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  • Journal de Marie-Sophie

    25 juin 2024
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😉

    Je n’avais pas compris et je ne comprenais toujours pas. Archibald ne m’avait jamais parlé de ses parents. Mélusine était aussi surprise que moi. J’avais beau essayé de me rappeler s’il y avait fait allusion quand nous étions plus jeunes, et force est de constater que c’était le silence radio.

    Je m’étais d’ailleurs demandé pourquoi les miens ne l’appréciaient pas, peut-être qu’eux les connaissaient.

    Toujours est-il que depuis qu’Archibald savait qu’ils étaient dans la région et qu’ils s’y étaient installés, il était d’une humeur massacrante et refusait le dialogue avec nous.

    La semaine dernière quand il les avait reconnus sur la place du village, je ne l’avais jamais vu aussi pâle. Les habitants curieux étaient ravis d’avoir un tel scoop, mais Archibald les avait tous laissés sur leur faim en remontant dans sa camionnette, sans même un regard pour eux.

    Mélusine et moi étions restées médusées, ce n’était pas du tout dans le caractère d’Archibald de se comporter ainsi, il devait s’être passé quelque chose de rudement grave pour qu’il ne veuille pas parler à ses parents.

    Je ne savais plus comment faire avec eux, ils allaient quand même devenir mes beaux-parents et je ne pouvais pas les ignorer, mais la maman d’Archibald m’avait souri et m’avait souhaité tout le bonheur du monde. De toute façon, comme avait remarqué son père, ils n’étaient pas loin, si l’envie me prenait de faire plus ample connaissance avec eux, leur porte m’était grande ouverte. Je reconnaissais en eux, le caractère si chaleureux de mon amoureux.

    Comme d’ordinaire, les habitants s’étaient dispersés, les parents d’Archibald étaient repartis vers leur bâtisse. Et puis, une cliente avait dit :

    — Ils doivent être sacrément riches pour avoir acheté cette baraque, l’ancien propriétaire il en voulait de l’argent, il n’a pas dû baisser son prix.

    Une autre avait surenchéri :

    — C’est peut-être pour ça qu’il a pu faire sa boulangerie, il fait le fier, mais en fait c’est grâce à eux.

    Elles avaient parlé assez fort pour que nous entendions, mais tout comme moi Mélusine fit la sourde oreille et nous avions continué à ranger.

    Sur le chemin du retour, Mélusine avait remarqué :

    — C’est vrai que nous ne nous étions jamais posé la question d’où venait l’argent.

    Elle avait raison.

    — Il n’y a pas de honte à être riche après tout ! dit-elle en me regardant.

    Je tournais la tête vers elle. Mélusine n’avait pas de famille, abandonnée dès la naissance, elle avait été placée en foyer. À sa majorité, elle avait trouvé des petits boulots pour gagner sa vie et comme elle avait des doigts de fée, elle avait vite ouvert une mercerie en empruntant. Nous nous étions rencontrées par hasard, dans un bar, j’étais avec Archibald, et nous regardions un match de foot. Il y avait une ambiance de dingues. Elle était à fond et à chaque but marqué, elle se déchainait. Nous étions à la même table et tout naturellement quand Archibald m’avait offert à boire, il lui avait demandé ce qu’elle voulait. Nous avons vite compris qu’elle ne soutenait pas une équipe en particulier, juste elle applaudissait à un but et ça nous avait fait rire.

    Cela faisait une semaine et c’était le silence radio du côté d’Archibald. J’avais vite réalisé qu’il était inutile de poser des questions.

    J’avais donc interrogé pépé Charles, peut-être avait-il entendu quelque chose. Je compris immédiatement à sa manière de se gratter la tête qu’il savait. J’aurais dû m’en douter, il était très ami avec Clovis, celui qui tenait le bar du village où nous habitions avant. C’était là que j’avais appris à jouer au tarot avec ses potes, Jojo, Pierrot et Lulu. S’il y avait bien un endroit où les langues se déliaient, c’était chez lui ! Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt.

    — Je lui ai toujours dit à Archibald que ce n’était pas bien de rester fâché. Surtout que ce n’était pas une catastrophe de gagner au loto.

    À voir ma surprise, Charles comprit que je n’étais au courant de rien. Il tenta une marche arrière.

