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  • Samedi Musique

    15 avril 2023
    Chansons-Musiques

    Bonjour toi 😉

    Souvenir souvenir, garde le rythme 💖 j’adore !

    Bon samedi 💖

    À très vite…
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  • J’aime un voyou au grand cœur

    14 avril 2023
    J’aime un voyou au grand coeur

    Bonjour toi 😉

    Le thriller Un héritage empoisonné est terminé, tu peux le trouver ici où tu auras l’intégral . Te souviens-tu de mon histoire du voyou au grand cœur ? Tu retrouveras les 4 premiers chapitres ici. Je te propose de continuer leur histoire. C’est un challenge pour moi, mais j’aime les défis d’écriture parce qu’il est loin d’être terminé et surtout, je n’en connais pas l’issue 😂.

    Alors c’est parti, je te propose donc le chapitre 5. J’ai écrit 9 chapitres qui ont l’air de tenir la route, j’ai fait quelques modifications. N’hésite pas à me dire ce que tu en penses.

    Je te fais ci-dessous un récap des personnages en images.

    Angèle Merlin, commandant
    Son chat Pistole

    Paco alias François Destrée
    Son chien Tuck

    Chapitre 5

    Je me réveillai en sursaut et repoussai brutalement le bras de Luc qui reposait sur moi. Il avait débarqué la veille au soir, je n’avais pas eu le courage de le mettre dehors.

    Le message de Kawas m’avertissait que Destrée avait eu un accident d’escalade.

    Je m’habillai rapidement et le moteur de ma moto rugit. Je stoppai devant la salle de sport alors que l’ambulance l’emmenait déjà. Son collègue, Jordan Calamine répétait en boucle que ça devait arriver.

    Je m’approchai de lui et lui demandai pourquoi il avait cette intuition. Il se tut aussitôt et bougonna :

    — Faut pas m’écouter, je radote parfois. C’est que je l’aime bien ce gamin, je le connais depuis des années.

    Kawas vint à ma rencontre et me glissa à l’oreille qu’il ne s’agissait pas d’un accident. Je m’éloignai pour l’interroger.

    — François Destrée s’en serait rendu compte si sa corde avait été endommagée non ?

    — Ce n’est pas elle, c’est le mousqueton.

    — C’est robuste ces machins-là !

    — À croire que celui-là était défectueux.

    Je restai dubitative. L’habitué s’en serait aperçu. Je rejoignis Calamine.

    — Excusez-moi, c’est vous qui préparez le matériel ?

    — D’habitude oui.

    Il se tordait les mains, il n’était pas à l’aise et ses yeux me fuyaient.

    — Pas aujourd’hui ?

    — Il ne m’avait pas prévenu qu’il viendrait s’entrainer. Nous nous étions engueulés hier.

    Il baissa la tête. Il s’en voulait, c’était évident. Il reprit en me regardant droit dans les yeux.

    — Je ne comprends pas qu’il ne se soit aperçu de rien. Il est tellement maniaque avec ses affaires. De plus, je ne les reconnais pas. Ce n’est pas celles qu’il utilise.

    — Je crois que le mieux est de l’interroger, il pourra certainement nous expliquer les raisons de son choix.

    L’homme haussa les épaules puis il reprit.

    — Heureusement qu’il n’avait pas décidé de s’entrainer dans la forêt. La chute aurait pu être bien plus grave.

    Je lui demandai de rester à notre disposition et l’invitai à rentrer chez lui. Nous n’avions plus besoin de lui.

    — Savez-vous où ils l’ont emmené ? J’aimerais aller le voir.

    Mon collègue lui donna les informations souhaitées et nous le regardâmes s’en aller la tête basse et les épaules voutées.

    — Dès que ce sera possible, nous irons nous aussi l’interroger.

    Un message de mon médecin légiste abandonné dans mon lit apparut et je compris qu’il n’était pas content de se retrouver tout seul chez moi. Je rangeai mon portable et n’y pensai plus.

    François Destrée avait repris connaissance et il s’en tirait avec deux côtes cassées. Jordan était près de lui et lui racontait que la commandant Merlin l’avait interrogé.

    — Je m’en doute et elle ne va pas tarder à rappliquer ici.

