Bonjour toi 😉
C’est la journée internationale du sourire alors sourions ensemble 😊😊.













Bonjour toi 😉
C’est la journée internationale du sourire alors sourions ensemble 😊😊.













Bonjour toi 😉

Elle est arrivée avec son seau Pour le remplir d’eau. Penchée sur la margelle Elle se penche et s’aperçoit qu’elle est belle. Son reflet lui fait face C’est comme devant sa glace. Pourtant ici, il lui semble Qu’il tremble. Autour d’elle des fruits des fleurs L’entourent pour lui faire honneur ! Il fait chaud Sur la tête un chapeau. Elle est arrivée avec son seau Pour le remplir d’eau.

Bonjour toi 😉

🍁J’habitais dans le Nord et je rentrais des vacances. À l’époque, l’école reprenait vers le 15 septembre. L’automne s’installait rapidement, alors effectivement je remettais le manteau rapidement, le bonnet et l’écharpe ne tardaient pas.
🍁 Le parfum de l’automne dans le grand jardin reste inoubliable. Je pouvais rester des heures à le contempler, surtout tout ce mélange de couleurs de rouge. Nous avions un érable pourpre et ses feuilles rouges, je m’en souviens encore. Je faisais de jolis herbiers.
🍁 Il y avait des toutes petites pommes rouges que je ramassais avec maman pour en faire de la compote. Je me souviens, j’adorais croquer dedans, elle avait des liserés rouges dans sa chair. Je n’ai toujours pas retrouvé cette variété.
🍁 Les jours raccourcissaient vite là-bas.

🍁 Aujourd’hui, je respire toujours son parfum et regarde les arbres, mais je n’ai plus de grand jardin, ni d’érable pourpre.
🍁 Je donne à manger aux oiseaux, chose que je ne faisais pas gamine. Les oiseaux n’étaient pas non plus les mêmes, sauf les tourterelles. Elles nichaient dans les grands arbres. Ici, je n’en ai pas, alors elles nichent dans les arbres voisins.
🍁J’ai découvert la cueillette des cèpes dans le Sud-Ouest ainsi que les soirées châtaignes servies avec le Bourru, le vin nouveau pas encore tout à fait vin.
🍁 Le changement d’heure, franchement, je m’en passerais, surtout avec ces longues journées en été qui n’en finissent pas quand il fait très chaud. Les étés de mon enfance, certes il faisait chaud, mais pas comme aujourd’hui. Je suis toujours en tee-shirt et il faisait encore 19° ce matin au réveil.
🍁 Les écureuils et leurs récoltes de noix, c’est tellement beau à voir…
Et toi ? Quels sont tes souvenirs d’enfance ? Sont-ils les mêmes qu’aujourd’hui ?

Bonjour toi 😉
Quand je regarde par ma fenêtre, je vois tout ça 😊.
Le rosier qui fleurit encore 🌹.

Le bégonia qui n’en finit pas de fleurir 🌸.

Les asters qui se répandent partout et prennent peu à peu toute la place 💐.

Mélangés aux belles de nuit, c’est du plus bel effet 🌼.

Et puis, il y a lui 💖🌿 mon houx.

Je vais te raconter son histoire.
Quand j’étais gamine, à Noël, comme nous avions un très grand jardin et que nous avions du houx, nous allions toujours en cueillir pour décorer la maison. C’était du houx avec des boules rouges comme celui-ci.
Les années sont passées et je n’avais pas de houx dans le jardin jusqu’à Noël dernier. Monsieur Chéri en trouve un à notre jardinerie habituelle. J’étais ravie, il avait de belles boules rouges.
Un jour, Monsieur Chéri m’appelle et me désigne les boules rouges qui n’étaient que des perles collées avec du scotch. Comment avions-nous pu nous faire avoir de la sorte ? J’étais très déçue.
Le houx n’y était pour rien et Monsieur Chéri continua de s’en occuper.
Quelle ne fut pas notre surprise de le voir avec de véritables boules rouges aujourd’hui ?
Bon, pour en cueillir des branches et les décorer pour Noël, ce n’est pas pour tout de suite, mais je suis ravie.
Comment se porte ton jardin ? Raconte-moi tout 🌼💐🌸🌹🍁.

