme à chercher un sein où reposer,
    Quand ses yeux sont en pleurs, il lui faut un baiser.
    Mais il n'a pas encor fini toute sa tâche. -
    Vient un autre combat plus secret, traître et lâche ;
    Sous son bras, sous son cœur se livre celui-là,
    Et, plus ou moins, la Femme est toujours DALILA.
    
    Elle rit et triomphe ; en sa froideur savante,
    Au milieu de ses sœurs elle attend et se vante
    De ne rien éprouver des atteintes du feu.
    A sa plus belle amie elle en a fait l'aveu :
    " Elle se fait aimer sans aimer elle-même.
    " Un Maître lui fait peur. C'est le plaisir qu'elle aime,
    " L'Homme est rude et le prend sans savoir le donner.
    " Un sacrifice illustre et fait pour étonner
    " Rehausse mieux que l'or, aux yeux de ses pareilles,
    " La beauté qui produit tant d'étranges merveilles
    " Et d'un sang précieux sait arroser ses pas. "
    
    - Donc ce que j'ai voulu, Seigneur, n'existe pas. -
    Celle à qui va l'amour et de qui vient la vie,
    Celle-là, par Orgueil, se fait notre ennemie.
    La Femme est à présent pire que dans ces temps
    Où voyant les Humains Dieu dit : Je me repens !
    Bientôt, se retirant dans un hideux royaume,
    La Femme aura Gomorrhe et l'Homme aura Sodome,
    Et, se jetant, de loin, un regard irrité,
    Les deux sexes mourront chacun de son côté.
    
    Eternel ! Dieu des forts ! vous savez que mon âme
    N'avait pour aliment que l'amour d'une femme,
    Puisant dans l'amour seul plus de sainte vigueur
    Que mes cheveux divins n'en donnaient à mon cœur.
    - Jugez-nous. - La voilà sur mes pieds endormie.
    - Trois fois elle a vendu mes secrets et ma vie,
    Et trois fois a versé des pleurs fallacieux
    Qui n'ont pu me cacher a rage de ses yeux ;
    Honteuse qu'elle était plus encor qu'étonnée
    De se voir découverte ensemble et pardonnée.
    Car la bonté de l'Homme est forte, et sa douceur
    Ecrase, en l'absolvant, l'être faible et menteur.
    
    Mais enfin je suis las. - J'ai l'aine si pesante,
    Que mon corps gigantesque et ma tête puissante
    Qui soutiennent le poids des colonnes d'airain
    Ne la peuvent porter avec tout son chagrin.
    
    Toujours voir serpenter la vipère dorée
    Qui se traîne en sa fange et s'y croit ignorée ;
    Toujours ce compagnon dont le cœur n'est pas sûr,
    La Femme, enfant malade et douze fois impur !
    - Toujours mettre sa force à garder sa colère
    Dans son cœur offensé, comme en un sanctuaire
    D'où le feu s'échappant irait tout dévorer,
    Interdire à ses yeux de voir ou de pleurer,
    C'est trop ! - Dieu s'il le veut peut balayer ma cendre,
    J'ai donné mon secret ; Dalila va le vendre.
    - Qu'ils seront beaux, les pieds de celui qui viendra
    Pour m'annoncer la mort ! - Ce qui sera, sera ! "
    
    Il dit et s'endormit près d'elle jusqu'à l'heure
    Où les guerriers, tremblant d'être dans sa demeure,
    Payant au poids de l'or chacun de ses cheveux,
    Attachèrent ses mains et brûlèrent ses yeux,
    Le traînèrent sanglant et chargé d'une chaîne
    Que douze grands taureaux ne tiraient qu'avec peine,
    La placèrent debout, silencieusement,
    Devant Dagon leur Dieu qui gémit sourdement
    Et deux fois, en tournant, recula sur sa base
    Et fit pâlir deux fois ses prêtres en extase ;
    Allumèrent l'encens ; dressèrent un festin
    Dont le bruit s'entendait du mont le plus lointain,
    Et près de la génisse aux pieds du Dieu tuée
    Placèrent Dalila, pâle prostituée,
    Couronnée, adorée et reine du repas,
    Mais tremblante et disant : IL NE ME VERRA PAS !
    