    — Qu’est-ce que tu vas lui dire ?

    — Rien ! C’était un accident.

    — Tu sais bien que ce n’est pas vrai.

    — Si j’avais vérifié mon équipement comme je le fais d’habitude, je l’aurais vu que ce mousqueton était bizarre. Je raconterai que je n’ai pas fait attention.

    — Arrête François, elle ne te croira pas. Tu es fou d’escalade, jamais tu ne prendrais le risque d’avoir un matériel défectueux.

    — Mais si elle me croira. Je sais être convaincant quand il le faut. Rentre chez toi et oublie tout ça.

    — C’est facile, maugréa le pauvre homme.

    Pourtant il s’en alla sans se retourner et croisa Merlin qui venait aux nouvelles. Elle n’avait pas perdu de temps. Il voulut l’intercepter pour lui conseiller de prendre soin de François parce que peut-être il était danger, mais il pensa qu’elle se moquerait de lui. Il lui fit alors un signe de tête et lui indiqua le numéro de sa chambre.

    François la vit entrer et même si ses côtes cassées le faisaient souffrir, il afficha un léger sourire.

    — Ce n’était pas la peine de vous déplacer, commandant.

    Dans un lit d’hôpital, il était toujours aussi craquant.

    — Je fais mon boulot. J’imagine que vous savez que votre matériel était défectueux et que quelqu’un souhaitait qu’il vous arrive un accident ?

    Je le regardais afficher le même sourire. Je plissai les yeux et je me revis à neuf ans face à ce garçon qui me narguait avec ce rictus moqueur.

    — Paco ?

    Il sursauta, haussa les sourcils et murmura :

    — Ah quand même, tu m’as enfin reconnu ? Moi, depuis le premier jour où tu es apparue dans mon bureau, j’ai su qui tu étais. Comment vas-tu depuis le temps ?

    Cela faisait vingt-cinq ans que je n’avais pas eu de ses nouvelles, mais force est de constater que je n’avais jamais oublié mes vacances avec lui. Pourtant, je n’avais pas fait le rapprochement immédiatement avec ce gamin, amoureux des arbres et des forêts.

    Je grondais :

    — Ne me dis pas que c’est toi le Robin des Bois moderne dont tout le monde parle !

    — Je ne te le dis pas.

    Toujours ce sourire narquois sur ses lèvres. Je n’avais plus neuf ans et s’il m’agaçait à l’époque, aujourd’hui c’est un tout autre sentiment qui m’envahissait.

    — Paco, tu…

    — François, s’il te plait ! Paco c’est du passé.

    — Quelqu’un t’en veut, tu le sais n’est-ce pas ?

    — Mais non, c’est une erreur de débutant que j’ai commise.

    J’éclatais de rire.

    — Pas à moi François, tu n’as rien d’un débutant.

    Il tenta de se redresser et grimaça.

    — De toute façon, je ne suis pas près de regrimper, je ne risque rien.

    — Tu peux m’expliquer ?

    — Quoi ? Que je ne supporte pas qu’on abatte des arbres ?

    — Tu sais que je suis commandant de police ?

    — C’est ce que tu voulais faire. Souviens-toi quand on jouait aux gendarmes et aux voleurs, c’était moi le voleur, dit-il en riant.

    — Je te courais après, je t’attrapais et te mettais en prison, lui rappelais-je.

    — C’est parce que je me laissais faire, juste pour sentir tes mains sur les miennes.

    Je secouais la tête.

    — Pas de ça avec moi François, je suis flic, t’as oublié ?

    — Et alors ? Tu vas m’enfermer ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal à part prendre l’argent à ceux qui en ont trop et le redistribuer à ceux qui n’en ont pas assez ?

    — Tu n’as pas le droit de faire ça et tu le sais très bien.

    — Fais comme si tu n’étais pas au courant.

    Je soupirai, alors il saisit ma main.

    — Angèle, s’il te plait !

    Ses yeux me fixèrent et tout comme à neuf ans, je me revis lui pardonner toutes ces bêtises comme lorsqu’il jetait des clous sous les roues des voitures sous prétexte que les propriétaires avaient laissé leur reste de pique-nique dans les bois.

