Feel Good : C’est à cause de la clé

Chapitre 9

Arsène Maestro avait mal dormi comme chaque fois qu’il commençait un tournage. Dès 6 heures du matin, il était sur le pied de guerre.

Claudio dégustait déjà un café quand il déboula dans la pièce qui servait de réfectoire. Il s’attabla près de lui.

— Tu as ta tête des mauvais jours. Arrête, tu vas nous porter la poisse. Bois ton café, avale un croissant et respire.

— C’est un sacré risque que je prends quand même ! Jamais, de toute ma carrière, je n’ai basé un film sur une actrice inconnue, si on peut l’appeler comme ça. Rien que le producteur me fout la frousse.

— Tu es en plein doute, c’est normal. Au pire, tu le produiras toi-même !

— Si ce client n’avait pas perdu ses clés, s’il n’y avait pas eu cette histoire de bijoux volés, je suis certain que Cléo n’aurait jamais accepté.

— C’est une sacrée coïncidence, j’avoue !

— C’est trop beau pour être vrai, je sens que je vais galérer !

Il regarda son ami.

— Promets-moi que tu n’y es pour rien !

Claudio s’étouffa avec son pain. Il toussa, cracha, pleura. Arsène lui tapa dans le dos, se traitant de con. Enfin, le scénariste, reprit son souffle, repoussa sa chaise bruyamment et froidement lui dit.

— Pour qui me prends-tu ? On se connait depuis longtemps, t’as oublié ?

Il le planta là sans se retourner. Il croisa Marjorie et l’a prévint sans s’arrêter.

— J’espère que tu as une bonne nouvelle, il est d’une humeur de chien !

Marjorie fit demi-tour, mais Maestro l’avait aperçue. Il vint la rejoindre. N’était pas actrice qui veut et dans ce rôle, Marjorie était minable. Le réalisateur se rendit compte immédiatement que quelque chose clochait. Il attaqua aussitôt.

— Un problème ?

Elle éluda et passa devant lui pour prendre un plateau. Elle espérait qu’il rebrousse son chemin, mais c’était mal le connaitre. Elle aperçut alors Ulysse, elle lui fit signe pour détourner son attention. Le styliste vint vers eux. Il les salua.

— Alors ? Prêts ? Je suis curieux de voir comment Cléo va se comporter. Je suis vraiment content pour elle.

Son sourire et sa bonne humeur eurent le don de détendre l’atmosphère. Marjorie l’invita à sa table. Maestro préféra les laisser seuls. La directrice de casting poussa un soupir de soulagement. Elle murmura.

— Ulysse, Cléo a perdu sa voix.

Il ne fut pas surpris à la grande stupéfaction de Marjorie. Il expliqua.

— C’est tout Cléo ! Mais ne vous inquiétez pas, elle aura sa belle voix voilée pour déclamer son texte. Rassurez-vous.

— Vous êtes sûr ?

— Certain ! Elle a un don. Mais chut ! ne le dites pas à Maestro. Lorsqu’il va l’entendre, il va être très surpris. Cléo a la faculté de changer de voix selon ce qu’elle ressent. Gamine, elle cartonnait quand elle jouait dans les pièces de théâtre.

— Ce n’est pas l’impression qu’elle m’a montrée ce matin. Elle était en panique totale !

— Cléo est toujours en panique. Elle n’a pas confiance en elle. C’est une sacrée opportunité que Maestro lui offre. Elle saura ce qu’elle vaut vraiment. Elle ne l’a pas encore compris et n’y croit pas de toute façon. Je vous assure que même si elle rafle un prix d’interprétation, elle pensera qu’il n’est pas pour elle. Elle est très agaçante et fatigante à toujours tout refuser. Où est-elle ? Elle ne devrait pas prendre son petit-déj ?

— Tonio démêle ses boucles. Il va falloir trouver une solution pour ça aussi, il n’a pas qu’elle à s’occuper.

Ulysse éclata de rire.

— Ne me racontez pas qu’elle est la seule dans ce cas-là ! Allons allons Marjorie, tout va bien se passer. Tenez, regardez, la voilà.

Il se leva pour l’accueillir. Tonio la suivait de prés. Il en profita pour plaquer deux bises sur les joues d’Ulysse.

— Dis-moi Tonio ? Tu as galéré pour coiffer l’héroïne du jour ?

— Pas plus que d’habitude chéri !

Ulysse entoura des bras son amie et lui chuchota à l’oreille.

— Alors cette voix te joue encore des tours ?