    — Ouais enfin, c’était ce qu’il se disait. Peut-être que c’était pas vrai.

    — Tu veux dire que ses parents ont gagné au loto ? Une grosse somme ?

    — Le pactole oui !

    Jamais, je ne m’en serais doutée. Rien chez Archibald ne le laissait présager.

    — Ils avaient joué chez Clovis alors tu penses bien qu’il était au courant. Il y a eu la presse et tout et tout, mais il n’a jamais dévoilé leur nom. Personne n’en a rien su. Sauf moi ! Nous étions tellement amis avec Clovis. D’ailleurs, tu savais qu’il m’envoie régulièrement des SMS ?

    Charles avait tout quitté pour me suivre et abandonné ses amis. Je l’aimais comme un grand-père.

    — Seulement… ce n’était pas eux qui avaient joué. Figure-toi qu’Archibald a trouvé le billet par terre dans sa boulangerie. Il ne savait pas comment faire pour savoir à qui il appartenait. Il ne pouvait pas mettre une annonce ni l’afficher dans sa vitrine. Quand le pactole a été gagné, il a été content, ce n’était pas son billet inconnu. Il n’a pas compris tout de suite, vu que le nom n’avait pas été dévoilé et il pouvait donc détruire le ticket. Sauf qu’il ne l’a jamais retrouvé. Il l’avait rangé dans un tiroir dans son laboratoire. Lorsqu’il a réalisé que c’était eux qui avaient touché la cagnotte, il ne leur a plus parlé. Il les a accusés de vol et il ne voulait pas être le fils de voleurs.

    — Tu parles de la boulangerie du village où nous habitions ?

    — Non, c’était celle où il était en apprentissage. Je ne sais pas si vous vous connaissiez déjà. Moi oui, parce qu’il venait chez Clovis livrer le pain.

    — Et du coup, ce billet de loto ?

    Pépé Charles haussa les épaules.

    — Qu’est-ce que tu veux que je te dise, ses parents ont nié l’avoir volé et lui ne les a jamais crus. Il a coupé les ponts. Sa mère m’a raconté une histoire abracadabrante et…

    — Parce que tu les connaissais bien ? l’interrompais-je.

    Charles soupira.

    — Mais oui, ça me fendait le cœur. Elle me suppliait d’intervenir, son père faisait sa tête de pioche, son fils ne voulait plus le voir, qu’il aille au diable et chacun est resté campé sur ses positions et ça dure depuis des années. Je ne savais pas qu’ils viendraient habiter par ici.

    — Si tu voyais la maison, ils doivent avoir sacrément de l’argent.

    — Son père a bien su s’occuper de ça apparemment. L’argent ne lui est pas monté à la tête.

    — Il a dû aider Archibald pour s’installer ici et…

    — Certainement pas, me coupa pépé Charles. Il n’en aurait jamais voulu. Archibald s’est toujours débrouillé seul.

    Depuis, je ne savais plus comment aborder le sujet avec Archibald. Mélusine me conseillait de laisser faire le temps, ce à quoi je répliquais qu’il en avait laissé passer du temps.

    Alors aujourd’hui, quand j’ai vu débarquer ses parents dans la boulangerie, je n’ai pu m’empêcher de jeter un coup d’œil dans le laboratoire.

    — Ne vous inquiétez pas, il est parti, me rassura aussitôt sa mère. Je me présente, je suis Candice et voilà mon mari Victorien. C’est à vous que nous voulions. Nous aimerions assister à votre mariage, pensez-vous que ce sera possible ?

    © Isabelle-Marie d’Angèle (juin 2024).

    Il faudra être patient, la suite… tu ne la découvriras qu’en septembre 😂.

    À très vite…

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  • Raconte moi ta semaine

    24 juin 2024
    J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    C’est donc le dernier raconte-moi ta semaine vu que le mois de juin se termine dimanche et qu’à partir du 1er juillet, je publie chaque jour le calendrier de l’été. Comme je te l’ai annoncé, le blog n’est pas en pause, mais il n’y aura pas de texte, pas d’histoire, juste une illustration de vacances.

    Guidance de la semaine

    C’est plutôt un challenge d’été que nous propose l‘Agenda de Parole de Sorcière.

