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  • Je dis Poésie

    14 juillet 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Je suis toujours en extase devant un feu d’artifice . Les yeux grands ouverts, je regarde et j’admire. Aujourd’hui, ces feux sont souvent accompagnés de musique. Pour moi c’est magique, je suis comme les enfants, je taperais presque des mains devant le spectacle et parfois des Oh d’admiration s’échappent de ma bouche. C’est comme ça !

    Je partage avec toi un poème de Victor Hugo sur le 14 juillet 👇

    Célébration du 14 juillet dans la forêt

    Qu’il est joyeux aujourd’hui,
    Le chêne aux rameaux sans nombre,
    Mystérieux point d’appui
    De toute la forêt sombre !
    
    Comme quand nous triomphons,
    Il frémit, l’arbre civique ;
    Il répand à plis profonds
    Sa grande ombre magnifique.
    
    D’où lui vient cette gaîté ?
    D’où vient qu’il vibre et se dresse,
    Et semble faire à l’été
    Une plus fière caresse ?
    
    C’est le quatorze juillet.
    À pareil jour, sur la terre
    La liberté s’éveillait
    Et riait dans le tonnerre.
    
    Peuple, à pareil jour râlait
    Le passé, ce noir pirate ;
    Paris prenait au collet
    La Bastille scélérate.
    
    À pareil jour, un décret
    Chassait la nuit de la France,
    Et l’infini s’éclairait
    Du côté de l’espérance.
    
    Tous les ans, à pareil jour,
    Le chêne au Dieu qui nous crée
    Envoie un frisson d’amour.
    Et rit à l’aube sacrée.
    
    Il se souvient, tout joyeux,
    Comme on lui prenait ses branches !
    L’âme humaine dans les cieux,
    Fière, ouvrait ses ailes blanches.
    
    Car le vieux chêne est gaulois ;
    Il hait la nuit et le cloître ;
    Il ne sait pas d’autres lois
    Que d’être grand et de croître.
    
    Il est grec, il est romain ;
    Sa cime monte, âpre et noire,
    Au-dessus du genre humain
    Dans une lueur de gloire.
    
    Sa feuille, chère aux soldats,
    Va, sans peur et sans reproche,
    Du front d’Épaminondas
    À l’uniforme de Hoche.
    
    Il est le vieillard des bois ;
    Il a, richesse de l’âge,
    Dans sa racine Autrefois,
    Et Demain dans son feuillage.
    
    Les rayons, les vents, les eaux,
    Tremblent dans toutes ses fibres ;
    Comme il a besoin d’oiseaux,
    Il aime les peuples libres.
    
    C’est son jour. Il est content.
    C’est l’immense anniversaire.
    Paris était haletant,
    La lumière était sincère.
    
    Au loin roulait le tambour… 
    Jour béni ! jour populaire,
    Où l’on vit un chant d’amour
    Sortir d’un cri de colère !
    
    Il tressaille, aux vents bercé,
    Colosse où dans l’ombre austère
    L’avenir et le passé
    Mêlent leur double mystère.
    
    Les éclipses, s’il en est,
    Ce vieux naïf les ignore.
    Il sait que tout ce qui naît,
    L’œuf muet, le vent sonore,
    
    Le nid rempli de bonheur,
    La fleur sortant des décombres,
    Est la parole d’honneur
    Que Dieu donne aux vivants sombres.
    
    Il sait, calme et souriant,
    Sérénité formidable !
    Qu’un peuple est un orient,
    Et que l’astre est imperdable.
    
    Il me salue en passant,
    L’arbre auguste et centenaire ;
    Et dans le bois innocent
    Qui chante et que je vénère,
    
    Étalant mille couleurs,
    Autour du chêne superbe
    Toutes les petites fleurs
    Font leur toilette dans l’herbe.
    
    L’aurore aux pavots dormants
    Verse sa coupe enchantée ;
    Le lys met ses diamants ;
    La rose est décolletée.
    
    Par-dessus les thyms fleuris
    La violette regarde ;
    Un encens sort de l’iris ;
    L’œillet semble une cocarde.
    
