Je reprends avec plaisir le jeu des questions. N’hésite pas à y jouer aussi, ça permet de mieux se connaitre 🙂.
⁕ Je préfère la mer, je dirais même plus l’océan. La montagne m’oppresse. L’été, je fais un peu de randonnée, mais avec modération 😉. Par contre, l’océan, hors saison. Il y a trop de monde sur les plages et je ne suis pas partageuse de serviette et de sable 😁.
⁕ Le camping, mais en Mobil home. Il parait que ça s’appelle l’hôtellerie de plein air. Exit, les tentes et les caravanes. J’ai bien envie de tenter le camping-car. L’hôtel, j’aime aussi, mais ce n’est pas ce que je recherche en premier, d’autant plus que les hôteliers ne prennent pas forcément les chiens et de plus, il ne faut pas se leurrer, le prix n’est pas le même.
⁕ Le train sans aucune hésitation. Je n’ai jamais pris l’avion et je ne suis pas tentée. La voiture c’est aussi très bien, en fait, j’aime bien pouvoir emmener ce que je veux même si monsieur Chéri dit qu’il n’a pas J7 😁 (traduis un camping-car ou un fourgon 😏).
⁕ Je suis très casanière et pourtant j’y travaille à sortir de chez moi. Je suis toujours ravie de préparer les vacances, de trouver l’hébergement, et quand le jour du départ approche, je commence à stresser 🤣.
⁕ J’ai essayé les deux, le petit déjeuner sucré reste quand même mon préféré.
⁕ Fromage et dessert, mais pas le soir et pas tous les jours. Quand je dis dessert, c’est un yaourt ou un fruit, ce n’est pas le gros gâteau à la crème. Au restaurant, c’est souvent le dessert et pas de fromage. J’ai du mal à terminer le repas sans une touche de sucrée.
⁕ Glace au chocolat sans hésitation. Sur le bord de plage, je n’arrive pas à goûter autre chose, je ne suis pas joueuse.
⁕ Livre papier même si le numérique est pratique et ne prend guère de place. Tourner les pages, sentir le papier, avoue que c’est bien 💖.
Si tu le veux bien, réponds en commentaires aux questions ou partage sur ton blog sans oublier de me taguer sinon je n’aurai pas le plaisir de te lire.
Tu te rappelles que j’avais donné la parole à Monsieur lundi. Figure-toi qu’il a décidé si le cœur m’en dit et s’il t’en dit à toi aussi 😏 de parler de la semaine passée. Voici le résumé des jours précédents.
(❁´◡`❁) Humeur globale : Je te dirai que le lundi ça commençait mal parce que je ne recevais pas un colis qui aurait dû arriver bien avant la fête des Mères. Ce colis s’est perdu et impossible de le retrouver chez le transporteur. Bref, je te passe les détails, mais pas contente du tout, j’ai appelé le fournisseur que je sommais de me rembourser. Tu penses bien qu’il me soutenait que le colis arrivait. Et finalement, monsieur chéri est allé le récupérer. Donc, la semaine commençait mal et me mettait de très mauvaise humeur. Heureusement que la fête des mamans avec mes enfants s’était très bien passée et que j’avais été gâtée. Je dirai que l’humeur générale de la semaine était mitigée, surtout en découvrant l’attaque à Annecy de ce fou furieux qui s’en est pris à des enfants dont le plus jeune avait 22 mois. Quelle abomination !
(●’◡’●) Lectures : Je suis toujours sur une trilogie de l’auteure Marie-Bernadette Dupuy, l’orpheline de Manhattan. J’en suis au dernier tome. J’ai reçu en cadeau (on me connait bien 💖) le dernier livre de Mireille Calmel, Le templier de l’Ombre. J’ai dans ma PAL Morgan des Brumes du même auteur, mais comme je sais que la suite sortira en 2024, j’attends avant de commencer à le lire.
(•_•) Écriture : Je continue mon policier J’aime un voyou au grand cœur ainsi que le journal de Marie-Sophie. J’ai aussi une histoire écrite que je ne vous ai pas partagé. J’ai des tas d’idées, je n’ai pas l’imagination en panne mais comme je cherche toujours des nouvelles choses, je n’avance pas. Quel bazar dans ma tête.