Elle acquiesça sans répondre. Il l’entraîna vers le buffet. Elle se servit un chocolat chaud. Perrette la cuisinière, lui donna du pain frais avec de la confiture, glissa aussi quelques amandes sur son plateau et un yaourt nature. Cléo remercia en souriant. Comment avait-elle sur ce qu’elle aimait ? Un coup d’œil vers Ulysse la renseigna. C’était lui ! Il se souvenait de tout. Elle mit sa main dans la sienne.

— Je suis heureuse que tu sois là.

Sa voix voilée l’attendrit.

— Pour le coup, elle est trop sexy, Maestro va craquer.

Elle ne répondit pas et s’installa à table. Tonio prit place en face d’elle, près d’Ulysse. Clémentine vint les rejoindre. Chrono en main, Cléo avait une petite demi-heure.

Elle n’en pouvait plus. Entre la robe, le maquillage, les retouches de coiffure, elle avait le cœur qui battait la chamade. Elle était enfin prête et attendait son tour. Elle regardait Arsène derrière sa caméra. Il avait noué négligemment autour du cou une écharpe noire, sa chemise blanche était largement ouverte. Très concentré, il la fixait et ne se laissait pas distraire. Un calme olympien régnait sur le plateau. Elle entendit le sacro-saint Silence on tourne et le clap exécuté par un machiniste. Elle savait que dans quelques minutes, ce serait pour elle. Ça ne dura pas longtemps, Arsène criait déjà Coupez. Claudio applaudit. À chaque fois, il était ému de voir son texte joué.

— C’est bon pour moi ! Prochaine scène !

Dans un ballet réglé comme du papier à musique, caméraman, scripte, se mirent en place pour le changement de décor. Claudio s’approcha de Cléo et lui donna quelques conseils pour la scène qu’elle allait tourner.

— Ne sois pas surprise par la caméra qui va te filmer de très près. Le spectateur doit te connaitre, t’aimer ou te détester. Reste naturelle, mais n’oublie pas que tu deviens Ludivine de Montgomery. Exit Cléo Rose. Pour cette scène, tu es face à ton père. Vous allez vous disputer. Alors, tu imagines. Tu te mets à la place de Ludivine, ce n’est pas Cléo qui parle.

Jean Reno s’approcha d’elle.

— On va s’engueuler ? Je sens que je vais adorer.

Il eut le don de la faire sourire.

— Allez, on y go !

Claudio pressa son épaule et lui fit un clin d’œil. Arsène leva les yeux et découvrit Cléo dans sa robe jaune et prune comme il l’avait souhaité. Son foulard dans les cheveux était noué comme il le voulait. Parfait. Il lui sourit.

— Prête ?

Elle connaissait son texte, savait où elle devait se mettre. Son père était face à elle. Elle le regarda. Les micros étaient au-dessus d’eux. Les voyants des caméras étaient rouges. Claudio croisa les bras et s’installa derrière Arsène. Il découvrirait les images en même temps que lui. Arsène leva la main, le machiniste arriva avec son clap qu’il mit devant les deux acteurs. Cléo sentit le trac monter et ses mains devenir moites. Son père de fiction lui sourit avant de prendre un air sévère comme le voulait la scène.

Silence on tourne ! Les voyants des caméras passèrent au vert.

Cléo ouvrit la bouche.

— Putain, c’est quoi cette voix ! Coupez !

À suivre …

Feel Good : C’est à cause de la clé

Chapitre 8  

Toujours aussi brun, les cheveux plus longs que dans son souvenir, elle retrouva sa fossette quand il souriait.

— Cléo ? C’est bien toi ?

Elle se jeta dans ses bras.

— Ulysse ? Mais qu’est-ce que tu fais là ?

— Maestro m’a appelé pour que je sois ton styliste. Figure-toi que ma boîte s’occupe des costumes d’époque, ça tombe bien.

Un peu plus âgé qu’elle, il assumait déjà quelques cheveux blancs et quelques rides au coin des yeux. Cléo n’en revenait pas de la chance qu’elle avait.

Marjorie, Tonio et Clémentine regardaient le couple. Voilà une belle équipe qui allait fonctionner, pensa la directrice de casting.

— Raconte ! Tu es marié ? Tu as des enfants ?

Il éclata de rire.

— Ton père m’aimerait encore moins Cléo. Je ne suis pas trop attirée par les femmes.

Tonio s’approcha du styliste, lui mit la main sur l’épaule et dit :

— Bienvenue dans le monde gay chéri !