    Je tentais de gagner du temps.

    — En attendant, une enquête va être ouverte. Quelqu’un a essayé de te tuer.

    Il haussa les épaules.

    — N’exagère pas, celui qui a fait ça souhaitait me faire peur, c’est tout. Il savait que je m’en sortirais.

    — Pourquoi n’as-tu pas vérifié ton matériel ?

    — Laisse tomber Angèle.

    Le ton de sa voix m’alerta.

    — Ne me dis pas que tu connais qui t’a fait ça !

    — Je ne te le dis pas.

    Une fois de plus, son regard enjôleur me chopa et je m’y laissais prendre.

    — Tu ne souffres pas trop ?

    — J’aime quand tu te préoccupes de moi.

    Qu’il m’agaçait cet homme et j’étais furieuse parce que je sentais bien qu’un sentiment bizarre m’envahissait. Je n’avais pas l’envie d’y succomber.

    Je quittai sa chambre.

    À suivre

    © Isabelle-Marie d’Angèle

    À très vite
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  • Jeudi Poésie

    13 avril 2023
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Toi qui es fan de poésie (je le sais, vu le nombre de likes à chaque fois 😉), je te propose ce petit jeu de questions.

    Ne triche pas et ne file pas au bout du billet pour avoir les réponses 🧐.

    Alors, comment s’est passé ce petit quizz ?

    💐C’est Charles Baudelaire qui a écrit l’invitation au voyage.

    💐Ô temps suspends ton vol et vous, heures propices,
    Suspendez votre cours !
    Laissez-nous savourer les rapides délices
    Des plus beaux de nos jours !
    C’est tiré du Lac d’Alphonse de Lamartine bien sûr 😉.

    💐 L’octosyllabe, c’est bien moi le vers composé de 8 syllabes.

    💐 La rime suivie se décline en AABB, alors que la rime embrassée se décline en ABBA ( rien à voir avec le groupe ABBA 😂)

    💐 Le calligramme le plus connu est celui de Guillaume Apollinaire, les mots du texte ou du poème sont disposés de manière à représenter un objet.

    💐Le sonnet est constitué de 2 quatrains et 2 tercets.

    Exemple : Le dormeur du val d’Arthur Rimbaud.

    C'est un trou de verdure où chante une rivière
    Accrochant follement aux herbes des haillons
    D'argent; où le soleil, de la montagne fière,
    Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
     
    Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
    Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
    Dort; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
    Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
     
    Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
    Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
    Nature, berce-le chaudement : il a froid.
     
    Les parfums ne font pas frissonner sa narine;
    Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
    Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.


    💐 Ceux qui me viennent à l’esprit : Victor Hugo, Alphonse de Lamartine, Alfred de Musset

    💐 Le poème de Ronsard que je connais bien est Mignonne allons voir si la rose qui ce matin avait éclose…

    Belle journée à toi 💖

    À très vite…
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  • 3 p’tits chats – Agenda ironique Avril

    12 avril 2023
    Défis-Challenges

    Bonjour toi 😉

    Chez Max-louis alias Iotop ici tu as toutes les consignes pour le nouvel agenda ironique du mois 😊.

    Le thème c’est le chat et les mots à placer sont : automate, créature, usurpation, compresseur.

    Voici donc ma participation 👇

    3 p’tits chats, chapeau de paille…

    3 p’tits chats… Chapeau de paille chapeau de paille…

    — J’en ai ras le bol de cette chanson ! miaule le p’tit chat gris.

    — Pareil, ronronne le 2e p’tit chat gris en passant sa patte par-dessus son oreille.

    — Ils z’en ont pas marre de zette chanson que zes créatures hautes trois pommes répètent comme des hommes tomates.

    Le 3e p’tit chat gris zozote. C’est Zébulon.

    — Automates, on dit ! crache le 1er qui s’appelle Prof

    Le 2e se fait les griffes sur le coussin et assène que c’est une usurpation de parler d’eux comme ça. C’est une chatte qui s’appelle Lolita.

    — C’est quoi le rapport avec Zapeau de paille ?

    — Il y en a pas.

    — 3 p’tits chats, chapeau chapeau de paille, paillasson…

    — Arrête, j’ai la tête serrée comme dans un compresseur.

