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  • Jeudi Poésie

    26 octobre 2023
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Que pense la citrouille que l’on transforme pour Halloween ?

    La citrouille

    Voilà que ça recommence,
    Ils sont en transe !
    La fête de la citrouille
    Mes copines et moi, on dérouille.
    
    Je ne comprends pas
    Pourquoi à l’intérieur de moi,
    Ces fous me touillent
    Puis me fouillent.
    
    C’n’est pas pour une soupe
    Qu’ils me découpent
    Ils m’font une grande bouche
    Taillée à la louche. 
    
    M’ajoutent des lumières
    Je n’en suis pas fière
    J’fais peur aux gamins
    Vivement le matin !
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2023)
    
    
    
    
    
    À très vite…
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  • Elsbeth Isobel et Héloïse

    25 octobre 2023
    Elsbeth Isobel, Héloïse et Stefano

    Bonjour toi 😉

    Héloïse n’en revenait pas. La petite sorcière de son livre était là, elle allait entrer dans sa maison. Ce qu’elle n’avait pas prévu c’était que ses parents soient avec elle. À ce qu’elle en avait lu, le grand sorcier n’était pas facile. Elle réalisa alors que la tempête venait peut-être de lui.

    Elle chercha sa mère des yeux, mais elle ne la trouva pas. Charlie avait disparu.

    La porte s’ouvrit et elle entendit Joe les inviter à entrer.

    —  Charlie ?

    Stefano qui n’avait rien compris à l’attitude de la jeune femme, elle qui était toujours prête à aider les gens et ravie de recevoir, s’était éclipsée sans un mot, comme si elle connaissait ces personnes et ne voulait pas les rencontrer.

    —  Elle doit être dans son atelier.

    Joe fronça les sourcils, mais ne dit rien.

    —  Je vous offre un café pour vous réchauffer ?

    Un café ? Mes parents n’en consommaient pas, ça n’existait pas dans notre monde. Les seules boissons étaient le nectar des fleurs arrosées de différents parfums. Je regardais Héloïse. Qu’est-ce qu’elle était mignonne ! le garçon n’était pas mal non plus, mais il n’avait rien d’un sorcier. Je sentais en lui, une peur sourde. Son père, par contre, était très détendu. Les sorciers et les histoires surnaturelles lui passaient au-dessus de la tête et il n’y croyait pas du tout. J’espérais que Straurius en tiendrait compte.

    Je pus m’approcher de la gamine grâce à Arthus qui m’échappa et alla se frotter contre ses jambes. Hélas, un énorme Terre-neuve déboula aussitôt et se planta devant lui en grognant. Mon chat se hérissa et doubla de volume en un clin d’œil.

    J’eus la présence d’esprit d’éclater de rire, de saisir mon félin et de passer ma main sur le dos du chien, qui se calma immédiatement. Je captai alors le regard de ma mère qui me remerciait, j’avais évité le pire. Straurius ne tolérait aucun débordement dans le comportement des animaux. Chez nous, tous se côtoyaient sans haine.

    Il prit d’ailleurs la parole de sa voix grave et posée.

    — Nous n’allons pas vous déranger plus longtemps, merci de votre accueil. Elsbeth Isobel ?

    Je n’eus pas le loisir de réagir, Stefano m’interrogeait et je sentis aussitôt sa peur.

    — C’est ton prénom ? Comme dans le livre d’Héloïse ? Tu es la petite sorcière ?

    Je vis sur son visage la stupeur puis la frayeur l’envahir. Il cria à son père :

    — Vite, sauve — toi papa, ils vont nous faire du mal.

    Heureusement que Joe eut la présence d’esprit d’expliquer aussitôt tout en attrapant son fils par le bras :

    — Mon gamin a beaucoup trop d’imagination, excusez-le.

    Il se tourna alors vers Héloïse.