    • Partir au bord de la mer,
    • Ramasser des coquillages et du bois flotté,
    • Allumer un grand feu pour la Saint-Jean,
    • Aller voir des feux d’artifice,
    • Ramasser du millepertuis et le bénir dans le feu du solstice d’été,
    • Ramasser 40 noix vertes le jour du solstice pour concocter un vin de noix magique,
    • Aller ramasser du blé et le pendre dans la maison pour attirer l’abondance,
    • Faire des pains aux graines,
    • Faire des conserves en bocaux pour savourer les légumes d’été pendant la saison sombre,
    • Aller dormir à la belle étoile,
    • Faire de longues balades à vélo,
    • Organiser des barbecues entre amis,
    • Aller dans une fête médiévale.

    Je pense que je vais faire pas mal de choses de ce challenge comme la mer, les feux d’artifice, les balades en vélo, les barbecues….

    Fruit magique de la semaine – La Framboise

    Elle est associée aux mamelons et selon la légende, la couleur rouge de la framboise viendrait du sang d’Ida, fille du roi de Crète, mais aussi nourrice de Zeus. Cette dernière partit cueillir des framboises pour calmer Zeus enfant. Elles étaient blanches, mais s’étant griffé le sein, elle saigna et ce sang colora la framboise. [Mon agenda de sorcière — Marie d’Hennezel]

    Citation de la semaine

    Je m’épanouis parmi les framboises qui se mirent aux perles de rosée, les cerises écoutant les rêves aux oreilles des enfants…(Valérie Mazeau)

    La semaine démarre avec 32 kilomètres à vélo, puis les jours suivants de la marche et même reprise de la salle avec le vélo elliptique.

    Monsieur Chéri et moi sommes allés au cinéma découvrir le film La petite vadrouille avec Daniel Auteuil et Sandrine Kimberlain. C’était sympa, gentillet, tu passes un bon moment. Anecdote du début : Monsieur, alors que ça venait de démarrer me dit à l’oreille c’est ça qu’on doit voir, on ne s’est pas trompé de salle ? Ça commençait bien ! C’était la sortie de Vice-Versa 2, il y avait beaucoup plus de monde ailleurs, parce que nous, nous étions 7 ! 😁.

    C’est ainsi que nous avons l’annonce de la sortie du Comte de Monte-Cristo avec Pierre Niney qui semble pas mal.

    Terminée la lecture de La ligue des sorcières distinguées, un peu loufoque, amusante et qui ne prend pas la tête, c’était sympa à lire. J’ai commencé par contre un pavé de 682 pages de Lucinda Riley, la rose de minuit. Quand je tiens le livre dans mon lit, il ne faut pas que je m’endorme, il m’assommerait le bougre ! 😂. Je pense qu’il va me faire tout l’été 😁. Il est quand même un peu gros pour le glisser dans la valise 😉.

    Je vous ai aussi tout bien ficelé le calendrier de l’été qui commencera le 1er et se terminera le 1er septembre. J’attaque donc la dernière semaine avec vous.

    Aujourd’hui, 24 juin, c’est la journée la plus longue, fête de la Saint-Jean-Baptiste. Je me souviens des feux de camp que nous faisions. Nous faisions la ronde autour et les plus téméraires sautaient au-dessus. Monsieur Chéri l’a fait et ses sourcils avaient eu chaud 😂. Quand je pense à ça, j’ai l’impression que ça fait mille ans, c’est vrai que c’était au siècle dernier 😂.

    C’est aussi, le jour où ma maman est partie 🙄, ça fait 12 ans. Pas un jour où je ne pense à elle ! Il faisait beau et chaud ce jour-là, le ciel était bleu. Je me souviens d’avoir pensé que pour les autres la vie continuait avec le soleil, alors que moi, il faisait tellement gris ! ça me fait penser à la chanson de Nicoletta, il est mort le soleil, quand tu m’as quittée. Bref !

    Cette semaine, c’est aussi celle de l’anniversaire de Monsieur Chéri. Nous avons fait les boutiques pour le rhabiller, non pas qu’il n’ait plus rien à se mettre 😁, je ne sais pas toi, mais mon homme s’habille toujours pareil ! à croire qu’il a la flemme de prendre ses chemises dans le placard 😂. Je te dirai qu’en ce moment, c’est plutôt bermuda jeans et polo ! Il a enfin sorti ses affaires d’été !