ಠ_ಠ Sortie : À part une sortie en vélo et la promenade avec Oxybulle, je n’ai pas fait grand-chose. Avec monsieur Chéri, nous devrions aller au cinéma. À chaque fois que nous voyions un fim qui sort, nous disons Ah il doit être bien ! et puis le temps passe. Ma fille a vu La petite sirène et nous l’a conseillée. L’as-tu vu ? Il y a aussi celui avec Josiane Balasko qui me tente. Je te tiendrai au courant.
(●’◡’●) Plaisir : La promenade avec Oxybulle, c’est toujours du pur bonheur. Seulement, les chemins que nous empruntons, avec cette nouvelle idée de tonte raisonnée, c’est qu’il y a de plus en plus de mauvaises herbes et ça devient difficile de marcher sans se faire piquer. Évidemment, les papillons s’en donnent à cœur joie, mais nous, pauvres humains, ce n’est pas drôle. Heureusement que j’étais en pantalon et chaussure de randonnée 🙄. Autre plaisir, c’est de voir le jardin prendre ses couleurs de l’été et nous avons ramassé les premières framboises. Je te donnerai d’autres nouvelles du jardin dans un autre billet.
¯\_(ツ)_/¯ Chéri : Il prépare une randonnée en vélo, l’Ariégeoise. Concernant le vélo, monsieur Chéri est un adepte depuis toujours, mais en grimpant en âge, j’ai de plus en plus la trouille qu’il lui arrive un accident et je gère de moins en moins bien ce stress. Très prudent et ayant fait son certificat médical, je ne devrai pas être en stress. J’envie les gens qui restent zen en toute circonstance, moi, je n’y arrive pas.
(●’◡’●) Cuisine : Je ne sais pas toi, mais avec ces chaleurs qui arrivent, me revoilà avec mes salades, mes courgettes, mes tomates et poivrons.
(●’◡’●) Série télé : Je crois que je suis une fan inconditionnelle des feuilletons comme Ici tout commence et Demain nous appartient. Idem pour HPI avec Audrey Fleurot. As-tu regardé les randonneuses ? Le sujet était grave, mais on n’est pas tombé dans le mélo et il y avait des moments de franche rigolade. En replay, je suis en retard sur Tropiques criminels. Et puis, j’ai regardé Mask Singer, The Voice, 😉😂 eh oui madame, une vraie fan du petit écran.
(¬_¬ ) Ce serait bien que… je sorte davantage, reprenne mes dessins, mon tarot, mon zentangle.
Es-tu content, Monsieur lundi ? Comment ça je n’ai pas tout raconté ? Je ne vais pas non plus remplir des pages et des pages de toute ma vie, il n’y aurait pas assez de place, déjà que je suis bavarde 🤣et puis la semaine, ce n’est que 7 jours.
Un jour, quelqu’un m’a demandé pourquoi l’âge de mes héros tournait souvent au tour de la trentaine voire quarantaine. Je n’ai pas su répondre surtout qu’en insistant, la question a été :
— Ce n’est pas difficile d’écrire à un âge qu’on n’a pas ?
C’est rigolo cette question. Entre mes petits personnages qui ont 5, 6 ans et les adultes de 35 ans je me suis interrogée : non, ce n’est pas compliqué de parler d’un âge qu’on n’a pas ou plus.
Alors il n’en fallait pas plus pour que j’imagine un nouveau héros qui se situe autour de la soixantaine, peut-être plus ?
Je l’ai appelé immédiatement Camille, ne me demande pas pourquoi, je n’en sais rien. Je la pose sur un banc, seule.
Au début, elle se souvient, elle monologue dans sa tête en regardant la nature. Et puis, quelqu’un va s’approcher d’elle. Ce sera Philémon, et lui son prénom, qui m’est venu aussi spontanément me rappelle un jeune commercial qui s’était présenté ainsi. Aussitôt j’avais eu la référence de Philémon et Baucis et ça l’avait fait sourire parce que ses parents avaient eu également cette idée. Je n’avais jamais rencontré de Philémon auparavant 😉 des commerciaux si !
Alors c’est parti pour l’histoire de Camille, ce n’est pas ma vie, juste des réflexions et des mots glanés ici et là.
Dieu que ça faisait du bien de se trouver un peu seule. Camille souriait en pensant ça, c’était compliqué. Les enfants s’étaient envolés et menaient leur barque, elle se plaignait parfois de ne pas les voir souvent et lorsqu’ils débarquaient, même si elle était ravie, ça faisait beaucoup de bruit et bousculait son quotidien. La préparation des repas, les petits-déjeuners qui n’en finissaient pas parce que personne n’avait un rythme identique. Son homme était beaucoup plus placide qu’elle et lui répétait que ça ne servait à rien de s’énerver. Il avait certainement raison.