Bonjour toi 😉
Dis-moi Lundi, ça te dirait que je te raconte ma semaine passée ?

Humeur : Bonne même si j’ai eu un coup de stress en allant chez le médecin remplir mon dossier de retraite. Il est envoyé. Je ne reviens plus dessus. Donc, l’humeur est bonne. Nous sommes rentrés de la campagne et j’ai retrouvé mon ordinateur. C’est toujours un peu difficile de relancer la machine à écrire 😂.
(❁´◡`❁) Lectures : J’ai terminé Mon Mari de Maud Ventura (prix du 1er roman). Comment te dire ? Je ne pouvais m’empêcher de commenter et de râler et de répéter Ce n’est pas possible, cette femme m’agace, elle n’est pas amoureuse ou alors elle aime mal. Combien de fois Monsieur Chéri m’a dit si tu n’aimes pas, cesse de le lire. Oui, mais voilà, ce bouquin est impossible à lâcher parce que tu as envie de connaitre la fin. Et quelle fin ! L’auteur a mis 3 ans pour écrire ce livre et franchement, c’est très bien construit. Ne t’attends pas à lire une histoire d’amour… enfin si… Mais je te laisse le découvrir, je risque d’en dire trop 😂.
Du coup, j’ai commencé La vie rêvée d’Ava de Sophie Kinsella et comme tous les livres de cette auteure, ça commence sur les chapeaux de roue 😂. Je ne vais pas m’ennuyer.
(●ˇ∀ˇ●) Sport : En vérifiant sur mon agenda, je n’ai pas fait grand-chose. 32 kms de vélo et 3,46kms de marche (note la précision de mon tél 😉). C’est normal, nous sommes rentrés mardi, le temps que je récupère de n’avoir rien fait 😂.
*^____^* Sortie : Monsieur Chéri adore, je dirai même que c’est une passion, aller à une foire. Quand je dis Une c’est parce qu’il est intéressé par Toutes les foires 😁. Cette semaine, c’était celle sur l’habitat et l’immobilier. Nous sommes déjà allés à celle sur les énergies renouvelables (j’adore 😛), celle de l’artisanat, celle de l’agriculture… Bref, tu as compris, moi ce n’est pas mon truc, mais alors pas du tout, mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas par amour hein ? (Va lire Mon mari 😜).
Donc, nous voilà partis parce que nous avons peut-être l’idée de changer de cuisine. Ce qui est bien quand nous ne travaillons plus, c’est qu’en y allant le vendredi matin, il n’y a presque personne… sauf ceux comme nous 😁.
On repère le stand des cuisines et on discute un peu, on nous file des catalogues, faudra passer au magasin, on pourra vous faire une étude et blablabla…, je connais par cœur le travail des commerciaux.
C’est sans compter sur Monsieur Chéri qui m’entraine pour TOUT voir et évidemment arrive ce qui devait arriver, on se fait alpaguer. C’est un numéro très bien rodé. Nous voilà partis pour l’explication des panneaux solaires, que je connais par cœur (lors du salon des énergies renouvelables 🙄) et voilà un jeune commercial qui nous explique tout en large en long et en travers. Je pourrai presque faire le playback à sa place 😁. Ah vous faites quoi comme métier ? Ah, mais vous êtes de jeunes retraités, c’est bien ça, vous pouvez en profiter et c’est parti… Et nouvel acte, on appelle celui qui va donner le prix, mais tu sais, il va le baisser d’au moins 3 000 euros. Vous comprenez c’est le prix foire. Vous mettez un grigri là en bas du papier et…. Je les connais par cœur ! Autant Monsieur Chéri écoute religieusement, pose des questions alors qu’il connait déjà les réponses, autant moi, j’entre en scène dès qu’on parle argent. Pourquoi vous baissez autant ? Qui me dit que ce n’est pas le véritable prix et que je crois que vous me faites une sacrée réduction alors que c’est faux ? Redoutable, je suis ! On vous laisse réfléchir et on revient vers vous… Mais c’est tout réfléchi, je ne me décide jamais sur une foire où tout parait tout beau ! Et puis, je balance un j’ai faim, je ne peux plus réfléchir ! 😂.
De toute façon, nous étions venus pour regarder les cuisines n’est-ce pas Chéri ? 😂.
(´▽`ʃ♡ƪ) Musique : Voilà ce que Deezer m’a sorti comme liste de musique que j’ai écoutée beaucoup en septembre.
🎶 All by mysefl – Eric Carmen
🎶 En quelle année Georgia — Michel Sardou (nouveau titre)
🎶 C’est la vie — Mika
🎶 Et un jour une femme — Florent Pagny, Christophe Maé
🎶 The best of Andrew Sister -The Andrew Sister
🎶 Comment on fait — Vianney, Zazie
🎶 Lovebox – Cerrone, Marc lavoine
🎶 You’re the First, the last, My Everything – Michael Bublé
🎶Pardonne-moi — Louane
🎶 Entre moi, entre nous — Louis Albi
🎶 Charlie Brown Theme – Vince Guaraldi Trio
🎶 Je reste calme — Camélia Jordana
…
`(*>﹏<*)′ Dessin : Regarde un peu 😉