— Sérieux ? reprit Cléo. Pourtant, je me rappelle qu’elles ne te laissaient pas indifférent.

Il éluda.

— Et toi ?

— Bof moi, rien de spécial. Un BTS tourisme en poche et un poste au Majistic. Rien d’original.

— Tu oublies le rôle dans le nouveau film de Maestro !

Elle avait une journée pour apprendre son texte. Elle tournait le lendemain et le trac la paralysait. Première scène ! ça commençait mal. Elle s’engueulait avec son père. Jamais, elle n’oserait élever la voix contre lui.

La veille au soir, elle avait rencontré toute l’équipe d’acteurs. Arsène l’avait présentée comme la petite nouvelle. Même si elle était la tête d’affiche, il n’avait pas pris de risques. Jean Reno jouait son père. Il avait été très gentil avec elle et l’avait félicitée avant de savoir si elle allait être à la hauteur.

— Ne jamais douter de soi, lui avait-il dit en mettant sa main sur son épaule.

Elle aurait dû immortaliser l’instant.

En regardant le script entier, elle comprit qu’elle avait peu de scène avec lui. Elle ne voyait que Ludivine s’étaler et c’était elle. À Partir de demain, elle deviendrait Ludivine de Montgomery. Elle réalisa rapidement que Jean Reno n’aurait son nom au générique que pour une brève apparition, il disparaissait dans un tragique accident de voiture.

Pierre Niney jouait son frère. Elle n’aurait pas à l’embrasser. C’est la première chose qu’elle avait vérifiée en feuilletant les pages. Elle n’aurait pas pu, impossible !

Elle entendait le brouhaha à l’extérieur et elle, elle était seule avec son texte. Elle se plongea dedans et marcha de long en large en répétant ses phrases. Elle se regarda dans le miroir pour voir la tête qu’elle avait en parlant. Elle fit des grimaces, se mit en colère. Elle se filma avec son téléphone en prenant la pause. Elle passa ses mains dans ses cheveux et chanta.

— Tu as toujours une très jolie voix !

Ulysse était appuyé contre la porte et l’écoutait depuis quelques minutes.

— Je t’ai apporté cette robe. Tonio va arriver pour te coiffer.

Elle saisit le costume.

— C’est vachement décolleté !

— Essaie avant de faire tes commentaires.

Tonio entra avec ses brosses et ses peignes.

— Alors, ma belle rouquine, comment vas-tu ? Et toi ? Ulysse le magnifique, sais-tu que pour toi je serais une jolie Pénélope ?

Il en profita pour battre des cils et minauder devant le styliste. Cléo éclata de rire.

— Ah ! je suis gâtée avec vous deux !

— Passe ta robe que je puisse la retoucher si besoin. Pendant un certain nombre de scènes, c’est celle-là que tu dois porter. Maestro y tient.

La robe jaune et prune s’étalait sur un fauteuil. Le coiffeur ajouta :

— Il souhaite aussi que tu gardes tes cheveux détachés, bouclés, avec un foulard.

— Avec un bandana quoi ! comme il m’a vue sur la plage.

— Tu lui as tapé dans l’œil comme ça !

— Heureusement que je n’étais pas à poil !

Elle saisit la robe et se cacha derrière un paravent. Les deux hommes éclatèrent de rire.

— Tu n’as vraiment pas changé, remarqua Ulysse.

— Tu n’aurais pas eu trop de travail Ulysse.

Tonio lui fit une chiquenaude sur la main.

— Alors cette robe ?

Elle apparut devant eux. Ils sifflèrent de concert d’admiration.

— Parfait ! Je te laisse la coiffer Tonio.

Arsène était sur le pied de guerre. Comme toujours, quand il commençait un film, il était tendu à l’extrême. Les décors étaient sublimes, le matériel était prêt, il s’installa derrière sa caméra. C’est là que Claudio le rejoignit. Tout semblait au point, mais il n’était jamais à l’abri du grain de sable qui vienne tout enrayer.

— Comment te sens-tu ?

— Angoissé ! As-tu vu Cléo ?

— Elle essaie sa robe avec Ulysse. Je l’ai trouvée timide et réservée hier soir et c’est normal.

— Sais-tu si elle a appris son texte ?

Claudio, surpris, contempla son ami.

— Depuis quand t’intéresses-tu à ça ? Ce n’est pas la première fois que tu lances un nouvel acteur ? Qu’est-ce qu’il t’arrive ?

— Mauvais pressentiment.

Il se leva.

— Je vais voir Marjorie.

