Bonjour toi 😉

Bon samedi 💖

Bonjour toi 😉

Bon samedi 💖

Bonjour toi 😉
Me revoilà avec ce nouvel exercice auquel j’avais participé le mois dernier sur le thème Invalides que tu peux retrouver ici ou ici . Celui-ci sera publié dans la rubrique Défis-Challenges que tu trouveras dans le menu déroulant de l’Accueil.
Dans la lignée des célèbres Vases communicants, le jeu littéraire intitulé Va-et-vient consiste en un échange entre deux auteurs qui écrivent un texte, illustré ou non, sur le blog de l’autre. Il paraît tous les premiers vendredis du mois. Le thème de ce numéro 12 est Complicités .
Ce mois-ci, j’ai le plaisir d’accueillir ici, mon complice d’un jour 😁Jérôme Decoux (carnets paresseux), qui publie ma contribution Complice pour toujours sur son blog https://carnetsparesseux.wordpress.com/.
Voici donc son texte avec sa propre illustration qui soi-dit en passant, j’aime beaucoup 😊.

Là-haut, un grand soleil jaune dispense ombre et lumière sans même y penser. Trois nuages glissent mollement, faute de mieux à faire.
Autour, il y a les champs, brun, vert tendre, vert pale, jaune foin selon ce qu’il y pousse. Entre les champs, passent des chemins terreux. Et encore la forêt, sombre et épaisse et pleine de mystère et de champignons.
Au milieu, les quatre murs jaunes qui cernent la cour de la ferme. Là, chacun vit sa vie. Pataud dort, et rien ne le réveille que ses rêves. L’autre chien, celui qu’on appelle Olibrius, mais aussi tout simplement Le Chien et parfois Radar, non pas parce qu’il repère tout ce qui se passe mais à cause de ses incessants va-et-vient entre les quatre murs de la cour, comme un palindrome qui aurait la langue qui pend, l’autre chien , donc, fait justement un de ces va-et-vient qui lui valent son surnom.
Quoi d’autre ?
Trois poules picorent la poussière. Les canards collent leur pattes palmiformes à la vase de la mare.
Le dindon ? il lorgne les tournesols à travers le grillage du jardin.
Et puis quoi plus ? Les poussins ? Ils pioutent.
Et pourtant.
Egoïstes, indifférents, voraces, paresseux. Et pourquoi pas ? Qui leur demande d’être altruistes, généreux, bienveillants ou quoi que ce soit d’autre ? Pas la fermière, qui fait ses trucs de fermière, en coulant de temps en temps un drôle de regard vers l’eau de la fontaine.
Et pourtant. S’ils n’étaient pas là, qui d’autres songeraient, sans même vraiment y penser, à une forme lourde et haute qui sortirait de la forêt sombre et trotte à long galop chaloupé par les champs jusqu’aux murs de la ferme ? Chacun y ajoute sa pièce, son morceau du gros patchwork inconnu. Et comment autrement ? Poules, canards, poussins, et même les deux chiens, tout seuls, ils sont trop petits, chacun, pour fabriquer une apparition pareille. Et sans modèle : c’est pas la Saskatchewan, ici !
Bien malin qui pourrait dire qui fait quoi : Radar, qu’on dit aussi Olibrius, les larges bois biscornus qu’on croit qu’ils cognent contre la porte close du porche ? Alors la haute bosse peulue dont la seule ombre remplirait la cour, c’est Pataud qui l’imagine.
Les poules sans sans-cesser de picpiquer du bec à ras-du-sol, on parierait qu’elles en tiennent pour les sabots cornus qui lèvent la poussière jaune.
Les canards ? eux, ce sera le long brâme enroué qui fait trembler les tuiles rouges en haut des murs jaunes ; pas si différent de leurs coinquements, à si peu de chose près.
Le dindon ? Même absenté devant la lente danse ondulante des géraniums anémiés derrière le grillage, il participe. Les jarrets durs comme des branches, les grands yeux si doux, le mufle large et un rien baveux… oui, ça pourrait bien être bien sa contribution.
Qu’est-ce qu’ils apportent, les poussins, pioutant à pioute-que-tu-piouteras ? Pas la peine de savoir quoi, suffit de pas croire que sans eux les autres y arriverait, à parfaire l’orignal qu’ils rêvent tous.
Et la fermière ? Elle laisse faire ? Pire – ou mieux – elle y prête la main, sans rien en montrer, à sa façon de fermière. Est-ce qu’elle n’est pas entre les mêmes quatre murs jaunes, bordés des mêmes champs vert pâle et tendre, sous le même ciel nu où glisse le soleil, la lune et trois nuages. Paresseuse ? ça, non, puisque fermière. Alors, égoïste, indifférente ? Peut-être bien. Pourquoi pas ? Mais aussi – surtout – , complice de ces complices à la poursuite leur rêve général.
© Jérôme Decoux
Tu trouveras les autres échanges sur les blogs respectifs de :
M.-C. Grimard (promenades en ailleurs) : https://mariechristinegrimard.wordpress.com/ avec Marlen Sauvage (les ateliers du déluge) : https://les-ateliers-du-deluge.com/
Dominique Autrou (la distance au personnage) : https://ladistanceaupersonnage.fr/ avec Dominique Hasselmann (métronomiques) : https://hadominique75.wordpress.com/
Nicolas Bleusher (l’atelier) : https://nicolasbleusher.wordpress.com/ avec Amélie Gressier (plume dans la main) : https://plumedanslamain.wordpress.com/
Pour le prochain Va et Vient qui portera le n°13 et sera publié le premier vendredi du mois de mai, deux propositions : l’invention d’un hasard ou la phrase de Kerouac J’étais assez saoul pour accepter n’importe quoi.
Bonne lecture et n’hésite pas à aller découvrir les autres textes.
Merci Jérôme d’être venu faire un tour chez moi 😉

