J’ai lu Au petit bonheur la chance et je partage mon ressenti.
1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus. Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un cœur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot. Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon. Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.
Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !
J’écris ce retour de lecture alors que le nouvel opus d’Aurélie Valognes, L’envol est sorti le 1er mars.
Les livres d’Aurélie Valognes se suivent et ne se ressemblent pas. Mon avis avait été mitigé sur La cerise sur le gâteau, ce n’est pas le cas ici.
Je me suis régalée de bout en bout. L’histoire de ce petit bonhomme parachuté chez sa grand-mère parce que sa maman ne peut plus s’occuper de lui ou ne veut plus ou veut autre chose est pleine de bons sentiments.
Que ce soit Jean ou Mémé Lucette, ces deux personnages principaux sont criants de vérité et très attachants.
Il faut bien que Jean, six ans, s’adapte à sa grand-mère qui a déjà tout vu et tout connu. D’autant plus que mémé Lucette n’est plus toute jeune, mais que ne ferait-elle pour ce petit garçon tombé du ciel ?
Heureusement qu’il y a aussi les cousins et la tatie qui permettent au gamin de s’épanouir davantage.
Je ressens énormément d’amour dans cette histoire et beaucoup d’émotion. Jean qui attend régulièrement une lettre de sa maman qui ne vient pas, Mémé Lucette qui fait tout pour qu’il ne soit pas malheureux et croit bien faire… Jean qui retrouve sa maman et qui découvre une étrange vérité.
Des phrases captées au vol qui me font sourire, je cite :
Le lundi, des patates. Le mardi, des patates… et le dimanche, jour du Seigneur, on va manger des patates au beurre !
Le facteur et Mémé Lucette, c’est une grande histoire d’amour, arrosée au porto.
Mémé, pourquoi on appelle ça un deux-pièces ? Il y en a bien plus : l’entrée, le débarras, le salon, la cuisine…
Chaque chapitre porte le titre d’une expression comme C’est parti mon kiki, ça me fait une belle jambe, la tête au carré, roule ma poule…
Oui, ce livre d’Aurélie Valognes m’a beaucoup touchée. À consommer sans modération.
Faventiny a perdu la mémoire ! il ne manquait plus que ça !
Chapitre 28
Hubert, le malinois, grimpa à toute vitesse l’escalier et se planta devant la porte du bureau. Il gémit, se mit debout, et comme personne ne lui répondait, il aboya de plus en plus fort, grattant de toutes ses forces contre le battant.
Coralie appela son chien. Il descendit à toute allure et remonta aussitôt tout en se retournant, pour l’inviter à la suivre.
Le colonel Gérard Faventiny se pointa en bas des marches.
— Qu’est-ce qu’il a ?
— On dirait qu’il veut me montrer quelque chose.
— Suivons-le alors.
Il lui emboita le pas. Le chien, heureux qu’ils aient enfin compris, les emmena devant le bureau au 2e étage et recommença son manège.
Coralie lui ouvrit la porte. Il y entra en trombe et gratta le fond de la bibliothèque.
— Ton maître est derrière ?
Elle appela son mari de plus en plus fort.
— Mais qu’est-ce que tu fais Coralie ?
— Il y a une autre pièce, mais je ne sais pas comment y aller, Hubert doit sentir Daniel.
— Mais qu’est-ce que tu racontes ?
Coralie saisit son téléphone et appela Esteban. Elle lui expliqua la situation, puis dit à son beau-père après avoir raccroché :
— J’y suis entrée avec le double de Daniel croyant que c’était lui. Il doit avoir une télécommande, j’ai eu beau chercher ici dans les étagères, je n’ai pas pu retrouver le mécanisme.
— Laisse-moi faire.
Gérard se colla contre les étagères, passa ses mains doucement et soudain le mur bascula.
Le chien le bouscula et entra dans la pièce.
— Vous êtes merveilleux Gérard.
Ils le suivirent ensemble et ne virent personne. Hubert gémissait et posait son museau sur le fauteuil face au bureau.
— Il était là, j’en suis certaine, regardez son chien.
Le colonel chercha un indice qui pourrait l’aiguiller, mais ne trouva rien. Ils entendirent une cavalcade dans l’escalier et les deux collègues de Daniel apparurent dans l’encadrement de la porte.
— Vous avez réussi à l’ouvrir ?
— C’est mon beau-père ! Voyez Hubert, Daniel devait être ici, j’en suis sûre.
— C’est une histoire de fous. Si près de nous et nous n’avons rien remarqué.