Mais au lieu d’aller la retrouver, il changea d’avis et se dirigea vers la pièce allouée à Cléo. Ulysse en sortait. Arsène l’intercepta.

— Tout va bien ?

— Pas de problème, monsieur Maestro. Tonio est en train de coiffer Cléo. Elle en profite pour réciter son texte avec lui.

— Très bien, très bien.

Il fit demi-tour.

Cléo assista au repas avec l’équipe. Elle fit connaissance de la cuisinière qui lui glissa que si elle avait des envies particulières, elle devait lui faire savoir. Elle retrouva sa chambre rapidement pour continuer d’apprendre son rôle.

Elle s’y exerça jusqu’à une heure avancée de la nuit. Elle n’avait aucun problème de mémoire. Elle s’endormit ses feuilles à la main.

C’est Clémentine qui vint frapper à sa porte suivie de Tonio. Il était 7 h du matin.

— Debout Cléo ! Dans une heure et demie, tu dois être prête sur le tournage. Tu dois prendre un petit déjeuner. Impossible de travailler le ventre vide, crois-moi, ton cerveau a besoin de forces.

Cléo sursauta, repoussa la couette. La coiffeuse et le styliste entrèrent en trombe. Tonio s’exclama en contemplant les boucles emmêlées :

— My God !

Il mit ses mains sur ses hanches et fronça les sourcils.

— Debout ! Chérie, il y a du boulot. Tout le monde est déjà sur le pied de guerre. Enfile un truc, Maestro n’aime pas le retard.

Cléo ouvrit la bouche pour s’excuser :

— Je ne me suis… coassa Cléo.

Surprise, elle se tut et mit sa main devant la bouche. C’était quoi cette voix éraillée ? Ils s’exclamèrent en même temps ?

— Tu as pris froid ?

Elle remua la tête en signe de négation.

— Parle nom de Dieu ! cria Tonio.

— J’ai peur !

Clémentine saisit son portable et appela Marjorie. Elle déboula dans la minute qui suivit.

— C’est le trac ! Cléo, tu vas venir prendre un thé chaud avec du miel et…

— J’aime pas le miel.

— Si Maestro entend ça, il va nous faire un malaise, c’est sûr ! se lamenta Tonio. Un début de tournage qui commence comme ça, c’est la galère pour tout le film.

— Tais-toi, oiseau de mauvais augure, grogna Clémentine.

À suivre…

Octobre sourires et chocolats

1er octobre ! Quelle chance, il tombe un vendredi et c’est donc la journée du sourire !

Mais ce n’est pas tout ! C’est aussi la journée mondiale du chocolat !

Alors entre sourires et chocolats, quelle belle journée !

Mais je n’oublie pas que c’est le mois d’octobre qui commence. Bienvenue à toi avec tes citrouilles d’Halloween et tes couleurs flamboyantes.

Extrait d’un poème d’Auguste Lacaussade : Les soleils d’Octobre

L’herbe que la pluie a mouillée

Se traîne frileuse et souillée ;

On n’entend plus de joyeux bruits

Sortir des gazons et des mousses ;

Les châtaigniers aux branches rousses

Laissent au vent tomber leurs fruits.

Auguste Lacaussade

À très vite …

Musiques que j’aime

Bonjour bonjour !

S’il y a un artiste que j’aime et que je n’ai jamais oublié c’est Joe Dassin. Il est parti, mais ses chansons restent. Je les écoute régulièrement, et même si j’apprécie les chanteurs d’aujourd’hui, Joe reste dans mon cœur.

Je partage avec vous, celles que j’écoute le plus souvent, mais elles ne sont pas forcément les plus connues !

Allez, un p’tit coup de nostalgie ?

Ah nostalgie ! Vous la connaissiez ?
Sans commentaires !
Ah l’équipe à Jojo !
Beaucoup moins connue, mais j’adore !
Un classique !
Joe Dassin, c’était aussi ça !
Joe Dassin et son costume blanc.
Un bijou celle-là !
Salut Joe ! ça fait 41 ans !

À très vite …

Wordcamp : Résumé et phrase d’accroche

Bonjour amis d’ici 😊

Je partage avec vous l’avancée de mon roman Cupidonetmoi.com.

Un résumé en bazar dans ma tête ! 😉

Le résumé doit donner un aperçu crucial du texte ! C’est lui qui accompagne le livre dans les librairies en ligne. C’est dire s’il est important et qu’il ne faut pas se rater ! 😊.