    — Z’est quoi un comprezzeur ?

    Prof hausse les pattes épaules.

    — C’est quand t’es ratatatiné, répond Prof.

    — Avec de la confiture ?

    Les yeux de Zébulon brillent et il se pourlèche déjà les babines. Lolita se tord de rire sur son coussin.

    — Pas une tartine, chaton, ratatiné, écrasé comme une crêpe quoi !

    — Z’est bon une crêpe aussi, et pourquoi on parle touzours des zzats et pas des zziens ?

    — Parce que les chats font pas des chiens, tiens ! répond Prof.

    — Ze crois que tu te trompes, c’est les zziens font pas des zzats.

    — Ah ne joue pas au chat et à la souris avec moi, crache à nouveau Prof.

    — Fais pas ta mauvaise tête, y a pas de quoi fouetter un chat non plus, minaude Lolita.

    Prof se redresse, s’étire, et d’une démarche fière la queue levée, il dit :

    — J’ai d’autres chats à fouetter moi, je vous abandonne.

    — Ze te suis, ze vais attraper une souris à défaut de crêpe !

    Quant à Lolita, elle continue de faire sa toilette. La nuit tous les chats sont gris, mais quand même !

    © Isabelle-Marie d’Angèle (Avril 2023)

    Toujours ici tu trouveras les mots des agendistes ironiques avrilistes 😂. Bonnes lectures.

    À très vite…
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    23 commentaires sur 3 p’tits chats – Agenda ironique Avril
  • Nouvelles de mon jardin

    11 avril 2023
    Billet d’humeur, J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    C’est fou comme le jardin change vite en ce moment 🙂. D’un coup, on dirait que Dame Nature s’éveille, c’est vraiment le printemps. En premier plan, je te présente les primevères qui se portent toujours bien. Tu remarqueras au loin Oxybulle cachée 😂, dès que je sors l’appareil, elle pose 😉.

    Ici, les fraises nouvellement arrivées dans le jardin, elles sont en fleurs. Derrière elles, les giroflées de jardin ont quitté leurs pots pour être plantées en pleine terre.

    Le lilas blanc sera bientôt en fleurs.

    Le forsythia est toujours en fleurs et le seringat qui est tout en boutons se dresse derrière lui.

    Les derniers arrivés Messieurs les œillets qui embaument 😊👇

    Les mufliers rouges et les jaune et blanc 👇

    Ici, les giroflées vivaces 👇 dont j’aime leurs parfums et leurs couleurs jaune et or 👇

    Le freesia que j’ai découvert fleuri 😉 👇, lui aussi dégage un parfum agréable.

    C’est tout pour aujourd’hui mais bientôt les pivoines …. mais chut ! Patience…

    À très vite…
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    18 commentaires sur Nouvelles de mon jardin
  • Lundi de Pâques

    10 avril 2023
    J’ai quelque chose à vous dire, Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Comme tu vas le constater, il ne s’agit ni d’une histoire avec Lundi, ni d’une chronique.

    Je remercie du fond du cœur Christine ici, qui m’a permis de me servir dans sa galerie pour alimenter mes textes. Au contraire de Christine qui peint d’après un texte, je fais le contraire. J’ai choisi ce tableau pour ce lundi de Pâques, pourquoi ? Il m’a fait penser à des enfants déguisés qui découvraient des œufs dans le jardin rien à voir avec le texte de Christine que j’ai lu après, sinon ce n’était pas du jeu 😂. Mystère de l’imagination.

    Les enfants déguisés, les yeux écarquillés, 
    Ils découvraient parmi les fleurs, des œufs décorés. 
    Qu’est-ce donc, se demandaient-ils ? 
    Le voisin s’était plaint du goupil, 
    Qui avait pillé son fenil. 
    Là où dormaient ses poulettes
    Il avait dit adieu à ses omelettes. 
    Mais aujourd’hui, les revoilà
    Tombés du ciel à tour de bras. 
    C’était du chocolat !
    Les gamins n’en revenaient pas. 
    Tout grand chef indien qu’il était, il décida
    De les partager en trois
    Parce qu’ils adoraient le chocolat. 
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (avril 2023).
    