Bonjour toi 😉

Coucher de soleil
Balançoire abandonnée
Quiétude absolue

Bonjour toi 😉
C’est fou comme mon imagination s’est mise en route dès que j’ai commencé à retrouver mes personnages. Me voilà partie dans le monde imaginaire de la grenouille…

Héloïse n’en croyait pas ses oreilles. Charlie lui avait raconté une drôle d’histoire. Elle se demandait même si elle n’avait pas rêvé.
La grenouille serait une sorcière des rivières ! Il n’en fallait pas plus pour que la petite fille s’imagine dans l’eau entourée de batraciens.

Gertrude s’appellerait Nymphaïa et serait étourdie, distraite et ferait pas mal de bêtises, ce qui plaisait bien à Héloïse.
Le problème était que Nymphaïa avait la responsabilité de respecter la pureté de l’eau et à cause de sa distraction, elle oublia la poudre de sorcière qui devait traiter les rivières. Celles-ci empoisonnèrent peu à peu les poissons et les plantes aquatiques.
Fort heureusement, Straurius, alerté par les foisonnements des mauvaises herbes, des plaintes des fées et lutins et le manque de floraison comprit rapidement la faute commise.
Il réussit à rétablir l’ordre de la nature ce qui prit un certain temps et occasionna des retards et engendra une baisse de moral générale dans le petit monde.
En punition, il obligea Nymphaïa à plonger dans l’eau croupie. Pour se faire pardonner de cette négligence qui avait rendu furieux le roi des océans, il autorisa celui-ci à la baptiser de ce prénom de Gertrude et la transformer en grenouille.
Straurius, pour ne pas la punir à tout jamais, l’informa qu’elle retrouverait sa forme normale à condition qu’elle embrasse un humain, ce qui n’était pas chose aisée.
Grâce à Arthus qui avait pitié d’elle, elle eut la chance d’aller dans l’autre monde, mais le chat n’avait jamais pensé qu’elle voudrait embrasser Joe.
Charlie, persuadée que Straurius avait imaginé ce plan dans le but qu’elle revienne pour toujours dans son monde était très en colère. Voilà pourquoi, elle avait tout raconté à sa fille, afin de briser la promesse faite au grand sorcier.
Sans faire de bruit, alors que la lune n’en était qu’à son premier quartier, Héloïse sortit de la maison. Elle avait bien fait attention que la porte ne grince pas. Elle se dirigea vers la grange. Les chèvres levèrent la tête et les deux vaches couchées cessèrent de mâchonner, surprises de voir quelqu’un débouler chez elle à cette heure de la nuit.
Héloïse appela doucement la grenouille, mais celle-ci n’apparut pas.
— Ce n’est pas la peine de te cacher, dit plus fort Héloïse. Maman m’a dit qui tu es et je suis certaine que tu m’entends de là où tu es.
— Ne fais pas autant de bruit, tu fais peur à tout le monde.
Gertrude arriva en sautant devant la gamine en pyjama.
— Alors comme ça, tu sais qui je suis. Génial, tu vas pouvoir m’aider.
— C’est vrai que tu ne fais que des bêtises ?
Héloïse se laissa tomber près de la grenouille.