Il doit être court et créer un mystère qui donne envie au lecteur de lire le livre en entier. Vous voyez le challenge ? Vous comprenez pourquoi j’ai dû ranger le bazar dans ma tête pour que ce résumé soit impeccable ?

Je vous le joins ci-dessous 👇 et avouez que je vous ai tenté !

Un orage éclate et l’application Cupidonetmoi.com déraille !

Malicieuse, elle décide de se mêler de la vie amoureuse de Léandre et Léonie.

Lui est agriculteur et ne pense qu’à ses vaches, surtout à Rosalie, SA vache qui le surveille de près. Elle est coiffeuse, n’aime pas la ferme et craint les animaux.

Rien n’aurait dû les rapprocher sauf si l’application taquine s’en mêle.

Dans ce village rural où tout le monde se connait, s’apprécie, s’entraide mais aussi s’espionne, Léandre et Léonie vont se découvrir sous le regard goguenard des voisins et l’œil acéré de Rosalie qui n’hésite pas à lancer son avis d’un mugissement retentissant.

Ah ben oui c’est pas facile de trouver la phrase d’accroche ! 😂

Satanée phrase d’accroche !

C’est une petite phrase qui doit en peu de mots adresser au lecteur l’atmosphère du roman et lui présenter un mystère qui va l’intriguer et lui donner envie de lire. Elle doit ouvrir plus de questions que de réponses.

Je ne vous cache pas que j’ai galéré pour la trouver cette petite phrase. J’ai dû m’appuyer sur le cœur de mon roman et son enjeu !

La voilà ! 👇

Une application peut-elle mettre un village sens dessus dessous ?

Si avec tout ça, vous n’avez pas envie d’acheter le roman 😂.

À très vite …

Florilèges sur l’Automne

Ça commence toujours comme ça !

Un parfum qui change, un ciel moins bleu, des feuilles qui tombent et d’autres qui changent de couleurs, un soleil moins chaud et plus capricieux.

L’automne s’installe doucement poussant l’été à partir.

Bonjour le gilet sur les épaules et la flambée dans la cheminée.

Saluons le retour des grappes de raisin et des pommes de pin. Sentez-vous le parfum des champignons dans les bois ou cette odeur particulière quand vous marchez dans les feuilles ?

Même si l’automne annonce des jours plus courts et plus sombres, il amène avec lui ses couleurs flamboyantes. Le rouge, le jaune, l’orangé se mélangent offrant à nos regards des tableaux tous les jours différents.

J’ai pioché de-ci-delà des passages de poètes qui savaient si bien décrire cette saison.

Victor Hugo 

L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l'azur.
Les longs jours sont passés ; 
Les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s'en va d'un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu'éblouissait l'été,
Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes.

Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes,
L'automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l'été qui s'enfuit est un ami qui part...
Paul Verlaine écrivait, 

Les sanglots longs
Des violons De l’automne 
Blessent mon cœur
D’une langueur Monotone…

Tandis que Maurice Carême entendait l'automne jouait de la musique,
 
L’automne, au coin du bois,
Joue de l’harmonica.
Quelle joie chez les feuilles !
Elles valsent au bras
Du vent qui les emporte…
Le romantique Alphonse de Lamartine le percevait ainsi,

…Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !...


Je terminerai avec celui de Théodore de Banville,

Sois le bienvenu, rouge Automne,
Accours dans ton riche appareil,
Embrase le coteau vermeil
Que la vigne pare et festonne…

Bel automne à vous,

À très vite…

Feel Good : C’est à cause de la clé

Cadeau ! 2 chapitres aujourd’hui ! 😊

Chapitre 6

Cléo décida de retrouver Sidonie, mais elle vit qu’il y avait du monde et comprit que son amie ne serait pas disponible. Elle se sentit alors complètement abandonnée. Elle se dirigea à pas lents vers son coin fétiche, isolé, derrière des rochers, où les vagues lui léchaient les pieds. Le bruit de l’eau la calma rapidement. Elle contempla le va-et-vient de la mer et son regard se perdit au loin.

Elle sursauta quand elle comprit que quelqu’un s’asseyait à côté d’elle sur le sable.

— Moi aussi, quand j’ai besoin de réfléchir, je la cherche pour qu’elle me réconforte. Rien que de l’admirer, je suis apaisé.

Arsène Maestro se tut. Cléo ne dit rien. Elle sentit son parfum et sa présence la rassura. Pourquoi pensa-t-elle aussitôt qu’avec lui, elle ne risquait rien ?

— Vous allez salir votre costume !

Il haussa les épaules.

— C’est vrai que vous devez en avoir des placards entiers.