    Aux chenilles de velours
    Le jasmin tend ses aiguières ;
    L’arum conte ses amours,
    Et la garance ses guerres.
    
    Le moineau franc, gai, taquin,
    Dans le houx qui se pavoise,
    D’un refrain républicain
    Orne sa chanson grivoise.
    
    L’ajonc rit près du chemin ;
    Tous les buissons des ravines
    Ont leur bouquet à la main ;
    L’air est plein de voix divines.
    
    Et ce doux monde charmant,
    Heureux sous le ciel prospère,
    Épanoui, dit gaîment :
    C’est la fête du grand-père.
    
    Victor Hugo, Les chansons des rues et des bois, 1865
    
    

    Je pense à tous ces pins des landes partis en fumée, à toutes ces forêts dévastées… mon cœur est en peine… Je connais bien la forêt des landes, c’est un paysage magnifique sans compter le parfum qui s’en dégageait. Satanée sécheresse ou bêtise de l’homme 😥.

    Inexorablement la vie continue…

    Je termine avec la citation du jour dans mon agenda 😊

    « N’oublie pas de garder du temps pour en perdre  »

    À très vite…
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  • Je dis Poésie

    7 juillet 2022
    Citation, Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    7 juillet, Saint Raoul !

    Quand à la Saint Raoul le soleil brille, c’est le moissonneur qui grille

    Je t’ai bafouillé une poésie sur la ratatouille de Raoul 😁

    Raoul, sa ratatouille et tante Gribouille

    Cool Raoul !
    
    Pourquoi t’as les boules Raoul ? 
    Cool ! Tu me saoules !
    
    Raoul prépare sa ratatouille. 
    Elle aime ça tante Gribouille, 
    Mais elle croit qu’il magouille ! 
    Alors il a les boules !
    
    Avec ses mots, elle le saoule. 
    Bien sûr que c’est une vraie ratatouille
    Même s’il rajoute de la citrouille ! 
    Ça, c’est de la magouille ! 
    
    Il en rit encore le Raoul
    En préparant sa ratatouille. 
    Il affiche sur sa bouille
    Un sourire de fripouille. 
    
    Bonjour, tante Gribouille !
    Tu m’as apporté des nouilles ? 
    Pour accompagner ma ratatouille, 
    Pour pas que ton ventre gargouille ?
    
    Dis aussi qu’elle est légère ma ratatouille !
    Qu’est-ce que dans mes placards tu farfouilles ? 
    Tu cherches un plat pour ma tambouille ? 
    Cool Raoul ! 
    
    Franchement Tante Gribouille
    Tu es un peu casse-c… 😂🤐
    Un sourire de fripouille
    S’épanouit sur sa bouille.
    
    La prochaine fois, Raoul ! 
    Prépare des moules ! 
    Il a les boules Raoul !
    Tant pis, ça roule !
    
    © Isabelle -Marie d’Angèle — juillet 2022
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    
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  • Je dis Poésie – Voyage en balançoire

    30 juin 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    J’aime les balançoires et m’envoler de plus en plus haut me grisait. Alors, j’ai imaginé ce poème.

    Voyage en balançoire

    Rêver et s’envoler
    Loin très loin 
    Et regarder là-bas
    Par-dessus les foins. 
    
    Elle a pris son sac à dos
    Il contient toute sa vie
    Elle a mis son beau chapeau
    On ne sait jamais si le temps est gris. 
    
    Le rouge lui va bien
    C’est la couleur de l’espoir. 
    Elle en a bien besoin
    Si elle veut suivre sa trajectoire.
    
    Les cordes entre les mains, 
    Elle prend son élan 
    Pour s’envoler jusqu’à demain, 
    Elle a tout son temps. 
    
    Les fleurs la saluent au passage
    Quand elle les effleure au décollage. 
    Leurs parfums l’accompagnent
    Par-dessus la campagne. 
    
    Sa natte virevolte derrière elle
    Ses lunettes s’embuent
    Alors qu’elle croise une tourterelle
    Qui, surprise, la salue. 
    