    Terre et Ciel ! avez-vous tressailli d'allégresse
    Lorsque vous avez vu la menteuse maîtresse
    Suivie d'un œil hagard les yeux tachés de sang
    Qui cherchaient le soleil d'un regard impuissant ?
    
    Et quand enfin Samson secouant les colonnes
    Qui faisaient le soutien des immenses Pylônes
    Ecrasant d'un seul coup sous les débris mortels
    Ses trois mille ennemis, leurs Dieux et leurs autels ? -
    
    Terre et Ciel ! punissez par de telles justices
    La trahison ourdie en es amours factices
    Et la délation du secret de nos coeurs
    Arraché dans nos bras par des baisers menteurs !
    
    
    
    
    
    Bon jeudi 💖
    À très vite…
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  • Je dis poésie

    21 juillet 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Retour en arrière de quelques années 😂

    J’ai eu 19,5 en 1ère au lycée avec ça 👇

    Le CId – Pierre Corneille

    Percé jusques au fond du cœur
    D’une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,
    Misérable vengeur d’une juste querelle,
    Et malheureux objet d’une injuste rigueur,
    Je demeure immobile, et mon âme abattue
    Cède au coup qui me tue.
    Si près de voir mon feu récompensé,
    Ô Dieu, l’étrange peine !
    En cet affront mon père est l’offensé,
    Et l’offenseur le père de Chimène !
    
    Que je sens de rudes combats !
    Contre mon propre honneur mon amour s’intéresse :
    Il faut venger un père, et perdre une maîtresse :
    L’un m’anime le cœur, l’autre retient mon bras.
    Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme,
    Ou de vivre en infâme,
    Des deux côtés mon mal est infini.
    Ô Dieu, l’étrange peine !
    Faut-il laisser un affront impuni ?
    Faut-il punir le père de Chimène ?
    
    Père, maîtresse, honneur, amour,
    Noble et dure contrainte, aimable tyrannie,
    Tous mes plaisirs sont morts, ou ma gloire ternie.
    L’un me rend malheureux, l’autre indigne du jour.
    Cher et cruel espoir d’une âme généreuse,
    Mais ensemble amoureuse,
    Digne ennemi de mon plus grand bonheur,
    Fer qui causes ma peine,
    M’es-tu donné pour venger mon honneur ?
    M’es-tu donné pour perdre ma Chimène ?
    
    Il vaut mieux courir au trépas.
    Je dois à ma maîtresse aussi bien qu’à mon père :
    J’attire en me vengeant sa haine et sa colère ;
    J’attire ses mépris en ne me vengeant pas.
    À mon plus doux espoir l’un me rend infidèle,
    Et l’autre indigne d’elle.
    Mon mal augmente à le vouloir guérir ;
    Tout redouble ma peine.
    Allons, mon âme ; et puisqu’il faut mourir,
    Mourons du moins sans offenser Chimène.
    
    Mourir sans tirer ma raison !
    Rechercher un trépas si mortel à ma gloire !
    Endurer que l’Espagne impute à ma mémoire
    D’avoir mal soutenu l’honneur de ma maison !
    Respecter un amour dont mon âme égarée
    Voit la perte assurée !
    N’écoutons plus ce penser suborneur,
    Qui ne sert qu’à ma peine.
    Allons, mon bras, sauvons du moins l’honneur,
    Puisqu’après tout il faut perdre Chimène.
    