Il rit.

— Ce n’est pas faux !

Il ne la regardait toujours pas.

— Je parie que si je vous demande de venir vous baigner avec moi, vous allez me répondre que vous n’avez pas de maillot.

— Chiche !

Elle se leva, quitta ses sandales, enleva sa robe jaune citron et apparut dans son une pièce, noir. Elle ne l’attendit pas et courut dans la mer. Elle se mit à nager. Elle adorait ça depuis toute petite. Elle aurait aimé être une sirène. Évidemment, ça n’existait pas. Elle plongea et quand elle sortit la tête hors de l’eau, elle s’aperçut qu’il la rejoignait d’un crawl puissant et impeccable. Arrivé à sa hauteur, il demanda, les yeux plissés, gênés par les gouttelettes et le soleil :

— Alors ?

— Sérieux ? Vous avez abandonné votre costume sur le sable ?

— Surtout, ne le dites à personne. Les journalistes s’en donneraient à cœur joie.

— Motus et bouche cousue. On fait la course ? Vous voyez le rocher là-bas ? On y va, le premier arrivé de nous deux, grimpe dessus. D’accord ?

Elle n’attendit pas la réponse et s’élança. Il la suivit. Ils arrivèrent ensemble.

— Pour votre âge, vous vous débrouillez vachement bien !

Elle se hissa sur la pierre. Il la rejoignit aussitôt.

— Vous n’êtes même pas essoufflé, remarqua-t-elle admirative.

— Pour mener la vie que j’ai choisie, je dois m’entretenir. Je fais du sport tous les jours et j’avoue que la natation est mon hobby, je n’ai donc aucun mérite.

— Vous devez avoir souvent les caméras tournées vers vous, ça ne vous gêne pas ?

— C’est plutôt moi qui tourne la caméra, vous savez !

— Vous dites Silence on tourne ?

— Évidemment ! pour qu’il n’y ait plus de bruit. Sur un plateau, il y a toujours des bavardages intempestifs. J’avoue, je ne suis pas un tendre quand ça ne va pas comme je le souhaite. Mais en général, mes équipes ne me trouvent pas trop difficile à vivre. Vous pourrez demander à Brune, elle me connait bien.

— Déjà directrice de casting, elle doit être super douée ! j’imagine qu’elle a le même âge que moi ! J’ai vingt-cinq ans !

— Elle est dans le métier depuis toute petite. Elle n’a pas encore tous les diplômes, mais elle travaille en binôme avec ma collaboratrice qui, elle, s’occupe du recrutement depuis des années. Effectivement, elle a votre âge. C’est ma fille.

Stupéfaite, elle demanda, un brin agacée.

— Pourquoi ne pas me l’avoir dit plus tôt ?

— Quelle importance ?

— En fait, tout ça était un coup monté, j’avais raison.

Cléo se tordit les cheveux et les enroula sur la nuque. Elle saisit son élastique autour du poignet pour les attacher en un chignon lâche.

— Non, ce n’était pas prémédité du tout. Mais j’avoue que le coup de la blonde, c’est parce que nous avons jeté un œil sur les réseaux sociaux pour vous connaître un peu mieux.

Elle se braqua aussitôt et voulut se lever. Il la retint et la regarda dans les yeux. Le vert et le gris se rencontrèrent.

— Votre copine n’était au courant de rien.

— Ce n’est pas ma copine.

— Peu importe. Je vous dis la vérité. Il n’y avait rien de prémédité dans tout ça.

— Et le texte ? Ça ressemblait quand même beaucoup à ce que j’ai vécu, non ?

Il ne répondit pas.

— Alors ? C’est bien ce que je pensais.

— Vous vous trompez. Je devais être certain que vous étiez bien l’héroïne de mon film et pour cela, je devais voir comment vous réagissiez quand vous étiez émue, touchée, triste, en colère… J’ai été servi ! en quelques secondes, toute cette palette de sentiments a défilé sur votre visage. C’est Claudio qui a écrit le texte. Je ne suis pas un tricheur. Je ne veux pas vous faire de mal. Croyez-moi Cléo, vous avez un bel avenir devant vous ! Faites-moi confiance !

— Hum ! Confiance ? C’est un mot que je n’aime plus, murmura-t-elle de sa voix voilée.

Elle entoura de ses bras ses genoux et regarda au loin. Soudain, elle frissonna.

— Et si nous repartions, suggéra-t-il ? Je vous offre un chocolat chaud à l’arrivée.

Elle ne l’attendit pas et plongea.