— Moi, aussi, je suis distraite et étourdie. Heureusement que maman n’est pas autant méchante que ton sorcier. Tu sais, je l’ai déjà vu. Il est beau.
— Hum ! comment vas-tu m’aider ?
— Je vais parler de toi à Stefano, je suis certaine qu’il voudra.
Gertrude sauta sur une botte de paille et toisa la gamine.
— C’est ton frère ?
— Presque, si tu l’embrasses, ça va le faire ?
— Moi, je préférerai ton père.
— Papa Joe n’est pas mon père.
— Pourquoi tu l’appelles papa alors ?
— Parce que Joe tout court, ça faisait drôle. C’est presque mon papa.
— Vous êtes bien compliqué vous les humains.
— Tu ne crois pas que tu l’es aussi ? Quelle idée d’être en grenouille alors que tu es une sorcière des rivières ! Je serai à ta place, je ne la ramènerai pas. Donc, tu es d’accord ?
— Va pour le gamin en espérant que ça marche !
— Comment ça tu veux que j’embrasse la grenouille ? Ça ne va pas dans ta tête ?
Le lendemain matin, sur le chemin de l’école, Stefano n’en croyait pas ses oreilles.
© Isabelle-Marie d’Angèle (avril 2024).

Bonjour toi 😉
Prends ton temps … À vouloir aller trop vite tu finiras par t’épuiser avant d’atteindre ton but. (Agenda Parole de Sorcière).
Utilisée depuis l’antiquité comme un tonifiant du cerveau, elle aide à éliminer le stress et la fatigue. La noix de muscade brûlée qui aide à libérer les pouvoirs psychiques est recommandée aux intellectuels pour renforcer la créativité, les facultés mentales, la force de travail.
Pour profiter de ses bienfaits, mets-en une dans ta poche ou sur ton bureau. (Agenda de sorcière Marie d’Hennezel).
L’odeur lourde et musquée, chargée d’effluves de muscade, de cannelle, de poivre, évoquait l’aventure des tropiques… Michèle Barrière

Comme aurait dit mon grand frère s’il avait été là : Bonne fête des cloches 😂.
Pâques : Ce n’est pas pareil qu’à Noël. Elle est moins fêtée et pourtant elle a toujours autant de succès avec ses œufs en chocolat. D’ailleurs, c’est à Noël et Pâques que les chocolatiers font leur plus gros chiffre d’affaires, c’est eux qui le disent.
Je me souviens aussi que c’est aussi à cette époque que nous commencions à ressortir les tenues de printemps. À Pâques, maman m’achetait une nouvelle robe (plus tard c’était un pantalon).
Figure-toi que je ne peux m’empêcher de le faire encore, mais ce n’est plus pareil.
Je n’ai pas failli à la tradition, œufs en chocolat dispersés dans le jardin. Monsieur Chéri avait tondu la pelouse et était fier de ses fleurs qui pouvaient bien cacher les friandises sous leurs feuilles. Il faisait beau, c’était agréable.
Il a fallu faire attention à Oxybulle qui surveillait ça de très près et gourmandise 😋🐕 🐾, mais pas de chocolat pour elle, c’est du poison pour les toutous.



Grande première, Monsieur Chéri a fait des pâtes fraîches avec la machine de sa grand-mère. Rien à voir avec les robots d’aujourd’hui, mais le résultat était génial et c’était rudement bon. Millie était ravie de faire ça avec PaLou. Cela prend sans doute plus de temps.