    Oui, mon esprit s’était déçu.
    Je dois tout à mon père avant qu’à ma maîtresse :
    Que je meure au combat, ou meure de tristesse,
    Je rendrai mon sang pur comme je l’ai reçu.
    Je m’accuse déjà de trop de négligence :
    Courons à la vengeance ;
    Et tout honteux d’avoir tant balancé,
    Ne soyons plus en peine,
    Puisqu’aujourd’hui mon père est l’offensé,
    Si l’offenseur est père de Chimène.
    
    

    Je me rappelle l’avoir appris, répété et re-répété toute seule jusqu’à le connaître sur le bout des doigts sans me tromper et ça a payé. Je me souviens aussi que j’étais debout face à mon professeur de Français et à la classe, d’un coup le silence s’était fait. J’avais le cœur qui battait à 100 à l’heure et les mains qui devenaient moites 😂.

    Et toi as-tu des souvenirs de récitations, poésie voire même de pièce de théâtre ?

    À très vite…
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  • Je dis Poésie

    14 juillet 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Je suis toujours en extase devant un feu d’artifice . Les yeux grands ouverts, je regarde et j’admire. Aujourd’hui, ces feux sont souvent accompagnés de musique. Pour moi c’est magique, je suis comme les enfants, je taperais presque des mains devant le spectacle et parfois des Oh d’admiration s’échappent de ma bouche. C’est comme ça !

    Je partage avec toi un poème de Victor Hugo sur le 14 juillet 👇

    Célébration du 14 juillet dans la forêt

    Qu’il est joyeux aujourd’hui,
    Le chêne aux rameaux sans nombre,
    Mystérieux point d’appui
    De toute la forêt sombre !
    
    Comme quand nous triomphons,
    Il frémit, l’arbre civique ;
    Il répand à plis profonds
    Sa grande ombre magnifique.
    
    D’où lui vient cette gaîté ?
    D’où vient qu’il vibre et se dresse,
    Et semble faire à l’été
    Une plus fière caresse ?
    
    C’est le quatorze juillet.
    À pareil jour, sur la terre
    La liberté s’éveillait
    Et riait dans le tonnerre.
    
    Peuple, à pareil jour râlait
    Le passé, ce noir pirate ;
    Paris prenait au collet
    La Bastille scélérate.
    
    À pareil jour, un décret
    Chassait la nuit de la France,
    Et l’infini s’éclairait
    Du côté de l’espérance.
    
    Tous les ans, à pareil jour,
    Le chêne au Dieu qui nous crée
    Envoie un frisson d’amour.
    Et rit à l’aube sacrée.
    
    Il se souvient, tout joyeux,
    Comme on lui prenait ses branches !
    L’âme humaine dans les cieux,
    Fière, ouvrait ses ailes blanches.
    
    Car le vieux chêne est gaulois ;
    Il hait la nuit et le cloître ;
    Il ne sait pas d’autres lois
    Que d’être grand et de croître.
    
    Il est grec, il est romain ;
    Sa cime monte, âpre et noire,
    Au-dessus du genre humain
    Dans une lueur de gloire.
    
    Sa feuille, chère aux soldats,
    Va, sans peur et sans reproche,
    Du front d’Épaminondas
    À l’uniforme de Hoche.
    
    Il est le vieillard des bois ;
    Il a, richesse de l’âge,
    Dans sa racine Autrefois,
    Et Demain dans son feuillage.
    
    Les rayons, les vents, les eaux,
    Tremblent dans toutes ses fibres ;
    Comme il a besoin d’oiseaux,
    Il aime les peuples libres.
    
    C’est son jour. Il est content.
    C’est l’immense anniversaire.
    Paris était haletant,
    La lumière était sincère.
    
    Au loin roulait le tambour… 
    Jour béni ! jour populaire,
    Où l’on vit un chant d’amour
    Sortir d’un cri de colère !
    
    Il tressaille, aux vents bercé,
    Colosse où dans l’ombre austère
    L’avenir et le passé
    Mêlent leur double mystère.
    