Coralie s’approcha de la fenêtre.
— S’il était là, il a dû forcément nous laisser quelque chose. Cherche mon chien.
Hubert posa son museau sur le bureau. Un verre le narguait.
— N’y touchez pas, dit Esteban, faisons-le analyser, nous saurons si le commandant était ici.
— Faventiny ? Réveillez-vous !
Daniel ouvrit les yeux d’un coup. Il se trouvait face à Frédéric Marteau. Seul.
— Je vais prévenir Coralie, elle doit être morte d’inquiétude. Quelqu’un m’a appelé et m’a demandé de venir vous chercher dans une voiture. J’ai cru à une blague, mais quand la personne m’a dit de ne pas alerter la police, je n’ai pas réfléchi plus loin.
Le commandant ne répondit pas, l’esprit encore embrumé.
— Je vais vous examiner avant de prévenir votre femme. Si je devais vous garder ici, je ne voudrais pas lui faire de fausse joie.
— Qui êtes-vous ?
Le chirurgien surpris, l’interrogea.
— Frédéric Marteau.
Daniel se leva brusquement et se pencha vers lui, attrapant le col de sa blouse blanche.
— L’autre taré m’a appris que vous aviez été l’amant de ma femme. C’est vrai ?
— Qui ? Mais de quoi parlez-vous ?
— J’ai perdu la mémoire, mais je me souviens de ce que mon double m’a raconté. D’ailleurs où est-il ?
— Mais qui ? Je ne comprends rien à ce que vous dites. Vous êtes amnésique ? Depuis quand ?
— En voilà une bonne question ! Je viens de vous informer que j’ai perdu la mémoire et triple buse, vous me demandez depuis quand ? Vous avez fait l’école du rire ou celle de la médecine ?
Marteau ne releva pas l’allusion et lui apprit qu’il s’appelait Daniel Faventiny et qu’il était commandant à la brigade criminelle.
— Coralie est votre femme. Nous étions effectivement amis de fac, mais nous n’avons jamais été amants. Vous avez vu ma tête ?
Daniel ne répondit pas. Il reprit :
— Vous étiez donc avec votre double ? C’est lui qui vous avait séquestré ?
— Séquestré ?
— Oui, vous avez été enlevé. Votre famille et vos collègues vous cherchent partout. Ils vont être heureux de vous retrouver. Je vais quand même vous faire passer un scanner et j’appelle votre femme.
L’infirmier qui emmenait Daniel était Karl, l’un deux sbires qu’il avait rencontrés. Alors qu’il poussait le fauteuil roulant dans le couloir, ils se trouvèrent nez à nez avec Esteban et Coralie.
— Daniel ?
— Commandant ? Comment vous sentez-vous ?
Esteban regarda mieux le soignant. Il était certain de l’avoir déjà vu. Il leur demandait d’ailleurs de les laisser avancer. Ils se reculèrent.
Frédéric Marteau ouvrit la porte de son bureau à ce moment.
— Ne t’inquiète pas Coralie, ton mari va passer un scanner. J’aurais les résultats rapidement et si tout va bien, il repartira avec vous.
— Vous pouvez m’expliquer qui est le type avec le commandant ?
Esteban venait de se souvenir que l’homme était un repris de justice qu’il avait vu en compagnie du chirurgien et qu’il avait pris en photo.
— Un infirmier sans doute. Pourquoi ?
Esteban ne répondit pas et Coralie en profita pour interroger son ancien copain de fac.
— Raconte-moi ! Comment est-il arrivé ici.
Marteau répéta ce qu’il avait appris au commandant.
— Il a perdu la mémoire, c’est pour ça qu’il passe cet examen. Apparemment, il était avec son double. Il ne vous reste plus qu’à attendre.
Daniel revint une heure plus tard avec les résultats qu’il tendit au chirurgien.
— Tout m’a l’air parfait. Je vous laisse rentrer chez vous, mais vous devrez vous faire suivre. Je vous donne l’adresse d’un confrère.
Coralie saisit la main de son mari. Il la retira. Marteau qui avait vu le geste, tenta de réconforter son amie.
— Il ne se souvient pas de toi.
Daniel prit la parole.
— L’autre débile m’a montré une femme qui était la mienne quand j’étais dans le bureau. Ce n’était pas vous. En fait, vous pouvez me raconter n’importe quoi.
— Quel bureau ? demanda Coralie.
— Il paraît que c’est chez moi.
— Hubert l’avait bien senti. Tu étais là.
— Qui est Hubert ?