    À très vite…
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  • Dimanche Citations

    9 avril 2023
    Citation

    Bonjour toi 😉

    Joyeuses Pâques 💖 à tous. Je me suis amusée et je partage ma bonne humeur et mon envie de chocolats, parce que je ne sais pas si tu sais, je suis une grande fan …de chocolats 🍫😂

    À très vite…
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    1 commentaire sur Dimanche Citations
  • Samedi Musique

    8 avril 2023
    Chansons-Musiques

    Bonjour toi 😉

    Je te souhaite un très bon week-end de Pâques, c’est pourquoi je partage avec toi cette musique pleine de joie et de bonne humeur.

    À très vite…
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  • Un héritage empoisonné

    7 avril 2023
    Un héritage empoisonné

    Bonjour toi 😉

    Voici que se termine mon thriller. Je suis ravie d’avoir pu mener l’histoire au bout. N’hésite pas à me dire en commentaires ce que tu en as pensé. Je sais qu’il y a de véritables fans qui attendent avec impatience le dénouement.

    Je te laisse donc avec mon dernier chapitre.

    Chapitre 35

    Le colonel n’en revenait pas. Un clone ? Il avait beaucoup de mal à imaginer que sa belle-fille avait pu se laisser berner par une machine, parce qu’on était bien d’accord, pensait-il, c’était une machine.

    Effectivement, le super héros dont les gamins rêvaient existait bien et il les narguait dans cette sale où il avait été relégué comme une pièce à conviction.

    L’enquête était close ! Incroyable ! Ce toubib de la plastique s’en sortait encore. Les traces d’ADN sur le masque avaient une explication. Frédéric Marteau l’avait essayé plus d’une fois pour se contempler dans le miroir. Il l’avait écrit dans ses notes.

    Ce que le colonel ne comprenait pas c’est pourquoi la machine ne fonctionnait plus depuis que le chirurgien avait disparu. Il avait pourtant affirmé qu’il ne la guidait pas, qu’elle s’était enfuie toute seule sans être commandée. Pourquoi ne le faisait-elle plus aujourd’hui ?

    Gérard Faventiny s’approcha du clone. Il le regarda dans les yeux. C’était du très beau travail, il fallait le reconnaitre.

    La porte s’ouvrit derrière lui, c’était son fils.

    — Mets-toi à côté, ordonna le colonel.

    Il contempla la machine et le commandant.

    — Incroyable !

    Il ne cessait de répéter ce mot.

    — Et pourtant je n’y crois pas une seconde.

    Il fusilla Daniel du regard.

    — Ce putain de masque que la femme de ménage a trouvé dans la poubelle ne me raconte pas qu’il a ruiné tant d’années de travail comme ça, c’est du délire. Je suis certain que c’est lui qui se faisait passer pour toi.

    — Nous n’avons aucune preuve papa.

    — L’ADN bordel ! ça ne te suffit pas ?

    — Il le portait, je te l’ai déjà dit.

    — Pourquoi cette machine ne fonctionne plus ?

    Daniel haussa les épaules.

    — Elle peut marcher, il m’a laissé les codes, mais je n’ai pas du tout l’envie de m’en servir. J’ai tout archivé dans les scellés. Je ne veux plus entendre parler de cette histoire.

    — Et les meurtres ? Ah j’oubliais, c’est ce robot ! trop facile ! Daniel, tu ne me caches rien ?

    Ils s’affrontèrent du regard et le commandant ne broncha pas devant l’air inquisiteur du colonel.

    — De toute façon, je te connais, tu ne me diras rien et vu comme tu as su berner tout le monde avec ton amnésie, tu n’avoueras rien même sous la torture. Et si je te faisais passer un test de vérité ?

    Daniel se mit à rire.

    — Arrête papa ! pour quelle raison ? Le procureur souhaite classer l’affaire.

    Daniel Faventiny le poussa vers la sortie.

    — Nous allons enfin pouvoir profiter de notre maison tous ensemble. Vous n’allez pas repartir tout de suite n’est-ce pas ?

    Le colonel grommela que sa femme désirait rester avec son fils quelque temps et comme il ne savait rien lui refuser, il avait accepté.