    Les éclipses, s’il en est,
    Ce vieux naïf les ignore.
    Il sait que tout ce qui naît,
    L’œuf muet, le vent sonore,
    
    Le nid rempli de bonheur,
    La fleur sortant des décombres,
    Est la parole d’honneur
    Que Dieu donne aux vivants sombres.
    
    Il sait, calme et souriant,
    Sérénité formidable !
    Qu’un peuple est un orient,
    Et que l’astre est imperdable.
    
    Il me salue en passant,
    L’arbre auguste et centenaire ;
    Et dans le bois innocent
    Qui chante et que je vénère,
    
    Étalant mille couleurs,
    Autour du chêne superbe
    Toutes les petites fleurs
    Font leur toilette dans l’herbe.
    
    L’aurore aux pavots dormants
    Verse sa coupe enchantée ;
    Le lys met ses diamants ;
    La rose est décolletée.
    
    Par-dessus les thyms fleuris
    La violette regarde ;
    Un encens sort de l’iris ;
    L’œillet semble une cocarde.
    
    Aux chenilles de velours
    Le jasmin tend ses aiguières ;
    L’arum conte ses amours,
    Et la garance ses guerres.
    
    Le moineau franc, gai, taquin,
    Dans le houx qui se pavoise,
    D’un refrain républicain
    Orne sa chanson grivoise.
    
    L’ajonc rit près du chemin ;
    Tous les buissons des ravines
    Ont leur bouquet à la main ;
    L’air est plein de voix divines.
    
    Et ce doux monde charmant,
    Heureux sous le ciel prospère,
    Épanoui, dit gaîment :
    C’est la fête du grand-père.
    
    Victor Hugo, Les chansons des rues et des bois, 1865
    
    

    Je pense à tous ces pins des landes partis en fumée, à toutes ces forêts dévastées… mon cœur est en peine… Je connais bien la forêt des landes, c’est un paysage magnifique sans compter le parfum qui s’en dégageait. Satanée sécheresse ou bêtise de l’homme 😥.

    Inexorablement la vie continue…

    Je termine avec la citation du jour dans mon agenda 😊

    « N’oublie pas de garder du temps pour en perdre  »

    À très vite…
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  • Je dis Poésie

    7 juillet 2022
    Citation, Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    7 juillet, Saint Raoul !

    Quand à la Saint Raoul le soleil brille, c’est le moissonneur qui grille

    Je t’ai bafouillé une poésie sur la ratatouille de Raoul 😁

    Raoul, sa ratatouille et tante Gribouille

    Cool Raoul !
    
    Pourquoi t’as les boules Raoul ? 
    Cool ! Tu me saoules !
    
    Raoul prépare sa ratatouille. 
    Elle aime ça tante Gribouille, 
    Mais elle croit qu’il magouille ! 
    Alors il a les boules !
    
    Avec ses mots, elle le saoule. 
    Bien sûr que c’est une vraie ratatouille
    Même s’il rajoute de la citrouille ! 
    Ça, c’est de la magouille ! 
    
    Il en rit encore le Raoul
    En préparant sa ratatouille. 
    Il affiche sur sa bouille
    Un sourire de fripouille. 
    
    Bonjour, tante Gribouille !
    Tu m’as apporté des nouilles ? 
    Pour accompagner ma ratatouille, 
    Pour pas que ton ventre gargouille ?
    
    Dis aussi qu’elle est légère ma ratatouille !
    Qu’est-ce que dans mes placards tu farfouilles ? 
    Tu cherches un plat pour ma tambouille ? 
    Cool Raoul ! 
    
    Franchement Tante Gribouille
    Tu es un peu casse-c… 😂🤐
    Un sourire de fripouille
    S’épanouit sur sa bouille.
    
    La prochaine fois, Raoul ! 
    Prépare des moules ! 
    Il a les boules Raoul !
    Tant pis, ça roule !
    
    © Isabelle -Marie d’Angèle — juillet 2022
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    À très vite…
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