Et puis, c’était aussi l’occasion de commencer à regarder en famille ce que nous allions faire cet été pour les vacances.
Nous n’avons plus la maison à la campagne qui réunissait tout le monde, du coup, nous ne pouvons plus tous nous retrouver en même temps, c’est trop compliqué et surtout trop cher de trouver une grande location en période estivale.
Donc, pour l’instant nous avons de prévu : Un week-end prolongé de la Pentecôte avec mon fils aîné, puis le festival les déferlantes à Barcarès en juillet avec le plus jeune, suivra la dernière semaine de juillet avec ma fille (date retenue, mais pas encore tout à fait l’endroit, c’est d’un drôle… il manque toujours un truc — trop petit, trop cher, pas de draps et serviettes fournis, pas assez de couchage… nous serons 7 + Oxybulle, bah…) et s’enchaineront quelques jours à la campagne chez les parents de Monsieur Chéri ou mon fils ainé viendra nous retrouver, puis en septembre, pour nous deux, Disney et qui sait, peut-être pousser vers les Hauts de France pour rendre visite à ma grande sœur que je n’ai pas vue depuis 11 ans 😶.
Pour moi qui suis casanière, c’est assez chargé cette année 😂. Crois-tu que j’arriverai à publier ici ? 😁.
Comme tu peux le voir, semaine sympa, avec du sport régulièrement, de la lecture, de la musique, de l’écriture et du dessin.

Et toi ? As-tu mangé beaucoup de chocolats ? Je suis restée très raisonnable pour ma part. Raconte-moi tout et surtout question importante et existentielle… tu es plutôt chocolat noir, au lait, blanc, noisettes ?
Bonne semaine 💖

Bonjour toi 😉
Voici la page de mon Bujo pour le mois d’avril. J’en suis assez fière 😁tout comme j’aime assez l’écriture que j’ai choisie.

Je n’oublie pas que nous sommes le 1er avril 😁. J’ai trouvé la poésie de Boris Vian tout à fait d’actualité.

Et un peu d’humour 😁 et surtout surveille tes arrières 😂, on ne sait jamais 😉





Bonjour toi 😉
Je te souhaite de joyeuses fêtes de Pâques 💐🐰🎁 et j’espère que tu as pensé à avancer d’une heure ton réveil ⏰.

Un p’tit déjeuner ? Relax, c’est dimanche ! 😊

Et un peu de musique pour fêter tout ça 🎶 en chocolat bien sûr ! 🍫
Et n’oublie pas 😋

Bon dimanche 💖🎶

Bonjour toi 😉
Parce que c’est le samedi de Pâques et qu’il est beaucoup question d’oeufs 😋…un peu d’humour 😁