(⓿_⓿) Ce que je dois faire : Rendez-vous est pris pour l’Aquabike. Je te raconte ça la semaine prochaine.
Et toi ? Raconte-moi 😊.

Bonjour toi 😉
Je te présente la page d’octobre de mon Bujo. Alors, ce n’est pas parfait, mais je suis assez fière de moi 😁.

Je te partage aussi quelques dictons ou citations pour ce nouveau mois qui débute.
🍁Octobre emmitouflé annonce décembre ensoleillé.
🍁 Brouillards d’octobre et pluvieux novembre font bon décembre.
🍁 Octobre en bruine, hiver en ruine.
🍁 Si octobre est trop chaud, en février la neige au carreau.
🍁 À la Saint Bruno, les feuilles tombent dans le bois.
🍁 À la Saint Placide, le verger est vide. Quand il arrive la Saint Fleur, pour aller au verger, c’est plus l’heure.
🍁 Si octobre s’emplit de vents, du froid tu pâtiras longtemps.
🍁 Brouillard d’octobre, pluie de novembre, font bon décembre.
🍁🍁🍁🍁
Extrait d’un poème de François Coppée (1842-1908) – Recueil les Mois (1878).
…
Octobre permet un moment encor
Que dans leur éclat les choses demeurent ;
Son couchant de pourpre et ses arbres d’or
Ont le charme pur des beautés qui meurent.
…
Bon dimanche 💗

Bonjour toi 😉
Je te donne le choix, à toi de me dire ce que tu préfères 😊. Deux chansons différentes, deux styles différents, j’aime les deux 💖 mais ma préférence va vers Elodie Frégé et les mots Bleus de Christophe.
Alors quel est ton choix ?
Bon samedi en musique 🎶

Bonjour toi 😉
Prête pour le chapitre 13 ?