    Voilà donc les dernières nouvelles de la semaine.

    Et toi ? Pars-tu en vacances ? Belle semaine à toi 💖.

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  • Dimanche Musique

    23 juin 2024
    Chansons-Musiques

    Bonjour toi 😉

    Un p’tit café pris dans le jardin, sur la terrasse ou à une fenêtre, n’est-ce pas le bonheur tout simple ?

    Avec un peu de musique ?

    Bon dimanche 💗

    À très vite…

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  • Samedi Citation

    22 juin 2024
    Citation

    Bonjour toi 😉

    Bon samedi 💗

    À très vite…

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  • Fête de la musHIC

    21 juin 2024
    J’ai quelque chose à vous dire, Jeux d’écriture

    Bonjour toi 😉

    C’est toujours la même musHIC, les mots qui se terminent en ique deviennent HIC et s’alambHIC entre eux et tentent de faire une histoire brHIC à Brac.

    Chez SoizHIC et DominHIC quand arrive le 21 juin, c’est le HIC.

    Ils avaient enfilé de jolies tunHIC pour faire la fête, mais pas facile de garder la rythmHIC.

    Les deux amis ont bien essayé de manger des ChocapHIC. Complètement utopHIC cette histoire ! ne voilà-t-il pas qu’ils sont devenus allergHIC ! du chocolat, maléfHIC et pas diététHIC.

    Allons, ils ne vont pas se gâcher cette journée dynamHic.

    Quand est arrivé l’ami ErHIC, l’as des mathématHIC, ils ont cru que tout allait s’arranger, mais ce fut encore plus catastrophHIC. Pourtant, c’était un as pas de pHIC mais il était un peu magHIC.

    Il a mis la musHIC et le voilà qui se déchaîne sur de l’AérobHIC. Personne n’a compris pourquoi une invasion de moustHIC est arrivée, peut-être qu’ils n’aimaient pas cette MusHIC. Vite vite l’anti-moustHIC pour pas que ça pHIC.

    Tu ne me crois pas et pourtant c’est véridHIC. Même qu’à la clinHIC d’à côté, ce fut la panHIC. Ils tentaient de s’en débarrasser avec des élastHIC, que c’était comHIC !

    ErHIC a éteint la musHic et s’est mis à chanter. Du coup, les crayons bHIC se sont mis à danser. SoizHIC n’en revenait pas, quelle drôle de fête. Elle ne savait même pas qu’elle avait autant de crayons ! Heureusement, qu’ils n’étaient pas colérHIC. C’est vrai qu’ErHIC a le cHIC pour mettre l’ambiance, il est éclectHIC celui-là ! D’accord, c’était un peu cacophonHIC, ce n’était pas le roi de la bureautHIC et pourtant tous ces mots en HIC qui s’agglutinaient pour faire une histoire ! Que vient faire ici l’alambHIC ? c’est un peu bordelHIc ! Et voilà le style calligrapHIC qui s’en mêle ! bucolHIC c’est mieux. Ah non pas alcoolHIC, c’est la fête de la musHIC quand même !

    Le réchauffement climatHic pas besoin d’en parler ici, même s’il a sa place vu qu’il se termine en HIC ! Qu’ai-je encore en boutHIC ? comment ça, ça se complHIC ?

    Allons plutôt danser, c’est la fête de la musHIC  avec ErHIc, SoizHIC et DominHIC.

    FolklorHIC cette histoire !

    Bonne fête de la musique 🎶🎶 HIC !

    À très vite…
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  • Haïku du jour

    20 juin 2024
    Poème – Poésie

    Bonjour toi 😉

    Chapeau sable fin
    Soleil chaud sur la peau
    C’est l’été enfin

    © Isabelle-Marie d’Angèle (juin 2024)

    C’est l’été, mon avatar s’est aussi mis en mode été 😎👓😁. Comment me trouves-tu ? 😁

    À très vite…
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  • Héloïse et Stefano

    19 juin 2024
    Héloïse et Stefano

    Bonjour toi 😉

    Pour les épisodes précédents c’est ici

    Pas facile de surveiller son père 24 h/24 h. Ce n’était pas encore les vacances, Stefano ne pouvait donc pas être avec lui tout le temps.