    — Ma compagne est arrivée dans nos vies avec sa petite Héloïse que voici et celle-ci adore raconter des histoires. Si vous n’habitez pas loin, Elsbeth Isobel pourrait venir partager un après-midi ?

    — Ce serait une excellente idée en effet, mais je vous propose plutôt le contraire, Héloïse ? Veux-tu nous accompagner ? Je te promets de belles surprises.

    Straurius avait changé de ton. Arthus coucha ses oreilles. Je vis Héloïse s’approcher du grand sorcier et saisir sa main, je compris qu’elle ne maîtrisait rien. En un quart de seconde, une magnifique femme apparut, les yeux horrifiés, elle tendait le bras pour la récupérer en hurlant, j’entendis le rire de mon père et… je me retrouvai dans mon monde, Héloïse à mes côtés.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2023).

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  • Bavardage entre moi et moi

    24 octobre 2023
    Billet d’humeur, J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    Mais comment ça c’est déjà l’après-midi ?

    Heu…

    Tu parles que tu réfléchis ! Comment ça tu rigoles !

    C’est ça, fais celle qui ne comprend pas !

    Et tu crois que ça va marcher ? Ben voyons, c’est un peu facile !

    C’est ça à demain et j’espère que tu auras un texte à proposer !

    À très vite…
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  • Raconte moi ta semaine

    23 octobre 2023
    J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    “Si tu veux voir le changement dans ta vie, il faut faire de la place”.

    Coucou monsieur Lundi, je ne te réveille pas ?

    (●’◡’●) Humeur : bonne. Je ne regarde pas ou évite de regarder les informations, non pas que je me voile la face, mais c’est tellement anxiogène…

    (⓿_⓿Blog et écriture : Je suis assez fière de parvenir à mener de front l’histoire de mes sorcières et mon policier. Je ne pouvais pas le laisser tomber quand même ! J’ai aussi partagé mes dessins, tu peux donc voir que je ne lâche rien 😊.

    (●ˇ∀ˇ●) Sport : 18 km de marche dans la semaine et 22 km de vélo. Il fait moins chaud, le vélo, il va falloir que m’équipe davantage. 30 minutes aussi de vélo elliptique. Nous commencerons la piscine après les vacances de Toussaint.

    (ಥ _ ಥ) Série Télé : Deux nouvelles séries m’ont interpellée. La première avec Lucie Lucas, l’héroïne de Clem, et Shym dans Cannes police criminelle. Quelle déception ! Shym est chanteuse et ne devient pas actrice qui veut 😊. Je l’avais déjà constaté dans Profilage où la série du coup avait perdu tout son charme. Idem pour Lucie Lucas qui est top dans Clem, mais pas en tant que flic ! résultat, je me suis endormie au bout du 2e épisode. En regardant les critiques, je me rends compte que je ne suis pas la seule à être de cet avis. J’ai zappé et me suis retrouvée dans l’amour est dans le pré où les agriculteurs cherchent l’âme sœur. En voilà une émission qui m’interroge : comment peut-on tomber amoureux aussi vite au bout de deux jours et en plus réaliser que c’est la bonne personne qui pourra s’intégrer rapidement dans le monde de l’agriculture. Le concept qui est d’emmener deux personnes chez soi pour choisir, pas facile !

    Mais, je m’éloigne de ma deuxième série, Vise le cœur avec Claire Keim et Lannick Gautry. C’est la 2e saison, et j’ai retrouvé avec bonheur mes deux héros. Tous deux ont été séparés quand ils étaient jeunes, alors qu’ils étaient très amoureux, ils ont chacun des secrets cachés et se retrouvent à travailler ensemble, elle est flic, il est son commissaire.

    (✿◕‿◕✿) Zentangle : Quand je regarde mes intentions pour cette année bien avancée, je me dis que j’ai presque respecté ce que j’avais prévu. Voici donc mon Zentangle fait pendant le match de rugby Angleterre-Afrique du Sud.