    Le ciel bleu l’accueille
    Quand elle y fait une percée
    Puis qu’elle redescend sur les feuilles
    D’une forêt boisée. 
    
    Toujours plus haut d’autres envols
    L’éloignent de plus en plus du sol. 
    
    La balançoire a fait son œuvre
    Le ciel telle une pieuvre
    La belle en rouge a engloutie
    De là-haut, ravie, elle applaudit. 
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (Juin 2022).
    
    
    
    
    
    
    
    
    
    À très vite…
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  • Je dis Poésie

    23 juin 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Je te laisse avec ma rêveuse 👇(illustratrice Sophie Griotto)

    La rêveuse

    Allongée sur sa serviette
    La rêveuse découvre les mots
    D’un livre dans les oubliettes
    Des tiroirs de son bureau. 
    
    Lunettes sur le nez
    Le coude soutenant sa tête
    Pieds emmêlés
    Elle tourne les pages, amusée. 
    
    C’est elle qui a écrit ça ? 
    Un jour, voire des années
    Qui s’en souviendra ? 
    De cette histoire inachevée. 
    
    La rêveuse se souvient d’un blog
    Qu’elle alimentait régulièrement
    Comme un catalogue
    Qu’on feuilletait lentement.
    
    
    Les palmiers n’osent la déranger
    La rêveuse est dans sa lecture
    Même l’eau à ses pieds
    Respecte son écriture. 
    
    Le temps semble s’être arrêté
    Alors qu’une romance
    À peine ébauchée,
    Crie avec véhémence. 
    
    Pourquoi ne pas la reprendre
    Donner une nouvelle vie aux héros
    Pourquoi pas avec Alexandre
    Un air de renouveau. 
    
    Allongée sur sa serviette
    La rêveuse s’est endormie
    Le livre se feuillette
    Seul à nouveau pour la vie. 
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle — juin 2022
    
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  • Je dis Poésie

    16 juin 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    J’aime choisir une illustration et laisser ma plume trouver les mots qu’elle m’inspire.

    Nouvelles de là-bas

    Le parfum des fleurs
    Ne la distrait pas
    Des mots en couleur
    Qu’elle découvre, là !
    
    C’est une lettre
    Qui vient de là-bas
    Mille kilomètres peut-être
    Elle ne compte pas.
    
    Plongée dans sa lecture
    Elle ne sent pas
    Le parfum de la verdure
    Il ne reviendra pas. 
    
    Il lui explique là
    En quelques mots
    Qu’il a trouvé là-bas
    Un bonheur nouveau. 
    
    Il n’est pas son amour
    Juste son frère
    Il cherchait toujours
    Elle pensait pour se distraire.
    
    Mais il a trouvé 
    Le sens à sa vie
    Qu’il veut donner
    Là, c’est écrit. 
    
    Abandonnée elle l’est
    Pourtant elle sourit
    En lisant avec sérénité
    Qu’il l’invite dans son paradis. 
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (juin 2022)
    
    
    
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  • Fleurs en haïkus

    9 juin 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Les fleurs de mon jardin m’ont inspirée 😊

    Ô bel hortensia
    Chaque jour je t'admire
    Bonheur assuré
    Rois du balcon blanc
    Rose et pourpre mélangé
    Merveilles des yeux
    
    
    À très vite…
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  • Je dis Poésie

    9 juin 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    En l’honneur de la fête des Diane, je partage ce poème de Théodore Agrippa d’Aubigné.

    Nous ferons, ma Diane, un jardin fructueux :
    J’en serai laboureur, vous dame et gardienne.
    Vous donnerez le champ, je fournirai de peine,
    Afin que son honneur soit commun à nous deux.
     
    Les fleurs dont ce parterre éjouira nos yeux
    Seront vers florissants, leurs sujets sont la graine,
    Mes yeux l’arroseront et seront sa fontaine
    Il aura pour zéphyrs mes soupirs amoureux.
     
    Vous y verrez mêlés mille beautés écloses,
    Soucis, œillets et lys, sans épines les roses,
    Ancolie et pensée, et pourrez y choisir
     
    Fruits sucrés de durée, après des fleurs d’attente,
    Et puis nous partirons à votre choix la rente :
    A moi toute la peine, et à vous le plaisir.
    