    — Tu me promets de ne plus enquêter ? D’ailleurs, je vais prendre quelques jours de congés. Coralie également. Comme ça, tu ne seras pas tenté de fouiner.

    — Fouiner ? Décidément, les bonnes manières se perdent, à mon époque, jamais je n’aurais parlé ainsi à mon supérieur.

    Daniel éclata de rire.

    — Tu n’es pas mon colonel et encore moins en service.

    — Ouais !

    Quelques jours plus tard, entourés de leurs équipes respectives, Daniel et Coralie bavardaient dans le salon. Ses parents partiraient le lendemain. Les vacances du commandant et du médecin se terminaient et chacun allait reprendre le cours de sa vie habituel.

    Hugo discutait avec Sophia, Vicenzo racontait les potins du commissariat avec Esteban et ils tentaient de renseigner Daniel et Coralie sur les dernières enquêtes. Gérard et Anne-Marie Faventiny contemplaient le malinois qui dormait au pied de son maître.

    Soudain, il se redressa et gronda. Une porte claqua.

    Daniel et Coralie se regardèrent alors que leurs collègues se mettaient à rire.

    — C’est juste une porte mal fermée, ne vous inquiétez pas commandant.

    Le colonel fixa son fils. Celui-ci avait saisi la main de sa femme. Tous deux avaient pâli, mais Daniel se reprit rapidement.

    — Portons un toast, annonça gaiement Daniel en levant son verre, que nos équipes s’entendent toujours aussi bien, n’est-ce pas Hugo ?

    Celui-ci sourit à Sophie, puis il bafouilla :

    — Oh ça va commandant, nous sommes juste amis.

    — Que ça dure encore longtemps, alors !

    — C’est pas tout ça, reprit le colonel. Maintenant que cette enquête est terminée, je compte sur vous pour continuer à bien bosser, je suis à la retraite, je ne vais pas m’éterniser ici.

    Tous éclatèrent de rire en levant son verre, ils savaient tous que le colonel n’attendait que ça, revenir sur une enquête. La retraite c’était bien, mais le terrain lui manquait.

    Tout le monde va bien à ce que je vois. Daniel a bien compris le message, Coralie ne sera pas inquiétée. Ils savent tous les deux que je reviendrai, mais ils ne connaissent ni le jour, ni l’heure, ni sous quelle forme.

    Tous deux pensent avoir les codes pour mettre en route la machine, mais moi seul peux la commander, enfin peut-être…

    L’homme ouvrit l’armoire. Le visage de Faventiny apparut. Il le caressa et sourit.

    FIN

    © Isabelle-Marie d’Angèle

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  • Jeudi Poésie

    6 avril 2023
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Encore quelques jours et nous fêterons Pâques. J’ai pensé à ce petit jardin qui d’un coup allait voir sa tranquillité perturbée.

    Il est un petit jardin, comme tous les jardins.
    Ni coquin ni malin, juste un jardin.
    Pourtant ce matin, que faisait chez lui ce lapin ? 
    Ce lapin qui, un brin costumé
    Portait sur son dos un panier garni de jolis œufs enrubannés,
    Qu’il s’empressa de décharger puis de cacher de-ci-delà dans ses allées.
    Ce n’est pas que ce jardin soit maniaque
    Mais tout ce tohu-bohu le rend patraque, 
    Il a oublié que c’était la fête de Pâques. 
    Bientôt, il verrait ses allées se remplir
    De gamins qui viendront leurs jambes dégourdir
    Des cris de joie retentiront ainsi que des soupirs 
    Nul doute, il ne risquera pas de s’assoupir. 
    
    Les fleurs juste épanouies 
    Accueilleront sous leurs feuilles, enfouis
    Des œufs en chocolat, toute une panoplie,
    Qui sera rapidement engloutie.
    
    Allons petit jardin, ne fais pas la tête
    Ce n’est pas tous les jours la fête. 
    Demain, tu diras Je regrette
    De ne plus voir ces pitchounettes
    Qui s’écriaient j’ai trouvé une poulette.
    
    
    © Isabelle-Marie d’Angèle (Avril 2023).
    
    
    
    
    À très vite…
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