    Et regarde un peu mes intentions de l’année😉

    Je pêche un peu au niveau de la calligraphie et du tarot. J’y reviendrai dans un autre billet.

    Et toi, qu’as-tu fait cette semaine, raconte-moi !

    Bonne nouvelle semaine💖.

    À très vite…
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  • Dimanche Musique

    22 octobre 2023
    Chansons-Musiques

    Bonjour toi 😉

    Je t’apporte le petit déjeuner afin que tu prennes des forces pour danser avec Mika. J’adore son énergie et cette musique met la pêche pour la journée, je l’écoute souvent aussi je te la partage.

    Et c’est parti 🎶🎶🎶

    Bon dimanche 💖

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  • Samedi Dessine

    21 octobre 2023
    Défis-Challenges

    Bonjour toi 😉

    Je te partage aujourd’hui les quelques dessins dont je suis fière 😁. Je demande toute ton indulgence, si tu es illustratrice, peintre (si si j’en connais 😉)ou très habile de tes mains 😁.

    J’ai classé dans la catégorie défis-Challenges parce que pour moi c’est un sacré défi de dessiner, je pars de loin 😊.

    Ici, je m’en tire assez bien 😁

    Ci-dessous, le bisou est plus facile à faire qu’à dessiner 😂.

    Celle-là, je l’aime bien 💖👇

    Pas mal non plus non ? Je ne dois pas avoir le bon matériel pour les cheveux 😁.

    Bon samedi et dis-moi ce que tu en penses, je prends les commentaires, les critiques et les félicitations aussi 😂.

    À très vite…
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  • J’aime un voyou au grand coeur

    20 octobre 2023
    J’aime un voyou au grand coeur

    Bonjour toi 😉

    Je n’oublie les fans de mon policier et je partage aujourd’hui le chapitre 14.

    Chapitre 14

    Je prévenais aussitôt mon équipe pour qu’elle lance un avis de recherche. Une patrouille tournant dans le secteur ne fut pas longue à l’appréhender.

    J’attendais donc qu’il arrive au commissariat, j’étais prête pour l’interroger. Seulement, il n’arriva jamais.

    — Que s’est-il passé ?

    Je n’étais pas à prendre avec des pincettes, je ne comprenais pas comment une telle chose avait pu se produire. Le trajet n’était pas long.

    Le discours que me fit le gendarme, je n’en fus même pas surprise. Un camion en panne en travers de la route, un homme qui descend pour s’excuser, un autre qui arrive par derrière qui ouvre la portière, arme à la main, les oblige à ne pas bouger. Le suspect part avec eux. Fin de l’histoire.

    — Et vous ne les avez pas reconnus ?

    — Ils étaient cagoulés.

    — Évidemment.

    — Une plaque d’immatriculation ? Quelque chose ?

    J’étais furieuse. Encore un coup de Destrio ? Mais pourquoi ?

    L’un des gendarmes avait relevé le numéro du camion. Après enquête, je compris que le chauffeur n’y était pour rien. Il était véritablement tombé en panne. Par contre, remonté à l’intérieur, il avait eu le temps de voir par le rétroviseur la voiture qui repartait avec notre suspect. Malheureusement, c’était un véhicule banal comme on en trouve partout, de couleur blanche.

    Joseph Gardon avait disparu. Très en colère, j’appelais la banque de Paco et demandais à lui parler. Il n’était plus dans l’établissement.

    Je tapais son numéro de portable et tombai directement sur sa messagerie. C’est mon capitaine qui fit les frais de ma rage quand il entra dans mon bureau.

    — Désolée Théo !

    Je lui racontai en quelques mots. J’avais surréagi et ça ne me ressemblait pas. Il y avait certainement une explication à l’absence de Paco. Il n’était pas sur écoute, il n’était pas surveillé, il pouvait aller où bon lui semblait, c’était samedi, il était libre.