    
    
    

    Mais j’aurai pu aussi écrire sur cette Diane :

    Cahin-Caha
    Lentement mais sûrement
    La Diane grimpe lentement
    Cette côte là. 
    
    Les vitesses craquent
    Les portières claquent
    J’ai les cheveux au vent
    Vivante je me sens.
    
    Mythique Diane 
    Indétrônable et séduisante
    Tu es un Diam
    Toujours tu me hantes. 
    
    Encore tu défiles,
    Adorés des inconditionnels
    De ton si beau profil
    Tu restes la plus belle. 
    
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle Juin 2022
    
    
    À très vite…
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  • Je dis poésie

    2 juin 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    C’était l’anniversaire de ma maman, un 2 juin.

    C’était un 2 juin
    Ton anniversaire
    Que je fêtais avec entrain
    C’était hier…
    
    C’était le 2 juin
    Que tu soufflais tes bougies
    Tous, tapaient dans les mains
    La mine réjouie. 
    
    Fleurs, cadeaux,
    Tout était beau
    Pour toi, si fière
    De fêter ton anniversaire.
    
    Rires et surprises
    Étaient de mise 
    Pour fêter l'évènement
    de ma maman.
    
    
    C’était le 2 juin 
    C’était presque l’été
    Mais un matin, le 24 juin
    L’été pour moi s’est envolé. 
    
    Aujourd’hui, je me souviens
    De tous ces 2 juin
    Même si tu n’es plus là
    Pour me serrer dans tes bras. 
    
    Maman, je pense à toi
    Comme si c’était hier
    Pour te souhaiter un bel anniversaire
    Même si tu n’es plus là 
    Pour me serrer dans tes bras. 
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle - Juin 2022
    
    
    
    À très vite…
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  • Je dis Poésie

    26 Mai 2022
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Dimanche, c’est la fête des mamans. J’aurais la chance d’avoir mes trois chéris réunis autour de moi. La mienne s’en est allée et je me souviens que je lui écrivais des poèmes.

    Aujourd’hui, je publie À ma mère de Max Elskamp (1862-1931)

    À ma mère

    Ô Claire, Suzanne, Adolphine,
    Ma Mère, qui m’étiez divine,
     
    Comme les Maries, et qu’enfant,
    J’adorais dès le matin blanc
     
    Qui se levait là, près de l’eau,
    Dans l’embrun gris monté des flots,
     
    Du fleuve qui chantait matines
    À voix de cloches dans la bruine ;
     
    Ô ma Mère, avec vos yeux bleus,
    Que je regardais comme cieux,
     
    Penchés sur moi tout de tendresse
    Et vos mains elles, de caresses,
     
    Lorsqu’en vos bras vous me portiez
    Et si douce me souriiez,
     
    Pour me donner comme allégresse
    Du jour venu qui se levait,
     
    Et puis après qui me baigniez
    Nu, mais alors un peu revêche,
     
    Dans un bassin blanc et d’eau fraîche,
    Aux aubes d’hiver ou d’été.
     
    Ô ma Mère qui m’étiez douce
    Comme votre robe de soie,
     
    Et qui me semblait telle mousse
    Lorsque je la touchait des doigts,
     
    Ma Mère, avec aux mains vos bagues
    Que je croyais des cerceaux d’or,
     
    Lors en mes rêves d’enfant, vagues,
    Mais dont il me souvient encor;
     
    Ô ma Mère aussi qui chantiez,
    Parfois lorsqu’à tort j’avais peine,
    Des complaintes qui les faisaient
    De mes chagrins choses sereines,
     
    Et qui d’amour me les donniez
    Alors que pour rien, je pleurais.
     