— Ton chien !
— Alors comme ça vous êtes ma femme ? Bella !
Coralie le regarda. Leurs yeux se trouvèrent et ne se lâchèrent pas pendant deux secondes. Il baissa la tête le premier.
— Je ne vous retiens pas plus longtemps.
Daniel suivit sa femme et son collègue. Ils montèrent dans la voiture. Le portable de Coralie était resté sur le siège passager. Il s’en empara et écrivit :
Il veut jouer ? On va jouer ! et je vais gagner !
Le message lu par Coralie et Esteban, il l’effaça.
Pour l’agenda ironique de Mars, je ne sais pas comment c’est arrivé, mais il parait que c’est chez moi que ça se passe, vu que le compère Toulopéra qui l’a déjà fait me laisse carte blanche. Merci pour votre confiance, mais est-elle méritée ? 😂 Vous m’avez choisie alors on va jouer.
Vu que c’est le mois de mars, ça vous le savez, que c’est le mois du printemps, vous le savez aussi, que c’est le changement d’heure, ah vous aviez oublié ? D’ailleurs, vous avancez ou vous reculez d’une heure ? À vous de me le dire et vous avez le droit de vous tromper dans l’histoire que vous allez me raconter.
Mais quelle histoire ? Elle se passera dans un champ avec des fleurs, des plantes, des mauvaises herbes (après les légumes v’la les fleurs), mais vous choisirez celles qui piquent, qui grattent, qui puent, qui dévorent ceux qui s’approchent trop près, à vous les chardons, les orties, les plantes carnivores, et celles qui n’existent pas encore, mais que vous allez inventer au gré de votre fantaisie. Je ne vous impose qu’une fleurle pissenlit et vous en ferez ce que vous voulez. Ah j’oubliais, il aura une valise, il adore voyager.
Pensez à mettre une pendule, un réveil, une horloge, c’est vous qui décidez du moment que ça donne l’heure.
Bien sûr, vous avez le choix d’écrire en vers, en prose, un récit, un poème, un dialogue, pas un roman de 500 pages hein, une suffira amplement 🙂. Dans tous les cas, amusez-vous et glissez-moi les mots graine, sauvage et corolle.
Je vous laisse jusqu’au 28 mars pour rendre les copies, dans les commentaires ci-dessous avec votre lien, ensuite viendra l’heure du vote jusqu’au 30 mars. Le 31 mars résultats et envoi de l’agenda chez celui ou celui qui aura été choisi.
Maries-Sophie continue de nous raconter ses déboires.
Les jours défilaient, je dirais même les semaines et j’allais bientôt atteindre le 3e mois de grossesse. Je faisais bonne figure à la boulangerie, mais j’eus vite compris que les habitants savaient que Morgan ne se souvenait pas de moi à leurs regards compatissants. Jamais, ils n’avaient osé m’aborder franchement, mais je voyais bien à leurs sourires et leurs soupirs en prenant leur pain qu’ils étaient de tout cœur avec moi.
Le plus malheureux était Saverio qui chaque matin en venant chercher sa commande me suppliait d’être patiente. Il m’affirmait qu’il n’était pas le seul à parler de moi à Morgan, il tentait de lui raviver sa mémoire en lui racontant des anecdotes nous concernant, mais rien n’y faisait.
J’appris par lui que Morgan était suivi par un psychiatre, qu’il s’y rendait régulièrement et qu’à chaque fois il allait s’accouder à son bar. Il se rendait bien compte que quelque chose clochait quand mon nom était cité chez le médecin.
Gabriel me réconfortait d’autant plus que la date de la première échographie approchait. Archibald et Mélusine s’étaient évidemment proposés pour m’accompagner.
C’était justement aujourd’hui. Fébrile, je me préparais. J’allais peut-être connaître le sexe de mon bébé même si Gabriel m’avait dit que c’était un peu tôt. Mélusine me racontait comment ça s’était passé pour elle. Archibald était avec elle. Je m’en voulais encore d’avoir été absente pour elle. Elle assurait que tout ça, c’était oublié.
Je sirotais mon café devant la fenêtre de la cuisine quand je vis apparaître dans le jardin comme avant, Morgan.
Le cœur battant, je posais ma tasse sur l’évier et lui ouvrais la porte.
— Je vous dérange peut-être ? Vous alliez partir ?
Je bégayais.
— Heu… non. Je… tu veux bien me tutoyer, le vous me stresse.
Il hocha la tête.
— Tu as une minute ?