    Il me restait la piste de l’autre copain de Philippe Peton. Grâce aux coordonnées données par Simone, je pus avoir rapidement le directeur de l’établissement où les garçons avaient été placés. Par téléphone, il ne voulut pas me renseigner. Il pouvait me recevoir si je le désirais.

    Théo était en interrogatoire, je laissai un message à l’accueil et enfourchai ma moto.

    Claude Dubois, une cinquantaine d’années me serra la main chaleureusement.

    — J’ai appris par la presse le décès de Philippe Peton. Quelle sale histoire ! J’ai cru comprendre que vous vouliez connaitre les noms des hommes qui l’accompagnaient souvent.

    Il montra une photo où ils posaient ensemble dans un groupe.

    — Voici Philippe, Joseph Gardon et Timothée Dario. Philippe était le seul à avoir été placé. Les deux autres, c’était très compliqué.

    — Vous les voyez toujours ? demandais-je.

    — Non. Vous savez, ils sont adultes depuis longtemps, répondit-il en souriant. D’ailleurs, ces photos datent un peu, mais Joseph n’a pas beaucoup changé. Il est fou de motos, vous pourrez sans doute le rencontrer à l’atelier du mécanicien. Quant à Timothée…

    Le directeur se tut. Il parut ému. Je l’invitai à continuer.

    — Tim s’était pris de passion pour l’escalade.

    — Était ?

    — Une mauvaise chute. Il est en fauteuil roulant.

    Stupéfaite, je regardai mieux la photo. Timothée semblait être l’un des deux hommes croisés dans les bois.

    — Il y a longtemps ?

    — Je ne sais plus trop, quelques mois certainement. Il voulait ressembler… je ne sais pas si vous le connaissez, le directeur de la banque, François Destrée. Ils avaient sympathisé, ils faisaient partie du même club. J’avais pensé que cet homme pourrait peut-être l’aider et je lui avais demandé s’il pouvait lui trouver un boulot. Timothée n’était pas un mauvais bougre, il aimait les chiffres, j’avais rencontré monsieur Destrée dans ce but. Je sais qu’ils s’étaient parlé, je n’ai plus eu de nouvelles. Timothée n’est plus revenu ici et monsieur Destrée n’a sans doute pas donné suite. J’ai beaucoup de travail, j’essaie de faire au mieux, mais Timothée étant majeur, il ne voulait plus avoir affaire au centre.

    — Avez-vous une adresse où je peux le joindre ?

    — Pas une fixe non, il allait parfois chez Simon et Henri l’ancienne famille de Philippe.

    — Il avait d’autres amis ?

    — Tentez de parler avec Joseph, lui, il n’était jamais seul, un homme était souvent avec lui, mais je ne le connais pas.

    — Puis-je prendre la photo ?

    — Bien sûr !

    Je le remerciai et retournai au commissariat. Je demandai à mes gars de vérifier si ce Timothée était dans nos fichiers. Il l’était pour des vols à l’arraché, rien de bien grave et il y avait même une adresse.

    Théo qui avait terminé son interrogatoire vint avec moi, c’est lui qui conduisait.

    À suivre…

    © Isabelle-Marie d’Angèle

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  • Jeudi Poésie

    19 octobre 2023
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Le thème de ce jour de l’Inktober est Dodu. J’ai glissé ce mot dans la poésie composée que je te partage.

    La petite sorcière

    Ce n’est pas d’hier
    Que je suis devenue sorcière.
    
    Pour le rester
    Je dois m’habituer
    Des potions à mélanger
    Sans me tromper.
    
    C’est sur mon grimoire
    Que je consulte le soir
    Que je trouve notées
    Mes recettes testées. 
    
    Non, ce n’est pas d’hier 
    Que je suis devenue sorcière. 
    
    Déjà petite, je n’étais pas celle
    Que mes parents auraient souhaité
    C’est d’elle,
    Ma grand-mère adorée
    Que j’avais hérité.
    