Un banc lui tendait les bras. Elle aimait bien ce coin tranquille d’où elle pouvait contempler à loisir l’étang et les oiseaux qui venaient s’y désaltérer. Si elle avait de la chance, elle assisterait au ballet des hirondelles, même s’il n’y en avait plus beaucoup.
Elle s’assit puis regarda le ciel bleu. Il allait encore faire chaud. C’était bien la chaleur, elle n’aurait pas mal au dos. Elle soupira. En vieillissant, elle veillait à ne pas devenir une TAMALOU. Plus jeune, elle se moquait des plus vieux qui avaient toujours mal quelque part. Quand elle rencontrait une de son âge, la première question était souvent la même ? Quoi de neuf ? La réponse aussi était la même tout est vieux, à part mes douleurs et c’était parti pour la litanie des bobos. Camille ne parlait jamais de ses misères, elle avait de la chance, elle n’avait pas à se plaindre, elle allait bien et son homme aussi, jusqu’à quand ?
Perdue dans ses pensées, elle ne s’était pas aperçue qu’un homme s’était assis à l’autre bout du banc. Elle ne l’avait jamais vu dans le quartier. Il ne devait pas être du village. Camille était un peu curieuse, mais elle n’allait pas engager la conversation avec un inconnu. On entendait tellement de choses horribles en ce moment à la télé qu’elle se demanda même si elle n’allait pas quitter son banc. Il ne faudrait pas qu’elle se fasse assassiner bêtement, là, à son endroit favori. Peut-être qu’il la noierait dans l’étang et qu’un jour son corps remonterait à la surface. Elle serait découverte par des enfants ou des joggeurs, quelle horreur !
Machinalement, elle avait dû porter sa main à sa bouche, l’homme sans la regarder lui dit :
— Il ne faut pas avoir peur, moi j’ai confiance.
Surprise, elle ne sut que dire. Il se tourna vers elle. Quel âge pouvait-il avoir ? Elle était incapable de le situer. Pas jeune, pas vieux, paisible. Oui, c’est ça, c’est le premier mot qui lui vint à l’esprit en le contemplant. Un peu honteuse parce qu’elle se rendait compte qu’elle se sentait bien auprès de lui, elle se détourna et tenta de se focaliser sur les oiseaux.
— Regardez, les hirondelles vous offrent leur plus belle danse.
Pourquoi avait-elle l’impression qu’il savait tout d’elle ? D’ordinaire, elle se serait agacée que cet homme vienne lui squatter son banc. C’est vrai quoi, pourquoi débarquer ici ? Elle ne l’avait jamais vu. Comment l’interroger sans paraitre indiscrète ?
— Je m’appelle Philémon.
Stupéfaite, elle imagina qu’il lisait dans ses pensées.
— Rassurez-vous, il m’arrive aussi de me demander ce qui se passe dans la tête des gens.
Il la regardait, un léger sourire aux lèvres. Elle ne put s’empêcher de lui répondre :
— C’est vrai que le monde marche sur la tête.
Il soupira.
Finalement, pourquoi ne pas engager la conversation, elle en saurait sans doute davantage sur lui. Il lui inspirait confiance.
— Vous venez d’emménager ici ? Je ne vous ai jamais rencontré.
— C’est normal, vous êtes souvent prise par toutes vos activités.
C’était énoncé sans méchanceté, juste une constatation. Il n’avait pas répondu à sa question. Pourquoi se sentit-elle le besoin de se justifier immédiatement.
— Je voudrais bien vous y voir vous ! Ce n’est pas parce que je suis à la retraite que je n’ai rien à faire.
— Ce n’est pas ce que j’ai dit. Vous avez travaillé toute votre vie, c’est normal d’en profiter aujourd’hui.
— Ce n’est pas ce que pensent les autres. Vous savez les vieux, ils ne servent plus à grand-chose quand ils ne travaillent plus.
— Croyez – vous ? Les vieux comme vous les appelez sont les souvenirs. Lorsqu’ils ne seront plus là, personne ne pourra plus raconter, on oubliera. J’ai beaucoup d’estime pour eux. Prenez le cas de vos enfants, ne font-ils pas appel à vous quand ils ont besoin de votre aide ?
— Si, mais ça ne compte pas, c’est normal ! Vous êtes à la retraite vous ?