Je jetai un coup d’œil au coucou accroché au-dessus de la table. Archibald n’allait pas tarder, il prendrait au passage Mélusine qui laissait Enzo chez François.
Morgan entra dans la cuisine. Il y était si souvent avant son accident que ça me faisait tout drôle.
— Tu me sers un café ?
Machinalement, il s’approcha du placard pour saisir sa tasse comme il le faisait habituellement. Je retins mon souffle. Il se tourna vers moi.
— C’est là ?
Il ouvrit la porte et prit son mug sans aucune hésitation. Je n’osais faire un geste. Il se servit comme s’il était chez lui.
— Mon psychiatre me préconise de te voir souvent. Il dit qu’il y a un blocage, il ne le comprend pas. Saverio ne cesse de me raconter tout ce que nous faisions ensemble, il m’affirme que je n’ai pas arrêté de lui dire que tu étais la femme de ma vie.
Morgan débitait ces mots sans me regarder et soudain il se tourna vers moi.
— Pourquoi je ne m’en souviens pas ?
Il soupira.
À cet instant précis, ma décision fut prise.
— Excuse-moi, j’ai un coup de fil à passer. Es-tu libre là tout de suite ?
Je n’attendis pas sa réponse et appelai Archibald.
— Tu allais partir ? demanda Morgan en déposant son mug sur l’évier.
— Oui et tu vas m’accompagner. J’ai quelque chose à te montrer, peut-être que ça t’aidera à te souvenir.
Je m’installai au volant et Morgan s’assit côté passager. Le trajet jusqu’à l’hôpital se fit dans le silence, mais quand il reconnut l’endroit, il se tourna vers moi et je sentis son inquiétude.
— Tu es malade ?
Je lui souris sans répondre. Ensemble, nous nous dirigeâmes à l’accueil.
Nous n’attendîmes pas longtemps. La gynécologue nous invitâmes à entrer.
Morgan lui fit un signe de tête. Il avait dû réaliser que nous étions dans un service typiquement féminin, à regarder les patientes qui affichaient toutes un ventre plus ou moins rebondi.
Elle nous proposa de passer dans la pièce adjacente cachée par un paravent, je m’allongeai sur la table. Morgan me suivit.
Quand il vit qu’elle me soulevait le pull et qu’elle étalait du gel sur mon ventre, il haussa les sourcils.
La gynécologue mit certainement ça sur le compte de l’anxiété, elle ne fit aucun commentaire.
Dès qu’elle commença l’examen, nous entendîmes immédiatement le battement régulier du petit cœur de notre bébé. Mes yeux se remplirent de larmes et je fixai Morgan qui ne lâchait pas du regard l’appareil, alors que le médecin affirmait que le fœtus était en pleine forme, il n’y en avait qu’un, nous dit-elle en souriant. Je n’écoutais rien, je surveillai la réaction de Morgan.
C’est alors qu’elle nous demanda :
— Souhaitez-vous connaître le sexe de votre enfant ?
Ce fut Morgan qui répondit.
— Vous pouvez déjà le voir ?
Elle rit.
— C’est un bébé bien constitué, j’ai l’impression que vous approchez des quatre mois. Il faudra revérifier les dates de vos dernières règles madame. Alors, je vous l’annonce ou vous préférez avoir la surprise ?
Morgan me regarda, il sourit et je pensai retrouver enfin le Morgan d’avant.
— C’est toi qui décides…
Il se pencha vers moi et murmura à mon oreille :
— Je ne me souviens de rien, tu me l’avais dit ? Comment ai-je pu oublier une nouvelle de cette importance ?
Il n’y a pas à dire, le lundi, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Hier, je découvrais le carnaval d’Albi sous un ciel bleu et un froid de canard 😁, le vent nous glaçait les mains et le bout du nez tandis que les confettis volaient à qui mieux mieux.
Tout ça sur des airs de musique de tous genres.
Bref, nous sommes lundi et je te propose de rire un peu 😁 pour le faire passer plus vite.
J’adore celle-là !
Répète après moi 😂
Courage !
Pourtant, j’te jure j’ai essayé que le lundi soit un jour comme les autres 😂 peut-être que finalement les autres jours… c’est pareil 😁.
Mais c’est vrai quoi ! Il y en a des trucs à réveiller le lundi 😂, j’ai un doute sur les 506 muscles mais bon 😁.
Partez devant, je vous suis 😂
Je crois que c’est vrai 😁
Bon lundi 😂
À très vite…
Mais au fait, le lundi, ce n’est pas le jour du retour de lecture ? 🥴😂