C’est à mon tour de vous accueillir ce mois-ci dans ce merveilleux rendez-vous littéraire et amical. Comme juin inaugure notre été, nous qui habitons l’hémisphère nord, quoi de mieux pour sujet qu’un des petits bonheurs par excellence de la belle saison et j’ai nommé le pique-nique. Ce sera le thème pour juin. Mais, pas de pique-nique sans les enquiquineuses comme les fourmis et autres insectes piqueurs ou suceurs, cette fois-ci ce seront des mots bien singuliers qui devront coûte que coûte s’inviter au pique-nique : flavescent, amphigourique, sycophante et nidoreux. Sans toutefois gâcher le pique-nique quand même. Et tant qu’aller pique-niquer en région, pourquoi ne pas y ajouter aussi un régionalisme ou deux?
On se donne jusqu’à la Saint-Jean (24 juin) pour déposer un lien vers son texte, en commentaire sur le présent blogue, et ensuite, on votera jusqu’au 30 juin, heure de Paris.
Bonjour toi 😉. C’est la première fois que je vais participer à cet agenda ironique proposé sur le site de Photonanieici. Voici donc ce que j’ai imaginé avec les mots à glisser dans le texte 👇
Photonanie souhaitait également que l’action se passe dans un pays froid, l’Islande éventuellement (mais pas que), et que si le texte se présentait sous forme d’anadiplose, elle serait comblée. Alors, j’ai tenté de relever le défi.
Pourquoi Bertille, Aglaé et Sam n’aiment pas l’Islande
Bonnet sur les oreilles, Bertille avait froid.
Emmitouflée jusqu’à la toque, elle grelottait.
Grelottait ? Claquait des dents oui !
Ce n’est pas parce qu’elle était fan de Game of Thrones
Qu’elle devait voir de ses propres yeux, l’Islande.
L’Islande ! Heureusement qu’elle avait pu emmener
Aglaé et Sam.
Aglaé et Sam étaient son couple de chats persans.
Ailurophile, Bertille n’avait pas imaginé une seconde partir
Sans ses amours.
Ses amours, parlons-en, ils n’avaient pas apprécié le voyage.
Encore moins de débarquer dans cette maison inconnue.
Bertille, pour les embarquer avec elle, avait fait des pieds et des mains.
Des pieds et des mains, ça, on pouvait le dire.
Elle avait payé la peau des fesses leur transport.
Elle avait gagné une coquette somme au loto,
Autant en profiter.
En profiter ! ça commençait mal.
La maison où elle devait s’installer pour son séjour
Était dans un état indescriptible.
Indescriptible, c’était le mot !
L’ancien propriétaire devait être frappé de syllogomanie.
Il y en avait partout : des cartons, des cadres photos, des emballages,
Quel fatras !
Fatras ! À cause de ça, ses chats n’osaient sortir de leurs panières.
Quel bec à foin, elle était !
Elle aurait dû passer par une agence,
Plutôt que d’écouter cette Germaine de malheur,
Qui avait une sœur qui connaissait la fille qui connaissait…
Connaissait qui d’ailleurs ?
Bertille ouvrit les yeux et pensa aussitôt que ce rêve était une coquecigrue.
Aglaé et Sam ronronnaient près d’elle sur la couette rouge à fleurs,
Eclairée par un rayon de soleil coquin.
Coquin ? Vous avez dit coquin ?
Elle saisit son téléphone et appela Alexandre.
Il décrocha à la première sonnerie.
— Tu ne m’avais pas parlé d’un voyage en Islande ? Je préférerais un pays plus chaud.
— Plus chaud ? Que penses-tu de la Thaïlande ?