— Parfois j’ai beaucoup de travail, parfois moins, mais je suis toujours sur le qui-vive.
— Vous ne devez pas rire tous les jours alors.
— Lorsque j’ai réussi à donner le sourire, si ! Apaiser est mon domaine de prédilection.
Le silence s’installa. Ils étaient chacun assis à un bout du banc et regardaient dans la même direction. Camille cherchait le métier qu’il pouvait bien faire. Médecin ? Maître Yoga ? Elle haussa les épaules, son petit-fils la reprendrait et dirait que c’était Maitre Yoda. Elle oublia de contempler les oiseaux qui s’ébattaient dans l’eau, elle ne vit pas le petit vautour qui tournoyait dans le ciel et n’entendit pas son cri, parasitée par sa curiosité mal placée.
— Cessez de vous poser des questions, écoutez votre cœur et les signes autour de vous.
Il en avait de bonnes lui ! Elle pensa qu’il ne devait pas vivre dans le même monde qu’elle. Peut-être qu’il était bourré de fric et regardait du coup le monde différemment. Mais oui, c’était certainement ça. Ou alors, c’était un illuminé. La Ginette, elle les appelait comme ça, ceux qui avaient de drôles d’idées qu’on dirait qu’ils habitaient sur une autre planète. Évidemment, il ne pouvait pas comprendre qu’elle craignait qu’il arrive des malheurs à ses enfants, qu’elle ne savait pas comment elle allait finir le mois, parce que justement à la retraire, on n’avait pas le même salaire qu’avant, et puis il fallait changer le lave-linge qui était très vieux, elle ne se voyait pas laisser s’entasser les vêtements dans la corbeille.
Elle pensa à sa voisine qui allait mal depuis que son mari l’avait quittée, elle devrait passer lui remonter le moral, elle se dit qu’elle devrait rentrer préparer le repas. Elle soupira, sa pause était terminée. L’apaisement qu’elle avait ressenti au début s’était fait la malle et toutes les questions qu’elle se posait et dont elle n’avait pas les réponses dansaient la sarabande dans sa tête. Et si elle tombait malade, qui s’occuperait de son homme et de son chien ? Aurait-elle assez d’argent pour aller en maison de retraite ? Elle ne souhaitait pas être à la charge de ses enfants.
Elle se tourna vers Philémon, il avait disparu.
Aujourd’hui, c’est une Camille tristounette que je t’ai présentée. Une Camille différente reviendra, elle peut être toi ou ta voisine, elle se posera autant de questions, n’aura toujours pas les réponses parce qu’elle craint l’avenir et qu’elle ne sait pas de quoi il sera fait, mais Camille peut-être aussi très optimiste, pleine de pep’s et d’envie de découvrir de nouvelles choses ou de faire ce que pendant sa vie active, elle n’a pas eu le temps d’exploiter.
Me voilà revenue au bercail 😊, merci pour tous vos commentaires, j’y reviendrai.
Je sais bien que c’est le jour des enfants, mais je n’ai pas eu le temps de mettre en forme ce que j’avais dans la tête. Absente une semaine, sans ordi, sans cahier, c’est la folie en rentrant, surtout quand Monsieur Chéri décide de m’emmener faire du vélo parce que ça fait longtemps qu’on n’en a pas fait tous les deux.
Je vais donc te raconter comme ça, tout ce qui m’est passé par la tête en pédalant. Du coup, quand je trainais un peu, Monsieur Chéri demandait :
— Mais qu’est-ce que tu fais ?
— J’écris dans ma tête.
Voilà tout ce qui m’est passé dans la tête, tu vas voir que pendant quelques jours sans écrire, ton imagination quand tu la laisses faire, ça donne ça :
Que ça fait du bien de pouvoir sortir sans pull, juste en débardeur et short. Tu te sens beaucoup plus légère et plus libre.
Les parfums de mai ont bien changé et le paysage également. Le nez au vent, je respire le feu de bois, les champs de blé, le jasmin, les haies fleuries, les roses. Tout ça se mélange, car je pédale vite 😂.
C’est une année à foin et comme dit Lou Papy Année à foin année de rien😂. Ce sera donc une année de rien parce que des rouleaux de foin et des champs coupés qui attendent d’être ramassés, il y en a énormément. Je constate qu’il y a eu du vent, c’est beau un champ roulé, mais certainement pas du goût du propriétaire qui verra sa récolte réduite.