    Quand il était avec lui, il ne lâchait pas et Joe commençait à trouver ça bizarre et pesant. Ce mercredi-là, il se mit presque en colère.

    — Mais enfin, fils, qu’est-ce que tu as à me suivre partout comme ça ? Tu as quelque chose à me demander ?

    Stefano ne savait pas quoi répondre ce qui eut le don d’agacer son père.

    — Écoute, j’ai du travail, je dois encore aller faire une course à la coopérative, et…

    — Je viens avec toi.

    — Non, je n’en ai pas pour longtemps et…

    — J’aime bien aller là-bas, ça sent bon le grain.

    Joe soupira et accepta. Pendant le trajet, ils bavardèrent de tout et de rien. Stefano aimait bien être dans le 4×4 de son père. Il n’était pas de toute première jeunesse, mais il s’y sentait bien et avait l’impression de dominer la route.

    La coopérative n’était pas loin. Stefano suivit son Joe dans les allées et le surveilla quand il salua les personnes qu’ils connaissaient. Le gamin ne trouva rien d’anormal à ce qu’il discute avec les caissières.

    Ils reprenaient le chemin du retour lorsque Joe reçut un appel, il devait passer chez un copain pour récupérer un outil qu’il lui avait prêté.

    — Tiens, la voisine fait du stop ?

    Joséphine, la femme de Mathurin, était sur le bord de la route et lui faisait signe.

    Joe s’arrêta et Stefano baissa sa vitre. Joe se pencha.

    — Un problème avec ta voiture ?

    — C’est idiot, je n’ai pas fait attention, je n’ai plus d’essence. Mathurin va se moquer de moi.

    Joe sourit et répondit que ça pourrait aussi bien arriver à Charlie, elle ne vérifiait jamais le compteur.

    — Je vais te remorquer, j’ai une corde dans le coffre.

    Il descendit et trouva ce qu’il cherchait. Il attacha son 4×4 à la petite voiture de Joséphine et lui proposa de prendre le volant.

    Stefano les rejoignit. Le portable de Joe sonna, c’était Mathurin.

    — J’arrive !

    Il se tourna vers Joséphine.

    — C’est ton mari, je n’ai rien dit, mais je dois passer chez lui. Il a un problème avec sa clôture et son âne s’est sauvé, je vais l’aider.

    — Ne t’inquiète pas, je lui raconterai tout.

    — Roule doucement.

    Joe s’installa au volant et ils arrivèrent rapidement chez Mathurin. Joséphine expliqua son erreur, son mari la taquina et il entraina Joe pour redresser les grillages.

    — Je viens vous aider.

    — D’accord, nous ne serons pas trop de trois.

    Joe se tourna alors vers son fils :

    — Préviens Charlie, je ne voudrais pas qu’elle s’inquiète.

    Stefano acquiesça et prit le chemin de sa maison. C’est alors qu’il aperçut la Clio de Joséphine arriver. Elle s’arrêta près de lui.

    — Tu es tout seul ?

    Stefano ouvrit et referma la bouche. Comment était-ce possible ? Joséphine aidait son père pour la clôture et elle n’avait plus d’essence. Quelque chose clochait !

    Il fit demi-tour et partit en courant retrouver Joe. Mathurin était seul dans le pré à redresser le grillage.

    — Où est mon père ?

    — Parti chez l’âne.

    Il aperçut alors sa femme qui venait à sa rencontre. Il se gratta la tête. Il était pourtant certain qu’elle venait de partir avec Joe.

    — Attends petit !

    Trop tard, Stefano courait à perdre haleine dans le champ. Dans le ciel, un aigle poussa son cri. Stefano le vit et s’époumona pour que l’oiseau l’aperçoive.

    — Mais qu’est-ce qu’il t’arrive fils ?

    Son père était devant lui tenant l’âne par le licol.

    — T’es tout seul ?

    — Non, regarde qui j’ai trouvé ? C’est grâce à elle que j’ai récupéré l’âne.

    Samy, parce que c’était bien elle, fit un clin d’œil à Stefano.

    — Tu le savais qu’elle habitait de l’autre côté du pré ?