— Monsieur Destrée est en réunion. Je peux prendre un message ?
— Dites-lui que c’est la police !
Mon capitaine n’était pas de bon poil et je dus le retenir par le bras alors qu’il allait entrer de force dans le bureau de François.
La jeune femme à l’accueil n’en menait pas large, mais elle n’y était pour rien. Je la rassurai d’un sourire et lui demandai de prévenir son directeur que nous devions l’interroger rapidement.
Elle n’eut pas à le faire, la porte s’ouvrit face à deux hommes, l’un d’eux était Diego Destrio. Il me fit un signe de tête et passa devant nous sans rien dire, suivi de son acolyte.
Nous entrâmes dans le bureau. Paco ne nous laissa pas parler.
— Bonjour Commandant, Capitaine, si vous venez pour la mort de Philippe Peton, comme vous avez pu le constater, mon père sort d’ici. Nous n’y sommes pour rien ni l’un ni l’autre.
Il se planta devant sa fenêtre et se tut. Il nous tournait le dos, je ne pouvais donc pas voir son visage. Mon collègue qui n’était pas d’une nature patiente lui demanda de nous regarder, il voulait lui poser quelques questions. François s’assit et nous invita à prendre place face à lui.
Théo l’interrogea :
— Les nouvelles se propagent à vitesse grand V ici ! Connaissiez-vous cet homme ?
Paco soupira et plantant ses yeux dans les miens, répondit :
— Je vais nous faire gagner du temps. Oui, c’est même lui qui m’avait cambriolé et tabassé, je l’avais reconnu à son tatouage. J’avais promis à ses parents d’accueil de ne rien dire. Laissez tranquilles ces braves gens, ils n’ont rien à voir dans toute cette histoire. Je vous le répète, je n’y suis pour rien.
— Pouvez-vous me donner votre emploi du temps depuis hier soir, monsieur Destrée ?
— Seul, mon chien pourra vous confirmer que j’étais chez moi jusqu’à 20 heures. Ensuite, mon collaborateur Jordan Calamine m’a téléphoné, mais j’imagine que vous allez dire qu’avec mon portable, je peux répondre de n’importe où, n’est-ce pas ? Vous n’aurez pas cette joie, parce que Jordan préfère toujours m’appeler sur mon fixe. Je suis allé le rejoindre à la salle de sports. Je suis allé m’entrainer jusqu’à 23 heures, Jordan était avec moi. Nous sommes repartis ensemble, mais il est rentré chez lui et moi chez moi. Si vous voulez vérifier mon alarme, elle pourra vous indiquer l’heure exacte à laquelle je l’ai désactivée. J’ai pris une douche et me suis couché. Je suis arrivé ici vers 8 heures 30, ma secrétaire pourra vous le confirmer, elle était déjà là. Je vous signale aussi que la banque est ouverte le samedi matin, une fois tous les quinze jours, vous avez eu de la chance de me trouver.
— Vous récitez votre emploi du temps comme si vous saviez que vous alliez être interrogé, nota mon capitaine.
Je souris intérieurement et les souvenirs affluèrent :
— Tu m’étonneras toujours toi avec ta mémoire, comment tu peux te rappeler les voitures qui sont passées devant chez toi ?
— Pas difficile, il n’en passe pas non plus des masses, mais depuis tout petit, j’aime bien me répéter comme dans un film, tout ce que j’ai fait ou vu dans la journée.
— Tu te souviens de ce que tu as fait, il y a une semaine ? J’y crois pas.
Paco m’avait tout raconté comme aujourd’hui, avec une voix de robot, sans bafouiller et sans se tromper. Je me souviens pourtant lui avait fait remarquer qu’il pouvait me dire n’importe quoi, je ne pourrai pas vérifier. Alors, pour me prouver qu’il n’avait pas menti, il sortit un cahier, je vois encore sa couverture, c’était un paysage africain avec un éléphant qui levait sa trompe. Une bulle au-dessus de lui disait : je te mets au défi d’avoir une meilleure mémoire que moi. Tout y était noté. Je serais curieuse aujourd’hui de savoir si François avait toujours cette manie.
Je rencontrai son regard. Il ouvrit un tiroir et prit un ordinateur portable.
— Vous aurez mon emploi du temps depuis des mois là-dessus.