    Ô ma Mère, dans mon enfance,
    J’étais en vous, et vous en moi,
     
    Et vous étiez dans ma croyance,
    Comme les Saintes que l’on voit,
     
    Peintes dans les livres de foi
    Que je feuilletais sans science,
     
    M’arrêtant aux anges en ailes
    À l’Agneau de Verbe couché,
     
    Et à des paradis vermeils
    Où les âmes montaient dorées,
     
    Et vous m’étiez la Sainte-Claire,
    Et dont on m’avait lu le nom,
     
    Qui portait comme de lumière
    Un nimbe peint autour du front.
     
    Mais temps qui va et jours qui passent,
    Alors, ma Mère, j’ai grandi,
     
    Et vous m’avez été l’amie
    À l’heure où j’avais l’âme lasse,
     
    Ainsi que parfois dans la vie
    Il en est d ‘avoir trop rêvé
     
    Et sur la voie qu’on a suivie
    De s’être ainsi souvent trompé,
     
    Et vous m’avez lors consolé
    Des mauvais jours dont j’étais l’hôte,
     
    Et m’avez aussi pardonné
    Parfois encore aussi mes fautes,
     
    Ma Mère, qui lisez en moi,
    Ce que je pensais sans le dire,
     
    Et saviez ma peine ou ma joie
    Et ma l’avériez d’un sourire.
     
    Ô Claire, Suzanne, Adolphine,
    Ô ma Mère, des Écaussines,
     
    À présent si loin qui dormez,
    Vous souvient-il des jours d’été,
     
    Là-bas en Août, quant nous allions,
    Pour les visiter nos parents,
     
    Dans leur château de Belle-Tête,
    Bâti en pierres de chez vous,
     
    Et qui alors nous faisaient fête
    À vous, leur fille, ainsi qu’à nous,
     
    En cette douce Wallonie
    D’étés clairs là-bas, en Hainaut,
     
    Où nous entendions d’harmonie,
    Comme une voix venue d’en-haut,
     
    Le bruit des ciseaux sur les pierres
    Et qui chantaient sous les marteaux,
     
    Comme cloches sonnant dans l’air
    Ou mer au loin montant ses eaux,
     
    Tandis que comme des éclairs
    Passaient les trains sous les ormeaux.
     
    Ô ma Mère des Écaussinnes,
    C’est votre sang qui parle en moi,
     
    Et mon âme qui se confine
    En Vous, et d’amour, et de foi,
     
    Car vous m’étiez comme Marie,
    Bien que je ne sois pas Jésus,
     
    Et lorsque vous êtes partie,
    J’ai su que j’avais tout perdu.
    
    
    
    
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  • Je dis poésie

    19 Mai 2022
    Jeux d’écriture, Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    C’est un exercice difficile auquel je me suis frottée pour l’atelier d’écriture de Marie ici. La consigne était celle-ci :

    Pour la semaine prochaine, je vous invite cette fois à la poésie en partant du poème “mon rêve familier” de Paul Verlaine et en changeant à votre guise les morceaux de phrases en gras (d’après une proposition de Josée):

    Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
    D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime,
    Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
    Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.

    Car elle me comprend, et mon cœur transparent
    Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
    Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
    Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

    Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l’ignore.
    Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
    Comme ceux des aimés que la vie exila.

    Son regard est pareil au regard des statues,
    Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
    L’inflexion des voix chères qui se sont tues.

    Voici donc ma participation, que Verlaine me pardonne 😏 je ne possède pas sa poésie. Toutefois, j’ai relevé le challenge.

    Je fais souvent alors que je n’ai plus vingt ans
    D’une femme inconnue le portrait à main nue
    Et qui n’est, chaque fois, pas parvenu, têtu
    Que je suis à peindre celle qui me comprend.
    
    Je sais bien qui elle est et mon cœur transparent 
    Empli d’amour joyeux cesse d’être un problème
    Pour elle seule, belle sorcière de Salem
    Elle seule, connait mon âme de conquérant.
    
    Est-elle brune, blonde ou rousse ? Peu m’importe
    Son nom ? Chantant et bohème au-delà m’emporte
    Comme ceux que j’aimais, gamin, les fredonner.
    
    Elle n’a rien à envier au regard des statues
    Et pour sa voix, gaie, musicale et enjouée
    L’inflexion grave et soutenue m’est parvenue.
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (mai 2022).
    
    
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