    — Elle est où Joséphine ?

    — Elle a eu la trouille d’un chat noir, elle a décampé à une allure.

    Joe éclata de rire ;

    — Quand je vais raconter ça à Mathurin.

    Justement, il arrivait accompagné de Joséphine.

    — Merci Joe !

    Le fermier attrapa son âne et l’entraina avec lui. Joe s’approcha de sa voisine.

    — Je ne savais pas que tu avais peur des chats noirs, tu es superstitieuse ?

    Joséphine haussa les sourcils.

    — Dans tous les cas, tu cours vite dis-donc !

    Joe s’en alla en sifflotant.

    Les deux gamins derrière eux se regardèrent en riant. Dans le ciel, l’aigle poussa son cri. Ils levèrent les yeux. L’oiseau fit un arc de cercle puis disparut.

    Arthus contemplait Nymphaïa. Il était face à elle et avait doublé de volume. Il crachait et feulait.

    La sorcière maugréa :

    — Pas la peine de faire ton malin, j’ai compris la leçon !

    Arthus de sa voix caverneuse dit :

    — La prochaine fois, je préviens Straurius.

    — Il n’y aura pas de prochaine fois.

    — Je te connais trop bien, Nymphaïa, tu tenteras encore ta chance, mais cette fois-ci tu ne t’en sortiras pas.

    Straurius soupira. Il aurait été si facile de retenir Arthus et d’envoyer Senu ailleurs…

    © Isabelle-Marie d’Angèle (juin 2024)

    À très vite

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  • Journal de Marie-Sophie

    18 juin 2024
    Marie-Sophie

    Bonjour toi 😉

    Tu peux trouver les épisodes précédents ici.

    Il faisait un soleil magnifique quand Mélusine et moi ouvrâmes le food truck. Nous n’avions même pas eu le temps de déplier quelques chaises, que les clients arrivaient en papotant les uns avec les autres, en riant, en nous saluant avec joie et bonne humeur. Heureusement qu’Archibald avait fait le plein de pains parce qu’à voir la file de Basques qui s’avançaient vers nous, nous allions avoir du travail.

    — Alors, ça approche le mariage ?

    Cette question, je crois qu’il ne se passait pas un jour sans que je l’entende. Ils étaient curieux et voulaient tout savoir, mais je ne leur répondais pas. Ils ne m’en tenaient pas rigueur et je pense même qu’ils seraient déçus si j’en disais trop.

    Je commençais à préparer les sandwichs alors que Mélusine prenait les commandes. Un autre sujet que mon mariage semblait les enthousiasmer. La grande bâtisse était vendue.

    — De laquelle parlez-vous ? m’intéressais-je.

    Plusieurs se tournèrent et montrèrent du doigt une belle maison de type on ne peut plus basque, aux volets rouges, qui terminaient la rue. Un parc la protégeait des curieux, mais aujourd’hui un ballet de camions s’agitait devant ses grilles.

    — Elle a été vendue et les propriétaires sont arrivés. Ils doivent avoir des sous parce qu’elle a été bien rénovée.

    — Elle en avait bien besoin.

    — On ne les connait pas.

    — Ils ne doivent pas être d’ici.

    — Ils ne sont pas encore montrés.

    — Peut-être qu’ils viendront se servir chez vous ?

    — Tu parles, ils ne sont pas du même monde.

    Mélusine et moi écoutions en souriant et en préparant rapidement leur commande. Je voyais mon stock de pains filer à vue d’œil. Soudain, le silence s’installa.

    Surprise, je levais les yeux. Mélusine me donna un coup de coude. Nos clients habituels se poussèrent pour faire de la place. Un couple d’une cinquantaine d’années approchait, la mine avenante. Lui, en jeans chemisette, chapeau de cow-boy vissé sur ses cheveux bouclés noirs grisonnant, elle, en robe à bretelles, cheveux longs détachés légèrement striés de blanc. D’emblée, je les trouvais sympathiques. Ils saluèrent les habitants et effectivement, ils étaient les nouveaux propriétaires de la maison qui les faisait tant parler. Ils avaient vu qu’il y avait un food truck sur la place, pourquoi ne pas faire connaissance ?