Ils s’ébrouèrent ensemble sur la plage. Ils n’avaient pas de serviette. Elle rit.

— Alors monsieur le réalisateur ? Vous allez enfiler votre costume sur votre peau mouillée ?

Il ne répondit pas et passa sa chemise sur son torse nu, musclé. Il roula son pantalon et sa veste et la contempla. Elle le regardait bouche bée.

— Donc ? On le prend ce chocolat ? Fermez la bouche, vous allez gober une mouche !

Il partit devant. Elle mit sa robe sur son maillot et le suivit.

Vraiment étonnant ce type, pensa-t-elle !

Chapitre 7

Dans le train qui l’emmenait, Cléo laissait son esprit vagabonder. Le cœur en déroute, elle avait finalement accepté de tenir le rôle que lui proposait Maestro. Elle ne savait pas ce qui lui avait fait le plus de mal, le ouf échappé des lèvres de Martin ou l’impression que Sidonie soufflait elle-aussi, comme si, elle était de trop, toujours dans leurs pattes.

Quant à ses parents, elle les avait étudiés, surveillé leurs réactions, et à part le plaisir sincère dans les yeux de sa mère, elle avait compris qu’ils se réjouissaient pour elle. Son père avait même ajouté que son chef, quand il apprendrait qu’il avait affaire à la vedette du film du célèbre réalisateur, il ne jouerait plus au malin avec elle. Il lui avait répété qu’elle devait prendre confiance en elle, qu’elle reviendrait grandie de cette expérience. Elle en doutait, mais elle avait fait comme si !

En regardant défiler les paysages, elle pensait qu’elle n’en était pas encore là. Elle se demandait encore si elle ne descendrait pas au prochain arrêt pour aller se cacher. Mais où ? Elle était toute seule ? Pas de frère et sœur, plus d’amis. Elle soupira à nouveau.

Arsène lui avait donné le script. Elle l’avait dans son sac. Elle n’avait pas osé le lire. Deux jours plus tôt, Arsène, Claudio et Brune, l’avaient invitée à diner avec eux. Elle n’avait pas été très à l’aise. Elle se rappelait encore sa conversation avec Brune.

— Pourquoi, tu ne m’as pas dit que tu étais sa fille ?

Cléo l’avait attaquée de front. Elle agissait souvent ainsi quand elle se sentait humiliée et blessée avec agressivité.

— Tu ne me l’as pas demandé !

— Un peu facile non ? Surtout que tu m’as mis du monsieur Maestro plein la vue.

— C’est toujours comme ça dans le travail. Je ne veux pas qu’on croit que je suis arrivée là grâce à lui. Ce n’est pas simple d’être la Fille de.

Évidemment, elle n’avait pas pensé à cet aspect des choses. Elle les avait regardés et un sentiment étrange l’avait envahie qu’elle préférait ne pas analyser pour l’instant.

Elle saisit le script et le feuilleta. Subjuguée, elle comprit qu’elle allait jouer en costume. En quelques pages, elle prenait des années. L’idée de se voir avec quarante piges de plus la fit sourire. Elle allait interpréter Ludivine jeune et vieille. Finalement, pourquoi pas ! Qui allait endosser le rôle du personnage masculin ?

La gare de Bergerac se profila et elle descendit sur le quai. Brune l’attendait et lui fit signe. Cléo respira mieux. Elle ne serait pas seule pour faire son entrée dans ce monde inconnu.

— Tu as fait bon voyage ?

— Oui !

— Stressée ?

— Un peu !

Les réponses laconiques de Cléo agacèrent Brune.

— C’est quoi le problème ?

Cléo posa son sac et croisa les bras.

— Tu ne me parles pas comme ça.

— Tu as peur et c’est normal, mais tu verras tout se passera bien.

— Si tu le dis.

Elle reprit son bagage et suivit la jeune fille.

— L’endroit où l’on tourne est magique. Tu vas faire connaissance avec toute l’équipe : maquilleurs, styliste, coiffeur, cameramen, et les comédiens bien sûr. Mon père les a prévenus que tu étais toute nouvelle. Tu sais, il cocoone un peu tout son monde, mais il aime le travail bien fait. Je t’explique comment ça va se passer, tu vas avoir ton texte à apprendre et les scènes que tu devras tourner. Si tout va bien, dans un mois, tout est dans la boîte. Le film pourrait sortir pour les fêtes de fin d’année. Tu reprendras ta petite vie tranquille jusqu’à la promotion qui débutera quelques semaines avant. Mais ne t’inquiète pas, tu vas avoir ton planning et même… tiens-toi bien… une loge rien que pour toi, étant donné que tu es l’héroïne.