Le cahier avec le pachyderme avec disparu pour faire place à la nouvelle technologie. François n’avait donc pas changé. Il avait gardé cette manie de tout noter.
Sans mot dire, Théo le saisit.
— Vous le récupérez rapidement, monsieur Destrée. Merci pour votre collaboration.
Nous nous levâmes de concert et François reprit sa place devant sa fenêtre. Au moment où j’enfourchai ma moto, je remarquai que Diego Destrio était garé non loin de là et qu’il me regardait. Il me fit un signe et son chauffeur démarra, il passa près de moi au ralenti puis accéléra.
Arrivée au commissariat, j’avais déjà le premier rapport de Luc Grégoras. Je reconnaissais que c’était un bon légiste, rapide et efficace. Il confirmait l’heure de la mort de Philippe Peton, tôt dans la matinée, ainsi qu’une bagarre. L’homme s’était défendu, à en croire les coups sur les mains. Il était possible qu’il ait trébuché et qu’il soit mal tombé.
Théo avait cherché dans les comptes-rendus du cambriolage de François s’il y avait d’autres empreintes connues et moi, je me plongeai dans les photos. Je me souvenais parfaitement du visage du copain de Peton. Il n’était malheureusement dans nos fichiers, je décidai de repartir chez la famille qui accueillait la victime. Simone avait peut-être son nom.
Cette fois-ci, je n’y allais pas en moto. Je ne voulais pas que les voisins soient au courant de ma visite. J’empruntai donc une voiture banalisée.
Simone m’ouvrit la porte et j’entrai. Elle avait les yeux rouges, signe qu’elle avait dû pleurer.
Elle m’invita à m’asseoir autour de la table du salon et prit place en face de moi. Son compagnon nous rejoignit aussitôt. Je ne tergiversai pas longtemps pour poser la question qui me brulait les lèvres et je ne souhaitais pas qu’il se tracassent inutilement.
— Vous m’avez parlé ce matin d’un copain qui accompagnait Philippe, connaissez-vous son nom ?
— Il l’appelait Joseph, répondit son mari.
— T’es sûr Henri ? C’était peut-être l’autre et pas celui qui était venu ici.
Elle ajouta en se tournant vers moi.
— Philippe avait deux amis avec qui il avait sympathisé en foyer. Philippe était le seul à avoir été placé en famille d’accueil, pas eux, ça se passait toujours mal. Vous pourriez peut-être connaitre leur nom avec le directeur qui s’occupait d’eux. Je vous donne l’adresse.
Je comprenais bien que le couple voulait vraiment m’aider et ne pas avoir maille avec la police. Je pris donc le papier où elle avait noté les coordonnées.
Son mari, Henri, n’en démordait pas, c’était Joseph qui était venu chez eux.
— Vous connaissez son nom de famille ?
— Non, mais le réparateur de motos oui. C’était un fou de ces engins, mais il n’avait pas les moyens de s’en offrir, s’il avait pu en voler une, il ne se serait pas gêné. Il était tout le temps fourré chez le mécanicien, dans l’espoir qu’il lui trouve une bécane pour presque rien.
C’était certainement lui que j’avais vu tourner auprès de la mienne au commissariat. Je les remerciai pour leur aide et quittai leur maison.
Je me garai devant le hangar où différentes motos s’alignaient. Au moment, où j’ouvrai la portière, un homme sortait en courant et le patron de l’entreprise l’invectivait furieusement :
— Ne remets plus jamais les pieds ici Gardon, sinon je te signale à la police.
Il m’aperçut et me prit à partie.
— Désolé, mais il ne cesse de tourner autour de mon matériel. Vous désiriez quelque chose ?
— Vous avez de la chance, je suis Angèle Merlin, commandante de police. Un problème ?
— Je ne veux pas lui faire de tort, mais ce Joseph Gardon vient tous les jours me demander si je n’ai pas une moto à lui donner, comme si je pouvais me permettre de donner ! Et puis, j’ai entendu ce matin que Philippe Peton était mort. Ils étaient tout le temps ensemble. Je ne veux pas être mêlé à leurs histoires. Imaginez qu’il prenne une bécane pour s’échapper d’ici ?
À suivre …
© Isabelle -Marie d’Angèle