    Les Basques, méfiants, répondirent à leur bonjour du bout des lèvres et n’engagèrent pas la conversation. C’est Mélusine qui présenta nos produits.

    — Vous venez toutes les semaines ? m’interrogea la dame.

    — Heureusement, remarqua une cliente en riant. Comment ferions-nous sans le pain ?

    — Il n’y a pas de boulanger ici ? demanda l’homme en enlevant son chapeau.

    Je le regardais et il me fit penser immédiatement à Archibald. Ils avaient les mêmes yeux qui se plissaient. Surprenant !

    — Il faudra que vous alliez au village voisin, le nouveau qui…

    — Il n’est plus aussi nouveau que ça, ça fait bien deux ans qu’il est là maintenant, l’interrompit un habitué en tapant dans ses mains.

    — C’est vrai que le temps passe vite.

    — Qu’a-t-il donc de spécial ce boulanger ? demanda l’inconnue.

    — Vous n’avez qu’à interroger la p’tite dame, répondit le Basque en me désignant. Ils vont se marier. C’est sa fiancée.

    — Félicitations ! le couple me regarda en souriant et je ne pus m’empêcher de rougir.

    — C’est sa meilleure amie, là, elle s’appelle Mélusine. Une vraie fée pour coudre. D’ailleurs, c’est elle qui lui fait sa robe de noces.

    Qui a dit que les Basques n’étaient pas bavards ? À croire que les inconnus leur avaient jeté un sort, on ne pouvait plus les arrêter. Je les interrompis en demandant ce qu’ils voulaient goûter.

    — Je vous fais confiance, donnez-nous ce que vous prendriez si vous étiez à notre place.

    Je ris. Si Archibald était là, il répondrait qu’ils n’étaient pas sortis de l’auberge, vu que j’aimais tout ce qu’il faisait. D’ailleurs, mon portable vibrait, c’était lui. Je mis le haut-parleur pour mieux l’écouter.

    — Je vais passer te faire un coucou, je dois aller chercher de la farine au moulin. Tu n’as besoin de rien ?

    Ravie je regardais les personnes encore devant le food truck qui avaient compris et qui se filaient des coups de coude d’un air entendu, je remarquais aussi que le couple s’était assis et ne semblait pas pressé de rentrer chez eux.

    Mélusine me fit signe qu’Archibald pouvait apporter son pain aux noix, il était parti le premier et si les nouveaux voulaient le goûter.

    Dans dix minutes, il serait là et comme une gamine, j’étais heureuse. La matinée était passée vite. En l’attendant, je m’approchais des inconnus.

    — Vous êtes de la région ?

    — Pas du tout, répondit l’homme.

    — Pourquoi ce choix alors ? demanda un habitant, surpris.

    Il sourit.

    — Je sais que vous appréhendez un peu les étrangers, mais… nous avons de la famille ici, et ma femme et moi avions envie de nous en rapprocher.

    La camionnette d’Archibald arrivait, il klaxonna et les habitants le saluèrent en riant.

    — Le voilà notre boulanger, vous voyez, ce n’est pas loin. Vous pourrez presque y aller en vélo.

    Il s’approcha du food truck et déposa ses pains, salua Mélusine qui tendit sa joue, et vint vers moi. Je me décalais pour l’embrasser quand il se figea.

    — Papa maman ? Mais qu’est-ce que vous fichez là ?

    — Bonjour mon garçon ! Heureux de te revoir, dit son père en se levant.

    Pas étonnant que je lui trouvais une ressemblance !

    © Isabelle-Marie d’Angèle (juin 2024).

    Je te mets ci-dessous la maison choisie pour mes inconnus (enfin pas si inconnu que ça finalement 😉).

    La maison des inconnus
    À très vite…
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    2 commentaires sur Journal de Marie-Sophie
  • Raconte moi ta semaine

    17 juin 2024
    J’ai quelque chose à vous dire

    Bonjour toi 😉

    Guidance de la semaine

    Avoir l’esprit ouvert permet la communication et l’échange constructif. On peut parfaitement échanger des points de vue en restant fidèle à soi-même. Lors de ces ouvertures, nos idées sont confortées ou parfois volent en éclat pour grandir dans de nouvelles théories. (Agenda Parole de Sorcière).