Il y a beaucoup de champs de blé ou d’orge. La différence est que l’orge a de la barbe 😁. Mais comme dit Lou Papy Il y a aussi du blé à barbe, regarde bien l’épi, s’il courbe la tête c’est de l’orge, le blé se tient bien droit. Il ne m’en faut pas plus pour penser à mon petit personnage d’Héloïse qui demanderait si c’est de la vraie barbe comme papa Joe quand il ne se rase pas et pourquoi pas ajouter Tu crois qu’il se rase l’orge ? Il fait comment ? Avec un rasoir ? Monsieur Chéri me rappelle à l’ordre, j’ai dû ralentir fortement 😉.
Par contre, peu de champs de tournesols, c’était le contraire l’année dernière. Je te parle évidemment de ma région du Sud-Ouest, peut-être qu’ailleurs ce n’est pas la même chose. Pourtant, nous manquions d’huile non ? Je le dis tout haut et Monsieur Chéri répond je ne crois plus rien de tout ce qu’ils racontent (c’est qui Ils à ton avis ? 😁).
Et puis mon esprit s’évade sur l’escapade dans la cabane au bord de l’étang (c’est Oxybulle qui te racontera tout ça sur un prochain billet 😁). Soudain, l’odeur d’un feu de bois me happe et je me souviens de vacances avec des barbecues géants avec toute la famille, mais ça ne dure jamais longtemps quand tu pédales vite 😂, c’est un champ de blé (là, j’en suis certaine parce qu’il est en avance, c’est bien du blé) avec son parfum particulier (que j’adore lorsqu’il a fait très chaud dans la journée et que le soleil commence à se coucher, si tu as la chance d’en avoir, respire, tu verras 😊) qui me projette ailleurs.
En fait, quand tu pars en vélo et que tu regardes la campagne (il faut que je fasse quelques kilomètres pour m’éloigner de la ville) c’est fou les choses à repérer. Par exemple, le Français semble discipliné : qu’est-ce qu’il y a comme récupérateur d’eau installé, Monsieur Chéri et moi les avons reconnus, nous avons les mêmes 😁, idem pour le composteur qui s’invite dans les jardins, nous aussi avons le même 😉.
Nous croisons d’autres cyclistes qui, selon leur humeur, nous saluent ou pas. Tu as celui qui t’ignore superbement en tournant la tête (peut-être qu’il cherche si c’est de l’orge ou du blé) au contraire de celui qui traverserait presque la route pour venir te dire bonjour. Moi, ça me fait rire alors que ça agace Monsieur Chéri. Il y a des règles en vélo, on doit dire bonjour, non mais ! Je l’entends rouméguer dans sa moustache 😂.
Il y aussi les joggeurs solitaires et ceux qui courent avec leur chien attaché à la ceinture. Je n’imagine même pas Oxybulle faire ça 😁. N’empêche c’est beau à voir, d’ailleurs j’en parle dans mon policier J’aime un voyou au grand cœur, et me voilà repartie sur la suite de l’histoire. Pourquoi pas un casse qui tourne mal ou alors mon commandant qui laisse faire.
Du coup, je bascule sur une autre histoire qui m’était venue pendant les vacances. Je n’ai rien noté, je vais aller à la pêche aux souvenirs. Si je le pouvais, je lèverais les yeux au ciel pour réfléchir, un doigt sur la tempe, mais il faut que je tienne le guidon pardi !
En repassant devant un champ de blé alors que Monsieur Chéri pense que c’est de l’orge, il me dit et si on demandait au paysan. Boudiou Malheureux qu’as-tu dit ? Paysan est une insulte. Monsieur Chéri rigole j’ai toujours dit ça et je ne vois pas ce qu’il y a d’insultant à travailler la terre.
— Regarde les vaches ! m’écriais-je.
Un beau troupeau paît dans l’herbe. J’adore les vaches et quand j’en aperçois, je ne peux pas m’empêcher de le dire et de les montrer. De plus, leur odeur me plait, ça sent la grange et ce parfum-là, ouais je sais, j’aime !
Le compteur affiche 38 kms, je ne suis pas fatiguée quand je pose le pied à terre devant le portail.
— C’est que tu n’as pas forcé ! normal, tu écrivais dans ta tête ! murmure Monsieur Chéri.
J’ai toujours aimé les clowns, ils me font rire. Une vraie gosse encore !
Sim avait choisi cette option 😂 heureusement pour nous, sinon quel ministre aurait-il pu être ? Remarque, ils sont tous un peu beaucoup clown mais ils ne nous font pas rire 😂.