Bonjour toi 😉


J aime E ntendre U n murmure D ans le vent I ncognito

Bonjour toi 😉

— Dis maman, tu te souviens la dame qui était venue et qui sortait d’une autre histoire ?
Héloïse était dans la pièce préférée de Charlie. Celle où elle peignait, dessinait, et parfois recevait des personnes pour les soigner, mais ça fallait pas le dire. Joe ne serait pas content.
Aujourd’hui, Charlie cousait. Oui, elle avait des doigts de fée, Charlie ! D’un bout de tissu qui ne ressemblait à rien, elle en sortait une magnifique robe.
— Elle s’appelait Marie-Sophie. Tu crois que je pourrais aller la retrouver ? Peut-être que son ami boulanger fabrique des croissants meilleurs qu’ici ?
— Ne dis pas ça à Joe, il ne jure que par Toine. Paraît-il qu’il est le seul à des kilomètres à la ronde à faire du bon pain.
Héloïse repoussa la corbeille de fils et tissus multicolore et s’assit sans vergogne sur la table, face à sa mère.
— Allez maman, tu ne veux pas qu’on se projette dans son village ? On peut se faire passer pour des vacanciers ? J’aimerais bien voir Archibald, c’est comme ça qu’elle l’a appelé ?
— Ce n’est pas une bonne idée d’aller dans une autre histoire. Nous serions des intruses.
— N’empêche, ce serait chouette de pouvoir en changer le cours, ce serait même rigolo. Imagine dans le conte du Petit Poucet, la famille ne serait pas pauvre ?
— Il n’y aurait pas d’histoire Héloïse. C’est justement parce que les bûcherons sont pauvres et qu’ils ne peuvent pas nourrir leurs sept enfants qu’ils décident de les abandonner dans les bois.
— Je sais… il faut que j’aille dans une histoire pas terminée, comme ça, c’est moi qui fais la fin.
Charlie éclate de rire.
— Et comment vas-tu en trouver une ?
— Je suis sûre que chez Marie-Sophie, c’est comme ça. Elle a dit qu’elle était dans un cahier, elle n’est pas dans un livre. Si ça se trouve, elle raconte sa vie, alors si j’arrive dans sa ville, elle va parler de moi, obligée !
— Tu ne doutes de rien toi ! dit Charlie en lui ébouriffant les cheveux.
— On y va toutes les deux ?
— Et que va-t-on y faire ?
— On verra bien maman, je te fais confiance.
— Et si nous tombons mal, un moment de l’histoire triste par exemple ?
— Et ben, on change tout.

Je buvais mon café, assise sur la chaise de mon salon de jardin quand je les aperçus. Une femme et une gamine.
— Bonjour ? Vous cherchez Morgan ?
En effet, elles arrivaient de chez lui, j’avais pensé qu’elles étaient de sa famille. Célestine était toujours hospitalisée, peut-être qu’elles venaient prendre de ses nouvelles. Pourtant, la fillette me rappelait quelqu’un.
À leur air surpris, je compris rapidement que je faisais fausse route.
— Tu me reconnais pas ? Je suis venue dans ton histoire. C’est drôlement bien chez toi. C’est ça le Pays basque ?
Incroyable, elle arrivait la bouche en cœur, très à l’aise.
Enzo qui avait entendu du bruit et qui avait le sommeil léger apparut à la porte. Les cheveux tout ébouriffés, il contemplait la gamine avec surprise.
— T’es qui ?
— Héloïse. C’est drôle, tu ressembles un peu à Stefano mais en plus petit.
— C’est normal, murmura sa maman, la Plume qui nous a créés nous donne un air de ressemblance. Nous faisons partie de la même famille, celle de son imagination.
— Il est où Archibald ? J’aimerais bien goûter son pain.
Enzo tout sourire quand on parlait de son parrain répondit :
— Je suis son filleul. Viens, il a justement apporté des croissants tout chauds. Il se lève tôt pour les cuire, mais après, il nous en donne avant que la boulangerie ouvre. C’est ma marraine qui est derrière le comptoir.
Il montra Marie-Sophie.
— Je ne crois pas que nous ayons grand-chose à faire ici, dit Charlie à sa fille. Tu vois bien que tout roule comme sur des roulettes.
Je posais ma tasse et m’approchais.
— Que voulez-vous dire ? Vous pourriez changer l’histoire ?
— Ce serait trop bien, m’interrompit Enzo. Tu pourrais faire que Célestine ne soit plus malade ? Pépé Charles est trop malheureux et Morgan, c’est sa maman quand même !
Je vis Charlie (je me rappelais maintenant le jour où j’avais disparu de mon cahier et atterris dans leur jardin) serrer l’épaule de sa fille et lui dire d’une voix ferme :
— N’y pense pas, c’est trop compliqué. On ne peut pas changer le cours de l’histoire.
— Oui, mais s’il n’est pas encore écrit ?

La Plume, s’interroge. Va-t-elle donner raison à Héloïse ? Pour le savoir, il va falloir patienter… 😁