Clé sentit le mal de tête monter.

— Monsieur Maestro compte sur toi.

— Voilà que tu recommences, tu ne peux pas dire mon père ?

Cléo agacée, ferma les yeux. Elle aurait voulu être sur la plage et ne penser à rien. Pourquoi a-t-il fallu qu’il perde ces foutues clés ce client ! De plus, elle ne devait pas être présente ce jour-là, elle avait changé ses horaires avec Françoise. Si elle avait su ! ça tournait en boucle ! les clés, Noé, les bijoux volés.

— À quoi penses-tu ? J’espère que tu te rends compte de la chance que tu as. Des tas de filles de ton âge aimeraient être à ta place.

Cléo ne répondit pas. Elle commençait déjà à en avoir ras le bol aussi de Brune, un peu donneuse de leçons sur les bords.

Elles parvinrent devant une belle bâtisse située dans un grand parc arboré et fleuri. Brune, l’entraina voir son père. Arsène parlait avec un homme quand Cléo arriva à sa hauteur. Elle se sentit rougir et un filet de sueur froide coula le long de son dos. Pierre Niney en personne était face à elle. Il l’accueillit gentiment.

— Alors c’est toi la nouvelle recrue d’Arsène ?

Il la prit dans ses bras. Stupéfaite et complètement abasourdie, elle eut du mal à réaliser que c’était bien lui, récompensé par un césar pour son rôle d’Yves Saint Laurent quila serrait contre lui.

Elle plaqua un sourire sur ses lèvres et émit un bonjour du bout des lèvres. L’acteur se détourna d’elle et la laissa seule avec Maestro.

— Je ne me sens pas bien !

Le cœur en vrac, elle luttait pour retenir ses larmes. Trop de stress, elle ne gérait pas. Arsène la saisit rapidement par la main et l’emmena auprès de sa directrice de casting en titre, Marjorie, amie de longue date. Il lui murmura à l’oreille de s’occuper d’elle avec douceur et s’en fut retrouver son équipe. Il commençait à se demander s’il avait fait le bon choix. Il espérait sincèrement qu’il ne s’était pas trompé.

Marjorie, brune à lunettes, un peu ronde, débordante d’énergie, en jeans et basquets, la prit aussitôt sous son aile.

— Ne t’inquiète pas Cléo. C’est toujours comme ça la première fois. Tout va bien se passer. Je vais te présenter à ton coiffeur et ta maquilleuse, tout de suite, tu te sentiras mieux.

Un blond décoloré à la mèche rebelle apparut.

— Oh ma chérie, quelles jolies boucles ! j’en suis jaloux !

Il la prit dans ses bras et lui plaqua deux bises sur les joues. Très tactile, il lui tint les mains, la fit tourner sur elle-même.

— Tu es magnifique ! Je comprends le chef ! Tu es celle qu’il cherchait, tu vas cartonner ma bichette !

Marjorie lui murmura qu’il ne fallait pas qu’elle soit surprise. Tonio terminait toujours ses phrases avec un surnom affectueux.

— Tu n’as pas de souci à te faire, Tonio aime les hommes. Je te présente Clémentine, ta maquilleuse.

Elle lui fit penser immédiatement à Sidonie, elle était aussi grande qu’elle. Parsemée de taches de rousseur, elle mit à l’aise aussitôt Cléo en lui racontant qu’elle avait regardé le soleil à travers une passoire. Elle éclata de rire et Cléo ne put s’empêcher de faire de même.

La porte s’ouvrit à la volée. Un homme entra et Cléo resta pétrifiée. Elle avait devant elle son ami de toujours, Ulysse Dernhomes celui qu’elle n’avait plus le droit de voir parce que son père ne l’aimait pas à cause de ses arrière-grands-parents qui pendant la guerre les auraient soi-disant dénoncés.

À suivre…

Mots d’enfants

Bonjour amis d’ici 😊

C’est lundi et je n’aime pas le lundi voir ici, alors j’ai décidé de mettre de la bonne humeur le lundi.

Quoi de mieux que de faire parler les enfants, de capter des mots qu’ils sont les seuls à trouver.

Je vous offre un petit florilège que j’ai glané ici et là 😉.

Moi non plus ! 😂
En voilà une bonne question !
Regarde maman, le chien il a 4 oreilles ! 😂 Entendu cet été ! trop mignon ces enfants !

À très vite …