    Au grand dam de mon père
    Qui craignait les sorcières
    Je devenais celle à bannir
    Il valait mieux en rire. 
    
    Lui qui rêvait d’une petite fille
    Sage, belle et tranquille,
    Il avait hérité d’une sorcière
    Qui, s’il l’avait pu
    L’aurait bannie dans une tanière
    Et l’aurait à jamais perdue.
    
    Pourtant, une petite fille dodue
    J’étais au fil des ans devenue
    Et faisait le bonheur de ma mère
    Qui depuis des millénaires
    Connaissait les sorcières.
    
    Le don lui avait échappé
    Elle ne m’en tenait pas rigueur
    Au fil des années et des heures
    Avec patience elle m’instruisait.
    
    C’est pour ça que la nuit
    Seule avec ma chauve-souris
    Je fabrique mes recettes
    Avant que ça ne parte en sucette. 
    
    
    Ce n’est pas d’hier
    Que je suis devenue sorcière. 
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2023).
    
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  • Souvenirs d’enfance -Suite

    18 octobre 2023
    Jour des enfants

    Bonjour toi 😉

    Tu te souviens de ça ? 👇

    La semaine dernière, je m’étais arrêtée au 11 octobre. Je continue donc mes souvenirs du 12 au 18 octobre 😉.

    12 — Ma tenue préférée ? Le pantalon à pattes d’éléphant 😂

    13 — L’endroit où j’étais bien, il y en a deux. Mon grand jardin et le lieu de mes vacances avec la grange, les vaches, les champs de tabac et de tomates, j’y ai mes plus beaux souvenirs d’enfance.

    14 — Ma chambre, je m’y sentais en sécurité.

    15 — Ah mes vacances ! pour moi, retrouver mon amie que je ne voyais qu’un mois par an, la campagne, les champs, rentrer les vaches, donner à manger aux lapins, ramasser les œufs, ramasser le tabac, les tomates, aller à la fête et faire des tours d’auto tamponneuse à n’en plus finir, ça ne coûtait pas aussi cher qu’aujourd’hui 😂.

    16 — Un mensonge ? Franchement, je ne m’en souviens pas 😂 et c’est vrai en plus !

    17 — Goûter préféré quand je rentrais de l’école, Passer à la boulangerie et acheter un pain au chocolat brioché. J’avais la chance d’avoir deux boulangeries tout près de la maison, une en face, une à côté. Les viennoiseries n’étaient pas les mêmes, alors un coup l’un un coup l’autre, j’avais le choix. Tout mon argent de poche passait dans ce petit plaisir.

    18 — Je crois que c’est quand ma marraine était allée chez mon disquaire préféré et avait laissé une certaine somme d’argent, ça équivaut aujourd’hui à une carte cadeau, elle avait lancé la mode 😂. J’ai pu me faire une collection de 45 tours et 33 tours, je ne te raconte pas ! J’aimais déjà beaucoup la musique 😍.

    Et toi tes souvenirs d’enfance ? Raconte-moi 😍.

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  • Elsbeth Isobel et Héloïse

    17 octobre 2023
    Elsbeth Isobel, Héloïse et Stefano

    Bonjour toi 😉

    Je n’en revenais pas, Charlie la mère d’Héloïse était en vérité la sœur de la mienne.

    — Mais comment est-ce possible ? Une mortelle  dans le monde des humains ?

    Isaulya me fit taire d’un geste. Straurius nous rejoignit. Je me doutais bien que le cri d’Isaulya, lui, il l’avait entendu. Il n’y avait qu’à voir son regard et ses sourcils froncés pour comprendre qu’il allait l’interroger. Toute prêtresse qu’elle était, elle n’avait pas le droit d’invoquer notre Dieu.

    Je ne bronchais pas. Isaulya sourit.

    — C’est idiot, j’ai eu peur, ce mot m’a échappé.