Bon samedi 💖🍫🍬🥚

Bonjour toi 😉

À trente-trois ans, Iris trimballe sa vie dans une valise.
Théo, dix-huit ans, a peu de rêves, car ils en foutent partout quand ils se brisent.
À soixante-quatorze ans, Jeanne regarde son existence dans le rétroviseur.
La jeune femme mystérieuse, le garçon gouailleur et la dame discrète se retrouvent par hasard et malgré eux dans une colocation. C’est le début d’une histoire pleine de surprises, celle de trois solitudes qui se percutent, de ces rencontres inattendues qui sonnent comme des évidences.
Jeanne vient de perdre son mari, l’amour de sa vie. Il est mort sur le trottoir alors qu’il partait chercher du pain. C’était en bas de chez eux.
Théo dort dans sa voiture devant une maison aux volets bleus. Pas de chance, le véhicule qu’il a trouvé pour deux cents euros pour ne plus dormir dans les bouches de métro vient d’être embarqué par la fourrière. Il n’a pas l’argent pour la récupérer et perd toutes ses affaires, pas grand-chose, mais c’était important pour lui.
Iris est auxiliaire de vie alors que son vrai métier est kiné. Son propriétaire a changé d’avis, elle ne peut plus habiter l’appartement. Elle se retrouve à la rue avec sa valise.
Jeanne a du mal à joindre les deux bouts, elle en parle à Pierre, son mari décédé qu’elle va voir tous les jours au cimetière. Régler les factures et tenir un budget, ce n’est pas son truc. Elle a trouvé la solution, elle va louer une chambre dans sa maison trop grande pour elle.
Théo découvre l’affiche de l’offre dans la boulangerie où il travaille.
Iris la lit également. Il lui faut absolument.
Jeanne ne sait pas qui choisir, elle prend les deux.
Et voilà comment la vie de ces trois personnes se retrouve complètement chamboulée. Ils vont apprendre à se connaitre au fil des jours et créer des liens très forts.
Pourquoi Théo se plantait-il toujours devant cette maison aux volets bleus ?
Iris a quitté famille, amies, et boulot, pour quelles raisons ? Et surprise, elle est enceinte ! Il y a donc un homme dans sa vie ?
Comment va le prendre Jeanne quand elle va s’en apercevoir, elle qui n’a jamais pu avoir d’enfants ?
Théo parle peu de sa famille, il a pourtant encore sa mère qu’il va voir de temps en temps.
Puis, comment se fait-il que ces deux personnes aient vu en même temps l’annonce à la boulangerie en bas de chez Jeanne ?
Que de beaux et bons sentiments dans ce roman. Je ne connaissais pas la plume de Virginie Grimaldi, j’ai été rapidement conquise. Les mots sonnent justes et la vie de ces trois héros est celle de monsieur et madame tout le monde. Ils sont tous trois cabossés, mais apprennent à guérir et à faire à nouveau confiance. Les blessures peu à peu s’atténuent sans tomber dans l’oubli.
Extrait :
Théo : J’en reviens pas. Quand la vieille m’a appelé pour me dire que c’était OK pour la chambre, j’ai cru qu’elle s’était plantée de numéro. La dernière fois que j’ai eu de la chance, c’était à un lot organisé par l’amicale des chasseurs, y a bien deux ou trois ans…
Jeanne : Je te cherche partout, mon amour. Dans les draps défaits, dans la vapeur de la douche, dans le miroir, dans le rideau qui bouge… je te cherche dans ton flacon de parfum, dans ton tube de dentifrice entamé, dans ta liste de courses inachevées…
Iris : Je n’avais pas chaussé de patins d’appartement depuis mon enfance. Ma grand-mère nous en faisait porter quand elle venait de nettoyer le sol… C’est la première fois depuis que j’ai quitté La Rochelle, que je me pose vraiment. J’ai adopté la technique du « un pas après l’autre », j’avance à tâtons, sans savoir de quoi sera fait demain.
Découvre Il nous restera ça, je te souhaite bonne lecture. La fin te laissera sans voix.
© Isabelle-Marie d’Angèle (mars 2024).

Bonjour toi 😉

Il n'est pas content Janot Lapin
Comme tous les matins,
Il se promène dans le jardin
Et trouve des œufs à tous les coins.
Sa copine, Cléo la poule
Aurait-elle perdu la boule ?
Si c’est un coup de la fripouille
On n’est pas dans la gadouille.
Cela n'est jamais arrivé
D'avoir des œufs colorés
Que s’est - il passé ?
Janot a bien une idée.
Cette fripouille de Justinette
A imaginé dans sa tête
de piquer les œufs de la galinette
Pour faire de Pâques une fête.
As-tu vu Cléo
L'interpelle Janot
Comme tes oeufs sont beaux ?
Tu peux gonfler ton jabot.
Cléo est fière d'avoir pondu
Autant d'oeufs, aucun n'est perdu
Justinette l’a convaincue
De les disperser sur l’herbe tondue.
Voilà pourquoi ce matin
Il n'est pas content le lapin
Des oeufs colorés dans son jardin
Il va en faire tout un baratin.
Des oeufs c'est pour la fermière
Et ça ne date pas d'hier
Qu’elle les ramasse pour faire
Des omelettes, la belle affaire !
Mais Justinette là-bas
Rit tout bas
Ces oeufs-là tu vois
Ils sont en chocolat.
As-tu oublié Janot Lapin
Que des enfants cherchent sans fin
Des oeufs dans les jardins
Pour faire un bon festin.
© Isabelle-Marie d’Angèle (mars 2024).