    L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne — Pierre Desproges

    Pierre magique de la semaine – la Perle

    Les anciens Grecs associaient les perles à la Déesse de l’amour et de la beauté, Aphrodite. Issue de l’écume, elle s’était secouée au moment de sa naissance, éparpillant des gouttes d’eau qui se sont transformées en perles.

    Ils comparaient aussi les perles aux larmes des dieux. (Mon agenda de sorcière — Marie d’Hennezel].

    Citation de la semaine

    La sincérité est la perle qui se forme dans la coquille du cœur.

    Quand je regarde mon agenda de la semaine qui vient de s’écouler, je vois que j’ai fait peu de sport. Il a bien fallu que je récupère de l’invasion de ce virus 😁. J’ai quand même fait 22kms de vélo, quel plaisir de prendre l’air, et un peu de marche. La piscine ne m’a pas tentée. Je penses que pendant l’été, je vais plutôt faire du vélo plutôt que d’aller pédaler dans l’eau, d’autant plus qu’à partir de Juillet, il n’y aura plus de plage horaire 😉 et il va y avoir du monde !

    Ce fut donc une semaine tranquille où j’ai pu commencer mon Bullet journal de l’année prochaine. Eh oui, il démarre en septembre, il est temps que je l’imagine.

    J’ai dessiné et tu vois l’humeur des jours 😁.

    J’ai aussi préparé tout le calendrier de l’été qui commencera le 1er juillet et se terminera le 31 août. En effet, je ne serai pas souvent à la maison pendant cette période, nous partons en vadrouille avec l’un et l’autre de nos enfants, je ne pourrai pas écrire comme je le voudrai. J’ai donc décidé de ne pas mettre mon blog en pause, mais de partager chaque jour une illustration qui représente bien les vacances.

    J’ai aussi pensé à reprendre toutes mes histoires et de les regrouper dans des bouquins afin d’avoir tout au même endroit. Je me suis rendu compte qu’il y en avait pas mal ! Et bien sûr continuer Muguette. Du coup, je ne sais pas encore si en septembre, je pourrai être autant présente sur mon blog. Affaire à suivre…

    Et puis, Monsieur Confitures a repris du service, c’est avec les fraises que Monsieur Chéri a recommencé la saison. Que ça sentait bon dans la cuisine ! 😋 et qui a curé le chaudron comme quand elle était gamine ? Nous étions deux !

    Le week-end de cette semaine s’est terminé avec une balade en vélo avec Pilou, Lou et les parents. C’était magique, parce que nous empruntions une voix verte, c’est une piste pour les vélos, donc pas de voiture ni d’engins motorisés. Rouler sur une ancienne voie de chemin de fer, bien entretenue et au milieu des arbres, c’était très agréable. Lou, qui n’a que six ans, était fière de pédaler sur son petit vélo comme une grande avec nous les adultes ! 20 kms quand même, entrecoupés d’un pique-nique pour le déjeuner, et une pause à une aire de jeux où elle s’essayait au parcours de VTT 😁. Même pas fatiguée !

    Ce fut aussi et c’est encore une semaine très bizarre avec ce qui se passe en politique, mais ça c’est une autre histoire… je trouve toutefois dommage que des sportifs prennent la parole pour nous dire ce que nous devons faire, est-ce qu’on leur dit comment marquer des buts nous ? 😂. Chacun à sa place, nous sommes assez grands pour savoir ce que nous devons faire. D’autant plus que ces sportifs ne vivent pas du tout dans la même réalité que nous, qui ne gagnons pas notre vie comme eux !

    Et toi ta semaine ? Qu’as-tu fait de beau ?

    À très vite…

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    4 commentaires sur Raconte moi ta semaine
  • Dimanche Musique

    16 juin 2024
    Chansons-Musiques

    Bonjour toi 😉

    Bonne fête à tous les papas 💖

    Un p’tit thé ?

    Avec un peu de musique ? J’adore l’ambiance pour commencer la journée, ok c’est vieux et ça se voit, mais pour l’éternelle romantique que je suis, ça fait du bien. J’adore l’ambiance jazzy, ça fait oublier tout le reste 😉.

    Bon dimanche et Vive nos papas 💖

    À très vite…

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    1 commentaire sur Dimanche Musique
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