    Je faillis éclater de rire. Nulle, sa réponse, elle aurait pu trouver mieux. C’était quand même au grand sorcier Straurius qu’elle s’adressait. Il la sonda en un quart de seconde et il ne m’en fallut guère plus pour me recroqueviller sous ma couette. Arthus m’y rejoignit en feulant.

    — Vous m’expliquez ?

    Hou ! Ils se vouvoyaient, l’heure était grave. Je n’osais même plus respirer et c’est alors qu’en croisant les doigts, je me dis que je devais retrouver Héloïse, elle aurait peut-être la réponse. Arthus s’agrippa à moi, comme s’il voulait me prévenir de quelque chose, mais il était trop tard, je fus projetée dans l’autre monde sous un ciel noir où les arbres se tordaient sous la fureur du vent.

    Joe avait attrapé Stefano par la main et l’entrainait aussi vite qu’il le pouvait vers la maison. Elle lui semblait bien loin, il choisit de s’abriter dans la grange. Il referma aussitôt la porte et s’adossa contre elle. Stefano n’en menait pas large. C’est alors qu’ils la virent.

    — Qu’est-ce que tu fais là ? Remarque tu as eu raison d’entre ici, tu ne risques rien.

    Joe s’approchait d’Elsbeth Isobel.

    — D’où viens-tu ?

    Stefano aperçut alors Arthus qui passait la tête de dessous la veste d’Elsbeth Isobel.

    — Oh ! regarde papa, le chat ! Il est trop beau.

    Arthus sortit tout à fait de sa cachette et se frotta contre ses jambes. Aussitôt, Stefano le prit dans ses bras et serra sa joue contre lui, ce qui déclencha chez Arthus un ronronnement des plus sonores.

    Elsbeth Isobel ne savait pas quoi dire. Le vent s’était calmé.

    Héloïse, le nez contre la vitre regardait le ciel. Les nuages se dispersaient et un peu de bleu apparaissait. Elle fronça les sourcils et remarqua dans le jardin, un couple. Elle n’eut pas le temps de les montrer à Charlie que celle-ci était déjà près d’elle, un doigt sur les lèvres.

    — Pas un mot sur le livre.

    Elle le fit disparaitre prestement.

    — Mais… on dirait les parents de…

    — Tais-toi Héloïse, je t’en supplie.

    Devant l’air implorant de sa mère, elle comprit qu’en effet, l’heure était grave. Toutes deux virent la porte de la grange s’ouvrir.

    Joe en sortit le premier, suivi de Stefano. Le gamin fila vers la maison alors que Joe apercevait les inconnus dans son jardin.

    Tout sourire et la main tendue, il s’avança vers eux :

    — Je parie que vous êtes venu chercher votre fille ? Vous aussi, vous avez été surpris par cette tempête ?

    Joe ne reconnaissait pas l’homme et la femme, mais peu importait, sa porte leur était grande ouverte. Il remarqua la prestance du couple. Lui, un grand manteau, ses cheveux retenus par un catogan. Elle, une longue veste, les cheveux relevés en chignon.

    Arthus qui avait rejoint Elsbeth Isobel, lui glissa :

    — Straurius et Isaulya sont là, ça va barder. Il vaut mieux que tu te montres.

    — Ils ne feront rien dans le monde des humains, tu le sais aussi bien que moi.

    — Ah oui ? La tempête ce n’était rien peut-être ?

    Joe venait la chercher.

    — Sors donc de ta cachette, tes parents te cherchent. Tu n’as plus rien à craindre.

    Straurius sourit à Joe.

    — Je vous remercie, notre gamine est en effet, un feu-follet. Elle est partie à toute allure et nous n’avons pas pu la suivre. Heureusement, elle n’a rien.

    Joe les invita alors à entrer chez lui.

    À suivre …

    © Isabelle-Marie d’Angèle (octobre 2023).

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